NOTTINGHAM
térienres. Si l'on met les recettes ordinaires en regard des dépenses, on obtient le tableau suivant (en couronnes de i f r. 39) :
Dôpenses.. 48. 994. l*? 71.93ï..50.'> SO. 0(55.304 93. .300. 000 Recettes. . 51.446.541 58.542.590 75.413.950 83.481.888
Différ... -1-2.452.388 —13.389.915 — 4.G52.354 —9.818.112
L'impôt sur le revenu, établi en 1892 en Norvège, et qui, depuis 1894. ne frappe plus les revenus inférieurs à 1 .000 couronnes, a produit 3.079.382 couronnes en 1892-93 et 4.190.945 en 1895-9G; pour l'exercice 1897-98, 4.G34.43G couronnes, payées par 7i5.;)78 contribuables ayant un revenu total de 204.070.757 couronnes. Le nombre des contribuables est monté de 64.85G en 1892 à G8.238 en 1895 et 73.578 en 1897; en 1900 il approche de 80.000.
La dette publique norvégienne, qui était de 115 millions 3i>7. 459 couronnes en 1890, atteignait 197.919.804 couronnes à la (in de 1899. Un nouvel emprunt de 30 millions (1900) doit porter ce chiffre à environ 230 millions, soit 104 couronnes 1/2 par habitant. La somme inscrite de ce chef au budget de 1900-1901 comprend 2.380.37G couronnes pour amortissement. La majeure partie de la dette norvégienne est placée en France, en Angleterre et en Allemagne.
La Norvège a deux banques d'État : l'une est la Norges Bank, l'autre la Kongerig et Norges Hypotekbank. L'État possède une bonne partie de la première : c'est la seule qui puisse émettre des billets; la seconde, dont le nom dit le but, a son capital fourni par l'État. On compte une quarantaine de banques particulières.
La Norvège a signé avec la Suède et le Danemark un traité qui donne aux trois pays une même monnaie, la couronne, de 1 fr. 39 de valeur. L'étalon est l'or. Pour les poids et mesures, le système métrique est obligatoire. (Voy. iMesuues et Poids.) Daniel Bellet.
BinLioGiiAPiiiE. — La Norvège (Exposition universelle de 1900).
NOIUVICU. Principale ville du comté de Norfolk, par '62" 37 lut. N. et 1° 18' long. E. de Greenwich, à 183 kil. N.-E. de Londres et 33kil. de Yarmouth, le port le plus proche, sur les deux bords de la rivière navigable Wensum,quicouleàenviron 1.600m. au-dessous de Norwich. La navigation de commerce n'emploie que de grandes barques à voiles.
Six lignes de chemins de fer traversent Norwich. Deux des lignes du Great-Estern la relient à Londres, l'une par Cambridge, l'autre par Ipswich ; trois autres lignes la mettent en communication avec Yarmouth, Lowestoft et Cromer. La ligne des Midland et Great- Northern l'unit à King's Lynn et Peterborough.
La population était de 75.025 hab. en 1871; 87.842 en 1881 ; 100.970 en 1891 ; elle était évaluée à 111.500 en 1898. Les naissances ont été de 3.354 en 1897 et les décès de 2.062.
Les principaux établissements industriels de la ville sont les manufactures de chaussures; elles fabriquent surtout les articles pour femmes et enfants, les cliaussures de luxe et de sport; cette industrie emploie 7.000 personnes, sans compter celles, beaucoup plus nombreuses, qu'elle occupe indirectement.
Une importante fabrique de moutarde, d'amidon et de bleu (J. et J. Colman), est située à Carrovv, sur les bords du Wensum ; elle emploie environ 2.000 personnes. Plusieurs tissages occupent environ 2.400 ouvriers. Quatre grandes brasseries emploient 350personnes, les Compagnies de chemin de fer 600 et les fabriques de -brosses 700. Grands ateliers de constructions de machines agricoles et importantes fabriques de fils métalliques.
La ville possède une halle aux blés, où les affaires ont lieu chaque samedi, et un marché aux bestiaux.
La construction d'un réseau de tramways électriques a été commencée en juin 1898.
XOSSl-Bi:. Ile située à proximité de la côte N.-O. de Madagascar, par 13° 11' lat. S. et 45° 50' long. 0. de Paris. Sup. : 22.500 hect. (22 kil. sur 15). Pop. : 9.500 hab. Le sol est fertile. Les principales productions sont la canne à sucre, le café, le riz, la vanille et le tabac. Climat salubre. Nossi-Bé est une commune dépendant de Madagascar. Chef-lieu : Hellville, 1.200 hab., avec un bon mouillage et une jetée de 250 m. de longueur; escale de la ligne des Messageries Maritimes allant de Marseille à l'île Maurice. Ambanarou, 1.700 hab., est l'entrepôt des marchandises de la côte d'Afrique et de celles de l'Inde. Nossi-Bé fournit du bétail aux provinces malgaches les plus voisines.
Les import. (400.000 fr. de France) consistent surtout en vins, liqueurs, objets manufacturés ; les export. (200.000 fr. à la France) en sucre, rhum,, peaux de bœufs, vanille, caoutchouc, bois.
NOTABLE COMMERÇANT. Terme qui désignait autrefois les électeurs appelés à nommer les membresdes tribunaux et des Chambres de commerce. Bien qu'ayant disparu de la langue juridique depuis 1871, cette expression est encore emploj'ée dans l'usage pour désigner les électeurs aux Chambres de commerce, lesquels sont choisis parmi les commerçants notables. (V. Ch.\mbres de commerce.)
NOTRE- «ASIE- DE -BUIAXÇOX. (Isère.) Dans cette localité, la Société des Carbures métalliques a fondé une usine de carbure de calcium. Il s'est constitué là, en trois ans (1900), un village entier dont les habitants forment le personnel de l'usine. Celle-ci dispose actuellement de 10.000 chevaux et en aura bientôt 18.000. Le torrent du Merderel, à lui seul, en fournit 7.000; ses eaux arrivent par un tunnel de 4 kil. de longueur dans un réservoir sur lequel s'ouvre une conduite en ciment armé de 1 m. 80. Cette conduite débouche dans une tour d'eau que deux tuyaux de descente en tôle d'acier de 0 m. 80' de diamètre et de 500 m. de longueur mettent en communication directe avec les turbines, sous 380 m. de chute. Trois alternateurs triphasés de 2.200 chevaux transforment cette force hydraulique en courant électrique, que des câbles transportent à 12 kil. jusqu'à l'usine de production, sous un potentiel de 15.000 volts; là, des transformateurs appropriés réduisent cette puissance à 50 volts pour les besoins courants de la fabrication.
NOTTiNGllAM. Ville manufacturière d'Angleterre, chef-lieu du comté du même nom ; elle est située sur le canal de Great Trnnk, à gauche du Leen, qui près de là joint la Trent en même temps que le canal de Nottingham, par 52" 57' lat. N. et 3° 28' 37" long. 0. de Paris. Pop. : 60.000 hab. en 1858, 213.875 en 1891, 229.775 en 1896, 239.384 en 1899.
Les principales industries sont la fabrication de la bonneterie et celle des dentelles, voiles, rideaux, etc. Plusieurs centaines de maisons de bonneterie et dentelles occupent près de 20.000 personnes. L'exportation, qui avait fléchi de 72.455.000 fr. en 1883 (dont 36.237.000 fr. en bonneterie de coton) à 48.275.000 fr. en 1895, s'est relevée à 50.339.000 fr. en 1896 et 54.942.000 fr. en 1897 (dont 27.546.000 fr. en bonneterie de coton). Les autres établissements les plus importants sont des ateliers de construction de machines pour manufactures, des filatures de coton et de laine, des fonderies, de grandes brasseries, une fabrique d'orgues.
NOUVE AU-BRUNSW ICK
iNOLVEALTKS
Xotlingham fait nn commerce considérable en ivréales et bestiaux. Les marchés ordinaires se tiennent les mercredis et samedis. Il y a iJ foires par an : celle d'octobre, dite « foire aux oies », dnre 4 jours et est particulièrement renommée: le marché pour les fromages est le plus considérable de toute l'Angleterre. La place du marché a une superficie de plus de 4 acres ; aucun autre marché du Royaumel'ni n'est aussi grand. Chambre de commerce. Prin- ( ipaux établissements financiers : Nottingham joint stock lîank: Xottingham and Xottinghamshire banking Company, .\genee consulaire de France.
La ville est traversée par trois des principales lignes de chemins de fer de l'Angleterre : le Midland, de Lincoln à Derby, Birmingham et Bristol, de Leeds à Londres: le Great Northern, sur Londres ria Grantham : le London and North-Western sur Xorthampton. Une quatrième ligne, le .Manchester, Sheffield and Lincolnshire Railway, unit Xottingham à Londres via Leicester.
Bibliographie. — Wright's Directory. annuel, Nottinghain.
XOL'O.^T. Sorte de pâtisserie à base d'amandes et de sucre. Il y en a de deux sortes : le nougat ordinaire, fait d'amandes, noix ou noisettes pilées réunies en pâte à l'aide de sucre légèrement caramélisé; le nougat blanc, dit de Montélimart où les amandes, restées entières, sont réunies par une pâte de blanc d'œuf et de sucre non caramélisé. On y ajoute d'ordinaire quelques pistaches.
XOUILLES. Sorte âe pâtes alimentaires (voy. ce mot) découpées en filets plats ou carrés très allongés; elles sont fabriquées avec des semoules de blés durs.
XOV.mi:a. V. Nouvelle-Calédonie.
XOL'RRISSEURS. On appelle nourrisseurs, à Paris, les propriétaires de vacheries établies (voy. hxn) dans la ville ou la banlieue.
XOUVEAU-BRUXSWICK. Une des sept provinces du Canada, comprise entre 45» ij' et 48° 40' lat. X., 66" 8' et 71» 25' long. 0. de Paris.
Territoire. — Les limites sont : an N. la baie les Chaleurs et le golfe de Saint-Laurent, à l'O. l'État du Maine, au S. la baie de Fundy, à l'E. l'isthme de Shediac, large de 18 kil. sur la frontière de la Xouvelle-Écosse, et le détroit de Northumberland. Sup. : 72.77G kil. carrés {370 kil. sur 223), dont 40.000 en bonnes terres. Les côtes ont nn développement de 800 kil. L'intérieur est accidenté, surtout au X.-O., où existe un plateau de VM à 250 m. d'altitude: point culminant, 900 m. Xombreux lacs et cours d'eau : les principales rivières sont la Ristigouche (225 kil.) et la rivière Saint-Jean (725 kil.), navigable sur 150 kil., de Fredericton à la mer. Pop. : 285.594 hab. en 1871, 321.233 en 1881, 321.263 en 1891, dont 66.577 Franco-Canadiens, 22.109 personnes nées à l'étranger, l.ijOO Indiens, 1.800 Noirs. La population urbaine n'était, en 1891, que de 19,4» o. Capitale : Fredericton, 6.218 hab. en 1881, 6.;)02 en 1891. Le principal centre commercial, Saint-John, avait 41.353 hab. en 1881 et 39.179 en 1891.
Gouvernement. — Le Pouvoir exécutif appartient à nn lieutenant-gouverneur assisté d'un Conseil exécutif. L'assemblée législative se compose de 41 membres. Le Xouveau-Brunswick envoie 14 députés et 10 sénateurs au Parlement canadien.
Finances
Kn miMii-ri <le dollars
Revenus SXi filH Wm 708
Dépenses *&"» KiO (K7 727
Climat. — Chand en été (maximum, 36*), très froid eu hiver (minimum — 31*).
Productions agricoles. — Un seizième sealement de la province est cultivé. En 1898, la récolte de blé a été de 409.000 boisseaux (de IWlit. 3:j) ; l'orge a donné 108.000 boisseaux, l'avoine 4.971.000, les pommes de terre ont fourni 4.954.000 Iwisseaux, le foin 546.000 T. Le Xouveau-Brunswick est beaucoup mieux "approprié pour l'élevage du bétail et la fromagerie que pour la culture des céréales. En 1891, on comptait 59.586 chevaux, 202.439 bétes à cornes» 181.110 moutons, 51 .019 porcs. La plus grande partie du pays est couverte de forêts.
Pêcheries. — Le produit de la pèche est d'environ 23 millions de fr. par an, en morues, harengs, sardines, homards, etc. ; le nombre des pécheurs, de plus de 11.000.
Mines. — Il y a peu de mines en exploitation- Les principaux minéranx sont : l'or, l'argent, la houille, le plomb, le cuivre, le fer, le manganèse, l'antimoine.
Industrie. — Les nsines pour la préparation du bois, les chantiers de constructions navales, les tanneries, les fabr. de cotonnades sont les établissements industriels les plus importants. Le nombre des manufactures s'est élevé de 3.117 en 1881 à 5.429 en 1891, celui des ouvriers de 19.922 à 26.675 ; en 1891, la valeur des produits manufacturés a été de 125.212.000 fr.
Commerce extérieur. — Le mouvement des échanges avec l'étranger a été le suivant, en milliers de dollars : \S\\S 1878 1888 1898 Importations.... G.52S 8.741 5.738 4.92.". Exportations... 4.C2G 6.268 6.929 ll.lCfi Los import, consistent en objets manufacturés et produits alimentaires; les export., en bois, poissons, houille. I^ majorité du commerce se fait avec l'.Vngleterre et les Etats-Unis.
Navigation. — Mouvement maritime, en milliers de T. : Long cours
Xav. britan. Canadiens Étrangers Cabotajie
1876 lOi 392 r)63 1.097
1889 ia> 3« 600 l.OiO
Saint-John est relié par des services réguliers de paquebots avec Londres. I.iverpool ( lîea ver Line, de novembre à avril), Terre-Neuve, Halifa.^, lioston et New- York.
Voies de communication. — Les chemins de fer avaient en 1898 une longueur de 2.328 kil. La province est traversée par l'Intercolonial, qui conduit d'Halifax à Québec. En 189i, on comptait 1. 146 bureaux de poste ayant envoyé on reçu 5.520.000 lettres et 1 .010.000 cartes postales. Pour les monnaies, poids et mesures, et pour les droits de douanes, voy. Canada, Mesches et Poids.
.\bel Ravier.
XOUVE.VU - ilEXlQl'E. Un des territoires de l'Union de l'Amérique du Xord; limites : Colorado, Arizona, Mexique, Texas. Sup. : 317.000 kil. carrés. Pop. : 153.000 hab. en 1890: 286.000 en 1900. Capitale, Santa-Fé. Sol stérile, plateaux coupés de gorges profondes (canons), très peu de culture, industrie nulle. 2.480 kil. de chemins de fer. (Voy. États-U.ms.)
AOL'VE.\L'TÉS. Dans le commerce des tissus et dans les magasins de confection on donne spécialement le nom de nouveautés aux étoHes qui sont à la mode. On dit: magasin de nouveautés, marchande