NOUVELLE-GALLES DU SUD
l'E. et an S. l'Océan Atlantique entre 62* et 68» 45' long. 0. de Paris, à l'O. la baie de Fundy et le Noaveau-Brunswick ; la Nouvelle- Ecosse n'est séparée de cette province que par un isthme de 18 kil. de largeur. Sup. : 53.223 kil. carrés, dont 4.000 environ pour l'île du Cap-Breton; 575 kil. de longueur sur une largeur variant de 30 à 150 kil. Les côtes sont très découpées et possèdent de nombreuses baies, dont celle d'Halifax, qui est une des meilleures du monde. Le sol est accidenté, mais les hauteurs ne dépassent guère 300 m. Nombreux lacs et cours d'eau : l'une des plus grandes rivières, l'Annapolis, a 112 kil. de longueur et est navigable sur 50. l'op. : 387.800 hab. en 1871, 440.572 en 1881, 450.396 .>n 1891 (8 à 9 par kil. carré), dont 26.506 nés à l'étranger. La stagnation de la population est due à la médiocre qualité du sol, à la stérilité de beaucoup (le familles et à l'expatriation aux États-Unis. La proportion de la population urbaine est de 21,2 "/•• Capitale : Halifax (voy. ce mot), 18.000 hab. en 1833, 36.100 en 1881, 38.556 en 1891. Autres villes principales: Yarmouih,6.08Q hab. en 1891 ; Lunenburg, 4.044 hab.
Gouvernement. — Le Pouvoir exécutif appartient à un lieutenant-gouverneur, assisté d'un Conseil exécutif et d'un Conseil législatif de 21 membres. L'.\ssemblée législative se compose de 38 membres. La Nouvelle-Ecosse envoie 20 députes et 10 sénateurs an Parlement canadien.
Finances
1867 1877 1887 1898 (En milliers de djllars)
Revenus 466 562 656 8m
Dépenses 532 588 664 849
Climat. — Chaud en été (maximum 30»), très froid en hiver (minimum — 40°).
Productions agricoles. — Les principales récoltes sont : l'avoine, 683.000 hectol. en 1881, 575.000 en 1891 : l'orge, 83.000 et 73.000 hectol. respectivement: le seigle, 17.000 et 8.577 hectol.; les pommes de terre, 2.693.000 et 1.796.000 boisseaux ; le foin, 597.000 et 632.000 T. Les fruits viennent bien: les pommes sont renommées. On comptait, en 1891, 62.000 chevaux, 309.000 bêtes à cornes, 318.000 bétes à laine, 45.000 porcs. Les forêts ne couvrent que 16.700 kil. carrés environ, ou 31,45 •/. de la surface du pays ; la Nouvelle-Ecosse est la moins boisée des provinces du Canada.
Pêcheries. — Les produits de la pêche ont été, de 1868 à 1894, de 883.000.000 de fr. La production moyenne par an est actuellement de près de 35 millions de fr., surtout en morues, homards, harengs et maquereaux ; elle égale la moitié des autres pêcheries du Canada. Le nombre des pêcheurs est d'environ ^.000.
ilines. — Les houillères de la Nonvelle-Écosse sont les plus riches du Dominion; elles occupent près de 6.000 personnes. Leur production est passée de 1.003.000 T. de 2.000 livres anglaises en 1872 à 1 .524.000 en 1882, 2.159.000 en 1892 et 2.582.000 en 1898, d'une valeur de 4.03i.OOO dollars. Les principales mines sont à Sydney, da^ le comté de Cumberland à Joggins et Springhill, et dans le comté de Priton. Leur surface est de l.fôO kil. carrés; on estime qu'elles pourront fournir 7 milliards de T. L'or se trouve dans les quartz sur un tiers de la surface du pays : de 1862 au 30 septembre 1897, la production a été de 12.643.000 dollars; l'extraction a
Étrangers
Cabotage
donné 26.579 onces en 1897, 27.900 onces en 1899- Nombrenx gisements de fer : la qualité du minerai est égale à celle des minerais de Suède. Il y a deux hauts fourneaux en activité.
Industrie. — Les établissements industriels sont, pour la plupart, peu importants. Les principaux produits sont des étoSes de laine, des instruments agricoles, des cuirs, du papier.
Voici la statistique des manufactures :
Nombre de mannfact. 4.887 5.493
— d'ouvriers.. 15. 4^ 20.390
Taleirtopn^titJuMlan 12.269.000 18.575.000
Commerce extérieur. — Le mouvement des échanges avec l'étranger a été le suivant, en milliers de dollars: 1868 1878 1888 1898
Importations 9.13t 8.506 8.617 6.949
ExporUtions 5.441 7.500 8.813 10.930
Les import, consistent en produits alimentaires et objets
manufacturés, les export, surtout en poisson, houille, bois,
fourrures, bétail, farine. Halifax absorbe plus des 2/3 do
commerce extérieur.
Navigation. — Mouvement maritime, en milliers de t. :
Long cours
Xav. britan. Canadiens
Pour les services de paquebots, voy. H.\lifax.
Voies de communication. — Les chemins de fer avaient, en 1898, une longueur de 1 .500 kil. La principale ligne, l'Intercolonial, relie Halifax à Québec. En 1894. on comptait 1.562 bureaux de poste ayant envoyé on reçu 7.900.000 lettres et 1.550.000 cartes postales. La Nouvelle-Ecosse est en communication avec l'Europe par plusieurs câbles. Il s'y publie plus de 70 journaux, dont un seul en français.
Pour les monnaies, poids et mesures et pour les droits de douane, voy. Canada, Mesures et Poids.
Les principaux établissements financiers sont des succursales de la Banque de Montréal, de la Bank of British North-Âmerîca et de l'L'nion Bank.
Abel Ravier.
Bibliographie. — Report of the Department of mines, annuel, Halifax.
AOt^'ELLE-G.^LLES DU SUD. On trouvera à G.\LLESDcScD (Nouvelle-) des renseignements complets sur cet important État de la nouvelle Fédération ou Commonwealth australienne (dont la Constitution, approuvée en juin 1900 par le Gouvernement anglais, doit être appliquée le 1"^ janvier 1901). Nous ne voulons y ajouter ici que quelques chiffres tirés des statistiques plus récentes :
Pour les années 1898 et 1899, les import. d'.\ngleterre, d'Allemagne et de France en Nouvelle-Galles du Sud ont été, en liv. st. :
Années Angleterre Allemagne France
Les export, de Nouvelle- Galles du Sud en .Angleterre, Allemagne et France, toujours en liv. st. :
Années Angleterre Allemagne France
Il y a deux observations à faire, en ce qui concerne la France : d'abord nos produits à destination de r.Australie sont fréquemment chargés à Londres, Anvers et Hambourg, ce qui fait que les statistiques australiennes les portent comme produits anglais, belges ou allemands ; et la même erreur se reproduit, bien qu'en moindre proportion, pour les export, de Nouvelle-Galles en France ; en second lieu, les chiffres ci-dessus ne comprennent pas le commerce de laNou-