NOUVELLES-HEBRIDES
velle-Galles du Sud avec la Nouvelle-Calédonie. (Voy. ce mot.)
Celui-ci s'est élevé, de 1893 à 1899, de 2.780.000 fr. à O.323.000 au total :
Import, en Nouv.-Galles. im.im LOIO.OOO 1.57:5.000 Export en Nouv.-Caléd... 2.245.000 4.050.000 3.750.000
On admet que le trafic de la France avec l'ensemble des colonies australiennes (non compris la Nouvelle- Zélande) est un peu plus du double de son commerce avec la seule Nouvelle-Galles du Sud.
NOUVKLLE-ORLiLvXS (LA). La plus grande ville des Etats-Unis, au sud de Saint-Louis, et la principale do l'état de Louisiane, sur la rive gauche du Mississipi, à 1G2 kil. de l'embouchure. Pop. : 242.000 hab. en 1890 et 325.000 en 1899. La ville, surnommée Cité du Croissant (Crescent City) à cause du double coude que décrit le fleuve en ce point, est composée de dillérentes parties soudées graduellement les unes aux autres et s'étendant sur près de 20 kil. de la rive du fleuve. Elle est construite sur une plaine basse et marécageuse qui, aux hautes eaux, est de 0 m. 60 à 1 m. 20 au-dessus du niveau du Mississipi, et couvre une superficie de 467 kil. carrés avec les faubourgs et les espaces vides (plus de 300 kil. de marécages). Une digue ou levée protège la ville contre le fleuve et s'étend jusqu'à 190 kil. en amont. Climat très chaud et humide. Mortalité 2o Vo» chez les blancs, 40 <•/„„ chez les gens de couleur (en 1890).
Magnifique position commerciale, qui, dès le commencement du XIX" siècle, attirait le long des quais de la Nouvelle-Orléans les produits de toute la vallée du Mississipi et même des régions riveraines de rohio. La brillante période, pour l'ancienne métropole de la Louisiane française, a été celle du développement de la culture du coton et de l'expansion de l'esclavage dans le sud des États- Unis, entre 1830 et 1800. Aujourd'hui les chemins de fer qui relient directement Saint-Louis, Memphiset les autres points importants de la vallée aux ports de l'Atlantique, ont enlevé au marché louisianais une bonne partie de son trafic de transit. Néanmoins la Nouvelle-Orléans a conservé la primauté pour l'exportation des cotons. En 1890, son port a reçu 960 navires, portant 1.019.000 T., et elle a exporté 1.650.000 balles de coton; en certaines des années qui ont suivi, le chiffre s'est élevé à 2 millions de T. Mais Galveston, port du Texas, lui fait depuis quelque temps une concurrence redoutable sur ce terrain ^
La Nouvelle-Orléans reçoit des États du Centre et du Nord de grandes quantités de denrées agricoles, autres que le coton : maïs, blé, tabac, tourteaux, huiles de graine de coton, viande de porc; elle recueille une partie du sucre produit dans la Louisiane et reçoit d'autre part, de l'Amérique Centrale, de Cuba et des autres Antilles, du sucre et des fruits. Elle n'a qu'une part médiocre dans l'importation des produits manufacturés. Elle possède ellemême quelques filatures encore peu actives, et ses autres industries sont d'importance exclusivement locale.
Le total du commerce général, intérieur et extérieur, de
1. Le 10 septcmbie 1900, un Oiiouvantable cyclone a détruit eniièrement et submergé la ville de Galveston, en faisant [ilusieurs milliers de victimes. Dés le mois suivant, des milliers d'ouvriers étaient occupés à déblayer les décombres, pour édilicr ensuite une ville nouvelle sur le même emplacement.
la Nouvelle-Orléans, a été ramené, par la baisse du prix des denrées, d'une valeur de doll. 5.50 millions en 1890 à 483 millions en 1894 et à 4r)5 en 1895. Le volume des échanges a légèrement augmenté, 10.397.000 T. en 1895 contre 10.082.000 en 1890. Kn 1895, il est entré dans la ville pour doll. 231 millions de marchandises, dont 151 par chemins de fer et bateaux du .Mississipi, 07 par cabotage, 13 par navires venant de l'étranger. Il est sorti pour 224 millions doll. de marchandises, dont 111 parchemins de fer et voie fluviale, 44 par bateaux à destination d'autres ports des'États-Unis, (>8 à destination de pays étrangers.
Les cbiflres représentant la valeur des échanges de la .Nouvelle-Orléans avec les pays étrangers exclusivement sont en décroissance marquée, par suite de la concurrence de ports nouveaux et du déplacement des courants commerciaux, conséquences de l'abaissement du fret sur les voies ferrées.
D'après les statistiques officielles fournies par la douane du port de la Nouvelle-Orléans, la valeur des export, en 1899-1900 .s'élève à 114.702.493 dol., tandis qu'en 1898- 1899 elle n'était que de 80.502.763 dol., soit une augmentation de 28.139.730 dol. ou 33%. En 1892 seulement, depuis vingt ans, la valeur des export, fut de 148.105.578 dol., par suite de la grande quantité de coton de prix très élevé exporté cette année-là. L'augmentation, en 1899-1900, s'est portée principalement sur les tourteaux, la farine de graine de coton, le maïs, les chevaux et mulets.
Cette export, considérable de chevaux et de mulets provient des achats faits par le Gouvernement britannique pour les opérations au Transvaal : en 1899, 245 chevaux et G22 mulets; en 1900, H.0G8 chevaux et 31.883 mulets à destination de Capetown.
L'import. est aussi supérieure à celle de l'année précédente. La valeur totale est de 17.489.434 dol. contre 11 millions 917.659 dol. en 1898-1899, soit une augmentation de 5.580.775 dol. ou 47%. Il est à remarquer que les import, ont augmenté, relativement, plus que les export. ; mais d'autre part le total des import, en 1899 est inférieur à celui des années 1891, 1892, 1893 et 1894. A. M.
aouvelli:-zi:lam)i:. V. Zélande.
XOUVELLES-llKimiUKS. Archipel de l'Océan Pacifique, situé entre 16° et 20° lat. S., 105" et 170» long. E., s'étendant sur une longueur d'environ 700 milles dans la direction N.-O.— S.-E., avec une superficie de 13 à 14.000 kil. carrés. Port-Vila, centre le plus important des Nouvelles-Hébrides, est à 630 kil. environ de Nouméa, à 2.518 kil. de Sydney. Ces îles, de formation volcanique, renferment d'importants gisements de soufre dans l'île Tanna au S. et dans celle de Vanua-Lava, qui fait partie du groupe des îles Hanks, au N. de l'archipel. La mer est profonde autour des îles et les falaises sont à pic, surtout dans la partie orientale.
Le climat est chaud, humide et peu salubre ; la saison chaude, qui est aussi celle des pluies abondantes, commence en octobre pour finir en mars; pendant cette période la température s'élève de 28° à 32' avec un minimum de 25° pendant la nuit. La saison fraîche est relativement sèche. Dans le courant de l'année la température varie de 14° à 35°. Les Européens sont sujets à l'anémie, à la dysenterie et aux fièvres paludéennes.
Les Nouvelles -Hébrides sont couvertes d'une brousse épaisse; les forêts, étendues, sont riches en chênes tigrés, gaïac, bois de rose, cocotiers, etc. Le sol, généralement fertile, est propre à la culture du mais, du café, du cacao, du tabac, des bananes, de la vanille ; la plupart des légumes d'Europe y viennent bien.
La population est d'environ 60.000 hab., dont quelques centaines d'Européens, en majeure partie Français. Les indigènes de l'intérieur sont féroces, an-