‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 632 sur 1134 · NUMEROTAGE DE LA LAINE · texte numérisé non relu

NUMEROTAGE DE LA LAINE

quée à l'industrie : écoles d'arts et métiers à Domodossola, Cannobio et Pallanza; école industrielle à Biella; écoles professionnelles à Intra et Campiglia-Cervo.

Henry Blanc.

XOYAU. En menuiserie, on appelle noyau une pièce de bois ronde ou carrée, débillardée suivant le plan d'un escalier et dans laquelle les marches viennent s'assembler.

NOYAUX. On fabrique avec les graines ou amandes de quelques fruits charnus des liqueurs dites crème de noyaux. Le kirsch doit en grande partie son arôme caractéristique aux noyaux de cerises ou merises employés à sa préparation. (Voy. Liqueurs.)

Les noyaux d'abricots cassés sont l'objet en Asie- Mineure, notamment dans le district de Damas, d'un commerce d'export. qui, en 1897, a été de 1.700 sacs de 100 kilog., et en 1893 de 2.300. Les prix, qui étaient de 4 piastres 1/4 à 4 1/2 en 1897, ont atteint en 1898 5 et ^i piastres 3/4 l'oke de 1.292 gr. Ce produit est exporté par Beyrouth à destination de Marseille, Gènes et Trieste.

NOYAUX DE PRUNES (Huile de). V. Huiles végétales.

XOVKU. V. Bois et Bois exotiques d'ébénisterie.

NUITS. V. Vins.

X'UMKUAIKK. Monnaie, quelle que soit sa forme ou sa matière, pourvu que celle-ci soit métallique. (Voy. Monnaie.)

XUMÉROTAGIÎ DKS FILS. (Voy. FiLS DE COTON, Fils de lin. Titrage de la soie, et ci-après Numérotage DE LA laine.) Un Congrès international pour l'unification du numérotage des fils a eu lieu à Paris, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900, sur l'initiative d'un comité de spécialistes. Quatorze gouvernements, outre la France, étaient représentés à ce congrès par des délégués officiels : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l'Italie, le Japon, le Mexique, la Russie, la Suède et Norvège, la Suisse, la Turquie.

Voici le texte des résolutions votées d'abord dans les sections du coton, de la laine, de la soie et des autres textiles, et adoptées ensuite par l'assemblée générale :

Le Congrès, désireux d'arriver à la réalisation pratique des décisions prises dans les Congrès antérieurs en vue de l'adoption uniforme du numérotage métrique et décimal des fils de toute nature, émet les résolutions suivantes :

1° Pour toutes les matières textiles, sous les réserves ci-après concernant les soies grèges et ouvrées, le numéro est exprimé « par le nombre de mètres au gramme ou de kilomètres au kilogramme ».

2° La longueur de l'écheveau admise pour tous les genres de filés dévidés est fixée à « mille mètres », avec subdivisions décimales.

3° Tout système de dévidage est admis, à condition qu'il donne « mille mètres » par écheveau.

4° Le numéro de tout fil retors est déterminé, sauf stipulation contraire, par le nombre de mètres contenus dans un gramme ou de kilomètres au kilogramme.

5° Le titre de la soie grège et de la soie ouvrée est déterminé par « le poids en demi-décigramrae (0 gr.05) d'une longueur de quatre cent cinquante mètres (450 m.). Les essais seront effectués sur vingt échevettes de 450 mètres. Les résultats partiels seront inscrits sous la forme habituelle. En outre, le bulletin indiquera sous la désignation de iiuméi'O le poids en grammes des dix mille mètres (10.000 m.). Dans tous les pays, les bulletins de titrage seront faits sur un même modèle.

C La base du titrage et du numérotage est le conditionnement.

7° Le conditionnement sera facultatif, mais il deviendra obligatoire sur la demande de l'une des parties ; ce conditionnement se fera à l'absolu sec, sans dénaturer le fil et en ajoutant au poids la reprise établie par les usages locaux.

Le Congrès a émis les vœux suivants :

1° Que, conformément à la proposition do la commission d'organisation du Congrès :

a) L'ordonnance royale du 2G mai 1819 soit rapportée et remplacée par une disposition imposant, pour le coton, la laine et la schappe, le numérotage « basé sur le nombre de kilomètres au kilogramme»;

b) La loi du 13 juin 1866, concernant la soie grège et ouvrée, soit modifiée et que le titre admis par le Congrès et basé sur « le poids en derai-déeigrammes del'échevette de 450 mètres » soit adopté comme titre légal;

2° Qu'une conférence diplomatique ait lieu pour arriver à une entente internationale;

3" Qu'après la promulgation des lois et décrets édictés à la suite de la conférence diplomatique, l'importation des filés étrangers dévidés sous une forme devenue illégale soit interdite dans les pays qui auront adhéré au nouveau système ;

4° Qu'un délai de deux ans, à partir de la promulgation des lois et décrets dans les différents pays, soit accordé pour l'application de ces nouvelles mesures légales.

Le Congrès décide la nomination d'un comité permanent chargé de poursuivre devant les Gouvernements étrangers et le Gouvernement français la réalisation des résolutions et des vœux du Congrès.

Le Congrès a nommé une commission permanente dont le siège central sera à Paris et qui se tiendra en relations constantes avec des sous-comités organisés de môme dans les divers pays.

NUMÉROTAGE de la Laine et des Textiles AUTRES QUE LA SOIE. Tandis que l'on appelle titrage l'opération qui sert à déterminer la grosseur des fils de soie, la même opération est connue sous le nom de numérotage quand il s'agit des autres textiles : laine, coton, lin, etc. (Voy. Titrage de la

SOIE

On a vu que le titre légal des soies (voy. Condition des soies) était représenté par le poids moyen, exprimé en grammes, de 20 échevettes de 5(X)m. Ce titre, converti en grains ou deniers, et en supposant l'échevette de 476 m. seulement, donne le titre ancien, encore seul en usage dans le commerce. Dans ce système d'évaluation du titre, la longueur de l'échevette est fixe, le poids seul varie.

Pour l'essai de la laine et des textiles autres que la soie, le numéro est établi d'une façon tout opposée. On dévide bien de même un certain nombre d'échevettes de longueur déterminée, et on les pèse ; mais on calcule d'après ces éléments la longueur du fil nécessaire pour atteindre à un poids fixe ou, sous une autre forme, suivant l'usage commercial, le nombre d'échevettes d'une longueur donnée qui conduirait à ce poids.

Depuis 1810, le numéro légal d'un fil de laine est représenté en France par la longueur au kilog., c'est-à-dire par le nombre d'échevettes de 4.000 m. de ce fil contenues dans 1 kilog. Ainsi un fil de n» 40 donne 40.000 m. au kilog.

L'adoption par tous les intéressés de ce système si simple aurait mis fin aux embarras et aux ennuis qui résultent de la multiplicité des systèmes anciens. Malheureusement, dans chaque pays, et on pourrait même dire dans chaque région d'un même pays, de vieux usages se sont conservés. Les unités de poids et de longueur prises pour bases des essais étant différentes, il faut pour s'entendre recourir à

Page 1