ESSAIS MÉCANIQUES DES MATÉRIAUX
ESSENCE DE TEREBENTHINE
ments, mortiers, etc., à la traction; mais ces produits doivent sabir une série d'autres essais ayant pour objet de déterminer : la finesse de mouture ; le poids spécifique; la densité apparente; les conditions de la prise; les conditions de résistance à la traction: l'importance des déformations de la pâte. On procède parfois aussi à d'autres expériences portant sur la détermination du rendement, de la porosité, de la perméabilité, de l'adhérence et de la décomposition par l'eau de mer.
La finesse de mouture se détermine en soumettant 100 gr. de la poudre à essayer au passage dans 3 tamis à mailles carrées qui ont respectivement 18, 30 et 70 mailles par centimètre linéaire. Les résultats sont exprimés, pour chaque tamis, en totalisant les résidus qui n'y passent pas.
Le poids spécifique se détermine par les volumètres ordinaires et par l'appareil spécial de MM. Le Chateller et Candlot.
L'essai de densité apparente consiste à peser un volume déterminé de poudre : ce volume est celui qui contient une mesure cylindrique d'un litre de Om.lO de hauteur; mais le mode de remplissage de la mesure doit être nettement défini, car un tassement énergique permet de doubler le poids d'un litre de poudre. La Commission des méthodes d'essai recommande donc un appareil spécial de remplissage, dit entonnoir à tamis.
Pour essayer la prise, il faut distinguer le début et la fin. Le début de la prise est le moment où une pâte de 40 mm. d'épaisseur ne se laisse plus totalement traverser par l'aiguille de Vicat.
L'aiguille de Vicatest une tige d'acier cylindrique de 0 m. 185 de long et 0 m. 00113 de diamètre; l'une de ses extrémités supporte un poids de 300 gr. ; l'autre est taillée carrément, la section de cette dernière extrémité étant de 1 mm. c.
La fin de la prise correspond au moment où la surface de la pâte arrive à supporter l'aiguille de Vicat, sans que celle-ci y pénètre d'une façon appréciable. La Commission d'essai de matériaux définit la pâte normale faite avec 1 kilog. de poudre, gâchée à la truelle pendant 5 minutes avec l'eau nécessaire. Pour les ciments à prise rapide, les essais portent seulement sur 500 gr. de poudre et le gâchage est réduit à une minute.
Pour les essais de résistance à la traction, on confectionne avec la pâte, à l'aide de moules, des briquettes d'essai en forme de 8, ayant une section minima de 5 cm. carrés.
Après le démoulage, les briquettes sont conservées 24 heures dans une atmosphère saturée d'humidité, puis immergées dans de l'eau à 15 ou 18 degrés. On procède après 7 jours d'immersion à un premier essai, en rompant la briquette à l'aide d'un i appareil spécial: cet essai porte sur 6 briquettes. ! D'autres essais sont faits au bout de 28 jours, 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans, à partir du gâchage. Les essais ! sont faits en outre au bout de 3 et 24 heures pour I les pâtes de ciment à prise rapide.
I La rupture des briquettes est opérée surtout par I l'appareil à levier Miehaélis: la disposition des le- ! Tiers est telle que l'effort transmis à la briquette ' est 50 fois plus élevé que le poids introduit dans un : seau. Le résultat final s'exprime en disant que la i résistance à la traction, mesurée en opérant sur des , briquettes de 5 cm. c. de section, est de tant de kilog. par cm. carré.
Pour étudier la déformation des pâtes, on confectionne des galettes circulaires de 0 m. 08 à 0 m. 10 de diamètre et Om.02 d'épaisseur au centre. Ces galettes sont immergées et on observe les déformations subies.
La ville de Paris fait contrôler les usines fabriquant des chaux et ciments aux chantiers municipaux. Les produits qui, à la suite des essais, ont été reconnus susceptibles d'être employés, sont inscrits sur une liste revisée tous les trimestres.