L.-A. et Paul Barré
ESSAYEUR. L'Administration monétaire pour les monnaies, des administrations particulières pour les bijoux et objets d'orfèvrerie confient à des agents spéciaux nommés essayeurs le soin de déterminer avec exactitude le titre des matières soumises à leur examen. Il y a les essayeurs des monnaies, les essayeurs de la garantie et les essayeurs du commerce.
Les essayeurs des monnaies et les essayeurs de la garantie sont des fonctionnaires publics : les essayeurs du commerce exercent à titre privé, sous la surveillance et avec l'agrément de l'Administration financière.
Les premiers résident à l'Hôtel des Monnaies, à Paris ; ce sont eux qui déterminent le titre des monnaies prêtes à être livrées à la circulation. Ils sont nommés à vie par le Ministre des finances, après un concours dont le jury est presque entièrement composé de membres de l'Académie des sciences.
Les essayeurs de la garantie essayent tous les ouvrages d'or ou d'argent fabriqués par les orfèvres ou les bijoutiers. (V. Garantie des matières d'or ou d'argent.) Il y en a au moins un dans chaque bureau de garantie, nommé après obtention d'un certificat de capacité délivré par l'Administration des monnaies.
Les essayeurs du commerce déterminent, pour les marchands et fabricants, le titre et le poids des métaux précieux que ceux-ci veulent vendre, acheter ou mettre en œuvre; le bulletin délivré par eux fait foi dans le commerce. Comme les essayeurs de la garantie, ils sont pourvus d'un certificat de capacité délivré après examen par l'Administration des monnaies. Chacun d'eux a un poinçon qui porte son nom avec un signe particulier, nom et signe inscrits sur des planches déposées à l'Hôtel des Monnaies: ce poinçon est appliqué sur chaque objet essayé.
ESSEX. V. Aciéries.
ESSENCE D'ORlE-\T. On nomme ainsi, dans le commerce, une matière nacrée qui recouvre les écailles de certains poissons et avec laquelle on fabrique les fausses perles. L'ablette est le poisson sur lequel on recueille particulièrement cette substance. (V. Ablette.)
ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE. La térébenthine (voy. ce mot) est la matière qui découle en général spontanément d^ gerçures de l'écorce des pins, sapins et mélèzes. On stimule cet écoulement en pratiquant çà et là des incisions dans l'écorce. On purifie cette matière résineuse en la filtrant sur du menu bois, puis en la faisant passer lentement à twvers les ais mal joints d'un tonneau ; enfin on la distille. On recueille ainsi un dépôt solide et inodore, qui est la colophane, un liquide odorant, incolore, très fluide, d'une saveur acre et brûlante, qui est l'essence de térébenthine. Sa densité est de