OISEAUX (COMMERCE DES
convention. Si après la sommation le créancier n'enlève pas la chose, et que le débiteur ait besoin du lieu dans lequel elle est placée, il demandera à la justice la permission de la mettre en dépôt dans quelque autre lieu. Dans l'hypothèse d'une dette de choses indéterminées autres qu'une somme d'argent, par exemple d'une dette de 20 barriques de vin, de 100 kilog. de sucre, de oO hectol. de froment, le débiteur, dans l'opinion la plus généralement reçue, commencera par individualiser la chose qu'il entend payer ; on sera dès lors en présence d'une dette de corps certain, à laquelle on appliquera la procédure qui a été décrite plus haut. Tout payement supposant l'acceptation du créancier, les offres réelles suivies de consignation ne sont pas un payement, mais elles tiennent lieu de payement, ce qui signifie que le débiteur est désormais libéré ; que s'il s'agit d'une somme d'argent, les intérêts cessent de courir au profit du créancier; que la chose consignée demeure aux risques du créancier, c'est-àdire qu'elle passe à ses risques, si elle n'y était déjà. Victor Saverot,
Avocat à la Cour d'appel.
OHIO. Un des États de l'Amérique du Nord. Frontières naturelles : au N. le lac Érié, au S. la rivière Ohio. Celle-ci le sépare de la Virginie Occidentale et du Kentucky. Des lignes conventionnelles établissent la démarcation entre l'État d'Ohio et ceux de Pennsylvanie àl'E., d'Indiana à l'O., de Michigan au N.-O. Superficie, 106.000 kil. carrés. Pop. : 4.850.000 hab. en 1900 contre 3.G72.000 en 1890. Périphérie, 1.502 kil.
Partout des champs, des prairies, des bosquets, des vergers. La région est une des plus développées des États-Unis au point de vue agricole. On y comptait en 1890 un total de 251.000 fermes, comprenant 9 millions d'hectares en culture et donnant des produits d'une valeur totale de doll. 133 millions. Les principaux produits agricoles ont été en 1897 : maïs, 92 millions de bushels de 35 lit. 1/2 (124 millions en 1890), valeur 23 millions de doU.; blé, 38 millions de bushels (22 en 1890), valeur 33 millions; avoine, 30 millions de bushels (32 en 1890), valeur 6 millions; tabac, 32 1/2 millions de livres.
L'Ohio possède de grandes richesses minérales, des gisements houillers couvrant 25.000 kil. carrés (production 10 millions de T. en 1890 et 13 millions en 1896), des sources de pétrole dont le rendement ne le cède qu'à celui des puits de Pennsylvanie. Il n'y a point de métaux précieux.
Dans les grandes villes prospèrent les industries les plus diverses, occupant (recensement de 1890) 330.000 ouvriers, auxquels sont répartis 159 millions de doll. de salaires, et livrant des produits d'une valeur de 650 millions doll. Le septième de la population se compose d'étrangers, principalement d'Allemands et d'Anglo-Irlandais.
Cap. Columbus (130.000 hab.), sur le Scioto, au centre de l'État, grand entrepôt de denrées agricoles, siège d'établissements industriels. Villes principales: Cincinnati, 4œ.000hab.; Cleveland, 400.000; Toledo, 160.000; Dayton, 100.000; Springfield, 45.000; Sandusky, sur le lac Érié. Toledo, à l'embouchure du Maumee, est la tête du canal qui fait communiquer l'Érié avec les rivières Miami et Wabash et le bassin du Mississipi (canal Miami and Érié, de Toledo à Cincinnati, 453 kil.). Un autre canal important de l'État est celui d'Ohio (de Cleveland à Ports-
mouth) 490 kil. Grands réservoirs de gaz naturel à Findlay.
La rivière Oliio, principal affluent de gauche du Mississipi, arrose, par son cours propre et celui de ses affluents, un bassin d'une superlicie égale à celle de la France, avec une population de 12 à 15 millions d'hab., et développe un réseau navigable de 8.000 kil. De Pittsburg à Cairo, la distance est de 900 kil. en droite ligne, mais de 1.570 avec les méandres de la rivière. Celle-ci descend, dans ce parcours, de 114 m. La largeur est de 300 m. à Pittsburg, de 900 à Cairo. Crues énormes, élevant le niveau de 13, 15, parfois 19 m. Navigation entravée en été par des îles et des bancs de sable, en hiver par les glaces. Un canal de 4 kil. contourne les rapides de Louisville. A. M.
OIGXONS. V. Légumes fr.\is.
OISKAUX (Commerce des). L'achat, l'élevage, le trafic des petits oiseaux pour l'agrément ou le luxe de nos maisons datent d'une époque très reculée. Mais jamais peut-être ce commerce n'avait pris une si grande extension que dans la deuxième moitié du XIX" siècle. La facilité des moyens de transport, leur abondance, leur rapidité surtout ont permis d'envoyer en Europe des lots importants d'oiseaux exotiques qui jusque-là péri.ssaient par suite de la trop longue durée des voyages. Aucun navire marchand ne quitte les pays chauds sans embarquer une certaine quantité de petits oiseaux qui seront vendus à Gènes, à Marseille, à Bordeaux, à Saint-Nazaire, au Havre, à Hambourg, à Anvers, en un mot, dans toutes les villes maritimes de quelque importance. Certains courriers à destination de Marseille, ponr ne parler que de ce port de mer, en apportent régulièrement de quatre à cinq mille paires à chaque voyage.
L'approvisionnement se fait un peu partout : l'Australie fournit les perruches et les «diamants»; l'Amérique, les perroquets; Bombay et le Japon, les bengalis; le «cardinal rouge» ou «rossignol de Virginie » vient d'Amérique; le « bec de corail », de l'Afrique occidentale; le «pape», de l'Amérique septentrionale; le «sénégali», du Sénégal. Dans ce dernier pays, on embauche des bandes de Nègres pour la capture des petits oiseaux.
Le plus souvent, toutefois, on ne se trouve pas en présence d'un commerce bien nettement organisé. Des chauffeurs, des mécaniciens, des matelots se procurent quelques paires d'oiseaux qu'ils vendront aux marchands établis dans les ports du vieux continent. Au fur et à mesure des commandes, ceux-ci les expédieront dans les grandes villes d'Europe et surtout à Paris. Paris à son tour approvisionnera avec abondance non seulement la France, mais l'Allemagne et l'Angleterre.
Souvent les oiselleries parisiennes trouvent, à Paris même, l'occasion de se fournir des oiseaux dont elles ont besoin : elles s'adressent à des amateurs qui s'occupent d'élevage, car bon nombre d'espèces exotiques peuvent se reproduire en Europe.
Les prix de vente sont fort élastiques : l'âge, la couleur, le chant, le sexe, tout a ici son importance. Certains oiseliers en profitent pour agir avec mauvaise foi, coloriant leurs oiseaux, cachant leur âge ou les donnant pour bons chanteurs quand ils ne le sont pas. Il faut particulièrement se méfier des camelots qui vendent dans la rue des oiseaux soidisant apprivoisés.
Les oiselleries réalisent souvent d'assez jolis bénéfices. Un perroquet beau parleur se vend des centaines de francs; certains ramiers, 70 et 80 fr. la
OLDHAM