OMNIBUS
1.600 kil. environ dn golfe d'Ormuz au désert. Pop.: 1.500.000 hab. La chaîne qui court le long des côtes a 1.000 m. d'altitude moyenne dans le S. ; point culminant. 3.018 m. Le plateau du Djebel Akhdar est la région la plus fertile du pays. Le reste de l'Oman est un désert parsemé d'oasis. Capitale, Mascate (voy. ce mot), 40.000 hab. Climat très chaud; la température s'élève jusqu'à 40» en avril à Mascate. Grandes pluies en décembre et janvier.
Des relations étroites sont établies entre l'État d'Oman et le gouvernement de l'Inde anglaise; un agent britannique réside à Mascate. L'autorité du sultan ne s'étend pas au-delà de cette ville; ses revenus s'élèvent à environ 225.000 dollars.
Principales productions : dattes, maïs, blé, orge, indigo, fruits et légumes des pays tropicaux. Gisements minéraux variés; les. mines de cuivre et de sel sont seules exploitées. Chevaux, dromadaires, mules et ânes, bœufs, moutons et chèvres. Poisson de mer abondant. Peu d'industrie, quelques fabriques d'armes, d'étoffes de laine, de coton, de soie, de tapis et couvertures.
Les export, ont atteint 1.697.000 dollars en 1898-99, surtout en : dattes 699.000 dollars, étoffes de coton 207.000, fruits 70.000, perles 40.000, nacre 30.000, sel 18.000, poisson 104.000; les import., 2. S92. 000 dollars, principalement en : armes et munitions 260.000 dollars, céréales 230.000. étoffes 248.000, fils 173.000, beurre fondu 91.000, riz 90.000, huiles 123.000, sucre 70.000, café 56.000; ces marchandises viennent en premier lieu de l'Inde, pour 1.962.000 dollars, puis du Royaume-Uni 200.000 dollars; de Perse, 165.000; de l'Asie-.Mineure, 71.000; de France, 60.000; d'Amérique, 48.000.
Les entrées et sorties du port de Mascate ont été, en 1898-99, de 381 navires jaugeant 179.000 t., dont 126 avec 143.000 t. sous pavillon britannique. Pour les services de navigation, voy. .Mascate.
Le dollar de Marie-Thérèse est la monnaie courante; sa valeur varie entre 1R.7 et 1R.8.
Abel Ravier.
ombrelles. v. cannes, parapluies.
OMDOURMAN. Grande ville du Soudan égyptien, à la jonction du Nil-Bleu et du Nil-Blanc. Depuis que le Mahdi en fit sa capitale, après l'avoir prise en 1895, son développement fut très rapide. Quand le sirdar Kitchener s'en empara, en 1898, en même temps que de Khartoum, elle mesurait 8 kil. de longueur et 3 kil. de largeur, et comptait près de 400.000 hab. Il y a peu de temps encore, centre commercial important pour les produits du Soudan, Omdourman ne sera bientôt plus qu'un marché de nomades; les Anglais veulent en effet rendre à Khartoum son ancienne prépondérance.
OMMBUS. Ce terme s'applique aux voitures publiques effectuant le transport en commun des voyageurs dans l'intérieur des villes. Il se distingue des Diligences en ce que celles-ci effectuent les transports entre des villes différentes.
L'idée d'organiser les transports en commun n'est pas nouvelle. Des lettres patentes données par Louis XIV autorisèrent en 16G2 l'établissement de carrosses à 5 sols, circulant dans Paris. Ces voitures, contenant 8 personnes, desservaient trois itinéraires : de la Porte-Saint-Antoine au Luxembourg, — de la Place-Royale à Saint-Roch, — de la rue Neuve-Saint-Eustache au Luxembourg. L'innovation, à laquelle se rattache le nom de Pascal, qui fut, dit-on, l'un des intéressés dans la première entreprise, eut d'abord un grand succès ; mais ce succès
dura peu, quelques années à peine, et il ne fut plus question des carrosses à 5 sols^
Ce fut seulement en 1826 que circula en France, à Nantes, le premier omnibus. Bordeaux suivit, ea 1827 ; enfin Paris, en 1828. L'autorisation, sollicitée en 1826, pour Paris, fut rejetée par la Préfecture de police. A la suite de l'expérience faite à Nantes et à Bordeaux, le préfet de police (M. Debelleyme) autorisa, en 1828, la mise en circulation de 100 voitures omnibus dans l'intérieur de Paris.
Telle est l'origine de cette nouvelle industrie de transports qui, depuis cette époque, en France et à l'étranger, a pris de tels développements, qu'elle est devenue l'un des organes les plus essentiels de la vie urbaine. Aujourd'hui, dans toutes les capitales, dans les villes quelque peu importantes, l'omnibus circule et rend les plus grands services.
Le régime légal et administratif des omnibus varie selon les pays, et, dans le même pays, selon les localités. Ici, c'est la liberté qui domine, c'est-àdire que tout entrepreneur peut monter un service en se conformant aux règlements généraux de police relatifs à la circulation des voitures; là, est adopté le régime de la concession privilégiée, qui assure à une Compagnie le monopole du transport en commun, aux conditions fixées par un cahier des charges qui garantit, pour tous les détails de l'exploitation, l'autorité de l'administration municipale et les intérêts du public. Dans les deux cas, l'industrie des omnibus est soumise à des taxes plus ou moins lourdes, à titre de droit de stationnement et comme compensation de l'usure que le passage des lourdes voilures cause à la voie publique.
A Paris, c'est le régime de la concession privilégiée qui a prévalu. Les douze entreprises distinctes qui s'étaient organisées depuis 1828 se fusionnèrent en 1855 pour former la Compagnie Générale des Omnibus, dont la concession, prolongée en 1860, expirera en 1910.
Il ne s'agit pas de discuter ici sur la question de principe, c'est-à-dire sur le point de savoir si, en matière d'omnibus, le régime de la liberté ou le régime de la concession est le régime préférable. Disons toutefois que la liberté ab.solue ne peut exister pour la circulation des omnibus, parce que les règlements de police ont et conserveront toujours le pouvoir de régler, dans l'intérêt de la sécurité publique, l'itinéraire des voitures et de prévenir les encombrements dans les voies les plus fréquentées, précisément dans celles où les entreprises libres feraient assaut de concurrence. Ajoutons que, sous le régime de la concession privilégiée, qui donne à l'autorité municipale le droit d'imposer la création et la direction des lignes, il est possible de répartir les omnibus entre toutes les parties de la ville et de desservir bon nombre de quartiers qui seraient absolument privés de ces moyens de transport, si les entreprises demeuraient libres d'organiser les services dans leur unique intérêt. Rien de plus instructif, à cet égard, que la comparaison entre Paris et Londres, où les omnibus sont en nombre presque égal. A Londres, où l'industrie est libre, sous la réserve des règlements de police, les omnibus ne circulent que dans les quartiers populeux ; ils laissent
1. Sous ce titre : les Cai-rosses à cinq sols ou les Oinnibu» j
au XVII' siècle, M. Monmcrquo a publié, en 1828 (rirmiii Didot), i
une curieuse brocliurc, d.nns laquelle sont insérés les acte» du j
Parlement, ordonnances, etc., concernant les voilures affectées an ; ti'ansport en commun.