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ONTARIO

1 dehors de leurs services la plupart des quartiers la périphérie et même une partie des quartiers

1 centre. A Paris, le régime de la concession met eu communication régulière et fréquente, jusqu'à une heure avancée de la nuit, toutes les parties de la ville, les quartiers les plus éloignés, en même tiinps que le procédé de la correspondance^ qui Il existe pas à Londres, augmente largement les facilités de communication.

Quoi qu'il en soit, et sans nous arrêter davantage à la comparaison des deux régimes, nous croyons intéressant de relever ici quelques chiffres de la statistique des omnibus de Paris.

En 1861, année qui a suivi celle de l'annexion des communes suburbaines, on comptait, à Paris, 571

iinibns ayant transporté 82 millions de voyageurs.

I 1899, ont circulé 1.208 voitures avec 280 millions voyageurs. Cette proportion dépasse sensiblement

Me de l'augmentation de la population de Paris de -'11 à 1899. Et il est notoire que, malgré l'agran- -sement des voitures, malgré la facilité d'accès à npériale donnée aux femmes, malgré l'établissent des tramways, malgré la traction mécanique iranisée sur plusieurs lignes, et enOn, malgré la ■ation d'entreprises de tramways plus ou moins ucurrentes, le service de la Compagnie Générale meure au-dessous des besoins de la circulation.

II n'est point inutile de noter que cette industrie • grevée d'impôts et de charges diverses vrai-

nt exceptionnelles, tant au profit de l'État qu'au profit du budget municipal. En 1899, la Compagnie Générale a payé à la Ville plus de 4 millions et à 1 État près de'l.lWO.OOO fr., ensemble o.oOO.OOO fr. Cette taxation est évidemment excessive et elle peut figurer, aux premiers rangs, parmi les frénésies fiscales qui vont à rencontre des réformes utiles et des progrès populaires. Ce n'est pas seulement l'industrie des omnibus, c'est toute la population parisienne qui est ici opprimée par le fisc. Une diminution des charges fiscales permettrait sans doute des améliorations de tarifs, ainsi que l'augmentation nécessaire des lignes et des voitures.

On désigne également sous le nom d'omnibtts les voitures qui desservent les gares de chemins de fer, soit à l'intérieur des villes, soit dans les localités situées à une certaine distance de la voie ferrt^e. Les entreprises qui font circuler ces voitures ne sont soumises à aucun régime particulier. Elles sont, dans certains cas, subventionnées soit par les manicipalités, soit par les Compagnies de chemins de fer, qui ont intérêt à faciliter le mouvement des voyageurs. C. Lavollée.

ONCE STANDARD, OXCE TROY. V. MESURES ET Poids : Angleterre.

ONTARIO. La pins riche des sept provinces du Canada.

"territoire . — Les limites sont : au N. le terri- ' ir." de Keewalin et la baie d'Hudson, à l'E. la

■vince de Québec, au S. les États-Unis sur les ds des grands lacs Supérieur, Huron, Érié et "iiitario, à l'O. le Manitoba. L'Ontario méridional, borne par les grands lacs Ontario, Érié et Huron et l.'s fleuves Saint-Laurent et Ottawa, est une vaste ph'ine avec quelques ondulations de terrain sans importance. L'Ontario septentrional est encore inexploré sur une partie égale à près de la moitié de la province entière: il est sillonné de nombreux cours d'eau et parsemé de lacs, dont le plus grand est le

lac Nipigon. Sup. de l'Ontario : 574.900 kil. carrés, dont 6.000 occupés par les eaux. Pop. : 1.926.000 hab. en 1881, 2.114.000 en 1891 (9,73 par kil. carré), ou presque la moitié du nombre des habitants du Dominion ; la plus grande partie de la population est concentrée dans l'Ontario méridional ; on y compte environ 132.000 Canadiens français. Villes principales : Toronto 200.000 hab., Hamilton 50.000, la capitale Ottawa 44.000, London 32.000, Kingston 20.000, Brantford 15.000. La population orbaine, qui ne composait que le cinquième de la population en 1871, en formait le tiers en 1891.

Goucernement.— Le Pouvoir exécutif appartient à un lieutenant-gouverneur nommé pour cinq ans par le gouverneur général et assisté d'un conseil exécutif de 8 membres. H n'y a qu'une Assemblée législative de 94 membres.

Finances (en milliers de dollars de 5fr. 18)

Revenus 2.2.5C 2.285 3.603 3.647

Dépenses 1.179 2.902 3.545 3.802

Climat. — Très froid en hiver (minimum : — -35* à Ottawa), chaud en été (maximum : 34»). Chute annuelle des pluies, Om.62; des neiges, 1 m. 96.

Propriété foncière. — La plus grande partie de l'Ontario septentrional n'est pas encore défriché. L*s concessions varient entre 40, 68 et SOhect. La valeur des terres a baissé de 3.437.600.000 fr. en 1883 à 3.163.900.000 fr. en 1893, par suite de l'émigration aux États-Unis et an N.-O. Canadien, de la faiblesse de l'immigration, de l'accroissement des villes au détriment de la campagne et des charges hypothécaires. Les forêts couvrent 264.000 kil. carrés (surtout en pins de différentes espèces), ou 46,49% de la superficie totale.

Productions agricoles. — L'Ontario est essentiellement un pays agricole. Les principales récoltes ont été les suivantes en trois des dernières années. Superficie cultivée en acres (de 40 ares 1/2) et production en boisseaux (de 35 lit. 1/4) :

Acres Btisseaii Icrts toisstaii ktm biutau (en milliers) (en milliers) (en milliers)

Blé 1.586 35.327 1.617 28.782 1.437 32.032

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