PANAMA
l'ALMA-ClIUISÏI
de ricin,
1»ALMAS (Las). V. Las Palmas.
l'ALME. La palme est le fruit d'une espèce de palmier {Aooira de Guinée) qu'on rencontre en quautité considérable entre la côte de Guinée et la baie de Biafra, sur une étendue d'environ 500 kil., en partant du bord de la mer et en se dirigeant dans l'intérieur du continent africain. Les fruits de l'avoira sont réunis en bouquets; ils présentent une cosse huileuse, d'une nuance rougeàtre ou d'un jaune doré. C'est de la pulpe charnue et fibreuse de ce fruit, de la grosseur d'un œuf de pigeon, qu'on extrait l'huile de palme (voy. Huiles végétales). On retire également de l'huile ie l'amande du fruit.
1»almi:rston. V. Northern Territorv.
PALMIEU A HUILE. (Eld'sis Guineeiisis.) Se rencontre abondamment au Congo français; il fournit de l'huile et une boisson extraite de la tige connue sous le nom vin de palme (malafou). G. D.
PALMIER N.\IN. (Chaniœrops humilis.) Ce palmier, de très petite taille, ainsi que l'indique son nom, et dont une variété manque entièrement de tronc et étale ses feuilles à la surface du sol, est commun en Algérie. On fait avec ses feuilles des objets de sparterie, de corderie, de tapisserie, isolément ou en commun avec l'alfa et le dis. Le fruit de ce palmier (vulgairement appelé raisin de chacal) a un noyau très dur qu'on travaille au tour pour en faire des chapelets, bracelets, colliers, etc.
PALMISTE (Noix de) ou Noix d'Arec. Le palmiste franc ou arec d'Amérique, arbre qui croît aux Indes, à la Réunion, à l'île Maurice, au Sénégal, aux Antilles, produit une noix (noix d'arec) dont on extrait une huile dite huile de palmiste. (V. Huiles végétales.)
VALUS. V. Vins.
PAMIERS. Chef-lieu d'arr. de l'Ariège, situé sur la rive droite de l'Ariège, à 280 m. d'alt., par 43» 6' 53" lat. N. et 0" 43' 44' lona- 0. de Paris. Pop. : 11.726 hab. en 1881, 10.657 en 1896.
Grandes minoteries: hauts fourneaux, forges, aciéries, fonderies, scieries mécaniques; papeteries, fabr. d'engrais, distilleries. Carrières de grès. Pépinières. Commerce de grains et farines, fruits, vins blancs, foins.
Ville rattachée à la suecnrsale de la Banque de France à Foix. Succursale du Crédit Foncier, agence de la Société Générale. Chambre consultative des arts et manufactures.
Station du nhemin de fer du Midi sur Toulouse, Foix et Carcassonne. Mouvement de la gare :
Voyageurs MAUCHANr)isEs(T.)
Au départ A l'arrivée Expédiées Reçues
PAXAIRE (Ferment). On donne ce nom à un ferment nouveau, provenant de levures perfectionnées, applicable à la panification. Use présente sous forme de poudre et conserve en cet état son pouvoir, à l'abri de l'air et de l'humidité, pendant des mois (des expériences actuellement en cours (1900) ont démontré son efHcacité au bout de 18 mois de conservation). Ce ferment ofirirait les avantages que voici : la conservation et la facilité de transport en tout temps et en tout pays, la simplicité du réveil, qui permet d'en disposer à volonté en toutes circonstances, la livraison à volonté dans le commerce et la faculté pour le boulanger d'en avoir toujours une provision chez lui. On ajoute qu'il facilite le
travail de panidcaliou, le levain pouvant être préparé d'avance.
Voici l'extrait d'un rapport de M. Lucas, directeur du Laboratoire des farines douze marques à la Bourse de commerce de Paris :
Pour satisfaire à votre demande, j'ai fait procéder à quelques essais de panification en employant votre Ferment panaire. Vous trouverez ci-dessous le procédé qui a le mieux réussi.
Suivant vos indications, nous avons versé le contenu de vos deux flacons dans un litre d'eau que nous avons ensuite maintenue, pendant trente-six heures, à la température de 35' ctg. Ensuite, nous avons pris 150 gr. de ce liquide, que nous avons employé à la confection d'un premier levain, en ajoutant 250 gr. de farine. Ce travail a été fait le soir à six heures.
Le lendemain malin, à neuf heures, nous avons pris ce levain pour préparer un levain de tout point, en ajoutant^ celte fois, 500 gr. d'eau et 900 gr. de farine.
Enfin, à une heure de l'après-midi, nous avons fait le pétrissage définitif, en employant : le levain de tout point ci-dessus; eau, 1 litre; farine, 1 kil. 300; sel, 25 gr.
Une heure et quinze minutes après, nous avons procédé à l'enfournement. La cuisson a duré vingt-cinq minutes. Le résultat a été satisfaisant.
Xous avons fait subir à ce procédé deux variantes : La première, en ajoutant au premier levain 10 gr. de pâte fermentée. Cette variante a donné un résultat supérieur au procédé primitif.
La deuxième variante a été faite en nous servant du premier levain, auquel avaient été ajoutés 10 gr. de second levain dans un récipient que nous avons placé sous la cloche d'une machine pneumatique dans laquelle nous avons fait le vide. (Ce procédé m'est particulier.) Ce n'est qu'au bout de 13 jours que nous nous sommes servis de ce levain, en opérant comme il est indiqué dans le premier procédé.
Le meilleur résultat a été obtenu par ce système, qui nous a donné un pain très développé, une mie très blanche, une croûte très fine et un goût très agréable. Le pain ne laissait apercevoir, pas plus au goût qu'à l'odorat, la moindre trace d'acidité ou d'aigreur. Le résultat donné par ce procédé a été supérieur aux deux antres. Ces expériences de laboratoire sont très concluantes.
Lucas.
PAXAMA (30.000 hab.), dans la baie du même nom, sur l'Océan Pacifique, à 1.440 kil. de Bogota, chef-lieu de département, a été fondée en 1518 par l'Espagnol Pedro Arias Davila, au pied de la petite montagne de Ancôn. En 1670, A. Hernandez de Côrdoba la transféra sur le point où elle est actuellement (9» 2' de lat. N. et 81» 50' de long. 0. de Paris). C'est le point d'intersection des lignes qui mettent en relation les pays baignés par l'Atlantique avec les ports du versant pacifique de l'Amérique. Panama n'a pas déport : les navires mouillent à 6 kil. au large, dans la direction du Sud, en face des îles Taboga et Taboguilla. Son commerce d'export, consiste surtout en caoutchouc, nacre, perles, huile de coco, peaux de chèvres, chapeaux de paille, etc. (Voy. à l'article Colombie : Commerce et navigation, le mouvement de ce port.)
PANAMA (Canal de). Cinquante projets sont nés depuis un demi-siècle, pour la traversée maritime du grand isthme reliant les Amériques Nord et Sud, dont les étranglements (isthmes secondaires) se proposent au choix des faiseurs de canaux : isthmes de Tehuantepec, de Honduras, de Nicaragua, de Panama, de San-Blas, de Darien. Les Congrès géographiques d'Anvers (1871) et de Paris (1875) s'intéressèrent à la question; et, en 1876, la Commission de géographie commerciale, branche de la Société de géographie de Paris, constitua sous la présidence de
PANAMA — mO
M. de Lesseps un Comité spécial d'études. Une « Société civile internationale du Canal Interocéanique» se chargea des dépenses d'exploration. Après avoir songé à un canal à écluses au Darien, MM. Wyse et Reclus procédèrent, sur le conseil de M. de Lesseps, aux études relatives à un canal à niveau à établir dans l'isthme de Panama, déjà traversé (depuis 1855) par un chemin de fer (le Panama Railroad), que des routes longtemps fréquentées par un trafic assez important avaient d'ailleurs précédé.
Le 20 mars 1878, comme représentant de la Société civile, M. Wyse obtient de la Colombie, en vue de l'exécution du canal à niveau, le privilège exclusif de l'excavation d'un canal maritime à travers le territoire de cet État, et au Congrès international d'études du Canal Interocéanique réuni à Paris l'année suivante, la résolution ci-dessous est adoptée par 78 voix sur 98 suffrages exprimés :
Le Congrès estime que le percement d'un Canal interocéanique à niveau constant, si désirable dans l'intérêt du ■commerce et de la navigation, est possible; et que ce canal maritime, pour répondre aux facilités indispensablesd'accès et d'utilisation que doit offrir avant tout un passage de ce genre, devra être dirigé du golfe de Limon à la baie de Panama.
L'isthme de Panama l'emportait sur les isthmes concurrents. Toutefois, celui de Nicaragua (voy. Nicaragua : Canal de) avait trouvé des défenseurs décidés dans les Américains du Congrès, et par la suite les projets à écluses basés sur la traversée de cette partie du Centre-Amérique devaient toujours -se montrer les grands rivaux de l'entreprise de Panama. Aujourd'hui encore, les deux solutions en présence et en conflit (l'une excluant l'autre, en fait) sont Panama et Nicaragua.
M. de Lesseps, dix ans après la triomphale inauguration du canal de Suez, accepta facilement de -diriger l'entreprise que le Congrès international venait d'encourager ainsi. Moyennant 10 millions, la concession Wyse fut transférée à la Compagnie qu'il se proposait de former pour l'exécution du •canal. Le public souscrivit aux actions de la «Compagnie universelle du Canal Interocéanique » pour le double de la somme demandée, et la Société anonyme française ainsi dénommée se trouva constituée définitivement, au capital de 300 millions, le 3 mars 1881. Sa durée était fixée à 99 ans, à compter de l'ouverture au trafic, ouverture qui devait avoir lieu au bout de 12 ans au plus.
Une Commission supérieure consultative des travaux dressa le programme d'exécution du canal à niveau. Le canal mesurera 22, mètres de largeur au plafond et 8 m. 50 à 9 m. de profondeur. Il aura environ 75 kil. de long : 70 dans les terres, 5 en chenal dans le Pacifique. Quittant la baie de Limon ou rade de Colon, le tracé s'engage dans des plaines basses et rencontre, au bout de 8 kil. 1/2, le Rio Chagres, dont il remonte la vallée et qu'il coupe 29 fois. Au 45' kil., le tracé quitte le Chagres pour escalader la vallée de son affluent, l'Obispo. Sur un parcours de moins de 10 kil., le terrain s'élève de la cote 20 m. à la cote 72 m. (kil. 54), qui est celle du bas de la montée conduisant au col de la Cordillère, point le plus élevé du tracé. Ce col s'étend entre le Cerro Culebra et le Petit Cerro; au kil. 54,400 il se trouve à 101 m. 66 au-dessus du niveau de la mer. On conçoit dès lors l'importance de la tranchée à pratiquer dans la Cordillère pour atteindre le plafond du futur canal. Sur 1.860 m. de longueur se