Ai
mélangé 15 fr. en 1897, 15,30 en 1898. — 2* A i'export. : l'asseinenlerie de lin ou chanvre écrae Cfr. 90, créméc s, GO en 1897 et 1898; de pure laine 22,70 el de laine mélangée 22,40 en 1897, 21,33 à 21,10 respeclivement en 1898: de crin (tresses et antres) 11,40 pour les deux années: d'or ou d'argent fin 182 fr., faux 34 en 1897, fin 181 en 1898; de soie et de bourre de soie pure 62,20, mélangée 40,95 en 1897, 57,05 et 37,85 respectivement en 1898; de coton pur ou mélangé. 14,50 en 1897 et 14,92 en 1898.
En ce qai concerne la passementerie et tresses de crin, nous ferons remarquer que les statistiques de 1897 et 1898 ne les considèrent plus séparément, mais les englobent avec les «Tissus de crin» (tresses, passementeries et autres).
Notre Import., très réduite, de passementerie et rubanerie de lin on de chanvre nous vient en grande partie d'.Mlemagne, puis d'.\ngleterre. — Pour la passementerie de laine, pure ou mélangée, notre import, est presque e.xclnsivement d'origine allemande.— L'Algérie nous fournit plus de la moitié des « tissus de crin » ; la Suisse et l'Autriche 1/10 chacune de l'ensemble, l'Angleterre et r.\llemagne 1/15 chacune. — Nous importons d'.\llemagne la quasi-totalité de la passementerie d'or on d'argent fin ou faux; de Suisse, presque toute celle de soie pure (13.405 kilog. en 1897 et 14.524 en 1898) et d'Allemagne la plus grande partie de celle de soie mélangée (11.247 kilog. en 1897 et 14.110 en 1898). — Enfin, notre import, de passementerie de coton vient pour les 2/3 environ d'Allemagne (20.463 kilog. en 1897 et 26.507 en 1898), puis de Suisse (1 027 et 10.392) et de Belgique (7.429 el 3.458).
Nous exportons surtout notre passementerie de lin on de chanvre, en quantités d'ailleurs réduites (1.000 à 2.000 kilog.), en Belgique, en Suisse, en Algérie et en Indo- Chine. — Notre principale cliente pour la passementerie, aussi bien de pure laine (78.389 kilog. en 1897 et 72.218 en lN-98) que de laine mélangée (74.922 et 36.217) est l'Angleterre ; puis viennent, à peu près exclusivement pour la laine pure, la Belgique (22.903 et 16.265), les Étals-Unis (20.679 et 20.185), l'Espagne (9.500 etl2. 109), l'Algérie (10.548 en 1897): l'Allemagne et la Suisse n'en reçoivent que de 7.500 à 8.500 kilog. — Les États-Unis, qui nous avaient acheté en 1897 les 2/3 de notre export, de tresses, passementerie et autres de crin (46.036 kilog.), n'en ont [dus pris en 1898 que 5.074 kilog., soit un peu moins que r.\ngleterre en 1897, le double de l'Espagne en 1897 et de l;i régence de Tripoli en 1898; la Tunisie nous en a de- ;inndé 3.800 kilog. en 1898.— L'Angleterre a reçu en 1897 l 3 2/3 et en 1898 les 3/4 de notre passementerie d'or on d'argent fin; celle d'or ou d'argent faux est au contraire très divisée : Indes anglaises 4.843 kilog. en 1897 et 4.702 en 1^.»8, Chine 2.289 et 3.325 respectivement, États-Unis s. 194 et 3.805, Mexique 4.450 en 1897. Il est à remarquer, pour le faux, que l'.VIlemagne ne figure plus en 1898 après avoir reçu 6. 436 kilog. en 1897, tandis que r.\ngleterre vient en 1898 avec 3.782 kilog., alors qu'elle ne figurait pas en 1897.— Pour la passementerie de soie, la Belgique est notre principale cliente, avec 5.847 kilog. en 1897 et 11.373 en 1898 de soie pnre, 20.477 et 33.222 de soie mélangée; l'.Vngleterre a reçu 7.760 et 9.460 kilog. respectivement de soie pure, 9.133 et 10.659 de soie mélangée; les États-Unis et le Portugal sont portés ensuite pour 4.000 à 6.000 kilog. chacun. — Enfin, la passementerie de coton pnr on mélangé est celle qui donne lieu à l'expert, la plus importante, en même temps que la plus divisée : la
Belgique en a reçu 04.833 kilog. en 1897 el 47.185 en 1898, la Képnbliqae Argentine 39.;S5 et 17.758 respectivement, l'Angleterre 34.594 et 37.770. la Turquie 10. (wO et 44.1K. la Suisse 18.114 et 20.006, etc. Nous remarquons : d'une part, que l'Algérie figure pour 20.104 kilog. en 1897 et 16.314 en 1898; d'autre part, que l'Allemagne, qui avait reçu 26.605 kilog. en 1897, n'est pas portée an détail de 18!)8, ce qui parait indiquer, on que nous avons été supplantés sur ce marché, pour la passementerie de coton comme pour celle d'or on d'argent faux, par an concorrenl plus habile, ou que l'.\llemagne produit elle-même depuis peu, dans ce genre, de quoi soffire à sa consommation.
Droits de Douane. — Voici le Tableau des droits de douane pour la passementerie en diverses matières par 100 kilog. nets (loi du 11 janvier 1892) :
De lin on de chanvre : écrue, bise ou berbée. 194 fr. T. G., 149 T. M.; crémée, blanchie ou teinte, 227 T. G.,. 180 T. M. — De laine (le tarif ne distingue point la laine pure delà laine mélangée), 248T.G., 200T. .M.— Décria (pur on mélangé, le crin dominant en poids), 400 fr. T. G., 300 T. -M.; les tresses, considérées spécialement, payent 200 T. G. et 160 T. .M. — De soie ou de bourre de soie, avee or on argent : fin l.-500fr. T. G., 1.200 T.M. ; mi-fin ou faux 435 T. G., 330 T. M.— La passementerie de coton pur paye: écrue 300 fr. T. G., 250 T. M.; blanchie, 378 T. G.. 300 T. .M.; teinte, 340 T. G., 280 T. M.: la passementerie de coton mélangé de soie, 490 T. G. et 372 T. M.; la passementerie de coton mélangé « antre », les mêmes droits que la passementerie de coton pur, suivant qu'elle est écrue, blanchie ou teinte. (Voir d'ailleurs la note explicative 411 du Tarif sur les « Tissus de coton fabriqués aree des fils blanchis, teintés on glacés ». )
Notons enfin que le Tarif frappe d'un droit de 104 fr. T. G., 80 T. M., la passementerie de jute, qui ne figure pas spécialement dans les statistiques commerciales. Cette sorte comprend surtout des articles pour ameublement (cordelières, glands, galons en jute pur ou lamé de métal, etc.). Quand le jute est mélangé de coton et de métal, le coton dominant en poids, la passementerie de l'espèce est taxée comme « passementerie de soie avec or faux ».
Commerce i.nter.n.vtiosal : Allemagne. — Les stalistiqnes allemandes donnent les chiffres suivants pour I'export. de la passementerie soie et demi-soie de 1895 à 1899.. en tonnes et millions de marks:
Années Tonnes Millions Années Tonnes Millions
de M. de M.
Du total de près de 7 millions de M. en 1899, 5 millions et demi sont au compte de la passementerie demi-soie et 1.400.000 M. au compte de la passementerie de soie pure. Cette dernière a sensiblement augmenté depuis 1877 (18.600 kilog. pour 611.000 M.), tandis que 1899 donne 45.000 kilog. La passementerie de demi-soie s'est accrue, en 1899, de 67.000 kilog. et 1 million de M. sur 1898.
D'après les statistiques allemandes, I'export. d'Allemagne en France a été, pour la passementerie, de 238.000 M. en 1897, 389.260 en 1898 et 635.912 en 1899: I'export. de France en Allemagne, de 189.800 en 1897, 222.839 en 1898 et 332.800 en 1899.
Angleterre. — L'Angleterre a importé, de 1894 à 1899, les valeurs suivantes de passementerie (en liv. st.) : PASSEMELNTEniE 4894 1895 i896 1897 1898 1899
De soie |442.472|î89.570|224.3Ol|472.O50|464.873|420.6S9
De coton..., 836.230 850.927 873.496 959.^.0 961.669 971.102
D'autres rcalières...| 65u| 1.294| 9111 2.224| 472| 215
PASSEPORT (Droit de). V. Douanes.
PASSIF. V. C0.MPT.VBILITÉ, Faillites.
PASTEL. V. Crayons (de coilenr), M-^tières colorantes.
p.\STEURiSATlOX. La chaleur est anjoord'hai employée en grand pour la conservation des liquides, pour leur pasteurisation, du nom de Louis Pasteur, qui a le premier montré que les altérations spontanées du vin, de la bière et du lait sont dues à la
PATCIimjLI
présence dans ces liquides de nombreux ferments figurés. Cet illustre savant a donc proposé de remplacer le collage et le muttage par une élévation de température ne dépassant pas GO à 60" ctg. ; encore cette température ne doit-elle pas être maintenue trop longtemps. Il faut d'ailleurs que le vin, pendant la chauffe, se trouve à l'abri de l'air, pour ■éviter des oxydations qui lui enlèveraient tout son bouquet. La pasteurisation se pratique sur les bouteilles remplies de vin ou dans les appareils Houdart; dans tous les cas, il faut que le refroidissement ait lieu aussi à l'abri de l'air, pour éviter la pénétration de nouveaux germes. Le vin ainsi pasteurisé devient inaltérable; quoi qu'on en ait dit, il n'ac- ■quiert pas de qualités nouvelles, son bouquet ne se développe pas plus rapidement, par la raison qu'il est mort; en revanche, aucune maladie ne peut plus le frapper, ce qui est un avantage considérable pour l'exportation. Au surplus, la pasteurisation arrête les maladies en voie de développement, pourvu que la température soit portée à 70° ctg. environ.
La bière se pasteurise comme le vin, d'habitude par le procédé W. Kuhn, qui utilise la cuve à double enveloppe et à serpentin intérieur; comme la chauffe et le refroidissement doivent être très rapides, pour éviter toute modification désagréable du goût, l'enveloppe et le serpentin sont rapidement parcourus d'abord par un courant d'eau chaude, puis par un courant d'eau froide et enfin par un liquide refroidi par une machine Pictet à acide sulfureux.
Pour la pasteurisation et la stérilisation du lait, voy. Lait. D' J. Laumonier.
Le professeur Muller-Thurgan a trouvé un procédé pratique de conserver le jus du raisin ou des fruits; le voici : Après avoir clarifié le jus, le mettre en bouteilles qu'on soumet à une température de 60° Réaumur, afin de détruire tous les germes de fermentation ; boucher et cacheter à la cire les bouteilles. Il paraît que l'application de ce procédé a pris un grand développement dans certains pays, notamment on Suisse : à Berne, il existe une usine où des trains entiers arrivent chaque jour, et le jus pasteurisé est livré par quantités considérables.
l'ASTlLLAGE. On donne le nom de pastillage à une pâte formée de sucre et d'une substance gommeuse, dont on fait les œufs de Pâques en sucre et les pastilles de menthe notamment; on nomme de même l'industrie annexe de la confiserie (voy. ce mot), qui fabrique ces sortes de bonbons.
Les pastillages ne figurent ni au Tarif des Douanes, ni au Tableau du commerce ; ils y sont confondus avec les autres articles de confiserie.
PASTILLES. Sortes de petits pains de substances diverses préparés soit par la parfumerie, soit par la confiserie. (Voy. ces deux mots.) La pharmacie les emploie également pour faciliter l'absorption de certains médicaments, soit seuls et comprimés, soit agglomérés avec du sucre.
PASTILLES DU SÉRAIL. V. Benjoin.
PAT. Chanvre de l'Inde. V. Jute.
PATAVVA ou Pataoua (Bois de). V. Bois exotiques d'ébénisterie.
PATCHOULI {Patcheij-elley, feuille de patchey). Plante de la famille des Labiées, originaire de l'Inde, à odeur très forte. La parfumerie en fait des essences et des extraits; en sachets, le patchouli communique son odeur au linge et en éloigne les mites. Beau- •coup de produits de parfumerie sont à base de musc