PAVAGE
houille crue pour l'entrepôt fictif; G3 navires français et 30 étrangers ont expédié aux ports anglais 484.350 qx m. de poteaux de mine. Les entrées du cabotage ont été de 97 nav. jaugeant 7.908 t.
Station des chemins de fer du Médoc sur la ligne de Bordeaux au Verdon.
BiitnoGiiAPHiE. — Direction générale des Douanes : Tableau du Commerce et de la Navigation : Notice sur Pauillac, 1808.
PAULILLES, près Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), est le siège de la première et de la plus importante des fabriques françaises de dynamite (voy. ce mot).
PAVAGE. Un pavage est un revêtement constitué par des blocs de pierre ou de bois posés à la main sur les parties du sol destinées à la circulation. Un revêtement exécuté avec des dalles ou des carreaux constitue un dallage ou carrelage. (Voy. Carreaux.)
Les pavés en pierre sont de grès, de porphyre, de lave ou de granit. Nous avons étudié aux mots Grès et Granits les applications diverses de ces matériaux, et I'Emi'ieureme.nt a été décrit à ce même mot. On fait aussi du pavage avec des galets et des cailloux roulés, mais ce système est désagréable aux piétons. Les briques sont usitées pour certains pavages et carrelages, notamment pour caves et ateliers; on les pose sur une couche de béton pilonné. Aux États- Unis les briques vitrifiées sont très répandues pour le pavage. Le grès cérame, sous forme de carreaux plus ou moins épais, donne un pavage artistique et résistant, mais relativement cher. Le linoléum est un revêlement de 0 m. 025 d'épaisseur, qui s'applique, comme les pavés céramiques, par feuilles de 2 m. 20 sur 1 m. 80. Le marbre a été aussi utilisé pour constituer des pavages riches pour cours et vestibules d'édifices.
En règlement, à Paris, un compagnon paveur se paye Ofr. 90 l'heure et son garçon Ofr. 64. Les mesures prescrites aux entrepreneurs de travaux d'entretien de pavage sont réglées, à Paris, par l'ordonnance de police du 8 août 1829.
Pavage en asphalte.— Outre son application courante au revêtement des voies en bitume coulé, l'asphalte comprimé peut constituer des pavés artificiels posés sur béton. Ces pavés, de 0 m. 025 à0m.05 d'épaisseur, mesurent 10 X -0 ou 14X14 cent., pèsent 50 à 100 kilog. le mètre carré et valent 2 fr. 90 à 4 fr. 75 le m. carré. Ce système a donné de bons résultats, notamment à Orléans, où il a été établi en 1893.
Pacage en liège. — On a essayé à Vienne et à Londres, en 1896, des pavés formés de liège granulé, mêlé d'asphalte ou d'autre matière agglutinante. Ce pavage est propre, élastique, durable. Certains entrepreneurs vendent des pavés en liège aggloméré, très convenables pour sols d'écuries, passages, écoles, etc. ; le mètre, tout posé, revient à environ 25 fr.
Pavage en bois.— C'est le pavage de l'avenir. Le pavage en bois a été appliqué aux Etats-Unis depuis longtemps. En Europe, des essais ont été faits à Saint-Pétersbourg dès 1834; mais, à la suite d'expériences faites en Angleterre et en France, ce n'est qu'en 1883 que l'on est arrivé à supprimer les inconvénients reprochés aux premiers pavés de bois, savoir : l'usure inégale des chaussées, le gonflement et le soulèvement des pavés par l'humidité, la propagation des incendies, etc. Les premières applications à Paris datent de 1880. On procède généralement de la manière suivante :
On fait, sur un sol bien dressé, une fondation de béton de 15 à 30 centimètres; on dame cette fondation et on lui donne un bombement de 1/60 de la largeur de la chaussée. 3 ou 4 jours après, on pose debout des pavés ou bouts de madriers de Om.075 ou 0m.08 de large, 0m.21 ou Om.22 de long et
0 m. 11 ou 0 m. 15 de haut. Ces pavés ont été trempéspendant 20 minutes dans une composition chaude de coaltar, de créosote ou de craie argileuse, pour les empêclier de pourrir.
Les pavés sont posés en rangées perpendiculaires à l'axe de la chaussée; l'écartement des joints transversaux est assuré par des réglettes ou lattes de
1 cm.; ces joints sont ensuite remplis de mortier de sable et de ciment. On recouvre le tout d'un fin gravier qui pénètre dans le bois et en augmente la dureté. On doit renouveler ce sablage plusieurs fois par an.
Les pavés sont en* bois de sapin rouge de Suède, en sapin du Nord ou pin sylvestre, en pin des Landes ou pin maritime, en pitchpin, etc.
Le pavage en bois offre une chaussée douce, insonore, propre en toute saison. Sa durée varie, suivant, la circulation, de 7 à 15 ans.
Le pavage en grès ordinaire revient à lOfr. 50 le m. carré; établi sur béton, il coûte 15 fr. Le pavage en bois, sur béton, coûte 18fr. 30 le m. carré. (Voy.. Paris.)
Pour le pavage des cours, notamment, ou utilise des pavés en bois hexagonaux, à chanfreins et à' queue, de 0m.06 de diamètre; ils se posent à bain de bitume, sur aire en béton. Paul Barré.
Le Pavage a l'Etrangek. — M. Ross, ingénieur de la Cité de Londres, examine, dans un rapport présenté à la Corporation de la Cité (mai 1900), la durée relative des pavages eu bois et en asphalte. Les blocs en sapin ordinaire ont été employés pour le pavage, à Londres, depuis 1871. Dans tontes les ruos à grand trafic, leur renouvellement s'impose au boutdeo à 7 ans. Le pavage en bois dur a été essayé dans quelques quartiers, mais dans la plupart des cas on y a renoncé pour revenir au sapin. Presque toutes les voies principales de la Cité sont pourvues de revêtements en asphalte ; la durée de ces revêtements varie de 17 à 30 ans, suivant que les rues sont plus ou moins fréquentées.
Dans plusieurs verreries de France on fabrique des pavés de verre avec lesquels on a fait des essais à Genève. Ces pavés s'obtiennent en comprimant fortement du verre ramené par la chaleur à l'état pâteux : c'est la « pierre de verre», qui a perdu sa transparence, mais est devenue très résistante au choc.
On emploie depuis peu, en Allemagne, un nouveau modede pavage, fait d'une pierre artificielle qu'on obtient de la manière suivante : on chauffe longuement un mélange de goudron de houille et de soufre, auquel on ajoute du chlorure de chaux. La masse semi-liquide ainsi formée est concassée en petits morceaux après refroidissement, additionnée de laitiers de hauts fourneaux et enfin soumise à une pression de 200 atmosphères, dans des formes d'où sortent les pavés avec les dimensions voulues. Le poids spécifique de cette pierre artificielle est de 2,2; elle résisterait bien à l'usure, serait douce aux pieds des chevaux et sans sonorité.
On fabrique aussi des pavés formés d'un bloc en ciment sur lequel repose une épaisse couche d'asphalte. Employés récemment au pavage de deux rues à Neuchàtcl, ilsforment un revêtement à la fois résistant et élastique.
Voici enfin, aux Etats-Unis, la chaussée en terre caite ou en briques formées d'un mélange d'argile schisteuse et d'argile réfractaire; dures, denses, très cuites, on les pose sur une plate-forme de ciment avec 3 à 5 cm. de sable entre les briques et la plate-forme, on leur fait des joints en ciment de Portland. Les argiles employées à la
PAYS-BAS
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fabrication de ces briqnes doivent avoir one certaine fusibilité; la cuisson est poussée jusqu'au point où la porosité est encore telle que la brique puisse absorber de 3 à G*/. d'eau. Si la cuisson était poussée trop loin, la brique deviendrait trop fragile. Le Bulletin de la Snciélé des Ingénieurs civils de France (mars 1900) dit que 175 usines des États-Unis travaillent dès à présent à cette fabrication.
PAVLOVO (Russie). V. Coutellerie.
P.VVOT BLAXC OU Œillette. V. Huiles végé- Itales.
PAYS-BAS. État dn N.-O. de l'Europe, désigné iaossi sous le nom de Hollande: en Allemand, Nielëerland; en Anglais, Netherlands et Holland.
Territoire. — Les Pays-Bas sont situés entre .JO* 45' et dS" 33' lat. N., 1° 4' et 4" o2' long. E. de Paris. Les limites sont : au N. et à l'O. la mer du Nord, au S. la Belgique, à l'E. les provinces prussiennes du Rhin, de Westphalie et de Hanovre. La sup. est de 33.000 kil. carrés (310 kil. sur 184) se répartissant en 11 provinces.
Une grande partie du pays se trouve au-dessous du niveau de la mer. L'altitude moyenne est d'environ 45 m.; point culminant : 210 m. Les digues ont une longueur de près de 2.500 kil. et une hauteur de 8 à 10 m. Plusieurs grands marécages ont déjà été desséchés et transformés en polders : tel est celui de l'ancien lac de Haarlem, d'une sup. de 180 kil. carrés. Nombreux cours d'eau ; les plus importants sont : l'Escaut, dans sa partie inférieure, la Meuse, sur 239 kil., et son affluent, le Waal ; le Rhin et ses deux bras, le Lek et le Rijn.
Voici le tableau des divisions administratives et de la population :
PnOVlNCRS
Superficie
POPl
LATIOX
(B kil. cirréà
assiste. 1889
taSidéo. IX
Nord-Brabant. .
Drenthe
Frise
Gronîngne
Gneldrc
Xord-Hollande.
Snd-Hollande..
Limbonrg
Overvssel
Utrecht
Zélande
La densité est de 153 hab. par kil. carré. La proportion de la population urbaine augmente tous les ans; elle s'est élevée de 26,1 % en 1869 à 27,8 en 1879, 31,2 en 1889, 31,2 en 1892 et 34,3 en 1898. On comptait, en 1898, 47.888 étrangers, dont 28.767 Allemands, 13.697 Belges et 1.339 Anglais. Le mouvement de la population a été le suivant dans trois des dernières années :
Naissances