n.lU
— passées a la chaux, séchées B
— passées à la chaux, séchées D Chevaux vertes et salées E
— passées à la chaux, séchées F
Montons braies et en poils G
Chèvres — —
Moutons brutes épilées H
— non découpées I
Chèvres — —
Les principaux pays de provenance ont été en 1899 (se reporter aux lettres ci-dessus) : .\. France 12.789 qx sur 32.619 (13.952 en 1898). — B. Russie 38.875, Autriche- Hongrie 28.579. Danemark 9.997.— C. République Argentine 222.394, Brésil 86.256, Uruguay 44.431, France 42.972. — D. Indes anglaises 92.026, Brésil 27.962. — E. Angleterre 33.170, France 25.260, Répnb. Argentine 19.415. — F. Répub. .\rgentine et Russie, ensemble 13.000. — G et H. Autriche-Hongrie 26.782. Russie 11.067, France 10.068, Turquie 9.091.— I. France 3.000, contre 5.540 en 1898.
Les principaux pays de destination ont été la même année : A. États-Unis 23.299 qx, Belgique 5.691, France 5.405. — B. France 15.664. — C. Russie 77.125 qx, Angleterre 38.024, Autriche-Hongrie 35.273, États-Unis 35.074, France 18.435. — D. Russie 10.243 qx, Autriche-Hongrie 10.454, Finlande 5.159. — E. Russie 8.559 qx.
Belgique. — Chiffres du marché d'Anvers en 1899 :
Cuirs secs de La Plata : Import. : 94.900 cuirs contre 200.300 en 1898 et 134.300 en 1897. — Cuirs salés d'Australie : Import. : 25.300 cuirs contre 33.982 en 1898. — Rognures : Import. : 1.067 balles contre 2.639 en 1898; ventes : l.OiO balles contre 1.682 en 1898.— Cornes: Import. : 1.281.000 contre 1.661.000 en 1898; ventes : 1.448.000 contre 1.576.000 en 1898.
Ktats-i'nis. — Un journal du Nouveau-Mexique dit que dans ces régions on se livre à l'élevage des chèvres angora ; il en existerait déjà 100.000 de toute première classe et autant d'une catégorie inférieure. La toison de l'angora se vend très cher, ce poil est employé très souvent au rembourrage des voitures Pullmann. La consommation actuelle du mohair aux États-Unis se monte à 2 millions de livrespoids par an : il en est importé annuellement 1.250.000 livres. La chèvre angora est également utilisée comme fourrure.
Russie. — On estime le bétail de tout l'Empire à environ 150 millions de têtes : 30 de chevaux, 37 de bœufs et veaux, 60 de montons. En 1890, les chemins de fer ont transporté 3.343.000 pouds (de 16 kilog. 4) de peaux de bêtes, 3.832.000 en 1891,3.959.000 en 1892, 4.221.000 en 1893.
L'import. en Russie des peaux travaillées a été en 1897 de 174.812 pouds pour 4.7S3.946 roubles. Les droits d'entrée sont : petites peaux (excepté le maroquin et la peau glacée), 11 roubles par poud ; maroquin et peau glacée, 12; grandes peaux (vaches, cheval, etc.), 6; grandes peaux
vernies, G r.80. En 1896, l'Allemagne a importé pour 1 million 543.693 r. de coirs travaillés (soit près de 40 '/. da chiffre total des Import.), dont notamment : 621.600 r. de maroquins, peaux glacées, chevreau, petites peaux vernies et chagrins; 287.300 r. de grandes peaux de IxBnf, vache, cheval, porc, tannées et mégissées; 200.250 r. de grandes peaux vernies; 353.000 r. de courroies de transmission non cousues.
L'export. totale de la Russie en peaux d'animaux de diverses sortes a été, en 1896, de 2.734.842 roubles (7 millions 400.000 fr.), dont 474.079 r. et 33.075 pouds de peaux de lièvre qui sont allées principalement : en .Allemagne (331.628 r.) et en Autriche (130.231).
C'est aux foires de Nijni-Novgorod et d'Irbit que se font les grands achats de peaux de lièvre et de fourrures apportées par des négociants dont les agents parcourent tontes les régions de l'Empire. Les ventes se font par grandes quantités et au comptant. Tous les ans, à répo<]ae de la foire (25 juillet au 10 septembre : voy. Nij.ni-Novko- Koo), les marchands de fourrures de f^ipzig envoient des représentants; ceux-ci s'entendent pour éviter de se faire une concurrence qui amènerait la hausse des prix et s'approvisionnent en peaux de zibeline, de loutre, de castor, d'ours, de loup, de renard, de chèvre, de mouton.
Les indigènes de la Russie d'Asie qui se livrent à la chasse payent en fourrure l'impôt dit a Yassak >. Les Mandchous acquittent cet impôt en fourrures de zibeline, qu'ils apportent aux percepteurs chinois deux fois par an, en décembre et en mars.
PECHELBROW. L'an des principaux centres de production d« pétrole en Europe (canton de Wœrth, cercle de Wissembourg, .Alsace-Lorraine). De temps immémorial on avait remarqué dans une prairie une source bitumineuse, qu'on avait appelée Pechelbronn (Fontaine de poix). Elle est remplie à fleur de terre d'une eau trouble recouverte d'un liquide noir de consistance huileuse. On recueillait la graisse, dont les paysans des environs se servaient pour graisser les roues de leurs chariots. En 1734, un médecin grec, Eryn d'Erynnis, découvrit à ewiron 180 pas de la source un fllon considérable de sable bitumineux; en 1742 fut établie une fabrique pour la préparation du bitume. La propriété fut achetée en 1768 par M. Antoine Le Bel, dont les descendants l'ont gardée jusqu'en 1888. La concession minière fut réglementée par une ordonnance royale du 6 novembre 1768 et un décret du 19 brumaire an IX: elle comprend une grande partie du champ de bataille de Frœschwiller. En 1784, on découvrit un riche filon de sable bitumineux entre deux bancs d'argile calcifère. En 1839, plusieurs veines puissantes furent trouvées. On exploitait la graisse d'asphalte, employée an graissage des voitures et des machines grossières. A partir de 1867, on distilla du pétrole; de 1867 à 1882, les graisses brutes donnaient, à la distillation, des huiles lourdes servant au graissage des broches et un peu d'huile à brûler. La distillation s'est progressivement développée, mais n'a pris une importance considérable qu'en 1882, lorsque les sondages firent jaillir des sources fournissant une graisse plus fluide, qui rendait principalement à la distillation des huiles à brûler et peu d'huiles lourdes. Ces travaux furent dirigés par M. A. Le Bel, le chimiste éminent qui a créé la stéréochimie. En 1888, dernier exercice de la famille Le Bel, l'usine a distillé 8.700.000 kilog. d'huile brute fournie par les sources. En 1889, une Société anonyme a pris la suite des affaires; la production a continué à se développer. En 1898 on a utilisé 15.991.000 kilog. d'huile bru te et fabriqué 12.823.139kilog.de produits. Le domaine agricole de Pechelbronn est célèbre