PENDJAB
■on « redonne de la main » à nno lonrrure au moyen du « lustrage en blanc », qui se fait en frottant le poil avec un vernis composé de sandaraque, de cé- Tésine, de glycérine et de jaune d'œuf.
La teinture ou lustrage en noir se fait en deux fois: on commence par donner du fond, c'est-à-dire par teindre le poil dans toute sa longueur, puis on ■ea teint la pointe. Il en est de même pour les lustrages marron ou fauve, car la nuance n'est pas la même sur tonte la longueur des poils.
On peut imiter de deux manières les taches, raies, ondulations, pointillé du pelage des animaux, suivant que l'on opère sur des peaux blanches ou colorées : !• pour faire des taches blanches sur une peau de couleur, on décolore ces parties avecde l'hydrosulfite que l'on applique au pinceau, ou bien on recourt à tout autre moyen de blanchiment; 2° pour faire des taches noires sur des peaux blanches, on applique la teinture noire par places, toujours au pinceau; cette teinture doit être épaissie comme pour l'impression du cuir; 3'' pour faire des taches noires sur nn fond brun, on teint en noir les parties qne l'on veut ainsi colorer, et on donne ensuite la teinture de fond. L'habileté de l'ouvrier est pour beaucoup dans la réussite de ces opérations.
Les peaux d'oiseau se préparent à l'alun et au jaune d'œuf, comme les peaux mégissées. On décolore ou on teint les plumes, suivant les besoins.
Conservation des Fourrures. — La conservation des fourrures est peut-être ce qui rapporte le plus aux spécialistes. Les causes de détérioration sont nombreuses, et les possesseurs de fourrures préfèrent payer une somme annuelle pour en assurer le bon entretien. Divers insectes les rongent, les piquent et «n détachent les poils aux endroits endommagés. Les dermestes causent beaucoup de dégâts : le dermeste renard est le fléau des magasins de pellete- Ties; les larves du dermeste des peaux (Àttagenus pellio) dévorent les plumes et les fourrures. Les chenilles de plusieurs teignes sont aussi très redoutables; la teigne des i>elleteTies (Tinea pellionella) conpe les poils; la teigne fripière (Tinea sarcilella) Tonge les vêtements de laine; l'anthrène, etc., attaquent aussi les pelleteries. Ces insectes sont lucifnges: ils se laissent tomber quand on aère et qu'on expose à la lumière les objets attaqués.
Le battage est nn des meilleurs procédés, car il lait tomber les insectes lucifuges ou leurs œufs; on remet ensuite les fourrures battues dans des boîtes dont on clôt les moindres ûssures, en y collant des feuilles de papier; mais cette opération a besoin d'être faite plusieurs fois par an, si l'on n'a pas employé des insecticides tels que le vétiver, le pyit thre, le camphre ou la naphtaline. Cette dernière substance donne de très bons résultats, mais elle a une odeur désagréable. Les peaux, avant d'être rendues au client, sont battues, brossées, peignées et nettoyées s'il y a lieu.
Le nettoyage de l'hermine se fait en rebroassant le poil, en le frottant avec de la farine de froment; on bat ensuite la peau, et on nettoie le poil avec un morceau de flanelle propre. De même pour le petitjrris. La zibeline, le chinchilla, l'écureuil doivent t'tre brossés et frottés avec du son chaud et brossés (le nouveau.
Les fourrures blanches se nettoient aussi très bien < n les humectant sur la table avec de l'eau chaude, i-n séchant avec du son, puis avec du son chaud;
on termine en frottant avec de la magnésie calcinée et un tampon de mousseline. G. Petitpont.
PKLLETiKiU.XK. Principe actif de l'écorce de grenadier. (V. Grenadier.)
PKLLicuLEs l'iioTor.RAriiiQUES. (Voy. aussi Films.) Elles remplacent les Plaques photographiques (voy. ce mot), dont elles n'ont pas la fragilité, tout en étant beaucoup plus légères et moins épaisses, ce qui permet d'en loger le double ou le triple dans les appareils à main, photo-jumelles, etc. Malheureusement, elles ne sont pas d'une aussi longue conservation.
Les pellicules sont souples ou rigides : celles-ci conviennent mieux aux appareils ordinaires à châssis (voy. Chambres noires) ou à magasin. Leur prix, un peu plus élevé que celui des plaques, varie, suivant les marques, de o à 8 fr. la douz. de 13X^8.
Les pellicules souples en rouleaux de 12 et 24 poses coûtent 6 et 13 fr. pour 13X^8. Elles s'emploient spécialement avec les châssis à rouleaux genre kodak (voy. ce mot), qu'on peut adapter à tonte chambre noire. EnDn les pellicules en bobines de 12 poses (à 8fr. aO la pièce pour 13X18) peuvent se charger en pleine lumière, tandis que les précédentes ne peuvent se charger que dans le laboratoire à lumière rouge. Quant aux longues bandes (24 à 100 m.) de pellicules pour cinématographes (voy. ce mot), leur prix varie de 20 à 100 fr., suivant longueur et largeur.
Les nues et les autres doivent être employées dans les trois mois, environ, de leur préparation : passé ce délai, on risquerait de n'obtenir que des clichés voilés. Ce voile paraît résulter de la réaction du camphre sur le bromure d'argent, qu'il réduit en formant du bromure de camphre; or, ce dernier corps est indispensable pour former le celluloïd dont est composé le support : il faudrait donc remplacer le celluloïd par une substance tout à fait neutre, ce qui semble difficile.
J. Fleury-Hermagis.
PEMBA. V. Zanzibar.
PEMMIC.VX. \. Conserves alimentaires.
PEXARTii. Ville maritime du Pays de Galles, sur le canal de Bristol, à '6 kil. S. de Cardiff, par ol''27'lat. X. et 3''10'long. O.deGreenwich. Pop. : lo.OOO hab.
Le port a une longueur de 4.500 mètres, une superficie de 22 hect. et une profondeur en vive eau de 9 mètres. 11 est muni de 9 grues hydrauliques pouvant soulever chacune 50 T. par heure. Les entrées ont été en 1899 de 3.262 nav. jaugeant 1 million 738.000 t., dont 2.427 vapeurs de 1.621.000 t.
Import. : 101.5C5T. en 1899, dont 30.483 en pulpe de bois, 23.1iC en charbon pour coke, 5.720 en fer. Export. : 3.369.628 T., dont 3.368.235 en charbon et coke.
Terminas d'un embranchement du chemin de fer allant de Cardifl à Swansea.
PENDELOQUE. V. Diamant (Taille du).
PENDJAB. Gouvernement-lieutenance de l'Inde anglaise, borné au N. par le Cachemire, à l'E. par les North-VVest Provinces, au S. parle Radjpoutana et la présidence de Bombay, à l'O. par le Béloutchistan et l'Afghanistan. Sup. : 286.627 kil. carrés (900 kil. de longueur sur 840 de largeur). Pop. : 18.843.186 hab. en 1881, 20.866.847 en 1891.
Voici la répartition de la superficie et de la population par districts et par principautés tributaires :