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PHOQUES

détaillé des avantages et des inconvénients de l'appareil examiné, et les frais en sont insignifiants.

Dans aacnn domaine on n'a davantage imité, sonvent très mal au point de vue de la solidité, de la précision, de la finesse, les modèles créés par les grandes Compagnies de phonographes, qui disposent de laboratoires d'étndes, d'outillages spéciaux et d'ouvriers spécialistes. Rien, en effet, ne parait plus simple qu'un phonographe: or, rien n'est plus difficile que de construire des cjiindres qui restent aussi bons à la centième on deux-centième répétition qu'à la première, et qui constituent ainsi des appareils indéréglables et inusables.

Commerce et Douanes. — Les statistiques éublies par le service des Douanes, de même que le tarif des droits d'entrée, nedénomment pas spécialement les phonographes. Ces appareils se trouvent repris avec les « Induits et pièces détachées de machines électriques», dont les imporUlions totales se sont élevées en «899 à 483.899 kilog. représen- Unt une valeur de 2.080.766 fr. Voici les droits applicables, en tarif minimum. an.\ phonographes importés en France :

Phonographes à l'état monté. — 1' Sans parties nickelées ou avec parties nickelées ne représentant pas pins de a-*/, du poids total : droit des « Induits et pièces détachées de machines électriques» (n*536; voy. ci-dessous): 2' avec parties nickelées représenUnt plus de 5 7. du poids total : droit des « Ouvrages nickelés », 100 fr. les 100 kilog. neU sur ces parties et droit des « Induits » sur le surplus. — Les tuyaux en caoutchouc acquittent, dans tous les cas, le droit qui leur est propre : 70 fr. les 100 kilog. nets.

Les « Induits et pièces détachées de machines électriques » sont taxés comme suit, aux 100 kilog. nets :

Induits et pièces détachées de machines électriques pesant par unité : plus de 2.000 kilog-, 35 fr.; de 1.000 kilog. exclusivement à 2 .000 kilog. inclusivement, 40 ; de 200 kilog. à 1 .000 kilog., 45 ; de 1 kilog. à 200 kilog. , 60 ; de moins de 1 kilog., 75 fr.

Parties et pièces détachées de phonographes. — l*'Ronleanx et cylindres en cire et paraffine, impressionnés ou non : droit de la « Paraffine », 30 fr. les 100 kilog. nets.

2* Pièces en bois commun d'ébénisterie : a) non munies de leurs parties métalliques : droit des pièces de menuiserie en bois dur, 20 fr. les 100 kilog. nets, en bois tendre 12 fr. 50; b) munies de leurs parties métalliques, voy. ciaprès « Pièces composites ».

3* Tuyaux en caoutchouc et pièces en ébonite (caoutchouc durci) : droit des « Tuyaux et autres ouvrages en caoutchouc », 70 fr. les 100 kilog. nets.

4* Pièces en os ou en corne : droit de la « Tabletterie d'antres matières, tous autres objets », 150 fr. les 100 kilog. nets ; en aluminium : droit des ■ Ouvrages en aluminium », 200 f r. les 100 kilog. nets ; en nickel : droit des « Ouvrages en nickel», 100 fr. les 100 kilog. nets; en maillechort ou en métaux nickelés : droit des « Ouvrages en nickel allié an cuivre ou an zinc (maillechort)» ou «en métaux nickelés », 100 fr. les 100 kilog. nets : en autre métal : droit des « laduits et pièces détachées de machines électriques » (voy. ci-dessus).

5* Pièces composites avec ou sans accessoires en ébonite, corne on os, comportant des parties métalliques : a) sans parties en nickel, en maillechort ou nickelées, ou bien ces parties ne représentant pas plus de 5 */. du poids total : droit des « Induits et pièces détachées de machines électriques » (voy. ci-dessus) ; b) les parties en nickel, en maillechort ou nickelées représentant plus de 5 */• du poids total : droit des « Ouvrages en nickel », on des «Ouvrages en maillechort » ou «en métaux nickelés», 100 fr. les 100 kilog. nets.

Ces objets ne sont soumis à aucun droit de douane à leur exportation de France pour l'étranger, les colonies et possessions françaises : mais ils doivent acquitter la taxe de statistique de sortie, qui est de 0 fr. 10 par caisse ou tout autre emballage. GRIV0L.4S.

Chanteurs pour phonographes. — La photographie fut jadis le refuge des peintres sans clientèle, la phonographie devient celui des chanteurs

sans engagement. Certain établissement, an beaa milieu de Paris, attache à son service une troupe de chanteurs et d'instrumentistes plus nombreuse que celle de tel ou tel théâtre lyrique. Les auditions s'y succèdent et s'y fixent do matin au soir sur les cylindres, qui les reproduiront ensuite presque indéfiniment. Chaque chanteur, enfermé en tète-à-tête dans une salle particulière avec son accompagnateur, dit son morceau devant le cornet de l'appareil enregistreur: cela fait, — quelques minutes suffisent, — il est remplacé par on aotre, et le défilédure toute la journée.

Les élèves des classes du Conservatoire sont nombreux parmi ces donneurs d'auditions phonographiques ; c'est pour eux une précieuse ressource. Des artistes de l'Opéra-Comique et même de l'Opéra consentent souvent à fournir une on plusieurs séances. Il y a surtout les professionnels, chanteurs pour phonographes, comme d'autres sont chanteurs deconcert, de salon ou d'église; ils arrivent à gagner 1.200 à l.oOO par mois, à raison de 20 à 30 auditions par jour, ce qui représente 2 à 3 heures de chant.

Archives phonographiques. — Sur la proposition de M. le D'.\zoulay, la Société d'.\nthropologie de Paris, qui s'occupe de tout ce qui intéresse les races humaines et qui possède déjà de si intéressantes collections, a établi un musée de glossophonographie, composé de plaques phonographiques qui permettent de reproduire, avec les intonations naturelles, les langues, dialectes et patois des diversespopulations. L'Exposition de 1900 a permis à M. le D' Azoulay d'y apporter un premier fonds d'une valeur et d'un intérêt considérables.

L'.\cadémie des sciences de Vienne a décidé d'ajouter une salle d'archives phonographiqnes à l'une des bibliothèques publiques de cette ville. Il y aura trois sections : celle des phonogrammes de toutes les langues et dialectes européens, et, plus tard, des langues non européennes; celle des morceaux demusique contemporaine, européenne et extra-européenne; celle des discours des hommes célèbres actuels et futurs.

PHOQUES. Les phoques à fourrure, connus sonsle nom d'ours de mer, constituent la principale richesse de r.\laska, territoire situé à l'extrémité nord-ouest de l'Amérique du Nord et séparé de la Sibérie par le détroit de Behring. Les pêcheurs américains ont parqué dans les îles Pribilofi, qui font partie de r.\laska, non seulement les phoques, mais divers animaox marins, tels que les lions de mer, les morses, etc., qui y viennent en grand nombre en été. On rencontre aussi dans ces parages la loutre marine, qui fournit de magnifiques fourrures. Les phoques, si nombreux aux îles Pribiloff, avaient été traqués avec un tel acharnement par les pêcheurs des diverses nations, mais en particulier par les Anglais, les Russes et les .Américains, qu'il n'ea restait pour ainsi dire plus en 1868. A cette époque, des spéculateurs américains aménagèrent les îles comme de grandes fermes à bétail marin. Elles se repeuplèrent rapidement. L'.Alaska Company commercial a le monopole de la pêche dans l'archipel, qu'elle loue au Gouvernement américain.

Les phoques qui abordent dans les îles Pribiloff se divisent en deux catégories; ceux qui ont réussi de haute lutte à accaparer une on plusieurs femelles et qui forment des groupes familiaux, et ceux qui, ayant été évincés par les premiers, vont s'établir

PHOSPHATES

PHOSPHATES

assez loin des groupes familiaux. Les femelles mettent bas en avril. Quand les jeunes phoques sont assez forts pour se nourrir seuls, ce qui arrive au bout de six mois, les colonies reprennent le large pour aller hiverner vers le Sud de la mer de Behring, sur les côtes des îles Aléoutiennes.

La population des îles Pribilofï se compose de 400 Esquimaux à la solde de la Compagnie, qui ont pour mission d'abattre, à coups de bâtons, un nombre déterminé d'animaux chaque année. Ces ouvriers ignorent la préparation des peaux, qui sont principalement travaillées à Londres et à Paris. Le phoque fournit, outre la fourrure, une huile abondante, plus appréciée que celle de la baleine.

Un rapport de M. Townsend, qui est chargé de l'inspection annuelle du troupeau des îles Pribilofï, nous apprend que la natalité de ces animaux y va régulièrement en diminuant. En 1897, elle était de 11 % inférieure à celle de 1896; en 1898, elle est inférieure de 22 % à celle de 1897. En 1894, le nombre des phoques capturés avait été de 61 .833 sur terre et sur mer; en 1893, de 36.298; en 1896, de 28.964 sur terre et 43.917 sur mer; en 1897, de 20.899 sur terre et 24.322 sur mer, toujours d'après M. Townsend et rien qu'aux îles Pribilolï. D'après une autre statistique, le nombre total des phoques capturés en 1898, dans tous les parages qu'ils fréquentent, par une flottille de 18 vapeurs partie en mars de Terre-Neuve, a été de 241.708, pour une valeur nette de 2 millions de fr., plus 30.000 capturés par des voiliers ou par les pêcheurs côtiers.

Jusqu'en 1886 la Compagnie de l'Alaska avait joui tranquillement du droit exclusif de pêcher et de commercer dans la mer de Behring et sur le continent alaskien, lorsque des Canadiens vinrent pour chasser le phoque, d'où un conflit diplomatique entre l'Amérique et l'Angleterre qui se termina par une convention signée en 1891. Les deux Gouvernements s'engageaient à prendre en commun les mesures nécessaires pour empêcher la pêche des phoques, en attendant la décision d'un tribunal arbitral. Ce tribunal se réunit à Paris en 1893. L'Angleterre, le Canada, les États- Unis, l'Italie, la Suède et la France étaient représentés. Le tribunal régla au mieux le différend et les diverses questions qui s'y rattachaient. G. Dumont.

PHOSPHATES. L'élément chimique auquel on a donné le nomde Phosphore (voy . ce mot), qui rappelle une de ses propriétés les plus curieuses, est un principe indispensable à toute manifestation de la vie, chez les plantes comme chez les animaux. De sa présence en quantité nécessaire, de sa rareté ou de son absence dans les sols dépend d'une manière étroite leur fécondité plus ou moins grande ou leur stérilité. Il en est de même, il est vrai, des autres principes constitutifs des végétaux, chaux, potasse, azote; mais c'est la pauvreté générale des terres en phosphore qui permet de le considérer comme la substance dont l'apport au sol doit constamment

préoccuper le cultivateur, les autres principes s'y trouvant généralement en quantité suffisante ou pouvant, comme l'azote, être fournis par l'atmosphère.

De là vient l'extrême importance des engrais phosphatés pour l'entretien et l'accroissement de la fertilité des terres.

Le phosphore n'existe pas en liberté dans la nature : extrêmement oxydable, il ne se rencontre qu'en combinaison avec l'oxygène et forme alors l'acide phosphorique, qui à son tour s'unit à la chaux, à l'oxyde de fer, à l'alumine, pour former les sels qu'on nomme phosphates et qui sont à l'agriculture, au point de vue de leur utilité, ce que la houille est à l'industrie. Depuis que cette vérité s'est révélée aux agriculteurs, l'emploi des phosphates, comme engrais, a pris un développement énorme, sur lequel on trouvera plus loin des chiffres significatifs.

Les seuls gisements importants de phosphates sont ceux de phosphates de chaux. Les principaux et les plus riches se rencontrent en Amérique (Floride, Tennessee, Caroline), en Algérie (Tebessa) et en Tunisie (Gafsa)''. Ces gisements, dont il est difficile d'évaluer exactement l'importance, paraissent inépuisables, pour des siècles au moins, et tout fait présager que l'agriculture y rencontrera, pour ainsi dire indéfiniment, la source la plus active de l'accroissement de ses rendements.

Associé aux sels de potasse et au nitrate de soude, le phosphate de chaux permet, dans les sols de bonne constitution physique, mais pauvres chimiquement parlant, d'augmenter de 10, de 20, de 30 Vo leur fertilité.

Les trois formes principales sous lesquelles l'acide phosphorique est apporté au sol sont : le phosphate de chaux brut moulu finement; le superphosphate provenant du traitement des phosphates minéraux et des os (ceux-ci contiennent 60 à 70 "/„ de phosphate) par l'acide sulfurique; enfin, les scories de déphosphoration, précieux déchet des usines métallurgiques où la transformation de la fonte en acier s'effectue par le procédé Thomas-Gilchrist.

L'emploi de l'acide phosphorique en agriculture est relativement récent : la découverte des grands gisements de phosphate de chaux ne date que d'un demi-siècle environ ; la transformation des phosphates naturels en superphosphates remonte à peine à 60 ans. Sir J. Bennett-Lawes a créé cette industrie à Deptford (Angleterre) en 1843; enfin la production des scories date de 13 à 18 ans (1883 à 1886).

La quantité de phosphate de chaux brut extraite du sol a atteint, en 1899, le chiffre énorme de 2.300.000 T. Le tableau ci-dessous indique la progression de l'extraction des phosphates dans le monde entier, à part quelques provenances insignifiantes :

1. Un décret du 25 mars 1898, relatif à la recherche et à l'exploitation des gisements de phosphate de chaux en Algérie, a abrogé le décret du 12 octobre 1895, tout en maintenant le droit de 50 centimes par tonne établi sur les phosphates expédiés hoit de la colonie à toutes destinations.

Origine

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