‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 732 sur 1134 · PLAQUÉ · texte numérisé non relu

PLAQUÉ

piscicnltnre natnrelle, mais qui s'en distingnent cependant en ce que la fécondation est obtenue artificiellement et l'incubation pratiquée dans des appareils où les conditions voulues sont méthodiquement réglées. Les petits poissons on alevins sont ensuite transportés dans des étangs ou dans des bassins de piscifacture agencés d'une manière spéciale; ce transport ou alevinage est aujourd'hui très perfectionné, grAce aux caissettes, aux viviers et aux appareils dont disposent les Compagnies de chemins de fer et de navigation. Actuellement, on complète généralement les appareils de fécondation et d'incubation par des bassins ou « étangs à nourrins », dans lesquels l'alevin passe à la taille de jeune poisson, époque à laquelle on peut s'en servir pour le repeuplement.

Une question très importante, à propos de la pisciculture artificielle, est celle de la nourriture des alevins, qui sont, on le sait, extrêmement délicats à ce point de vue; on emploie tantôt le sang, mais stérilisé, comme le recommande Wnrtz, tantôt la pulpe de rate, comme le recommande Jousset de Bellesme, tantôt les Daphnies, dont il faut, en conséquence, savoir se procurer constamment une ample provision, etc.

Pour donner une idée de l'importance que peut acquérir cette branche de la pisciculture, voici quelques chiffres empruntés aux statistiques de la Commission fédérale des pêches des États-Unis pour 1898. Les stations de Californie ont distribué 40 millions d'oeufs de saumons et de truites; celles de l'Orégon ■ont jeté 20 millions de frai dans les cours d'eau de la côte du Pacifique ; dans la région des montagnes Rocheuses, où l'on s'applique à propager les meilleures variétés de truites, il y a eu 60 millions de frai distribué; dans les stations des grands lacs, où l'on «xporte surtout le poisson blanc, truite des lacs, perche, etc., on a recueilli plus de 750 millions d'oeufs; enfin dans le Massachusetts, où se trouvent les pins importantes stations piscicoles, on a recueilli 300 millions d'œufs de morne et 500 millions d'œufs de homard. Les chiffres que l'on pourrait citer pour la France ne sauraient malheureusement être comparés à ceux que nous fournissent les États-Unis.

La pisciculture artificielle a également obtenu des résultats très satisfaisants et très rémunérateurs avec l'acclimatement, dans certaines régions, d'espèces exotiques avantageuses. C'est ainsi que les .américains sont parvenus à acclimater dans le Pacifique, et spécialement le long des côtes de Californie, le bass rayé {Roccus lineatus), qui vit dans l'Atlantique; de même l'alose, autrefois inconnue dans le Pacifique, y est maintenant abondante jus- ■qn'à l'Alaska. On comprendra combien sont avantageux ces acclimatements d'espèces utiles, quand on saura que la pêche dn bass rayé du New-Jersey <rivière Xavesink), qui est un poisson excellent, rapporte en moyenne annuellement une centaine de mille francs.

En France, quelques essais du même genre ont été tentés: parmi les espèces introduites dans les eaux libres (rivières) ou closes (étangs), il faut citer la sandre, originaire du X.-E. de l'Europe, la perche teintée et la perche noire, originaires du Saint- Laurent et du .Mississipi ; la perche argentée et la perche soleil, originaires des grands lacs de l'.Améjique dn Nord, etc. D' J. Laumomer.

l'ISSASPlIALTE. V. BiTUMB.

PISTACHES. V. Fruits secs.

riSTOLES. V. Co.NSERVES ALIMENTAIRES, FBUm

Page 1