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PLATA (LA

PLATINE

chimiques; il a presque complètement disparu en orfèvrerie.

Voir l'art. Garantie des ouvrages d'or et d'argent. On y trouvera l'exposé des obligations imposées par la loi aux fabricants d'objets en doublé ou plaqué d'or ou d'argent. (V. aussi Argenture et Galvanoplastie.)

PLAQlJKS PHOTOGRAPHIQUES. Verres à vitres de premier cboix servant de support à la couche de gélatino-bromure d'argent destinée à recevoir l'impression lumineuse (voj-. Photographie), soit dans la chambre noire pour devenir cliché, soit dans le chûssis-presse, sous un négatif, pour devenir vitrail ou diapositif pour projections.

La préparation du gélatino-bromure d'argent est des plus délicates ; les plus grands soins sont nécessaires pour l'étendage sur verre (couchage), la dessiccation à l'étuve, le coupage exact aux formats requis et l'empaquetage.

Le prix des plaques varie suivant le format (de 4XS à [50X60 et au-dessus), selon la marque de fabrique (il en existe une vingtaine) et selon la préparation du gélatino-bromure : ordinaire, orthochromatique, antihalo, intensive (à l'émétique), etc.

Le prix de ces divers types spéciaux pour cliciiés varie de 2 fr. 50 à 7 fr. la douzaine de 13 X 18, format courant, dont les sous-multiples correspondent à 9 X 13 et 6 Va X 9, ce dernier non moins courant.

Un deuxième type de préparation (bromo-chlorure, lactate et chlorure d'argent) est particulièrement réservé aux diapositives (vitraux et projections) : prix : 2 à 5 fr. la douz. 13 X 18.

La substitution du verre opale au verre ordinaire a créé une troisième catégorie pour imitation d'émaux : (prix : 3 à 7 fr. 50 la douz. 13X18-)

Enfin une quatrième variété, dite pelliculaire, c'est-à-dire à couche séparable du verre, s'emploie en phototypie et en photo-gravure (voy. ces mots) pour clichés retournés: prix: d àSfr. la douz. 13X18. (Voy. aussi Photographie et Radiographie.)

Plaques fei'rotypes, c'est-à-dire en tôle plane vernie. Préparation analogue à celle de ces dernières, mais donnant directement des épreuves positives à la'chambre noire (voy. ce mot) ; prix: 4fr.o0 'd 8fr. la douz. 13X18- J. Fleury-Hermagis.

PLASMA. Variété d'agate. (Voy. ce mot.)

PL.\TA (La). (Voy. République Argentine.) Capitale (43.500 liab. en 1898) de la province deBuenos- Ayres, quia 1.130 kil. décotes. La Plata est sur la rive occidentale du rio du même nom ; ce serait un des ports du monde les meilleurs et les plus fréquentés, si les hauts fonds de l'estuaire permettaient l'accès de ses quais aux bateaux calant plus de 24 pieds; mais son importance commerciale est considérablement réduite en raison de sa proximité avec le port de Buenos-Ayres (deux heures par eau et une heure par voie ferrée). Son commerce est en constante décroissance : en 1896, on avait compté une entrée de 710 vapeurs d'outre-mer avec 1.329.000 T.; en 1898, on n'en a vu que 331 avec 635.000 T. La cause de cette décroissance est en grande partie dans la perception d'un droit de dépôt de 10 centimes de piastre (la piastre ou peso d'env. 5 fr.) par tonne et par jour, dès l'arrivée des marchandises dans les magasins, où elles doivent souvent attendre deux, trois et quatre semaines l'arrivée d'un bateau se rendant au port de leur destination. A Buenos-Ayres, à Rosario et à Bahia-Blanca, an contraire, les mar-

chandises pourl'export. sont exonérées de tout droit de dépôt pendant leur premier mois de séjour dans les magasins.

Sur les 331 vapeurs entrés en 1898, 213 étaient anglais avec 424.000 t., 33 italiens avec 7:;. 000, 28 allemands avec 49.000 et 27 français avec 73.000. Les principales marchandises apportées par eux ont été : charbon de pierre, 95.000T. : bois, 4.128; sel, 2.900; les principales marchandises exportées : maïs, 47.500 T.; charbon de pierre, 44.000 ; luzerne, 15.000; son et petit son, G. 500; bois, 4.400 ; blé, 3.000; coquillages, 2.700; viande séchée, 1.800, etc. Quant aux animaux sur pied exportés, on compte 120. 23G moutons et 28.860 bœufs.

Le port ne reçoit que des marchandises en transit destinées à Ruenos-Ayres.

« La Plata n'a aucun commerce d'importation; elle tire ses produits de consommation de Buenos-Ayres, qui a monopolisé presque tout le commerce de la République Argentine. Dans cette ville, de très importantes maisons importatrices se sont fondées pour tous les produits manufacturés et n'achètent aucun produit directement. Elles dépendent toutes de fortes maisons de commission de Paris avec lesquelles elles sont en compte courant. » (Aiin. du Comm. Ext. : Enq. sur la marine marchande.)

L'n consulat de Franco est établi à La Plata.

La Plata est reliée par chemin de fer à difEérentes villes de la province. D'antres voies ferrées la mettront prochainement en communication avec les principaux centres de l'intérieur.

Bibliographie.— jBM//c<in de la Chambre de commerce française de Buenos-Ayres.

PL.VTAXE. V. Bois d'ébénisterie.

PLATIXAGE. V. Électro-Chimie.

PLATIXE. Métal blanc, brillant, mou, ductile, très malléable, très tenace, infusible dans les foyers ordinaires, mais facilement fusible au chalumeau oxyhydrique; densité, 21,5. Inaltérable dans l'air ou l'oxygène à toute température. Absorbe facilement un grand nombre de gaz et de vapeurs. Sous forme d'épongé et de noir de platine, il peut condenser jusqu'à 740 fois son volume d'hydrogène.

Les seuls métalloïdes qui aient action sur le platine sont le chlore, le phosphore, l'antimoine, l'arsenic et le silicium. Les acides minéraux ne l'attaquent pas ; mais il se dissout facilement dans l'eau régale. Il est attaqué à chaud par la potasse et par la lithine. Il forme avec la plupart des métaux des alliages plus ou moins fusibles. (Voy. Alliages.)

Le platine se rencontre dans la nature à l'état natif (grains et pépites) dans lesalluvions anciennes et dans certains filons quartzeux aurifères. Il est toujours allié à des proportions variables d'iridium, de rhodium, de palladium, d'osmium, d'or, de cuivre, de fer.

La métallurgie du platine consiste à traiter par l'eau régale le minerai préalablement lavé. Le platine et la plupart des métaux étrangers s'y dissolvent. En précipitant la liqueur par du chlorure d'ammonium, on obtient du chloroplatinate et du chloro-iridate d'ammonium ; ce précipité, séché et calciné, donne la mousse de platine (masse spongieuse de platine allié à l'iridium). Cette mousse, comprimée et martelée au rouge blanc, est transformée en platine métallique. Un autre procédé (procédé H. Deville et Debray) consiste à chauffer à la flamme d'un chalumeau oxyhydrique, dans un creuset de chanx vive, un mélange de minerai et de chaux. On obtient ainsi la fusion du platine allié à l'iridium et au rhodium. On le coule et on l'aflîne par une deuxième fusion dans une atmosphère oxydante.

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