PLATRE
La seule composition de platine à signaler est le chlorure platinique (Pt Cl') on noir de platine, obtenu en dissolvant le platine dans de l'eau régale : masse brune, cristalline, déliquescente, très soluble dans l'alcool.
Commerce. — Les chiffres snivaDts ne concernent que I ' a platine brat en masse, barres, bijonx carrés »; le platine à l'état de minerai, on battu en feuilles, ou tiré ou laminé, on Glé est confondu arec l'or dans tes Tableaux du commerce, et quant aux ouvrages en platine, ils rentrent dans la grande catégorie de I' « Orfèvrerie d'or, d'argent, de platine, joaillerie et bijouterie», qui ne distingue pas entre ces trois métaux.
Les quantités de platine brut en masse, barres, bijoux carrés importées et exportées (C.S.) de 1867 à 1896, par période décennale et en moyenne annuelle, ont été, en grammes et en francs :
Quantités
Valeurs
Imp. Eip.
Imp.
Eip.
Les import, et export, en 1897, 1898 et 1899, ont donné les quantités suivantes (engr.); nous y joignons le prix E.V.D. du gramme :
Import. Prix du gr. Expert. Prix du gr.
1899. 817.091 2,90 393.909 2,90 Nos import, viennent à peu près entièrement de Russie
(360.500 gr.) et d'Allemagne (329.716) en 1899; le reste arrive de Suisse (44.000), de Belgique et d'Espagne (17.000 cbacnne). — Notre export., accaparée presque tout entière par les États-Unis en 1898 (932.000 gr.), a été en 1899 presque aussi importante en Allemagne (136.000) qu'aux États-Unis (157.000), celle-ci d'ailleurs très réduite, comme on voit, d'une année à l'autre; l'Espagne nous a demandé 39.500 gr. et la Suisse 37.500.
Douanes.— Le tarif du 11 janvier 1892 impose le platine aux mêmes droits d'entrée que l'or. Les minerais sont exempts de droits, mais pour le métal les droits sont ainsi établis par 100 kilog., poids net, aux deux tarifs :
Métal brut, en masses, lingots, barres, poudres, objets détruits; — métal tiré, laminé, filé: dégrossi, simplement laminé en barres d'au moins 5 mm. d'épaisseur, en bandes d'an moins 1 mm. d'épaisseur on en fils d'an moins 2 mm. de diamètre : 10 fr.
Métal tiré, laminé, filé, antres : 500 fr.
L'orfèvrerie et bijouterie de platine paye, comme celle d'or et d'argent, 1.000 fr. T. G., 500 fr. T. .M. les 100 kilog. nets. G. DuMO.NT.
Le Pl.\ti.ne de l'Our.\l. — Les gisements de platine de l'Oural sont actuellement les plus riches du monde ; les principaux sont ceux des bassins de la Tonra, de la Liai, de l'Issa, delà Lozva. Le platine y est sons la forme vierge et mêlé à l'or ou aux métaux de son groupe : Iridium, osmium, palladium, rathénium, rhodium; le plus gros morceau de platine vierge trouvé jusqu'ici dans ces régions pesait 9 kilog. oOO. La Russie fournit les 90 % du platine présenté sur le marché universel. De 1824 à 1898, la moyenne d'extraction annuelle a été de 1 .930 kilog.; mais elle a beaucoup augmenté en ces dernières années : 4.930 kilog. en 1896, 5.602 en 1897, 6.045 en 1898. Le prix varie entre 500 et 600 roubles (de 2 fr. 66) le kilog. Le platine à l'état brut est expédié presque en totalité à l'étranger, surtout à Londres, Paris, Gênes, New-York, où il est raffiné chimiquement. Les fils de platine sont principalement employés par l'industrie électro-chimique et pour les plaques destinées à la prothèse dentaire; on en fait aussi des récipients et ustensiles inattaquables par les acides.
Les mines de Mias, dans l'Oural, produisent par an, en moyenne, 8 kilog. d'osmium, qui sont exportés; ce métal sert à la préparation des couleurs pour la peinture snr verre et entre dans les émaax pour la décoration des poteries.
PLATRE. Le plâtre (gypse, sulfate de chanx) se rencontre dans les terrains éocènes inférieurs. Il est obtenu par la cuisson du sulfate de chaux hydraté, qui se présente sous une structure cristalline, flbrense, lamelleuse ou saccbaroTde et tombe en pondre lorsqu'il a perdu son eau.
Le plâtre sert non seulement dans le bâtiment,, mais aussi en agriculture pour amender les terres. Celui de la région de Paris est le meilleur; il contient 15 à 20 V. de matières inertes, dont l'effet est analogue à celui du sable dans le mortier.
Le plùtre se fabrique en faisant cuire, dans de» fours spéciaux, le gypse naturel (cristallisé en prismes, aiguilles, lames, rosaces, lentilles, fer de lance, masses, etc.), jusqu'à plus de 130», température à laquelle il abandonne son eau et se transforma en snlfate de chaux anhydre et farineux. Ces fours sont généralement chauffés au bois et brûlent 135 à 275 kilog. par mètre cube de plâtre obtenu. La durée de la cuisson varie de 10 à 15 heures; od la pousse jusqu'à 160».
Lorsque le plâtre est cuit, il est doux et s'attache aux doigts. Lorsque la cuisson et insuffisante, il est aride, absorbe l'eau imparfaitement et ne forme pas un corps solide. S'il est trop cuit, il refuse l'eau et s'égrène à l'emploi. Les mauvais plâtres sont jaunâtres, rudes au toucher, longs à prendre.
Le plâtre exposé à l'air absorbe l'humidité et perd ses qualités (salpétrage!; aussi doit-on l'utiser au plus tôt après sa fabrication. Il ne peut être conservé qu'à l'abri de l'air.
L'emploi du plâtre dans la construction repose snr la propriété que ce plâtre (anhydre, en poudre) possède d'absorber l'eau avec laquelle on le gâche et de former ainsi un nouveau snlfate de chanx hydraté, qui prend la dureté que l'on sait. Le plâtre adhère bien aux pierres et aux briques, mais mal au bois; le mélange de sable diminue sa cohésion.
On en distingue trois sortes : 1' le plâtre au panier, qui est en l'état où le fabricant le livre ; on l'emploie pour aires de planchers, hourdis de murs, pans de bois et crépis; on appelle encore ainsi le plâtre tamisé dans un panier d'osier: il est plus fin que le précédent et sert pour les crépis faibles ; 2* le plâtre au sas, qui est placé sous un tamis de crin et sert pour enduits et moulures; 3* le plâtre au tamis de soie, pour beaux enduits et moulures devant recevoir de la peinture. Les mouchettes sont les résidus du passage du plâtre au sas; on les utilise mêlées avec d'autre plâtre pour gros ouvrages.
La fleur de plâtre (plâtre à la pelle), poussière plus fine que celle du plâtre passé au tamis, s'obtient en faisant sauter du plâtre sur une pelle, à laquelle la fleur s'attache facilement. On l'emploie pour boucher les petits trous et repasser les arêtes.
Le poids d'un mètre cube de plâtre varie de 1.200 à 1.600 kilog. Le plâtre gâché à l'eau a une résistance à la compression de 5 kilog. par cent, carré ; gâché au lait, sa résistance atteint 7 kilog. 3.
Le plâtre, en se solidiflant, augmente d'environ 1/100 de son volume. Il est très propre au moulage, car il remplit bien les moindres interstices des moules.
PLOMB
PLOMB
Montmartre, Pantin, Ménilmontant, Charonne, Montreuil, Clamart, Meudon, Villejuif, etc., sont riches en carrières de plâtre.
Le prix varie de 16 à 17 fr. les 40 sacs. Le plâtre dit coulé se vend à Paris 18 fr. 70 le mètre cube; le sac de plâtre au panier vaut 0 fr. 47 et le sac de plâtre au sas 0 fr. 52.
La composition moyenne des plâtres est de 80,80 de sulfate de chaux, 5,25 de carbonate de chaux, 2,80 de carbonate de magnésie, 1 ,50 d'alumine et peroxyde de fer, 4,06 de résidu insoluble, 5,06 d'eau.
En gâchant le plâtre avec de l'ocre jaune, on lui donne une couleur de pierre; avec l'ocre brune ou rouge, un ton de brique; avec l'ocre jaune et un peu de noir, un ton de granit.
Le stuc de plâtre, employé pour traîner les corniches, se compose de 3 parties de chaux éteinte, 1 de sable et 4 de mortier de plâtre.
Le plâtre est rendu plus consistant par une addition décolle; plus dur (plâtre aluné) par addition de 1/16 de son volume d'alun ou d'ammoniaque muriatée ou de 1/6 de chaux grasse. »
On obtient des planches de plâtre en préparant du plâtre « gâché clair », mélangé préalablement avec de la sciure de liège, puis en en enveloppant des sortes de paillassons de faible épaisseur, formés de roseaux de Hollande disposés parallèlement. Le tout est moulé par pression pour obtenir des surfaces lisses. Ces planches offrent une solidité suffisante pour remplacer avantageusement les planches en menuiserie dans les panneaux et les cloisons; elles s'assemblent comme les autres, par rainures et languettes. On en a fait un emploi considérable dans les constructions de l'Exposition de 1900. P. Barré.
Commerce. — De 1867 à 1896, la France a importé et exporté (C. S.), par périodes décennales et moyenne annuelle, les valeurs snivantes de plâtre, en francs :
Import. Esport. Import. Eiport. Import. Export. 87.750 1.188.590 1118.607 1.922.262 148.725 1.450.530
Le prix moyen du quintal métrique a été pour ces trois
périodes, en francs :
Importations 1,72 1,85 1,90
Exportations 2,17 2,45 1,72
Les chiffres de l'import. et de l'export. (C. S.), pour les années 1897 et 1898, sont, en francs :
Import. Export. Import. Export.
Le prix E.V.D. du quintal métrique est de 2 fr. à l'import. et de 1 fr. à l'export. pour les deux années.
Notre import, vient d'Allemagne pour les 3y4.
La moitié de notre export, va en Belgique (591.560 qx m. en 1897 et 564.961 en 1898), puis en Angleterre (156.712 et 162.546) ; le surplus, par parties de 25.000 à 59.000 kilog. , va en Allemagne, Suède, Norvège, Italie, Suisse, Portugal, Algérie (16.000 à 18.000 qx m.).
Douanes. — Le plâtre est exempt de droits aux deux tarifs à l'entrée en France, à i'état soit de pierre à plâtre, soit de plâtre cuit, même mélangé d'une faible proportion d'alumine, ou à l'état de « stuc », c'est-à-dire gâché avec une dissolution de colle forte.
Octroi de Paris. — La ville de Paris a reçu, en 1896, 43.303 hectol. de plâtre, qui ont payé 1.818.766 fr. à l'octroi, à raison de Ofr. 42 l'hectol., décime compris.
PLOCS. On donne le nom de plocs aux poils de qualité inférieure et aux déchets de poils. (V. Poils.)
PLOMB. Métal gris bleuâtre, brillant, se ternissant très rapidement à l'air, mou, peu malléable, peu ductile, fusible à 322" ctg. ; bouillant entre 1.600
et 1.800" ctg. ; densité, 11 ,26. Exposé à l'air humide, le plomb se recouvre rapidement d'une couche d'hydro-carbonate. Peu attaquable à froid par les acides sulfurique et chlorhydrique concentrés, plus attaquable à chaud par ces mêmes acides, facilement soluble dans l'acide azotique, le plomb peut former avec des acides organiques des sels solubles. Ces acides l'attaquent à froid au contact de l'air.
Les principaux minerais de plomb sont: la galène (sulfure de plomb, généralement argentifère), le plomb carbonate (souvent mélangé avec du plomb sulfaté, phosphaté et chlorophosphaté).
Le plomb se prépare en soumettant le minerai (sulfure de plomb) à une oxydation à basse température. Le soufre brûle en donnant de l'acide sulfureux et le plomb réduit s'écoule à l'état métallique. Ce procédé, connu sous le nom de procédé au bas foyer, applicable seulement aux minerais riches, tend à disparaître ; il est remplacé par les méthodes suivantes :
1» Méthode par grillage et réaction : Le sulfure de plomb, grillé à l'air, est transformé partiellement en un mélange d'oxyde et de sulfate de plomb qui, réagissant sur le sulfure de plomb non décomposé, donne du plomb métallique. Les deux variantes de cette méthode sont connues sous les noms de : procédé Breton et procédé anglais.
2° Méthode par grillage et réduction : Le sulfure de plomb est grillé d'une façon très complète, il est ainsi transformé en oxyde, et cet oxyde est réduit ensuite par le charbon. Cette méthode est avantageuse pour le traitement des minerais quartzeux, parce que la silice favorise pendant le grillage la décomposition du sulfate de plomb.
3° Méthode par précipitation : Cette méthode est basée sur la décomposition du sulfure de plomb par le fer. Le minerai (galène) est chargé dans un petit haut fourneau avec du minerai de fer oxydé, des scories de forge, etc., et une certaine quantité de fondant approprié à la nature de la gangue. Le minerai de fer est réduit par le charbon en même temps qu'il cède une partie de son oxygène au soufre du sulfure de plomb, lequel est ainsi transformé en acide sulfureux. Le fer réduit réagit sur le sulfure de plomb, s'empare de son soufre et le plomb est mis en liberté.
Les minerais oxydés sont traités, savoir : les carbonates naturels et litharges, par la méthode par réaction après addition de galène ou par la méthode par rédaction ; les sulfates de plomb naturels ou artificiels, par la méthode par réaction après mélange avec de la galène, ou par calcination avec de la silice, ce qui donne du silicate de plomb ; ce dernier est ensuite fondu avec un mélange de charbon et de minerai de fer qui, s'unissant à la silice, forme un silicate fusible.
Dans tous ces procédés, il se dégage des fours d'abondantes fumées délétères qu'on est obligé de condenser en les faisant circuler dans des carneaux atteignant quelquefois plusieurs kilomètres avant de les amener à la cheminée qui produit le tirage nécessaire pour le fonctionnement des fours. Ces fumées condensées sont recueillies de temps en temps et on en extrait le plomb qu'elles renferment.
Les minerais de plomb peuvent également être traités électrolytiquement. La cathode est formée de lames de plomb et le bain est constitué pan solution de nitrate de plomb.
PLOMB
PLOMB
Le plomb brut qui est obtenu par les méthodes dont nous venons d'indiquer le principe doit être affiné avant d'être livré au commerce. Cet affinage, qui a pour but de le débarrasser des matières étrangères, peut s'effectuer de deux façons :
i' Si le plomb brut est assez pur, on le fond dans de grandes chaudières et on agite la masse avec des tiges de bois vert : les impuretés montent à la surface et on les écume.
f Si le plomb brut renferme une forte proportion de métaux étrangers, il faut le fondre dans un four à réverbère pour oxyder ces métaux. Ces oxydes, mêlés à une certaine proportion d'oxyde de plomb, forment à la surface du bain une écume visqueuse qu'on enlève avec des râbles.
Le plomb affiné constitue ce qu'on appelle le plomb d'œuvre. (Ce plomb est ensuite soumis à la désargentation, voir pins loin.)
3* Le plomb brut peut être affiné par l'électrolyse. Les plaques de plomb impur sont mises dans des sacs de mousseline et reliées an pôle positif d'une dynamo. La solution électrolytique est une solution de snifate de plomb dans de l'acétate de sodium ; les cathodes sont des plaques de plomb pur.
Dans cette opération, le sulfate de plomb est décomposé : le plomb se dépose sur les cathodes ; l'acide mis en liberté dissont le plomb, le fer et le zinc de l'anode (plomb brut). Seul, le plomb pur se sépare à l'état métallique, tandis que le fer et le zinc se précipitent à l'état d'oxydes. Si le plomb brut renfermait de l'or et de l'argent, ces deux métaux, qui sont insolubles, restent dans les sacs, où on peut les recueillir.
Désargentation du plomb. — L'extraction de l'argent contenu dans les plombs argentifères (plombs d'œuvre) comporte deux opérations, savoir : l'accnmnlation de l'argent dans une masse de plomb relativement peu considérable (ce qui se fait par les procédés du pattinsonnage ou du zingage) ; l'extraction de l'argent du plomb enrichi, ce qui constitue l'opération dite de la coupellation. (V. .\rgent.)
Alliages du plomb. (V. Alliages.)
Compositions de plomb. — Le plomb donne, par sa combinaison avec les métalloïdes et les acides les divers produits suivants :
Chlorure de plomb (PbCi*), en aigailles blanches cristallines.
Oxychlorures de plomb (PhCl* PbO et PbCl' 7PbO), em-
ployés comme coulears sods les noms de janne minéral oa jaane de Cassel.
Protoxyde de plomb (PbO) : Massicot (pondre Janne amorphe) ; litharge (pondre janne orange). (Voy. Lithabgk, .Massicot, .Mimcm.)
Peroxyde de plomb (PbO*) on oxyde pncc de plomb, décomposable par la chaleur en mininm, pnis en litharge. Oxydant énergique.
Sulfure de plomb (PbS) : Pondre noire cristallisable, fnsible an ronge (appelé galène dans son état naturel), employé sons le nom A'alquifoux pour le vernissage des poteries communes.
Les principaux sels de plomb sont :
L'azotate de plomb (.\zO^) 2Pb.— Cristaux solnbles dans l'eau.
Le carbonate de plomb on cérnse (CO* Pb). Voy. Cerise.
Le sulfate de plomb (SO' Pb). — Pondre blanche très peu soluble dans l'eau ; produit secondaire de diverses industries, telles que la fabrication de certains mordants d'alumine et de chrome. Remplace quelquefois la cérnse dans ses applications en peinture.
Production.— La production annnelle des minerais de plomb a été indiquée à l'art. Minerais.
Le tableau suivant donne l'état comparatif de la production du plomb dans les principaux pays, d'après les statistiques les plus récentes, ainsi qne leur valeur sur place (généralement) et le prix moyen de la tonne en francs :
Production Val. (s 'place Prix
Pays prodacteurs en tonnes généralement) moyen
France 9.900 3.155.000 318
Grande-Bretagneetlrlande. 53.300 16.5i7.000 311
Prusse 109.000 32.258.000 296
.\ntres pays allemands.... 10.000 2.970.000 297
Belgique 17.000 5.509.000 324
.\utriehe 9.700 3.893.000 402
Hongrie («t CrMtie-Slmiie)... 1.900 608.000 320
Italie 22.400 7.315.000 326
Russie 410 200.000 486
Suède 1.500 391.000 260
Espagne 166.000 53.276.000 320
Grèce 16.000 7.899.000 493
Etats-Unis 179.400 61.042.000 340
.Mexique 71.600
Canada
.\nstralie
Production totale
G. DCMONT.
Commerce extérieur de la France. — Nous extrayons des tableaux officiels du commerce les chiffres d'import. et d'export. (C. S.) du plomb en ses divers états. Void d'abord ceux qui concernent la période 1867-96 par 10 années et en moyenne annuelle; ils expriment des quantités, en tonnes métriques :
Plomb
Import.
Export.
Import.
Expert.
Expert.
tel, 9
Limailles et débris ....
Il convient de remarquer qne jusqu'en 1891 inclus la Douane n'établissait point de distinction, pour le plomb en masses brutes (saumons, barres ou plaques), entre les plombs argentifères et les plombs non argentifères; depuis 1892 cette distinction est faite, tant à l'import. qu'à l'export. De 1892 à 1896, l'import. des plombs argentifères a baissé de 38.177 T. à 28.849, tandis qne celle des plombs non argentifères a augmenté de 34.279 T. à 50.903 (54.602 en 1894). Le mouvement de l'export. a été pour ces deux sortes, dans la même période : de 82 à 337 T. pour les plombs argentifères et de 8.918 à 9.871 pour les autres.
Le plomb, à l'état de métal brut a donné, depuis 1849, les chiffres suivanU à l'import. et à l'export. (C. S.), par
périodes décennales et en moyenne annnelle (valenrs en milliers de fr.) :
Import
Eiport
L'accroissement est considérable des denx côtés, mais plus régulier à l'import. qu'à l'export.
Voici les chiffres des import, et export. (C. S.) en 1897, 1898 et 1899, en quintaux métriques :
PLOMB
PLOMB
PLOMn
Import.
E.\port.
Iniport.
Export.
Iniport.
Export.
En masses brutes. . . i
F Limailles et débris.
Les prix E. V.D. du quintal ont été, pour ces diverses sortes (en se reportant aux lettres A, B, C, D, E, F) :