PLOMBERIE
l'LUMES A ECRIRE
jnsqa'à 817.000; de 1870 à 1872, dimination pins brnsque encore de CI5.500 à 197.800; aucun chiffre pour 1873 el 187i. En 1875, l'e.xport. est seulement de 57.000 kilog., mais elle est plus du double en 1876, de 283.000 en 1877, de aOS.OOO en 1878, de 1.0(>2.000 en 1879. C'est un chiffre qui n'a jamais été atteint depuis : celui de 1880 est de 585.000, peu inférieur à celui de 1896 (59i.000); entre ces deu.x dates, l'e.xport. annuelle n'est arrivée qu'une fois, en 1881, à 250.000 kilog., en 18S9 à 183.000; pour les autres années, les oscillations vont de 128.000 à 18.000 kilog. iNous préférons, pour le Chili, donner les export, en quantité, l'unité de valeur, on peso, ayant, depuis 1866, varié de 5 fr. à 1 f r. 875.
TLOMBAGE. Cette formalité, prescrite dans certains cas prévus par les règlements des Douanes, a pour but de garantir l'identité des marchandises. Le plombage, dont l'utilité a été parfois contestée, présente néanmoins des avantages réels : il permet le plus souvent aux employés de la Douane de ne pas procéder à la vérification approfondie des colis, il épargne ainsi au commerce les frais et les pertes de temps que cette vériQcation entraîne; d'un autre côté, le plombage est un obstacle aux soustractions, anx substitutions frauduleuses qui pourraient être commises au détriment du Trésor et même des propriétaires.
Le pris des plombs apposés par les Douanes est de oO centimes par plomb. Ce prix comprend, outre la fourniture de la matière première, celle des cordes et ficelles, ainsi que les frais de main-d'œuvre et d'apposition des plombs. Toutefois, à la douane de Paris, les frais de cordage et d'emballage sont à la charge des expéditeurs.
Le prix des plombs n'est que de 25 centimes : à la réexportation directe, par mer, des marchandises extraites de l'entrepôt; pour le second plombage, quand celui-ci est prescrit; pour les marchandises de primes ou de transit, vériflées dans un bureau non placé sur l'extrême frontière ou sur le littoral et qui doivent être mises sous le sceau des Douanes pour en assurer le passage déQnitif en haute mer ou à l'étranger; pour les marchandises expédiées snr les entrepôts de l'intérieur ou des frontières de terre et extraites de ces entrepôts pour le transit on à destination d'autres entrepôts; pour les céréales expédiées eu transit, pour les morues sèches de pèche française expédiées en transit ordinaire pour la réexportation ; pour les marchandiées en transit sur les oasis sahariennes. Cette réduction n'est pas applicable en matière de transit international; le plomb des véhicules reste fixé à Ofr. oO.
La taxe de plombage est de Ofr. 10: pour les sels expédiés en suspension de droits; pour les saindoux à destination des savonneries, pour les fûts et caisses de spiritueux ou d'essences expédiés sur des fabriques de liqueurs en Algérie. La taxe est de 0 fr. 03 pour les sucres destinés au sucrage des vins, cidres et poirés.
Dans tous les cas où il est prescrit par les règlements de Douanes, le plombage est appliqué gratuitement aux colis postaux. (Loi 24 juillet 1881, art. 3.)
PLOMBAGrXE. V. GRAPHITE.
PL03iBi:uiE. La plomberie ne devrait être que l'industrie du bâtiment qui s'occupe de tous les ouvrages dans lesquels il entre du plomb. Mais en pratique les plombiers s'occupent d'une foule d'autres travaux, notamment de la couverture des édifices, du revêtement de surfaces, telles que murs, réservoirs,
lambris, etc., d'installations de conduites d'ean et de gaz, d'installations de bains, de garde-robes et de cuvettes de water-closets, de tous travaux d'assainissement des maisons, de robinetterie, de fonlainerie, etc.
Nous renvoyons aux mots : Conduites et Tcy.vux, Couverture, etc., pour l'examen de ces catégories principales de travaux de plomberie.
A Paris, en règlement, un plombier se paye If r. 10 l'heure; son garçon Ofr. 79. P.\ul Barré.
PLUMES A ÉCRIRE. (Syn. : Ang. : Pcns. AU. : Schreibfedern. Russe: Fera. Ital.: Penne dascrivere.)
Plumes d'oie, de corbeau et de cygne. — Les plumes d'oie, les plus généralement employées, sont récoltées au printemps par les cultivateurs et vendues aux fabricants, qui leur font subir certaines préparations destinées à les dépouiller de leurgraisse et à les rendre transparentes. Ces opérations s'appellent le mouillage et le passage an sable chaud; cette dernière opération permet de les ramollir, pour dégager le larron par la pointe. Dégraissées, ces plumes sont mises en paquets de 25: la couleur de la ficelle et le nombre de tours en indiquent la qualité. Ce classement se fait d'après leur grandeur, leur épaisseur et leur résistance. Elles sont réunies par 8 paquets dans une enveloppe, ce qui fait 200 pièces. Le commerce de gros les vend par 1.000.
Ces plumes, qui étaient préparées plus spécialement autrefois en Hollande ou à Hambourg, sont aussi, depuis longtemps, apprêtées à Paris. L'Allemagne, la Bohème, la Pologne et la Russie vendent les plumes brutes; ces deux derniers pays approvisionnent surtout le marché. Les principaux centres de vente des plu mes brutes sont Leipzig et Francfortsur-l'Oder; mais les centres de production sont : Moscou, Riga, Saint-Pétersbourg. Les plumes de Poméranie sont recherchées à Hambourg pour l'apprêt des plumes blanches, et les plumes de la Weser etdel'Oster-Frise pour les transparentes. Lesplumes de Prusse (Altermark) sont meilleures que celles de Kœnigsberg. Les plumes d'ailes sont plus recherchées que les plumes dites bouts d'ailes, moins grosses, mais plus dures. La plume d'été est la meilleure ; elle se reconnaît à ce qu'elle est plus usée au bout du plumage.
La plume de corbeau est généralement employée pour l'antographie.
La plume de cygne est une plume de luxe, d'nn prix élevé.
L'usage de ces plumes tend à disparaître par suite de l'emploi devenu général de la plume métallique. Plumes métalliques. — La plume métallique existait déjà en or et même en fer à la fin du siècle dernier, mais l'usage en était à peine connu. Son invention est due à un mécanicien français, nommé Arnoux, qui la fabriquait, dès 1750, à titre de curiosité. C'est seulement en 1816 que l'on établit à Birmingham nne fabrique de plumes en fer, en tôle d'acier. Cette ville resta longtemps le centre unique de cette fabrication, lorsqu'en 1846 M.M. Blanzy, Poure et C"= établirent, à Bonlogne-sur-Mer, une fabrique de plumes d'acier, qui est aujourd'hui en pleine prospérité et dont la production s'élève annuellement au chiffre de 2.000.000 de fr.; elle occupe 1.000 ouvriers et ouvrières. Depuis, deux autres fabriques se sont installées à Boulogne, celles de MM. Baignol et Farjon, et la Compagnie française.