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PLUMES A ECRIRE

1080 — PLUMES DE LIT ET DE PARURE

de sorte que cette ville est devenue, en France, le centre de cette production, comme Birmingham en Angleterre.

La fabrication demande de nombreuses manutentions, dont les principales sont : 1° découpage des feuilles d'acier ; 2" recuit des lames découpées ; 3° dépochage des lames; 4» laminage; 5° découpage des plumes; 6° perçage; 7" marque; 8" estampage; 9» recuit; 10» forme; 11° trempe; 12» recuit; 13" nettoyage; 14" aiguisage; 15° aiguisage en travers; 16° coloration; 17° fente; 18^ vernissage on galvanisation ; 19° triage; 20° emboîtage.

L'export. de la plume française prend de jour en jour plus de développement; elle dépasse le chiffre des plumes anglaises et autres importées.

Le fabricant anglais a l'avantage de pouvoir s'approvisionner de matières premières sans payer de droits d'entrée, car l'acier, généralement employé, arrive en feuilles laminées à chaud de Sheffleld (Angleterre).

La fabrication française semble l'emporter pour les plumes qui demandent de la résistance; la plume anglaise, souple, présente souvent quelques avantages.

La fabrication des plumes métalliques compte, en France, trois fabriques à Boulogne-sur-Mer, dix à Birmingham (Angleterre), une en Allemagne et une aux États-Unis.

Plumes en or. — Il est utile de signaler la fabrication des plumes en or, qui mériterait plus d'attention de la part des fabricants français. La maison Mallat a longtemps eu le monopole de ces articles avec pointe d'iridium, mais les Anglais et surtout les Américains, qui font ces plumes à un titre non autorisé en France, en ont à peu près acquis le monopole.

D'autres sortes de plumes, dites stylographiques, forment un ensemble avec porte-plume d'alimentation, c'est-à-dire contenant de l'encre qui s'échappe par simple pression de la plume; elles permettent d'écrire rapidement sans encrier.

Droits de Douane. — Les plumes naturelles à écrire, brutes, sont exemptes de droits d'entrée. Les plumes métalliques payent, par 100 kilog., poids net, ICO fr. au T. G., 120 an ï. M. Les porte-plume suivent le régime des Ouvrages d'or ou d'argent, ou dorés, argentés ou nickelés, ou en bois, en aluminium, en caoutchouc, de la Tabletterie ou de la Bimbeloterie, suivant la matière qui les compose ou y domine.

Commerce extérieur de la France. — Les plumes à écrire, brutes ou apprêtées, et les plumes en métal, ont donné lieu, de 18G7 à 1896, au mouvement commercial (C. S.) suivant, par périodes décennales et moyenne annuelle, en francs :

IImp. Exp. I Imp. Exp. I Inip. Exp.

127.8751 4.910 lOii.iWj 2.649 87.0671 10.117 :i05.323|272.680|386.âll|327.069|357.n8l3C6.70e

On n'a pas de chiffres spéciaux pour les plumes d'or ou d'argent, qui rentrent dans l' « Orfèvrerie d'or ou d'argent» et, au point de vue des Douanes, en suivent le régime.

En 1899, le mouvement d'import. et d'export. (C.S.) des plumes à écrire a donné les chiffres que voici, en kilog. (avec le prix E.V.D. en francs) :

Imp. PrixE.ï.D. Exp. PrlxE.Y.D. dukgr. dukgr.

Plumes animales 79.762 1,65 1 1.948 3 »

Plumes de fer ou acier. 33.225 12 » | 25.439 10 »

Nous recevons d'Allemagne la moitié environ des plumes animales, brutes (surtout d'origine russe) ou apprêtées, un quart de la Russie et l'autre quart de la Suisse. C'est en

Allemagne que vont les 2/3 de notre export., d'ailleurs très réduite.

Nos import, de plumes métalliques viennent à peu près exclusivement d'Angleterre. Nous exportons surtout (1899) : en Espagne 7.125 kilog., en Allemagne 3.019, en Italie 2.994, en Russie 2.088. Ch. Fortin.

Allemagne.— Les deux principales fabriques de plumes métalliques sont à Leipzig, mais elles n'arrivent pas à supplanter les produits étrangers. Dans le premier semestre de 1900, l'import. s'est élevée à 566 qx m. de plumes à écrire valant 538.000 .M., contre 564 qx m. pour 536.000 M. dans le premier semestre de 1899. L'Angleterre a importé 546 qx m. au cours des six premiers mois de 1900, soit 96,4 7. du total, et la France 16qxm. seulement, soit 2,9 Vo. Pour les mêmes périodes, l'export. des plumes à écrire allemandes a baissé de 20 qx m. (186 en 1899, 106 en 1900); l'Autriche-Hongrie occupe le premier rang comme cliente, avec 61 qx m. ou 37 V. de l'export. totale ; la Suisse vient ensuite avec 16 qx m. ou 9,6*/..

PLUMES DE LIT ET l>E PARURE, DUVET.

(Syn.: Angl.: Feathers for bed, Ornemental Feathers, Down. Allem. : Federsbett, Federschmiickerei,Flaumfeder. Ital.: Piumeda letto,Piumeda ornare, Piumini). On appelle plumes de lit les plumes dont sont garnis les matelas, oreillers, traversins, coussins, etc. ; elles sont généralement fournies par l'oie, le canard, la poule et proviennent principalement, en France, des environs de Paris, de la Normandie et de la Gascogne. L'Allemagne, la Russie, les pays du Nord de l'Europe en produisent aussi beaucoup. On préfère, en général, pour la literie, les plumes d'oie à celles des autres oiseaux de bassecour, et parmi les plumes d'oie les plus estimées sont celles qui ont été prises sur l'animal vivant. Les dépouilles du même animal servent souvent, suivant catégories et qualités, tantôt comme plumes de lit, tantôt comme plumes de parure : c'est pourquoi nous n'en faisons qu'un seul article.

On appelle souvent duvet les plumes les plus petites; mais dans ce sens le terme est impropre. Le véritable duvet se distingue en ce qu'il n'oSre aucune partie résistante, tandis que les plumes, si petites qu'elles soient, ont toujours un axe flexible de chaque côté duquel partent des barbes plus ou moins moelleuses. Ce duvet provient soit de certains oiseaux, soit de quelques mammifères ; et il est tantôt une plume incomplète, tantôt une sorte de poil cotonneux ou de bourre, court et touffu, couvert et caché par des poils plus longs et plus rudes. ( Voy. Pelleteries.)

Le duvet le plus fin, le plus moelleux et le plus recherché est celui de l'eider, dit édredon. L'eider forme, dans la nombreuse famille des canards {anas), un genre qui comprend deux espèces : l'eider à tête grise et l'eider commun. Elles sont toutes deux propres aux contrées boréales et glaciales de l'Ancien et du Nouveau Monde. L'eider commun est trèq répandu au Spitzberg, dans la Laponie, au Groën^ land, eu Islande, à Terre-Neuve, dans le pays de Esquimaux, dans le Haut-Canada, etc. Le mâle dl cette espèce est blanchâtre sur le corps et les ailesj sa queue et son ventre sont noirs, et il porte sur 1| tête une large tache également noire, qui simul^ assez bien une calotte; la femelle est d'un gris me langé de brun. L'eider est de grande taille : sa grosseur est celle de l'oie. Il se plaît dans les endroits escarpés, difficilement accessibles, au milieu des rochers baignés par la mer. C'est là qu'il fait son nid avec des fucus que la femelle tapisse de son duvet; lorsqu'on le lui prend, elle s'en arrache aussitôt

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