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Depuis 1899, les Tableaux du Commerce distinguent, à l'import. comme à l'export. , les plumesde parures a brutes » et les plumes de parure a apprêtées ». de sorte que, pour établir la comparaison entre les chiffres de 1898 et ceux
de 1899. il faut ajouter à ceux donnés ci-dessus pour 1899, qui concernent les seules plumes brutes, les suivants, qui se rapportent aux plumes apprêtées (toujours en fr., avec le prix E.V.D. da kilog.) :
PLUMES DE LIT ET DE PARURE
PLUMES DE LIT ET DE PARURE
Plumes apprêtées :
De coq et de vautour., Autres Manches ,
— noires
— de couleurs...,
Importations Prix du kilog.
Exiiortations Prix
du Idlog.
Le détail qui suit, par provenances et destinations des diverses sortes de plumes (en kilog.), se rapporte à l'année 1899 :
Provenances. — 1° Plumes de parures brutes, de coq et de vautour : Autriche-Hongrie 44.204 kilog., Italie 23.983, fi;spagne23.12o, Allemagne 13.50a; blanches : Angleterre 75.499, Turquie 10.860, etc. ; noires : Angleterre 7.845, États-Unis 3.821, etc.; de couleurs : Angleterre 85.986, États-Unis 58.961, Allemagne57.293,Hussie 33.727, Turquie 24.151, Japon 18.345, Autriche-Hongrie et Uruguay 17.500 chacun, Pays-Bas 14.361, etc. — 2° Plumes à lit et duvet: Allemagne 79.378 kilog., Angleterre 10.298. — 3* Plumes de parure apprêtées : coq et vautour, Espagne seule ; blanches, divers, 222 kilog. ; noires, Egypte seule ; de couleurs, Angleterre 3.993, etc.
Destinations. — 1° Plumes de parures brutes: de coq et de vautour : États-Unis 5.435 kilog., Allemagne 4.283, Belgique 3.048, etc.; blanches : Allemagne 11.542, Angleterre 5.147, Belgique et Autriche-Hongrie de 1.600 à 1.900 chacune; noires : Angleterre 33.978, Allemagne et Etats- Unis 5.500 à 5.700 chacun, etc. ; de couleurs : Angleterre 134.250, Allemagne 60.109, États-Unis 17.886; Belgique 8.774, etc. — 2' Plumes à lit et duvet : Angleterre 404.081 kilog., Allemagne 390.557, Belgique 95.431, Suisse 37.500, Pays-Bas 29.913, Suède 21.250, etc.— 3° Plumes de parure apprêtées: coq et vautour : Etats-Unis 40.350 kilog., Angleterre 26.940; blanches : Angleterre 16.088; noires : Angleterre 102.119, États-Unis 2.347; de couleurs : États- Unis 76.190, Angleterre 30.150.
Droits de Douane. — Les plumes de parure, brutes on apprêtées, sont exemptes de droits à l'entrée en France, sans acception d'espèces. Les plumes à lit (duvet et autres) payent 30 fr. T. G., 25 T. M. les 100 kilog. nets.
Les statistiques douanières rangent dans la catégorie des plumes de coq et de vautour les plumes (autres que pour la literie) de canard, de dinde, de pigeon et de perdrix. Parmi les plumes blanches autres, on ne comprend que les plumes blanches d'aigrette, d'autruche, de héron et de marabout ; et parmi les plumes noires que les plumes de ces mêmes oiseau.x noires naturellement ou teintes en cette couleur.
Les plumes de parures montées sur fils de fer pour chapeaux de femmes sont imposées comme « Bimbeloterie », soit 73 fr. T. G., 00 T. .M. les 100 kilog. nets.
Les mélanges de plumes de parure et de plumes à lit suivent le régime des « plumes à lit ».
Les peaux des oiseaux désignées au début de cet article, garnies de leurs plumes, comme les oiseaux-mouches et les oiseaux de paradis entiers, suivent le régime des plumes importées séparémeitt. Les peaux de cygne et de grèbe, ainsi que les gorges de canard, de pingouin et de toucan, les peaux de butor, de goéland, de mouette, d'oie, d'eider, sont traitées comme « Pelleteries » (voy. ce mot), selon leur état.
CoM.viERCE i.NTERNATioNAi. : Allemagne. — L'industrie des plumes de parure ne s'est développée en Allemagne, et notamment en Silésie, qu'au commencement du XIX* siècle, après avoir été introduite en 1756 à Berlin par un Français, Voisins, que Frédéric le Grand fit venir de Paris, centre unique, à cette époque, de cette industrie. Un élève de Voisins la transporta en 1797 à Neisse, qui célébrait, il y a trois ans, le centenaire de cette importation. A Breslau, en 1836, la fille d'un pasteur saxon fonda avec 3 on 4 ouvrières un atelier qui réussit parfaitement et fut repris en 1870 par un industriel qui avait longtemps travaillé à Paris; cet atelier occupe maintenant plusieurs centaines de femmes et jeunes filles et exporte dans toutes les parties du monde. A l'industrie des plumes d'orne- Hient, aujourd'hui exercée par 25 maisons de Breslau, se joint généralement celle des fleurs artificielles.
C'est à Londres que le marché allemand, comme les autres, s'approvisionne de plumes d'autruche ; le prix va-
rie, suivant la qualité, de 22 à 260 M. la livre. L'Angleterre fournit aussi à l'.Mlemagne une grande partie de son import, de plumes à lit et de duvet.
Angleterre. — L'impoit. des plumes et duvets a été en Angleterre, pour les cinq dernières années (en liv. st.) :
1895 1896 1897 1898 1899 Plumes délit.....! 96.0911 87.4251 00.9051 96.239] 106.245
— deparure.(l.O31.987|l.l39.25Oll.207.512|l.440.O01|l.eO9.872
L'Allemagne fournissait à l'Angleterre plus d'un tiers du total des plumes de Ut en 1893 et 1896 ; en 1898 et 1899, nous voyons cette part réduite à moins de 1/5, à peine supérieure à celle de Hong-Kong (15.000 à 16.000 liv. st.). La France, au contraire, augmente son import., qui passe de 16.600 liv. st. en 1893 à 32.930 en 1899. La Chine envoie de 10.000 à 16.000 liv. st.
Quant aux plumes de parure, le Cap est naturellement le principal fournisseur de l'.Vngleterre (569.338 liv. st. en 1897, 700.559 en 1898 et 870.060 en 1899) pour les plumes brutes, presque uniquement d'autruche. La France vient au premier rang pour les plumes de toutes sortes travaillées (335.525 liv. st. en 1895, 413.381 en 1890. 427.849 en 1897, 424.709 en 1898 et 406.828 en 1899); la Hollande suit avec des export, croissantes : 05.096, 91.269,94.783, 100.100 et 187.017 respectivement. Il faut mentionner aussi le Venezuela, qui, après avoir atteint 37.000 liv. st. en 1897 et même 42.000 en 1896, est tombé en 1899 à 18.721, et le Bengale, dont les import, en Angleterre oscillent entre 10.000 et 20.000 liv. st. Notons que l'import. allemande, presque nulle en 1893 (900 liv. st.), a été de 43.000 en 1898 ; elle a baissé en 1899 à 36.300.
L'export. de l'Angleterre, ou plutôt sa réexportation des plumes reçues de ses colonies, est très inférieure à l'import. Elle est, quant aux plumes de lit, principalement destinée à l'Allemagne (35.001 liv. st. en 1897, 43.268 en 1898 et 34.321 en 1899). Les plumes de parure vont surtout : en France (134.480 liv. st. en 1895, 120.979 en 1896, 176.880 en 1897, 183.537 en 1898 et 233.236 en 1899) et aux États-Unis (236.413, 212.652, 322.565, 271.780 et 223.309).
Colonie du Cap. — L'export. des plumes d'autruche de la colonie du Cap a été de 519.000 liv. st. en 1890 et 749.000 en 1899; c'est une des richesses de la colonie, et elle est en progression constante; cependant le chiffre de 1898 esl sensiblement égal à celui de 1899 (18.714.000 fr.), quoique supérieur de plus de 3 millions 1/2 à celui de 1897. La quantité de plumes recueillies paraît rester stationnaire, bien que le nombre des oiseaux augmente. Les statistiques de la colonie indiquent (colonie et pays de protectorat) :
Autruches Nombre. 1224. 95;i|231. 6.321267. 69:!
Poids des plumes recueillies.... Livres .. [294. 478l289.063|294. 732
Les pays de destination sont: surtout l'Angleterre (voy. les chifîres ci-dessus), puis viennent, de très loin, l'Allemagne avec 19.275 fr. et les États-Unis avec 10.375. La France ne paraît pas encore s'approvisionner directement au Cap pour cet article.
Les deux grands marchés de l'Afrique du Sud pour les plumes d'autruche sont ceux du Cap et de Port-Élisabeth ; ce dernier est le plus important, parce qu'il reçoit tontes les plumes des districts du centre de la colonie, de l'Orange et du Transvaal. Les plumes sont généralement expédiées à Londres ; quelques maisons de Paris et de New- York achètent par agents ou maisons de commission sur place, mais c'est l'exception. L'expédition se fait en caisses doublées de métal ou de toile à l'intérieur et à l'extérieur ; les plumes sont saupoudrées de naphtaline pour empêcher les mites de les endommager.
États-Unis. — Une loi interdit, dans les États de New- York et de Massachusetts, la chasse, la capture ou la possession d'oiseaux sauvages, morts ou vivants, autres que moineaux, corneilles, autours, grues, merles, étourneaux, martins-pêcheurs ou oiseaux pour lesquels il y a une époque officielle de chasse; de même, la vente des plumes et autres dépouilles des oiseaux protégés, les plumes d'autruche non comprises. Les Etats-Unis importent de France pour une valeur annuelle de 8 à 9 millions de f r. de plumes de parure, et d'Angleterre pour 6 1 7 millions de fr.