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PLYMOUTH

POILS

Russie. — La Rassie el la Sibérie prodalsent beaDcoop de plnmes et de duvet d'oie, dont il se fait un grand commerce : à .Moscou, cliaqae année aa mois de mars, pour les plumes et duvets préparés, à Koursk, Kharkov et Poltava pour les plumes et duvets bruts. Voici, d'après les statistiques oOicielles, les chiffres du commerce d'export. de ces articles pour les années 1896, 1897 et 1898 en milliers de pouils (de 16 kilog. i) et de roubles (de 2 fr. 66) : 1896 1897 1898

i Quant. V.il.|QuanU Val.lQuant. Val. 122 11.872 138 12.009 130 |1.T80 9 I 34T| 11 I 2T8| 10 I 199

On constate une tendance à la diminution, qui provient au développement récemment pris par l'export. des oies vivantes, dont la valeur atteint 5 à 6 millions de roubles par an. Chaque année, a lieu à Varsovie un marché d'oies vivantes destinées pour la plupart à l'.VIlemagne. Elles Tiennent par les routes, de Wilna et de Dunabourg notamment, en troupeaux de 400 à 300 et plus, sons la condoite d'un gardien spécial. Comme les oies sont très fatiguées en arrivant à Varsovie, on les fait reposer et remettre en état. Il y en avait 1 .ôOO.OOOau marché de 1899.

Le prix du pond de plumes était à .Moscou, en 1899 : de 26 roubles pour les blanches et 21 r. 50 pour les demiblanches de Sibérie ; de 22 r. pour les blanches et 18 r. pour les demi-blanches de Russie. Le duvet de Sibérie valait 48 r. le pond; celui de Russie, 42 r. le blanc, 32 r. le gris.

Un grand nombre de négociants étrangers, notamment de Paris, viennent s'approvisionner de plumes à la foire d'Irbit. Ils y ont trouvé en 1899 : des ailes de pie (qui sont passées de mode), au prix de 13 à 17 copecs la pièce; les hiboux fauves, 5 r. 23 copecs à 6 r. la pièce; les chouettes grises, 23 à 30 c. ; les chouettes blanches, 1 r.2Gc. à 1 r.40c. la paire; les queues de tétras, les vieilles 23 c. la paire, les jeanes 12 c. 1/2; les queues de coq de bruyère, les vieilles 50 à 35 c., les jeunes 10 à 12 c.; les aigles, ïjigarrés blancs, les grèbes, de 90 à 93 c.

Corée.— La Corée a exporté en 1897 poar 8.973.895 piastres de plumes d'aigle et d'aigrette ; en 1898 pour 3.709.489.

Tripoli. — La régence de Tripoli a exporté en 1897 pour 1.230.000 fr. de plumes d'autruche, et en 1898 pour 1.800.000.

PLU.MES DE VAUTOUR. V. AcTaccHE : plnmes nandou, et Plumes de p.vrcre.

PLYMOUTH. Ville maritime du comté de Devon, située sur le Plymonth-vSound, entre les estuaires dn Plym et du Tamar, par 50« 22' 20* lat. X. et 6» 28' 14' long. 0. de Paris. Pop. : 76.080 habitants en 1887, 84.250 en 1891, 90.275 en 1896. 100.637 en 1899. Fonderies, raffineries de sucre, ateliers de constructions mécaniques, fabriques de bonneterie et de draperies, de toiles, de savons, de produits chimiques, de papiers; brasseries, distilleries, minoteries, chantiers de constructions navales; ceux-ci ont livré, en 1899, 6 voiliers de 117 t. pour l'.lngleterre, 2 vapeurs de 82 t. et 6 voiliers de 612 t. pour l'étranger. Célèbre école de navigation.

Plymouth est un port militaire considérable, en même temps qu'uu grand port de commerce. Les import, consistent surtout en produits agricoles et bois de construction: les export., en cuivre, plomb, étain, marbre, granit, poisson. Chambre de commerce. Le port de commerce comprend 3 bassins : Catteicater, de 200 acres de superficie: Sutton, de 27 acres, et Great-Western Docks, de 53 acres, ccessibles aux plus forts navires et contenant dea nombreux appareils et entrepôts. Il y a 4 cales sèches, dont la pins grande a 450 m. de longueur.

Les entrées, pour la navigation au long cours, ont été les suivantes en 1899 :

VAPEURS VOILIERS

-Navires Nombre Tonnage Nombre Tonnage

Britanniques 273 135.749 200 24 226

Etrangers 74 38.365 124 33.648

ToUnx 347 174.114 324 37.874

22 nav. venaient des Ktat.s-Unis avec 33.437 t., 284 de France avec 24.718 t., 47 d'.\lleniagne avec 22.8<Bt., 36 de Russie avec 16.802 t., 33 de Suède avec 10.049 t., 10 de la République Argentine avec 14.943 t., etc. Les entrées dn cal)otage ont été de 1.462 vapeurs avec 610.500 1. et de 929 voiliers avec 71.931 1. La flotte marchande comptait, an 31 décembre 1899, 61 vapeurs jaugeant 43.248 t. et 273 voiliers d'one jauge de 14.342 t., et la flottille de pèche 242 bateaux jaugeant 4.023 t. Escales des paquebots de la Feninsalar and OrienUl (lignes de Sydney, Yokohama et Calcutta à Londres), de la Britisb India (de CalcutU à Londres), de la Royal .Mail (des Indes Occidentales à Southampton), de l'Orient Lirie (de I^ndres à Sydney), de Shaw Savill and Albion (de Gravesend à la Nouvelle-Zélande), de la New-Zealand Shipping (de Londres à la Nouvelle-Zélande), de la British and Irish (de Londres à Dublin), du service entre Liverpool et I..ondres, de la Wœrmann Linie (de la côte occidentale d'.\frique à Hambourg). L'.\nglo-French Company assure un service hebdomadaire entre Plymouth et Saint-Brienc.

Les droits de port sont les suivants :

Catteicater : pour les navires de 150 t. de jange, 1 d. ; an-dessus de 130 t., 2d.

Sutton Pool : pour les navires venant d'an port anglais (par t. de jauge), 1 d. ; pour les navires venant de l'étranger, 2 d.

Mill Bay Docks (Bassin à flot) : pour les navires venant d'un port anglais (par t. de jauge), 2 d. ; pour les navires venant d'un port étranger situé au nord de Brest, 4 d. ; pour les navires venant de l'étranger au sud de Brest, 8 d.

Le total des droits de pilotage s'élève à 10 */. paf pied, approximatif. Il y a aussi des droits de remorquage. (Voy. les Attn. du Comm. Ext. : Enquête sur la marine marchande.)

Succursales de la Banque d'.\ngleterre et de la National Provincial Bank. Agence consulaire de France.

Usages commerciaux. — Le mode de payement varie suivant les usages pour les marchandises qui sont expédiées. Ces usages sont, d'ailleurs, plutôt établis par les expéditeurs français que par les acheteurs. En pratique, les ventes se font au comptant, et quand les acheteurs demandent an crédit, les expéditeurs se renseignent sur lenr solvabilité. La loi concède nn recours très efficace relativement à tout litige de livraison ; seulement il se présente toujours une difficulté, qui est celle dn témoignage personnel. Le tribunal compétent est le Conntry Court. {Ann. du Comm. Ext.) Abel Rwier.

PODOMÈTRE, .\ppareil servant à indiquer, par le nombre des pas, le chemin parconrn par nn homme à pied. (V. Compteurs.)

POÊLES A FEU XU, PoÊLES CALORIFÈRES, PoÈLES MOBILES. V. ApP.\REILS DE CH.A^UFF.VGE.

POIDS. V. Mesures et Poids.

POIL DE MESSINE. On donne le nom de poil de Messine, on plus souvent encore de crin de Florence ou pitre, au poil produit par le ver à soie que l'on étouffe dans du vinaigre au moment où il va faire son cocon. Ce poil est beaucoup moins flexible que le crin et possède un reflet brillant que n'a pas celuici. 11 sert principalement à garnir le bout des lignes des pécheurs.

La France en importe annuellement pour 1^.000 à 150.000 fr. et en exporte pour 25.000 à 50.000.

Le poil de Messine est exempt de droits à l'entrée.

POILS. (Syn. : Angl. : Hairs. AUem. : Haar, ilœhne. Ital. : Peli, Crini.) Un grand nombre d'animaux, la presque totalité des mammifères terrestres et amphibies, ont le corps recouvert d'une couche plus on moins épaisse de poils dont la longueur, la couleur, la consistance, l'aspect et la structure varient suivant le genre des animaux. Si on les considère sous le rapport de la structure, de l'aspect et de la consistance, on reconnaît que les

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uns sont ternes, raideset très durs, comme les soies du porc et du sanglier; d'autres sont assez raides, mais lisses et doués d'un certain brillant, comme chez le cheval, la vache, le cerf, etc. ; d'antres, enfin, sont laineux, comme chez le mouton, le lama, le chameau, et plus ou moins fins, moelleux et doux au toucher, comme chez certaines espèces de chèvres et chez les animaux à fourrures.

Les poils laineux qui forment la toison d'un certain nombre de ruminants sont particulièrement propres à la fabrication des tissus et sont réservés presque exclusivement à cet usage. Aussi les tarifs douaniers traitent-ils comme laine les dépouilles de la vigogne, du lama, du yack, du chameau et de la chèvre cachemire (y compris le duvet de cachemire), lesquelles sont importées sous le nom de laines de vigogne, de lama, d'alpaga ou paco et de poils de chameau et de chèvre cachemire.

Les crins (voy. ce mot) ne sont propres qu'à des applications restreintes. Les soies de porc et de sanglier sont employées dans la brosserie, ainsi que les poils de blaireau.

Enfin, on comprend sous la désignation générale de poils, dans les Tableaux du Commerce, les poils de toute sorte, autres que ceux dont il a été question plus haut, et qui trouvent leur emploi dans la filature, la chapellerie, la brosserie, la bourrellerie, etc., tels que les poils d'autruche, de blaireau, de bouc, de castor, de castorin, de chèvre et de chevreau (y compris le poil de chèvre mohair, mais à l'exclusino du poil de chèvre cachemire), de chien, de lapin, de lièvre, de loutre, de phoque, de porc, de rat gondin, de rat musqué, de sanglier, ainsi que les poils de vaclie et autres plocs.

Les poils peuvent être divisés, d'après leurs usages dans l'industrie, en 4 classes : les poils pour chapellerie, qui sont les plus importants; les poils pour la filature et la fabrication des tissus; les poils pour brosserie; enfin les poils de rebut, qu'on utilise suivant les circonstances.

Poils pour chapellerie. — Les poils employés par la chapellerie doivent jouir de la propriété de se feutrer aisément. Tels sont les poils de lapin et de lièvre, de castor, de rat gondin, de rat musqué, enfin, dans une moindre proportion, ceux de chameau et de chevron.

Mais la consommation porte presque exclusivement sur les poils de lièvre et de lapin.— On peut dire que toute la récolte de peaux de lapin (qui dépasse certainement, en France, 40 millions de peaux) est absorbée par la chapellerie, à l'exception des peaux de choix réservées pour être teintes et pour servir, sous le nom de peaux lustrées, à l'imitation des fourrures. — Il en est de même pour la récolte des peaux de lièvre, qui trouvent leur emploi dans la chapellerie et dont on ne distrait, comme article spécial de pelleterie, que les lîèvres blancs de Russie. La chapellerie emploie également la majeure partie des peaux de rat gondin et une partie seulement des peaux de castor et de rat musqué, qui sont fort estimées comme fourrures.

Le poil doit subir une série d'opérations pour devenir matière première de la fabrication des chapeaux de feutre, savoir : 1° l'éjarrage ou ébarbage, consistant à enlever la jarre du poil rude et long impropre an feutrage; le secrétage ou brossage du poil avec une brosse imbibée d'une solution de nitrate de mercure (mais cette deuxième opération

n'est pas indispensable; elle présente des dangers au point de vue hygiénique (voy. Chapeaux); 3° le séchage ; 4" le coupage du poil ou duvet. Le coupage se fait mécaniquement. Le poil ainsi préparé est propre à la fabrication des chapeaux; toutefois on lui fait subir un dernier apprêt, le soufflage, qui a pour but de le débarrasser de tous les corps étrangers restant encore mélangés avec lui et pouvant nuire à la qualité du feutre. Le soufflage s'effectue à l'aide d'appareils puissants mus par la vapeur» (Voy ., pour plus de détails. Chapeaux, Chapellerie.) Toutes les parties d'une peau ne donnent pas da poil de même qualité. Ainsi, chez le lapin et le lièvre, le poil le plus estimé est celui du dos ou arête. Il existe donc dans le commerce des poils un grand nombre de sortes et de qualités ayant leurs dénominations particulières et dont les prix varient dans des proportions assez considérables suivant la pénurie ou l'affluence des peaux sur le marché.

Poils pour filature. — Les poils pour filature et fabrication des tissus sont ceux de cachemire, de chèvre, de chevreau, d'alpaga, de lama, de vigogne^ de chameau, etc.

Il a été donné à l'art. Gaghe.mire des renseignements sur les poils, les fils et les tissus de cachemire; nous n'avons donc pas à revenir sur ce sujet. La chèvre d'Angora (voy. ce mot) fournit un poi! très blanc et très long, désigné dans le commerce sous le nom de poil d'angora ou de chevron, et qui s'approche par ses qualités et son aspect du duvet de cachemire. Mais cette laine est généralement mélangée d'une forte proportion de jarre et de poussière. Les chèvres de la Barbarie et de l'Inde ont le poil moins long que celles d'Angora, mais néanmoins de belle qualité. D'autres chèvres du Levant ont une toison noire, rousse ou brune, formée en partie d'une bourre plus ou moins fine et douce, en partie de poils longs et droits. On utilise aussi, dans, l'industrie des tissus, le poil delà chèvre commune d'Europe, qui est de diverses couleurs, mais plus généralement d'un brun roux ou jaunâtre. Ce poil est assez long, mais gros et raide; aussi n'est-il employé que pour la fabrication d'étoffes de peu de valeur.

Les poils désignés dans le commerce sous le nom. de poils de chameau sont généralement des poils de chevron de qualité inférieure, comme le chevron d'Alep et celui de Barbarie.

Le poil des animaux du genre chameau (Cameluaj^ est roux, laineux, rude et peu propre à la filature; on eu fabrique cependant des étoffes grossières en Afrique, en Arabie,en Perse et dans l'Inde, soit seul^ soit mélangé avec des laines ou d'autres textiles. Nous renvoyons au mot Alpaga pour ce qui concerne les poils et tissus de ce nom.

Poils pour brosserie. — Les poils dont on fai^ usage dans l'industrie très étendue et trèscomplex^ de la brosserie, sont principalement ceux de queue de martre, de putois et de petit-gris, de blaireau de porc et de sanglier.

Les queues de martre sont employées pour la fa^ brication des pinceaux fins (peinture à l'huile, à l'a quarelle et en miniature) ; on distingue deux sort de queues de martre : la noire et la rouge ; la pre mière est la plus recherchée; elles sont vendues anl brossiers par les fourreurs, qui achètent les peaux entières. Il en est de même des queues de putois. Les queues de petit gris sont expédiées de Russie et de Sibérie, ou viennent de Leipzig, le grand entrepôt

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des fourrures do Nord. Les poils de blaireau, qui trouvent leur emploi dans la fabrication des brosses pour la peinture, des pinceaux à barbe, des brosses à dents, etc., sont fournis au commerce par la Hongrie, la Pologne, la Russie, etc. La France en produit aussi, mais en petite quantité. Les poils venant de Hongrie sont les plus estimés pour les brosses à pein- ! ture et ceux de Pologne pour les brosses à toilette, j Le poil est arraché des peaux, à la main, dans les | fabriques de brosserie. Quant aux soies de porc et j de sanglier, qui sont expédiées, après nettoyage, en i bottes de grosseurs et de longueurs assorties, elles I entrent, concurremment avec les poils de blaireau, dans la fabrication des brosses à ongles et à dents, des pinceaux pour la peinture à l'huile et la peinture en décor et en bâtiment.

Les soies de sanglier sont blanches, rousses ou noires, coniques et souvent bifurquées et trifurquées à leur extrémité; celles de porc sont ordinairement plus minces, moins résistantes, également bifurquées. C'est la Russie qui fournit la plus grande \ quantité des soies de sanglier; puis viennent l'Ai- ' lemagne, la Belgique, les Pays-Bas, etc. |

Les soies de porc sont fournies à peu près par tous les pays, mais elles sont loin d'offrir les mêmes qua- ! lités : les meilleures viennent de Russie et de Si- i bérie. Les soies de porc récoltées en France, par l'arrachage à la main ou par l'échaudage, se divisent en plusieurs sortes, généralement désignées par le pays de provenance.

Poils pour l'agriculture, le feutrage, etc. — On désigne sous le nom général ûeplocs, tous les poils de rebut impropres aux usages de la chapellerie, de la filature et de la brosserie. Ces poils, qui proviennent de l'éjarrage des pelleteries, du tannage à la chaux des peaux de vache, de veau, de chèvre, etc., sont vendus en balle ou en vrac, pour servir d'engrais, pour confectionner des tapis grossiers, rembourrer la sellerie, faire avec le plâtre ou la chaux des mortiers pour plafonneurs. On en fait également des draps plus ou moins grossiers, d'un usage excellent, mais qui n'ont rien d'élégant et ne sont utilisables que pour des usages tout à fait spéciaux.

Droits de Douane. — Les poils se distingnent, an point de vne de la tarification, en poils bruts, poils peignes ou cardés et poils en bottes.

Les poils brats sont : les poils teints en masse; les poils conpés snr les peaax teintes en poils (chiqnette), les bloDsses on peignons et les déchets de filatare ; les déchets on rognnres de poils de porc et de sanglier provenant des ateliers de brosserie; les déchets de pean impropres à la confection des fonrrares et n'ayant de valeur marchande qne celle da poil dont ils sont revêtus, et notamment les ■déchets de pelleteries préparées on ouvrées, dits déchets on éqnets pour cbiqaetage; les poils de vache et antres plocs présentés en planches formées an moyen de la pression, mais non feutrés : les poils sonfQés (c'est-à-dire ceux dont on a séparé, par la ventilation, les poils légers non susceptibles d'être feutrés) ; les poils de longueurs assorties, mais non réunis en bottes.

Les poils peignés sont ceux qui ont été rendus parallèles et qui sont ainsi propres à la filature.

Les poils en bottes sont ceux qui ont été disposés en bottes sous corde ou tout autre lien serré et dont les extrémités du côté de la racine présentent une surface à peu près plane.

La loi du 11 janvier 1892 établit les taxes suivantes à l'entrée en France pour les poils et crins :

Les crins bruts sont exempts. Les crins préparés ou frisés payent 15 fr. par 100 kilog. (poids net) au T. G. et 10 fr., poids brut, au T. .M.

Les poils bruts, ainsi que les poils peignés ou cardés de chèvre mohair, sont exempts.

Les poils peignes ou cardés autres, ainsi qne les poils en bottes, sont soumis à un droit d'entrée par 100 kilog. de 15 fr., poids net, au T. G., et de 10 fr., poids brut, au T. .M.

Observations pour l'application des droits : 1" Crins. — La dénomination de crins ne s'applique qu'aux poils qui proviennent de la crinière ou de la queue du cheval du mulet, etc. Les bouts de queues de bœuf et de vache' garnis de leurs poils sont considérés par l'administration des Douanes comme critis bruts. La classe des crins préparés ou frisés comprend les crins préparés pour la brosserie, la sellerie et la literie, soit frisés, soit teints, soit en bottes régulières sons corde ou sous tout autre lien serré, les cordages formés par la réunion de torons de crins grossièrement retordus, etc.

Les crins d'origine extra-européenne, préparés dans un pays d'Europe, sont considérés comme produits originaires du pays où ils ont été travaillés, la préparation qu'ils ont subie ayant pour effet de les faire passer (surtaxe comprise) dans une catégorie plus fortement taxée qne le produit brut. Toutefois, l'exemption de la surtaxe est subordonnée à la production d'un certificat visé par le consul de France, établissant que les crins ont été réellement préparés dans le pays d'Europe désigné.

Les crins bruts d'origine européenne, importés d'ailleurs que du pays de production, sont passibles d'une surtaxe de 3 fr. 60 par 100 kilog. — Il en est de même pour les crins préparés ou frisés d'origine européenne. Toutefois, en ce qui concerne ces derniers produits, on doit considérer comme lieu d'origine le pays où ils ont été préparés.

Les crins provenant du débourrage des meubles et prêts à être utilisés dans l'état où ils sont présentés, sans une nouvelle préparation, suivent le régime des crins préparés, mais ils doivent être considérés comme originaires du pays où le débourrage a en lien.

2* Poils. — Dans l'article 25 du Tarif, qui comprend les poils bruts, les poils peignés ou cardés de chèvre mohair, les poils peignés ou cardés antres et les poils en bottes, sont compris tons les poils servant à la filature, à la chapellerie, à la brosserie, à la bourrellerie, etc., tels que les poils d'autruche, de blaireau, de bouc, de castor, de castorin, de chien, de lapin, de lièvre, de loutre, de phoque, de porc, de rat gondin, de rat musqué, de sanglier, ainsi que les poils de vache et antres poils (poils communs et avariés provenant de l'épilage des peaux tannées et servant à faire des tapis grossiers, à rembourrer la sellerie, à calfater les navires, etc.). G. DCMONT.

Commerce extérieur de la France. — Le commerce spécial des poils bruts et peignés ou cardés a donné les chiSres suivants, par périodes décennales et moyenne annuelle (en milliers de fr.). de 1867 à 1896 :

[A désigne les poils bmts (piovenaot de la tonte) de cbèrre, de chevreau, de chameau et duvet de cachemire ; — B, les poils bmts (tombés à la chaux) de vache, de veau, de cheval et autres poils grossiers ; — C, les poils bruts de blaireau, de castor, de rat musqué, de rat gondin, de lièvre e! de lapin ; — D, les poils bruts de porc et de sanglier; — E, les poils peignés ou cardés.]

Imp.

Exp.

Imp.

Eip.

D En masse

— En bottes

E De chév. mohair

Crins bruts, préparés ou frisés..

Depuis l'année 1892, les statistiques douanières distinguent les crins préparés ou frisés des crins bruts.

.antérieurement à 1892, les poils peignés ou cardés étaient confondus, à l'export. seulement, avec les poils bruts.

Voici, pour les années 1898 et 1899, les quantités de poils divers importées et exportées (au C. S.) en kilog. ; nous y joignons le prix E.V.D. du kilog. en fr. pour l'année 1899 (Se reporter aux lettres ci-dessus) :

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