POIX
prépare avec ce fruit l'essence de cubèbe en le dis- Ullaiit avec de l'eau.
Poivre de Guinée. — Fruit rouge du Capsicum annuuni, plante de la famille des Snlanées (piment annuel), originaire de l'Inde et cultivée maintenant dans toutes les parties du monde. C'est une baie sèche, grosse et longue comme le pouce, pouvant même atteindre un décimètre, de forme conique, un peu recourbée à l'extrémité, lisse et luisante. Ce fruit est divisé intérieurement en 2 ou 3 loges renfermant nne grande quantité de graines blanchâtres, lenticulaires et réniformes.
Le poivre de Guinée n'est pas aromatique, mais d'une saveur brûlante, très irritante. On l'emploie comme assaisonnement. Dans le Midi, les fruits verts, confits dans le vinaigre, donnent le poûTOH. Ils servent à aromatiser le vinaigre.
Poivre de Cayenne (ou piment de Ca3enne), fruit dn Capsicum frute>!cens. — Cette plante est cultivée non seulement à Cayenne, mais en Asie. Le fruit est une baie longue de 1,8 à 3 cm., large de 6 à 10 mm. à la partie inférieure, rétrécie à l'endroit du calice, qui est en forme de godet. L'odeur est légèrement aromatique, très acre; la saveur, insupportable par la sensation brûlante qu'elle cause et qui persiste très longtemps.
Le poivre de Cayenne importé des Indes Occidentales en Angleterre est le produit d'une variété de cette plante (le Capsicum battacum). En pulvérisant le péricarpe après l'avoir préalablement débarrassé de sa semence, on obtient ce que les Anglais désignent sous le nom de Poivre rouge. La saveur du poivre de Cayenne est due à une huile essentielle qui entre pour les 1,9 Vo dans le poids du fruit.
Poivre Giroflée {on poivre de la Jamaïque). — C'est le fruit ou baie presque ronde d'un bel arbre de la famille des Myrtacées (Jlyrius pimenta), originaire des Indes Occidentales, mais cultivé à la Jamaïque depuis le XVIP siècle. Les baies sont cueillies quand elles sont encore vertes, puis séchées an soleil: elles prennent alors une teinte brun rougeàtrc. On les classe ensuite ea plusieurs sortes. (Voy. Piment.)
Poivre du Japon. — Frnit dn poivrier du Japon, arbrisseau de la famille des Xanthoxylées,
Droits de Douane. — Le poivre acquitte à l'entrée en France une taxe de 208 fr. par 100 kilog. poids net an T. G.
Le poivre en poudre paye le même droit que le poivre en grains, à moins que sa nature soit tellement altérée par des mélanges et dos sophistications que, dans l'intérêt de la répression de la fraude, on doive le taxer comme substances médicinales pulvérisées.
!.e poivre impur (poussières on balayures d'épicerie) sait le régime dn poivre.
On assimile an poivre la poudre de kari (composé de poivre, de piment, de gingembre, de cnrcuma) et le poivre factice a'.\lgérie. G. Dl'mont.
Le Poivre au Cambodge. — La direction de l'Agriculture et du Commerce de l'Indo-Chine vient de recevoir communication d'un rapport de M. Leclère, administrateur des services civils, résident de France à Kampot, snr les plantations de poivriers au Cambodge en 1900; nous extrayons les renseignements suivants de ce rapport :
Les quatre provinees productrices de poivre au Cambodge, qui comptaient 57 villages poivriers en 1899, en ont récensé 61 en 1900; les planteurs, qui étaient 3.557, ont augmenté, leur nombre de 31,9 V, et sont maintenant 4,779; les pieds producteurs et imposés, qui étaient au
nombre de G72.326, ont augmenté de près de Si. 32*/. et sont passés à 885. 8i0; les jeunes pieds, non imposés, qui étiiient de I.t0i.2.'i5 — après avoir été diminués de 213.520 pieds, passés aux imposés et de 39.159 pieds morts ou malades, soit de 2.")2.G79 pieds — se retrouvent 1 million '.iSO.OCiO, plus nombreux de 20.72*/., par suite des plantations nouvellement créées on des plantations anciennes augmentées.
M. Leclère estime que dans cinq, six on sept ans au maximum, la production du poivre aura donblé au Cambodge, c'est-à-dire atteindra, an minimum, 1.500.000 kilog. .\ ce moment, la Cochinchine et le Cambodge seront à même de fournir, et au delà, la consommation française, qui oscille autour de 2 millions 500 000 kilog.
La Cochinchine et le Cambodge sont par excellence des pays producteurs de poivre et le nombre des pieds plantés s'accroît tous les jours. Les poivrières appartenant aux colons occupent 213 hectares, dont 175 en Cochinchine. Elles sont toutes en plein rapport, mais la plus belle est sans contredit celle de Hong-Chong, sur le golfe de Siam, dans la province de Ha-Tien, qui comprend 98 hectares.
Commerce.— Les import, de poivres, en France, en 1899 (C. S.), ont donné les chiffres suivants (nous no^ligeons les export., qui sont insignifiantes), en kilog., au prix E. V. D, de 1 fr. le kilog. :
Angleterre
Belgique
Indes anglaises
Autres pivs «trjiigers
Indo-Chine 1.814.847
Autres eolaii. et proteet. 2.056