‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 79 sur 1134 · J-SI · texte numérisé non relu

J-SI

Le total de 847 millions pour 1898 comprend les principaux éléments suivants : emprunt remboursable en 1904, D. 100 millions; emprunt remboursable en 1907, D. 560 millions ; emprunt remboursable en 1925, D. 162 millions.

Il y a lieu d'ajouter à la dette proprement dite la partie de la circulation fiduciaire qui représente des engagements publics : greenbacks, billets du Trésor, etc.: le tout s'élève à 9.310 millions defr., total dans lequel la dette nette, déduction faite de l'actif du Trésor, atteint 'à peine 5 milliards de fr. Dans l'actif du Trésor figure le stock d'argent métal, accumulé soit en lingots, soit en dollars frappés depuis 1878. Le montant en est porté pour sa valeur nominale et officielle de 2 1/2 milliards de fr., exactement 512 millions de dol.

Si ce stock n'était pris que pour sa valeur intrinsèque, qni an taux actuel est à peu près de 40% de la valeur officielle monétaire, il ne représenterait plus qu'un milliard de fr. au lieu de 2 1/2, et le montant de la dette nette des États-Unis s'élèverait à 6 1 2 milliards de fr., soit un peu moins de 100 fr. par tète de la population (exactement 87 fr.). Or, la dette de la Grande-Bretagne est de 16 milliards de francs, avec une population de 40 millions d'hab., soit 400 fr. par hab.

La dette fédérale de 847 millions de dol. s'est accrue, en 1898, à l'occasion de la guerre contre l'Espagne, de 180 millions de dol., par l'émission au même montant d'nn emprunt en rente 3 "U-

En dehors de la dette du gouvernement fédéral, se trouvent les dettes particulières des États, des comtés, des municipalités, des districts scolaires. L'ensemble atteignait en 1890 le chiffre de D. 1.135 millions (environ !8 dollars par habitant). Les États les plus chargés sont : Xew-York, Massachusetts, Ohio, Pennsylvanie, .Missouri, Virginie, dont chacun avait en 1890 une dette de plus de D. 50 millions.

Circulation monétaire au /"janvier 1899. — Le total de la circnlation monétaire an 1" janvier 4899 était de 1.897 millions de dol., savoir (en millions de dol.) :

Or 668

Dollars argent 63

Argent divisionnaire 71

Oreenbacks 313

Billets du Trésor(Loi du 14 jnill. 1890). 95

— des Banques nat 2.38

CerliQcats d'or 35

— d'argent 392

— monétaires 20

Total dans la circulation 1.897

Total qui, divisé par 76 millions, chiffre présumé de la population, fait ressortir la circulation à 25 dol. par tête, contre 23 D. 34 au 1" janvier 1898.

.\n 1" janvier 1899, il y avait en outre dans les^ caisses du Trésor (en millions de dol.) :

Or

Dollars argent

.■Vrgent divisionnaire

Greenbacks

Treasitry notes

Billets des Banqnes nat.

Certificats d'or

— d'argent

Gouvernement et admin!str.vtion. — Les États- Unis constituent une république fédérale régie par la Constitution de 1787, qui, en conservant aux États confédérés leur autonomie, a placé au-dessus de la collection des gouvernements particuliers un Gouvernement national investi, sur certains points déterminés, d'une autorité directe snr tous les citoyens. Les principales affaires d'intérêt national qui sont du ressort dn gouvernement fédéral sont : la paix,, la guerre, les traités, les relations extérieures, l'armée et la marine, les cours fédérales de justice, le commerce, la circulation monétaire, les postes,, la taxation pour les besoins généraux du Gouvernement, l'administration d'États nouveaux dans l'Union, les brevets et droits de propriété, la naturalisation des étrangers. Sont réservés à la législation des divers États et placés hors de l'intervention des pouvoirs fédéraux, à peu près tous les actes et toutes les manifestations de la vie civile et administrative.

Les organes du gouvernement central sont : le Congrès, le Président, la Cour suprême. La législature nationale, ou Congrès, siège à Washington, dans le district de Colnmbia, qui ne dépend d'aucun État et qu'administre une commission sous le contrôle direct des pouvoirs publics fédéraux. I^e Congrès se compose de deux Chambres, le Sénat et la Chambre des représentants. Le Sénat représente les différents États de l'Union en tant que communautés politiques distinctes. Les États, qui sont des organismes si différents d'étendue, de richesse, d'importance industrielle ou commerciale ou de pop., sont assurés à tout jamais dans cette assemblée d'une représentation égale. Chacun d'eux envoie en effet uniformément deux délégués siéger au Sénat de Washington. Le nombre des délégués est donc de 90. La durée du mandat de sénateur est de six ans ; le Sénat est renouvelable par tiers tous les deux ans. Est éligible au Sénat tout citoyen âgé de plus de trente ans, citoyen des États-Unis depuis neuf ans an moins, et résidant, au moment de l'élection, dans l'État où celle-ci a lieu. Les sénateurs sont indéfiniment rééligibles. Le vice-président de l'Union est d'office président du Sénat. Cette assemblée a des attributions judiciaires, executives et législatives. Elle siège comme cour de justice pour juger les procès d'à?!;)eac/ime«naction judiciaire contre de hauts fonctionnaires de l'État). Elle approuve ou rejette les traités conclus par le président avec des puissances étrangères. Elle approuve on rejette les nominations par le président aux hauts emplois fédéraux. Elle vote, concurremment avec la Chambre des représentants, des hills qui deviennent des acts (lois) du Congrès, s'ils sont sanctionnés par le président, ou si, frappés du veto présidentiel, ils sont

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•de nouveau adoptés par les deux Chambres (avec une majorité des deux tiers dans chacuue d'elles). L'initiative des bills tinanciers est réservée à la 'Chambre des représentants, mais le Sénat a le droit d'amender ou d'annuler tous bills de cette nature.

La Chambre des représentants représente la pop. comme le Sénat représente les États. Elle est élue directement par le peuple. Les élections ont lieu tous les deux ans en novembre, au scrutin uninominal, dans des districts déterminés par la législature de chaque État. La Chambre représentant un élément variable, le montant de la pop., le nombre de ses membres varie tons les dix ans, d'après les résultats du recensement décennal. Le nombre actuel est de 3o7, à raison d'un membre par 174.000 hab. Le New-York a 34 représentants au Congrès, -la Pennsj'lvanie 28, l'Illinois 22, le Texas 13, le Delaware, l'Idaho, le Montana, quatre autres États encore ont chacun un seul représentant. Les territoires d'Arizona, de New-Mexico et d'Oklahoma en- ^voient chacun un délégué au Congrès, mais à titre consultatif seulement. Le Congrès existant (du 4 mars 1899 au 4 mars 1901) est le 36* depnis l'application de la Constitution. La Chambre des représentants élit elle-même son président ou speaker, qui dispose d'un très grand pouvoir politique, parce qu'il forme seul les grandes commissions permanentes de l'assemblée et désigne leurs présidents.

Le Président de l'Union est élu tous les quatre ans par un corps électoral composé dans chaque .État d'autant de membres que cet État envoie de sénateurs et de représentants à Washington. Les attributions du chef du pouvoir exécutif sont énumérées -dans la Constitution. Il peut opposer un veto aux lois votées par le Congrès, et ce veto ne tombe que s'il se heurte à une majorité des deux tiers dans chaque Chambre. Il n'a pas d'initiative en matière de législation, mais il recommande, par message au Congrès, les grandes lignes des mesures dont l'adop- •tion lui semble opportune. Le Président est rééligible. Ont été présidents depuis la guerre civile : .\ndrew Johnson (18G5-G9), le général Grant (1869- 77), Hayes (1877-81), le général Garfield, puis Ch. Arthur (I88I-80), Cleveland (18So-89), Harrison (1889-93), Cleveland (1893-97), Mac Kinley (1897- 1901). Le cabinet se compose de huit membres : les secrétaires d'État (Affaires étrangères), du Trésor, de la Guerre, de la Marine, de l'Intérieur, de r.4griculture, l'Attorney général (justice), le Directeur général des postes. Les secrétaires ne composent pas, au vrai sens du mot, un cabinet ; ils sont seulement les chefs de leurs départements, dont ils ont la responsabilité devant le Président. Ils ne peuvent être ni sénateurs, ni représentants ; ils n'ont pas accès dans les assemblées et ne communiquent officiellement que par voie de correspondance avec les présidents des commissions. Le Président est seul responsable devant le Congrès.

Le pouvoir judiciaire fédéral réside dans une Cour -suprême siégeant à Washington, composée d'un grand juge et de huit juges, et dans des cours de district, au nombre d'une soixantaine, chaque État en possédant un, quelques-uns deux ou trois.

La Confédération se compose de 4o États et 6 Territoires. Sur les 4ii États, 13 faisaient partie de la confédération primitive et ont ratifié la constitution de 1787; les 32 autres ont été admis successivement 'dans l'Union : le premier, le Vermont, en 1791, le

dernier, l'Utah, en 1896. En 1800, le nombre des États était de 16. Il s'est accru de lo dans la première moitié du siècle et de 14 dans la seconde moitié. Les Territoires sont : le District de Columbia, le New-Mexico, l'Arizona, l'Oklahoma, le Territoire Indien, l'Alaska. Les îles Hawaï et Porto-Rico constitueront un 7" et un 8* territoires. Cuba et les Philippines sont placées sous le régime militaire.

Au-dessous et à côté du gouvernement national fonctionnent les gouvernements autonomes des 4i) États composant l'Union. Il y a entre ces communautés politiques des différences énormes de superficie. Tandis que le Rhode-Island et le Delaware représentent à peine deux de nos départements (0.300 et 3.200 kil. c), le plus vaste État de la République, le Texas, contiendrait dans ses frontières la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et le quart de l'Italie. La Californie est presque aussi grande que la France, plus grande que l'Espagne. L'Arizona et le New-Mexico réunis occupent une sup. plus vaste que celle de l'Autriche-Hongrie. L'étendue de la Louisiane correspond à celle de vingt de nos départements. Les États du versant de l'Atlantique .semblent bien petits à côté de ceux de l'O. Cependant la Géorgie, la Floride, la Caroline, le New- York, représentent ensemble une superficie égale à celle de la France. La dimension delà Pennsylvanie est celle du bassin de la Seine. Les États les moins étendus sont ceux de la Nouvelle- Angleterre ; toutefois, le Massachusetts et le Connecticut, réunis, ont les dimensions de la Suisse. Le Rhode-Island est 211 fois plus petit que le Texas. Il a cependant les mêmes droits politiques que celui-ci dans l'Union et envoie comme lui ses deux sénateurs au Congrès de Washington.

Les4o États peuventètre répartis eu cinq groupes : Nouvelle-Angleterre, 6 États; Centre, 7; Sud, 14; N.-O., 14; Pacifique, 4. La Nouvelle-Angleterre est l'ancienne demeure du puritanisme, le pays des lettrés, des clergymen ; Boston, séjour d'une société polie et cultivée, est aussi le siège de grandes fortunes commerciales, de capitaux énormes. De Boston sont dirigées quelques-unes des plus importantes entreprises de mines et de chemins de fer, aux États-Unis et jusqu'au Mexique. Autour de Boston, sur les rives du Merrimac, dans le Connecticut et dans le Rhode-Island, règne une activité industrielle considérable. Les États du Centre sont adonnés au commerce, à la banque, à l'industrie : c'est la région des très grandes fortunes, le centre de répartition des immigrants, la porte ouverte sur l'Europe, la grande gare centrale entre l'ancien et le nouveau monde. C'est aussi le foyer politique, d'où sont mises en mouvement les puissantes organisations de parti. Dans cette région sont concentrés le plus grand nombre des trusts, Compagnies minières, de chemins de fer et d'industrie métallurgique. Le S. cultive le coton ; la pop. blanche y est restée aristocratique dans ses couches supérieures. Les industries textiles et métallurgiques ont fait de grands progrès dans quelques-uns de ces États, notamment dans l'Alabama. Le N.-O. est le pays de l'agriculture, de la démocratie, de l'inflation, de l'argentisme, de l'agitation contre le capital. Chicago, avec ses grosses fortunes et sa iiiob socialiste, composée surtout d'étrangers, est la capitale de l'immense vallée du Mississipi. L'esprit d'aventure, l'exploitation minière caractérisent les États du Pacifique, où la pop. est

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pins mélaDgée delémeats dissemblables qne tonte antre région de l'Uuiou.

Chaque Élat établit sa constitution comme il l'entend, à une seule condition : qu'elle soit républicaine. Chacun possède un pouvoir exécutil élu (gouverneur et plusieurs agents), deux Chambres, an système de taxation d'État et de taxation locale, ledroit de contracter des dettes, un système judiciaire spécial, un corps de lois particulières (comprenant toute la législation affectant la propriété mobilière et immobilière, les contrats, lesirelations familiales). Les divisions administratives des États sont les comtés, les villes tcities et <ojrns), les districts scolaires. Les autoriléslocales, rurales ou urbaines, tiennent leur organisation et leurs pouvoirs, non de la constitution on de la loi fédérales, mais des gou-

rnements particuliers des États.

Tandis que les États sont des communautés politiques indépendantes en tout ce qui concerne leurs affaires intérieures, les Territoires sont placés sous la dépendance directe du gouvernement central de Washington et administrés par un corps de fonctionnaires et de juges que nomme le Président de l'Union. On appelle a Territoire non organisé » celui où les fonctions législatives sont exercées par le gouverneur et par les juges, et « Territoire organisé » celui qui possède une législature particulière, élue par la population, mais sur les décisions de laquelle le Gouvernement a le droit de veto. Le Territoire organisé est maintenu dans cette situalion jusqu'à ce que sa pop. ait atteint le chiffre qui lui donne le droit, s'il devient un État, d'envoyer à Washington an moins un membre de la Chambre des représentants. Le Congrès peut alors, si le Territoire en fait la demande et vote une constitution, l'admettre comme Étal.

GÉOGRAPmE ÉCONOMIQUE : Propriété foncière et exploitation. — Le domaine public des États-Unis, constitué par l'abandon que les anciens États firent, de leurs droits sur les terres, an gouvernement de la Confédération, a été régi par l'ordonnance de 1787, qni décida que lorsque des États seraient formés de ce territoire commun, les terres y resteraient la propriété de l'Union, sons la condition qu'une part déterminée fût réservée à l'État pour les écoles, les travaux publics, les institutions de bienfaisance. — Le domaine, limité d'abord par le Mi-Jsissipi, s'accrut de toutes les acquisitions ultérieures au delà de ce fleuve et atteignit le chiffre de 7 millions de kil. carrés. Les arpenteurs se mirent à l'œuvre ; le cadastre est aujourd'hui achevé pour les deux tiers de ce domaine, le reste comprenant l«s déserts et les montagnes avec ce qui peut rester de terres disponibles pour l'agriculture. — Le gouvernement fédéral dispose des terres publiques pour divers objets et selon divers procédés : concessions aux Compagnies de chemins de fer; vente aux particuliers ; concessions à titre gratuit sous des modes divers, dont le principal est le homestead (lot de lamille). Ces concessions gratuites se font par lots de 80, 160 acres ou plus, selon la nature de la terre on les intentions du colon. — Le Gouvernement a livré dès maintenant le meilleur de ses terrains. Une faible partie des vastes espaces dont il dispose encore, restes sans grande valeur d'une colossale richesse foncière, pourra être appropriée à la culture el au peuplement. — L'accroissement de la population a réduit la moyenne des dimensions des pro-

priétés rurales, appelées farins. Elle était en 18oO de 92 hectares, elle est aujourd'hui d'environ iJO hectares. On comptait en 1890 un total de 4.564.000 propriétés rurales, couvrant 230 millions d'hectares et donnant des produits d'une valeur annuelle estimée à 2.460 millions de dol. (12.300 millions de fr.). L'ontillage est perfectionné, les machines abondent. Sur nombre de points la culture devient intensive,, et l'emploi des engrais est de plus en plus répandu. La culture maraîchère est en grand progrès dans quelques États de l'Est ; à l'autre extrémité àa continent, dans la Californie du Sud, la production des fruits. — De nombreuses Sociétés ont entreprisl'amélioration des terres négligées, l'irrigation dans les terrains du Far-West, l'exploitation de vastes domaines dans le Texas, le Kansas, le Dakota, le Minnesota, pour l'agriculture ou pour l'élève du bétail. — L'immigration a développé le système de la location des terres {tenant System j. Le métayage est très répandu dans le Sud.

Productions. — La surface cultivée en blé aux États- ! Unis en 1897-98 a été de 39.4fô.OOO acres. La superficie j correspondante en blé en Angleterre, 1.888.000 acres, ne j représente que la vingtième partie environ de celle consacrée aux Etats-Unis à la même culture. Hait des États de l'Union ont cbacnn une superficie emblavée plus grande que celle du Royaume-Uni :

Acres

Acres

Minnesota

Sont h Dakota.

Californie

Indiana

Kansas

Ohio

Xorth Dakota..

Xebraska

En comptant 2 1/2 acres à l'hectare, on constate, d'après ces chiffres, que r.\ngleterre coisacre à la cnltnre du blé 730.000 hectares, que huit Etats de l'Union consacrent chacun au blé de 750.000 à 1.850.000 hectares, et que tous les États de l'Union ensemble ont une superficie emblavée de 17 1/2 millions d'hectares (contre 7 millions environ eD France) .

La comparaison des chiffres de 1897 avec cenx do censos-

de 1890 fait ressortir un mouvement continuel da centre

de production vers l'O. Les États qui ont le plus ang-

' mente leur superficie emblavée sont tous situés à l'O. do

I Mississipi : Kansas, Minnesota. Nebraska, Orégon, Okla-

! homa. Washington, Californie, Dakota-Snd.

Les trois États du Pacifique ont donné en 1897 plus de ; 70 millions de bushels, c'est-à-dire 13.3 */. de la récolte ; totale des États-Unis, qui a été de 530 millions de bushels. i La valeur totale de la récolle de blé aux États-Unis a i été de 428 millions de dol., à raison de 81 cents lebnshel j au 1" décembre 1897, moyenne dépassant de 8 cents celle de décembre 1896 et de 30 cents celle de décembre 1895. ' Mais ce prix de 81 cents (environ 4 fr. le bnshel de 36 lit.>, I sur la base duquel a été calculée la valeur de la récolte i de blé aux États-Unis, en 1897, est très inférieur aux prix I qui ont prévalu pendant plusieurs mois en 1898, à la suite t de la grande hausse du commencement de l'année, et snr- I tout des mois d'avril et de mai.

I La surface emblavée aux États-Unis, en 1898-99, est d& 43.519.000 acres (17.407.000 hectares).

Millions I de bnshel»

' La récolte de blé, en 1898, est éraloée à. . . 675 Elle avait été en 1897 de 530

— en 1896 455

— en 1895 4»

— en 1894 515

— en 1893 455

— en 1892 550

— en 1891 675

Les principaux États producteurs de blé aux États-Unis ont été en 1897-98 :

ÉTATS-UNIS

États

Minnesota

Kansas

Ohio

Indiana

Californie

North- Dakota..

Pennsylvanie . .

Nebraska. . . . .

South-Dakota . .

Alicliigan

Wasliington . . .

Orégon

Bushels Dollars Acres

(Millions) (Millions) (Milliers) 60 46 4.607

Viennent ensuite : le Missouri 14 millions de bushels, riowa 13, le Kentucky 12, le Maryland 12, l'Illinois 11,6, rOklahoma 10, le Tennessee 10, etc. — Total général : 530 millions de bushels, valant 428 millions de dol., récoltés sur 39.465.(X)0 acres.

Évaluation pour 1898-99 : 675 millions de bushels, valant 592 millions de dol., sur 43.519.000 acres.

Le mais a été récolté en 1897 sur une superlîcie de 80 millions d'acres, soit un million de moins qu'en 1896. Le produit a été do 1.903 millions de bushels, contre 2.284 millions en 1890. Si le volume a été moindre, la valeur a été plus élevée, par suite de la hausse des céréales. La récolte du maïs était évaluée à dol. 491 millions en 1896 ; elle l'est à 501 millions pour 1897.

La récolte de maïs de 1896 aux États-Unis avait été exceptionnelle, la plus forte que le pays eût jamais eue. Celle de 1897, malgré une diminution de 381 millions de bushels, dépasse encore de 100 millions la moyenne des dix dernières années. Le prix du bushel de maïs a été de 26,3 cents en 1897 contre 21,5 en 1896.

Les principaux États producteurs de maïs ont été, en 4897-98 :

Bushels Dollars Acres

États (Millions) (Millions) (Milliers)

Nebraska 241 41 8.042

Illinois 233 49 7.167

lowa 220 37 7.589

Missouri 172 41 6.612

Kansas 162 36 9.024

Indiana 110 23 3.660

Ohio 92 23 2.836

Texas 72 29 3.901

Kentucky 65 23 2.803

Tennessee 64 23 3.032

Viennent ensuite: la Pennsylvanie 45 millions de bushels, l'Arkansas 36, le Wisconsin 33, la Géorgie 32, la Virginie 31, la Caroline du Nord 31, le Michigan 31, l'Alabama 30, le Mississipi 30, le Minnesota 26, le South Dakota 24, la Louisiane 22, etc. — Total général : 1.903 millions de bushels, valant 501 millions de dol., sur 80.095.(X)0 acres.

Évaluation pour 1898-99: 1.924 millions de bushels valant 552 millions de dol., sur 77.722.000 acres.

Les principaux États producteurs d'avoine ont été, en 1897-98 :

Bushels, Dollars Acres

litats (Millions) (Millions) (Milliers)

lowa 104 16,6 3.457

Illinois 93 17 2.900

Wisconsin 62 12 1.827

Nebraska 52 8 1.668

New- York 46 12 1.482

Minnesota 41 8 1 .582

Viennent ensuite : le Kansas, 39 millions de bushels, l'Indiana 34, la Pennsylvanie 31, i'0hio30, le Michigan 23, le Missouri 22, etc. — Total général : 699 millions de bushels, valant 148 millions de dol., sur 25. 730. 0(X) acres. Évaluation pour 1898-99 : 731 millions de bushels, valant 1S6 millions de dol., sur 25.777.000 acres. La récolte de foin a été de :

Acres Tonnes Dollars (Millions) (Millions) (Millions)

1898-99 (évaluation) 42,78 66 398

La récolte des pom)nes de terre a valu 91 millions de dol. en 1893-94 et 79 en 1894-95. Elle est évaluée, pour 1898-99 (saison de 1898), à :

Acres Bushels Dollars

Les évaluations totales, pour la récolte de 1898-99, sont :

Acres Bnsiiels Dollars

(Milliers) (Millions) (Millions)

Seigle 1.643 25,5 12

Orge 2.583 56 25

Sarrasin 678 11,7 5

Maïs 77.722 1.924 552

Blé 44.055 675 592

Avoine 25.777 731 186

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