PRIVAS
Décembre : Serre à légumes : céleri rave, cardons, oignons, choux-fleurs, carottes, navets, pommes de terre, choux-raves, chicorée, carottes, champignons. — Couches: asperges, radis.
Il faut noter que les indications d'époque qui précèdent s'appliquent à la vente sur les marchés; en réalité, les primeurs de culture forcée apparaissent toujours une ou deux semaines plus tôt, mais sont d'habitude vendues d'avance, soit aux principaux marchands de comestibles et primeurs, soit aux restaurateurs, soit aux cuisiniers des grandes maisons.
2° Fruits. — Les principaux fruits de primeur sont : la pêche, qui vient principalement d'Angleterre; la fraise, qui est surtout produite par les environs de Paris, de même que le raisin forcé. Les figues, framboises et cerises de culture forcée sont en petites quantités. Quant à l'ananas, considéré autrefois comme un fruit de primeur assez important, et qui était cultivé principalement dans l'Est, il provient aujourd'hui surtout du Centre et du Sud- Amérique, et de la Havane, d'où il est expédié vert, sa maturité s'achevant en cours de route.
La saison de primeur pour les fraises va du 15 février à la fin de mai ; pour les pêches, de mars à juin ; pour le raisin forcé, du 25 mars à la fin de juin.
Tous les légumes et fruits de primeur acquièrent, surtout au début de l'apparition, une plus-value qui peut aller jusqu'au double de la valeur normale; mais cette plus-value tient naturellement beaucoup plus à la rareté du produit qu'à sa qualité, attendu que ces productions hâtives et forcées sont loin de posséder les propriétés savoureuses et alimentaires des légumes et des fruits de pleine terre.
D' J. Laumonier.
PRIXCE-ÉDOUARD (Ile du). L'une des sept provinces du Dominion.
Territoire. — Cette grande île est située au S. du golfe de Saint-Laurent, près des côtes du Nouveau- Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, dont elle est séparée par le détroit de Northumberland, de 16 à 80 kil. de largeur. Elle est comprise entre 47" 4' 8'' — 45" 58' lat. N., 64M8' — 66»44' long. 0. de Paris. Sup. : 5.180 kil. carrés (200 kil. de long. sur5à57delarg.). Le pays est plat: point culminant 150 m. Côtes très découpées.
Population. — Le recensement de 1881 acompte 108.801 hab. ; celui de 1891, 109.078. Le nombre des Canadiens français s'est élevé de 10.751 à 11.847. La stagnation de la pop. est due aux mêmes causes quecelles existant en Nouvelle-Ecosse. (Voy. ce mot). La proportion de la pop. urbaine a varié de 11,5 "A en 1871 à 14,1 en 1881 et 13 en 1891. Cap. Charlottetown: 11.485 hab. en 1881, 11.374 en 1891, 12.000 en 1898.
Gouvernement. — Le Pouvoir exécutif appartient à un lieutenant-gouverneur, assisté d'un Conseil exécutif de 9 membres, dont 5 sans portefeuille. L'Assemblée législative se compose de 30 membres. L'île du Prince-Edouard envoie 5 députés au Parlement d'Ottawa.
Finances (en milliers de dollars) 1868 1878 1888 1898
Revenus 270 312 234 276
Dépenses 299 334 279 301
Climat — L'hiver est moins rigoureux qu'en Nonvelle-Écosse ; l'été dure d'avril à septembre. La moyenne annuelle à Charlottetown varie entre 5°
Productions. — Les forêts occupent 39,85 % du territoire. Il ne reste plus que 18.000 hectares à défricher dans toute la province. En 1898, les principales récoltes ont été : le blé, 596.000 boisseaux (de 361it.) sur 44.700 acres (de 40aresl/2); l'orge, 147.000 sur 7.500; l'avoine,2.722.000sur 123.900; les pommes de terre, 7.091.000 sur 43.500. En 1891, l'île possédait 37.392 chevaux, 91.695 bêtes à cornes, 147.372 moutons et 42.629 porcs ; les chevaux sont les meilleurs du Canada. Il y a environ 1.600 bateaux de pêche montés par 3.400 hommes; les poissons les plus nombreux sont les mornes, harengs, maquereaux, les homards et les huîtres. Il n'existe pas de gisements minéraux. L'industrie s'est un peu développée de 1881 à 1891; le nombre des établissements s'est élevé de 1.617 à 2.679, celui des ouvriers de 5.757 à 7.910, et la valeur des produits fabriqués, de près de 18 millions à près de 23.
Commerce extérieur. — Le mouvement des échanges avec l'étranger a été le suivant (en milliers de dollars) : 1874 1878 1888 1898
Importations 1.908 1.278 593 486
Exportations 722 1.700 1.272 1.389
Les import, consistent en charbon, bois, produits alimentaires et manufacturés; les export., en chevaux, bétail, moutons, fromages, fourrages, poissons et huîtres.
iVavtg'aU'07i. — Mouvement maritime (en milliers de T.): Long cours Nav. britan. Canadiens Étrangers Cabotage
Charlottetown est une escale des paquebots de la Black Diamond Line, qui font trois fois par mois le service entre Montréal et Saint-John.
Voies de communication. — En 1898, les chemins de fer avaient une longueur de 337 kil. Le nombre des voyageurs a baissé de 131.246 en 1888 à 126.510 en 1898 et le trafic des marchandises de 59.603 T. à 57.359. Les lignes télégraphiques de l'île sont en communication avec le réseau canadien et avec l'Europe.
Ponr les monnaies, poids et mesures et pour les droits de douane, voy. Canada.
Il y a une agence consulaire de France à Charlottetown.
Abel Ravier.
BiBnoGRAPiiiE. — The Statistical Year-Book of Canada, annuel, Ottawa.
rilINCE LIXE. L'une des plus importantes Compagnies anglaises de navigation à vapeur. Son siège est à Newcastle-on-Tyne. Sa flotte se compose de 48 nav. jaugeant 177.900 t. Les départs ont lieu d'Anvers et Londres : 1" pour le Rio de la Plata, toutes les trois semaines; 2° pour Tunis, Malte, Alexandrie, la Syrie et Chypre, tous les dix jours; 3° pour Tunis, Smyrne etConstantiuople, une fois par mois; 4° pour Colon, Vera-Cruz, Tampico et la Nouvelle- Orléans, une fois par mois. Les autres services se font : 1° entre Anvers et Glasgow et la Barbade, la Jamaïque et la Nouvelle-Orléans, mensuellement; 2° entre l'Italie, Marseille, l'Espagne et la Trinité, Colon et la Nouvelle-Orléans; 3" entre New- York, Naples et Gênes, toutes les trois semaines; 4» entre New- York et le Rio de la Plata, tous les mois; 5° entre New-York et le Brésil, tous les 20 jours.