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PRIX

serves alimentaires, produits chimiqnes. Commerce lie soie, cuirs tannés, bestiaux, volailles, fromages. — Succursale de la Banque de France, créée en 1899. Station terminus du chemin de fer de Lyon sar Le Pouzin.

l'Rix. (Syn. : Angl. : Price, Cost. Allem.: Prêts, Werth. Ital. : Prezzo.)

Le prix est la fixation en monnaie de la valeur d'utilités spécifiées.

La monnaie, comme l'a dit Stanley Jevons, est an commun dénominateur de valeurs.

Stuart Mill a calculé que, avec le troc, 100 articles représenteraient 4.950 échanges possibles. .\vec ce commun dénominateur qui s'appelle 1 franc, nne cuisinière peut comparer la valeur d'un ponlet à celle d'un gigot, d'un orchont à celle de son charbon, la valeur de son salaire à celle d'une robe.

Adam Smith a dit que le prix était la valeur nominale des choses. Il n'y a ni bon marché ni cherté absolus. Tout est relatif en matière de prix : car la monnaie n'est pas une mesure fixe comme le mètre. Que le mètre mesure du bois, de la laine on du terrain, sous n'importe quelle latitude, à n'importe quelle date, il représente toujours la 40 millionième partie da méridien terrestre. Il reste invariable.

Une pièce de monnaie n'est qu'un lingot d'un certain métal, dont le titre et le poids sont certifiés. On lui donne le nom d'étalon monétaire lorsque, dans un pavs, son pouvoir libératoire est absolu à l'égard de l'État et à l'égard des particnliers ; mais sa valeur varie selon son abondance ou sa rareté, selon la loi de l'offre et de la demande, comme toute antre marchandise : et cependant la valeur nominale des choses est fixée par cet étalon variable.

De là les confusions qui se produisent dans l'examen des questions de prix. Le prix de tel objet est fixé à 5 fr. .Mais quel est le prix du métal-monnaie qui représente les 5 f r. ?

Il peut être fictif, comme actuellement le prix dn métal argent.

Dans beaucoup d'ouvrages d'économie politique, dans les polémiques courantes, relatives par exemple à l'étalon d'or et au bimétallisme, on a l'habitude d'attribuer la hausse on la baisse des prix à la quantité des métaux précieux disponibles. Par exemple, on affirme que si le prix de tontes les marchandises a haussé d'un dixième, on doit en conclure que la valeur des métaux précieux a baissé dans la même proportion.

« Toutes les marchandises? » Voilà nn terme bien large. Nous voyons souvent telle marchandise baisser de prix, tandis que telle autre augmente: telles valeurs mobilières s'effondrer, à côté d'antres valeurs qui quintuplent ou plus leur prix d'émission; la valeur des terres labourables peut baisser dans une région où celle des terrains urbains augmente. Ces variations sont indépendantes de l'abondance on de la rareté des métaux précieux : elles tiennent aux qualités propres de telle ou telle marchandise.

La valeur des métaux précieux, comme de tout autre objet, ne dépend pas seulement de leur production : elle dépend aussi de leur consommation.

ai. Robert Giffen a eu raison en disant : « C'est le rang du prix, comme partie de la condition économique générale, qui détermine la quantité de monnaie en usage, et non la quantité de monnaie en asage qui détermine les prix, u

Dans tonte transaction qui a pour résultat l'établissement d'un prix, il entre quatre éléments variables : la valeur de la marchandise pour l'acheteur; la valeur de la monnaie pour l'acheteur; la valeur de la monnaie pour le vendeur; la valeur de la marchandise pour le vendeur'. Ces quatre éléments déterminent chacun une équation de la loi de l'offre et de la demande, et chacun agit sur les antres.

Les instruments de crédit ont économisé l'usage de la monnaie, surtout en Angleterre. La monnaie n'est plus employée que comme appoint dans les virements de compte. Cette économie de monnaie, jointe à la production énorme des métaux précieux, aurait dû provoquer une hausse générale des prix. C'est le contraire qui eut lieu. (Voy. Lndex Ncm-

BEHS.)

J'ai appelé cette baisse des prix sur la plupart des marchandises « la crise normale ». Elle vient des progrès accomplis par la science et par l'industrie dans la production, le transport, les moyens de crédit et de commerce.

Cette baisse, dans ses grandes lignes, doit être continue, si elle n'est pas troublée par des destructions de capitaux, comme celles qui résultent des guerres.

Si le prix de vente est inférieur au prix de revient, il provoque une crise. Le consommateur ne s'inquiète pas du prix de revient : c'est l'offre et la demande qui fixent le prix de vente.

Dans un régime de monopole et de protection, le client a plus besoin du producteur et du commerçant que ceux-ci n'ont besoin de lui. Il ne peut s'affranchir de leurs exigences qu'en s'abstenant de consommer.

Dans le régime de liberté économique, les prix tendent sans cesse à se rapprocher du prix de production : vendre bon marché pour vendre beaucoup et renouveler fréquemment son capital. Le bénéfice peut être infiniment réduit par unité, si la vente globale peut être infiniment augmentée : les journaux à bon marché et à grand tirage en sont une preuve.

L'élément psychologique peut jouer un grand rôle dans la fixation du prix. Devenant et King, à la fin dn XVII' siècle, constataient la relation suivante entre la production des déficits et celle de la hausse des prix :

Soit le déficit,

par rapport La hausse,

à la consomma- par rapport an tion moyenne, prix moyen, égal à sera de

Porter {Progress of the nation) et Tooke {History of priées) ont admis cette proportion. M. G. de Molinari en a fort bien expliqué la cause : lorsque le rapport des quantités de deux denrées offertes en échange varie en progression arithmétique, le rapport des valeurs de ces denrées varie en progression géométrique.

La spéculation est nn régnlatenr des prix. Elle étend le marché dans le temps, comme les moyens de circulation retendent dans l'espace. Elle dégage l'engorgement du moment, elle remplit les vides de l'avenir. Les baissiers sont les plus puissants agents de la hausse, car le jour où ils sont mis en demeure de livrer, il faut qu'ils achètent à tout prix.

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