‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 796 sur 1134 · Pi-ice (Theory of), IMctionary o{ poIiUcal Êconomy · texte numérisé non relu

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PUIX DE REVIENT

PRIX DE REVIENT

Un objet d'échauge atteint un prix d'autant plus •élevé, qu'il est plus facile à l'acheteur de le revendre. l,a difficulté de transmission des immeubles, les Irais de 10 V» environ qu'elle entraîne en France, constituent des obstacles à l'augmentation de leur valeur, qu'un système comme celui de l'Act Torrens ierait disparaître.

Des marchandises quelconques n'atteignent le maximum du prix qu'elles peuvent obtenir, que si elles sont sujettes à des transactions assez fréquentes pour faire l'objet d'un cours.

Le progrès économique d'un pays se constate par la baisse de prix des capitaux circulants et la hausse <Ie prix des capitaux fixes. (Voy. Capital.)

Tous les procédés artificiels, comme les mesures protectionnistes, employés pour augmenter le prix <les capitaux circulants, en en diminuant la quaulité, ont pour résultat de diminuer le prix des capitaux fixes.

Les prix de gros et les prix de détail sont d'autant moins en rapport que le commerce de détail est plus dominé par la coutume. Le marchand de détail ne change ses prix que longtemps après qu'ils ont été changés sur les marchés de gros : il a peur de mécontenter ses clients, s'il y a hausse; il veut profiter le plus longtemps possible de la différence entre son prix d'achat et son prix de vente, s'il y a baisse. Dans ce dernier cas, il n'est déterminé que par la crainte de la concurrence et le désir d'augmenter sa clientèle.

Dans le système de la liberté économique, le producteur et le commerçant ont toujours plus besoin •du client que le client n'a besoin d'eux. De là, leur tendance constante à baisser les prix.

Yves Guyot.

Bibliographie. — Tooke and Newmarck, Hislory of priées, 1773-1856.— Jevons, The Variation of priées and the Value of'lhe curreney since 4182. — Mulhall, History of priées.— Kœrœsi, Données pour servir à l'histoire des prix, 1791-1870.— Sauerbeck, Index Numbers, dans the Journal of statistieal Soeiety, depuis 1893. — The Economist, chaque année, the Commereial History andRei'ieiC. — De Foville, Dictionnaire d'Écononaie politique : PiHx : Essai stir les variations des prix en Franee. — D. Zolla, Études sur les variations des prix .et des revenus des terres en Franee. — Dictionary of politieal Eeonomy, éd. by R. H. Inglis-Palgrave. — Yves Guyot, la Seience éeonomique ; l'Éeonomie de l'effort. — Rapports de la Commission des valeurs de ^Douanes.

PRIX DE REVIENT

SoMMAiHE : 1. Définition : Prix de revient du commerce; Prix de revient de l'industrie. — II. Détermination et application du coût des matières premières. — III. Détermination et application du coût de la main-d'œuvre. — JV. Détermination et application du coût des imputations directes. — V. Détermination et application du coût des frais généraux de fabrication. — VI. Prix de revient réel ou comptable. Prix de revient probable, on -arithmétique, ou de devis. — VII. Détermination du prix de revient réel ou coinpta!)le. — VIII. Détermination du prix de revient probable, ou de devis. — IX. Du bénéfice et de la perte. Comment l'industriel expérimenté trouve avantage à vendre au prix coûtant et même à perte.

L Définition : Prix de revient du commerce. Prix de revient de l'industrie. — Le prix de revient est la somme de capital en numéraire, toutes choses intégralement comptées, que coûte un objet ■<]ue l'on achète ou que l'on produit.

Chez le commerçant échangiste, le prix de revient

se compose du prix coûtant de la marchandise, augmenté des frais accessoires de transport, de régie, d'assurances, etc., diminué des escomptes, bonifications, rabais, don, surdon, obtenus. On obtient ainsi le prix net d'achat, ou d'entrée dans le compte (c Marchandises ». Mais le marchand, pour diriger intelligemment sa vente, a besoin de savoir de combien il doit majorer son prix d'achat net pour couvrir ses frais généraux de vente. Il peut obtenir ce tantième de majoration par un simple calcul. II a eu l'année précédente pour 2o.000 fr. de frais généraux, et il a acheté, prix coûtant, pour 100.000 fr. de marchandises, il dit : lOOX 25.000/100.000 = 25 V»- Cette année, supposant toutes choses égales, il ajoutera 25 »/« de frais généraux à son prix d'achat net, et il obtiendra le prix de revient «ef de sa marchandise, à placer en regard du prix de vente net (c'est-àdire du prix de vente diminué des escomptes, bonificatious, rabais, etc.). La différence entre le prix de revient net et le prix de vente net sera le résultat net, bénéfice ou perte, tiré de l'échange. Les prix de revient du commerce s'établissent sur des fiches ou références affectées à chaque article, fiches auxquelles le commerçant se réfère pour ses conditions de vente. Nous avons eu maintes fois l'occasion de constater que ces références sont mal établies : les commerçants ayant, en général, tendance à s'illusionner et à faire des prix de revient optimistes, entraînés qu'ils sont par leur désir de vendre et de soutenir, quand même, la concurrence. Aussi n'estil pas rare qu'en fin d'année les inventaires accusent des résultats négatifs, ou même en perte, alors que, sur la foi des fiches de revient, on a cru vendre avec des marges de 10, 15 et 20 % de bénéfice. De pareilles erreurs seraient vite relevées si les commerçants calculaient plus attentivement et surtout veillaient davantage à la bonne tenue de leur comptabilité.

Chez l'industriel, fabricant ou constructeur, et chez l'agriculteur, le prix de revient, beaucoup plus complexe, se compose de quatre éléments : 1" le prix coûtant net de la matière première; 2° le coût de la main-d'œuvre; 3" le coût des imputations directes; 4" le coût des frais généraux de fabrication, de construction ou de culture. Le seul moyen de se reconnaître dans cette rotation continue du capitalnuméraire en capital-matières, main-d'œuvre, frais généraux, imputations directes, déchets, sous-produits et produits terminés pour la vente, réside dans une comptabilité affinée de manière à pouvoir déterminer exactement l'importance du capital engagé dans chacune des transformations opérées. Une telle comptabilitéétablit la permanencede l'inventaire industriel, au prix de revient de chaque chose. Ceux qui ne s'astreignent pas à cet ordre comptable de précision fabriquent, construisent, élèvent ou cultivent sans se rendre compte. Le prix de revient de leurs produits est une pure approximation, forcément erronée. En un mot, ils opèrent comme à l'aventure, et c'est miracle quand ils n'aboutissent pas à la ruine. Voici maintenant les principales règles comptables de l'obtention du prix de revient industriel et de la permanence de l'inventaire.

II. Détermination et application du coût des matières premières.— Le prix coûtant réel des matières premières de l'industrie se compose du prix d'achat, auquel s'ajoutent fréquemment des dépenses accessoires de transport, de douane, de régie, d'entrepôt, d'assurance, etc., comptées sur la facture,

PRIX DE REVIENT

PRIX DE REVIENT

qui comprend aussi des déductions d'escompte, de boBitications, de don, surdon, etc., pour composer finalement le prix coûtant net. C'est à ce prix que les matières premières entrent dans les magasins d'approvisionnement, et c'est à ce même prix qu'elles en sortiront pour charger le débit des Fabrications.

III. Détermination et application du coût de la main-d'œuvre.— Les ôépenses de main-d'œuvre sont déterminées chaque jour sur des feuilles de paye qui doivent être soigneusement contrôlées. L'imputation de la main-d'œuvre aux choses produites demande également beaucoup de soin, mais ne présente pas de difficultés réelles. La règle à observer fidèlement est que chaque objet en transformation soit chargé de la main-d'œuvre qu'il a occasionnée. La Caisse paye au débit du compte (i Main-d'œuvre », lequel est déchargé chaque mois par le débit des Fabrications, comme il est dit plus bas.

IV. Détermination et application du coût des imputations directes. — On entend par dépenses en imputation directe celles occasionnées par des travaux faits par des tiers sur un objet déterminé. Ainsi un constructeur de locomotives s'adresse à un entrepreneur de peinture pour vernir une machine, un fabricant s'adresse à un autre fabricant pour faire nickeler, argenter ou dorer certains objets. La dépense de ces façons faites par des tiers est imputée directement, suivant facture, au débit de la machine en construction ou des objets en fabrication.

V. Détermination et application du coût des frais généraux. — En industrie il faut, d'ordinaire, distinguer les Frais généraux de fabrication et les Frais généraux de rente. Il arrive cependant que ces derniers sont confondus dans les premiers, mais c'est seulement dans les industries où leur chiffre est insignifiant. Nous avons expliqué au mot Fbais généraux que l'on range sous cette rubrique: 1* l'intérêt du capital et tontes les dépenses qui ont nn caractère de généralité ; 2° qu'après avoir classé séparément les dépenses en Frais généraux fixes et en Frais généraux variables, on les divise par chapitres, pour se rendre compte de l'importance de chacun d'eux. On obtient ainsi, au bout de quelque temps, des statistiques qui permettent de très utiles comparaisons et d'excellents contrôles.

En principe les frais généraux de fabrication doivent être incorporés dans le prix de revient des fabrications; la difficulté est de le faire d'une manière rationnelle et qui ne fausse pas ce prix. Pour bien fixer les idées sur ce point important, considérons, par exemple, les deux cas suivants, qui nous permettront de déterminer la méthode à employer.

/" Cas. — L'industriel produit constamment des objets semblables, pour lesquels il emploie toujours les mêmes matières subissant les mêmes transformations. Celui-ci peut dès lors répartir ses frais généraux indifféremment : 1° soit sur l'unité du produit ; 2* soit sur le coût des matières employées; 3° soit sur le prix de la main-d'œuvre ; 4° soit sur le total des matières et des manipulations.

Sapposons qu'il produit en an mois 200 objets semblables. Les matières employées coûtent 10.000 fr., soit 50 fr. par objet; les frais de manipulation s'élèvent à 5.000 fr., soit 25 fr. par objet ; les frais généraax s'élèvent à 2.000 fr.

En répartissant les frais généraux :

1* Sur l'unité du produit, il trouve 2000/200 = 10 (r. par objet :

2* Sur le coût des matières, il trouve 50 X 2000/lOOOi = 10 fr. par objet;

3" Snr la main-d'œavre. Il trouve 25 X 2000/5000 = 10 f r. par objet ;

4* Sur les matières et la main-d'œuvre, il trouve (50X25) X 2000/15000 = 10 fr. par objet.

Employant l'une ou l'autre de ces quatre formules, H trouve donc que cbaque objet fabriqué amortit 10 fr. d« frais généraux, incorporés dans le prix de revient.

2' Cas. — Ici l'industriel produit des objets dissemblables. Les matières employées sont de prix différents et le coût des manipulations varie avec la qualité des produits. Nous allons démontrer que !• seul facteur de répartition rationnelle des frais généraux est alors la main-d'œuvre :

Supposons un fabricant X produisant des objets de 1" et 2* qualités. 11 est en concurrence avec deux fabricants dont l'un, .\, produit exclusivement des objets de 1" qualité et l'autre, B, ne produit que des objets de 2* qualité.

Entre ces trois industriels, toutes choses sont d'ailleurs égales. A qualités égales, ils achètent aux mêmes prix leurs matières premières et payent les mêmes salaires. Leurs frais généraux sont égaux.

.\, en une semaine, produit 100 objets de 1'* qualité ave* 5.000 fr. de matières, 1.000 fr. de main-d'œuvre et 400 fr. de frais généraux.

B, en une semaine, produit 120 objets de 2* qualité avec 3.600 fr. de matières, 1.000 fr.de main-d'œuvre et400fr. de frais généraux.

X, en une semaine, produit 50 objets de 1" qualité avec 2.500 fr. de matières, 500 fr. de main-d'œuvre, et 60 objets de 2* qualité avec 1.800 fr. de matières, 500 fr. de maind'œuvre et 400 fr. de frais généraux.

Suivant ce que nous avons dit plus haut, A et B, qmi fabriquent toujours les mêmes objets, auront quatre éléments sur lesquels ils pourront indifféremment répartir les 400 fr. de frais généraax. Prenant pour base l'unitéprodnit :

A trouvera pour chaque objet de 1" qualité 4 fr.

Il n'en est pas ainsi de X, qui produit les deux qualités. S'il répartit sur 400 fr. de frais généraux suivant la formule de l'unité-produit, il trouvera 400/110 = 3,636 pour chaque objet fabriqué en 1" ou 2* qualité.

Or, .\ applique à chaque objet de 1" qualité 4 fr. de frais, X appliquera donc 4 — 3,636 = 0,364 en moins.

Or, B applique à cbaque objet de 2* qualité 3,333 de frais, X appliquera donc 3,636 — 3,333 = 0,303 en plus.

X trouvera donc des prix de revient inférieurs à ceux de son concurrent .A pour la 1" qualité et supérieurs à ceux de B pour la 2* qualité, ce qui est absurde.

On démontrerait que X arriverait de même à des prix de revient erronés par la répartition de ses frais généraux sur le prix des matières seul ou sur le prix des matières et le coût de la manipulation réunis.

Mais, s'il prend comme élément de répartition le prix de la main-d'œuvre, il trouvera :

Pour chaque objet de 1" qualité : 400 X 500/1000 X 50 = 4, comme son concurrent .A.

Pour chaque objet de 2* qualité : 400 X 500/1000 X 60 = 3,333, comme son concurrent B.

L'imputation des frais généraax doit donc être faite sor la main-d'œuvre.

Reste à fixer le coefficient d'application, qui s'élève, selon les industries, de 25 à 200 '/„. Cette fixation du coefficient est déterminée par expérience. Dans les industries qui fonctionnent depuis un certain temps, on se base sur le coefficient des années précédentes pour choisir celui de l'année qui commence. Si le chiffre d'affaires baisse dans le courant de l'année, on augmente le coefficient en proportion ; au contraire, si ce chiffre s'élève, on le diminue. C'est ce dernier résultat qu'il faut s'efforcer d'atteindre pour augmenter la marge entre le prix de

PRIX DE REVIENT

PRIX DE REVIENT

revient net et le prix de vente et pouvoir, au besoin, abaisser ce dernier prix, si la concurrence y oblige. Dans les affaires qui débutent, il arrive que le coellicient d'application des frais généraux est très élevé, d'où un prix de revient comptable dépassant parfois de beaucoup le prix de vente. C'est une perte prévue, qu'on s'efforcera de changer en bénéfice par l'importance croissante donnée aux ventes. Il y aurait donc, ici surtout, grand danger à négliger d'établir le prix de revient par la comptabilité, sous prétexte qu'il ne peut servir à baser le prix de vente. En industrie, il ne suffit pas de savoir que l'on perd ou que l'on gagne, il faut savoir combien l'on perd ou combien l'on gagne, et cela sur chaque article produit. Ce résultat précieux ne peut être obtenu que par une comptabilité de précision.

VI. Prix de revient réel, ou comptable. Prix de revient probable, ou arithmétique. — Le prix de revient comptable, ou réel, est déterminé par l'accumulation des dépenses nécessitées pour la production d'un ou de plusieurs objets terminés et prêts pour la vente. Ce prix de revient comptable, expression des faits accomplis, est le seul vrai.

Le prix de revient probable, ou arithmétique, ou de devis, est celui qui détermine, au moyen de calculs approximatifs, basés sur des supputations plus ou moins éloignées de la vérité, ce que coûtent ou ce que pourraient coûter des produits dont on n'a pas établi le prix de revient comptable.

VII. Détermination du prix de revient réel, ou comptable.— La recherche du prix de revient comptable assume deux tâches distinctes. La première incombe aux services techniques et consiste à noter, au fur et à mesure qu'ils se produisent, les mouvements intérieurs, plus ou moins nombreux selon les industries, imprimés aux choses en transformation. Ces mouvements intérieurs, qui s'opèrent de magasins à ateliers, d'ateliers à ateliers et d'ateliers à magasins de produits finis, comprennent aussi ceux d'entretien du matériel, des immeubles, etc., ainsi que ceux occasionnés par les déchets et les sous-produits. Ils sont exprimés, pour simplifier les états qui les relatent, et aussi par raison de discrétion, en quantité seulement, c'est à-dire sans attribution de prix. La seconde tAche appartient au comptable : elle consiste à cliiffrer en francs les matières mouvementées, à compter et à répartir la maind'œuvre, à appliquer les dépenses directes; enfin, à incorporer les frais généraux au marc le franc de la main-d'œuvre, suivant le coeflicient adopté. C'est par cette comptabilisation des mouvements intérieurs imprimés aux valeurs dans les entreprises de fabrication, de construction ou de culture, que la comptabilité, devenue intégrale, parvient à établir le prix de revient réel des produits, et donne ainsi les moyens de soutenir la lutte industrielle d'une manière éclairée et fructueuse. Nous ne pouvons nous étendre davantage ici sur ce sujet. On trouvera dans nos ouvrages des modèles chiffrés d'organisation de comptabilité industrielle et d'obtention des prix de revient comptables.

VIII. Détermination du prix de revient probable, ou de devis. — Bien que le prix de revient comptable soit le seul vrai, il faut reconnaître que le prix de revient par devis a aussi sa raison d'être partout, notamment où l'on n'a pas de comptabilité bien organisée et précise.

D'ailleurs, même dans les industries ayant une

bonne comptabilité, le prix de revient établi par devis s'impose dans certaines circonstances. Par exemple, le constructeur qui soumissionne une fourniture de machines différentes de celles qu'il construit d'habitude, le fabricant appelé à fabriquer un produit dans des conditions autres que celles dont il a l'habitude, ou celui qui crée un produit nouveau, ou celui qui fonde une usine, etc., se trouvent pour ainsi dire obligés d'avoir recours au prix de revient probable, ou de devis. Il faut d'ailleurs admettre que le prix de revient comptable est de sa nature très mobile, très variable, en ce sens qu'il subit incessamment l'influence de la plus ou moins grande activité de la fabrication. En effet, quand le chiffre de la main-d'œuvre diminue, le coefficient d'application des frais généraux grandit, et vicerersa. C'est ainsi qu'en morte saison, par exemple, on fabriquée un prix qui dépasse parfois de beaucoup le prix de vente, alors qu'en pleine période de fabrication le contraire a lieu. Or, le prix de vente demeurant d'ordinaire sensiblement le même d'un bout de l'année à l'autre, ou bien l'on adoptera comme base de ce prix de vente un prix de revient comptable 7?ioye«, ou bien l'on adoptera le prix de revient probable, on de devis, dans les entreprises où la comptabilité des mouvements intérieurs de la fabrication n'existe pas.

Dans ce prix de revient probable, les frais généraux .sont alors répartis suivant une proportion fixe pour toute l'année. On estime, par exemple, que l'on a 200.000 fr. de frais généraux à répartir sur un chiffre probable d'affaires de 1.000.000, soit 20 %• Si le chiffre d'affaires croît, la marge du bénéfice sera plus grande que celle indiquée par le prix de revient, qui aura été majoré; le contraire se produira en cas de diminution dans le chiffre d'affaires, puisque le prix de revient aura été minoré. Considérons, d'autre part, que des fluctuations peuvent se produire dans le prix coûtant des matières premières, et voilà, de nouveau, le prix de revient probable en désaccord avec la réalité, comme avec les résultats de fin d'inventaire; à moins cependant que le prix de vente n'ait varié et contrebalancé exactement la baisse ou la hausse des matières premières. Mais disons que le facteur le plus inconstant du prix de revient probable ou de devis est la main-d'œuvre, partout où elle est à la journée. En effet, si l'on voit d'un jour à l'autre le travail d'une môme équipe varier en qualité et en quantité, on constate des différences bien plus sensibles encore entre le travail de plusieurs équipes. Nous le demandons: comment tenir compte de ces variations autrement que par la comptabilité, qui seule peut exprimer fidèlement les faits accomplis? La détermination du prix de revient industriel i probable est donc, quelque attention qu'on y miette, ! quelque expérience qu'on y apporte, sujette à tontes sortes de contradictions avec la réalité des choses, qui ne peut être connue, répétons-le, que par les j moyens comptables de précision. Cependant, si le ! prix de revient probable s'appuie de données puisées i dans la comptabilité, comme par exemple lorsqu'il , s'agit de faire le devis préventif d'une fabrication on ' d'une construction analogues à celles que l'on comptabilise habituellement, il est clair que ce prix s'aj|Hj prochera très sensiblement de la vérité et que l'I^H dustriel ne court, pour ainsi dire, aucun risquel^j conclure des marchés sur une telle base.

IX. Du bénéfice et de la perte. Comment industriel expérimenté trouve avantage à vent

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