‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 806 sur 1134 · PUITS · texte numérisé non relu

PUITS

ditions que pour les prospectus, sauf que les prix, toujours plus forts, sont encore beaucoup plus variables. Le tarif postal progresse naturellement avec Je poids de l'imprimé à distribuer. (Voy. Poste.)

La publicité par les journaux est la plus répandue, aussi la plus elBcace, parce qu'elle peut être quotidienne et pour ainsi dire incessante. Elle revêt quatre formes: l'article de vulgarisation, la réclame, l'annonce et l'encartage.

L'encartage n'est autre chose que la distribution, avec et dans le journal, d'un prospectus que l'industriel ou le commerçant veut faire parvenir afnsi à des abonnés qu'il considère comme particulièrement disposés à s'intéresser à son genre d'industrie ou de commerce. C'est à l'auteur du prospectus de faire parmi les journaux un choix judicieux. 11 remet à l'administration du journal un nombre d'exemplaires correspondant au tirage ou au chiffre des abonnés; l'administration se charge des frais de poste (1 cent, par exemplaire ou 10 fr. le millei et reçoit une somme convenue pour le service rendu et les frais accessoires.

L'annonce se place d'ordinaire, en France, aux deux dernières pages du journal; elle tend cependant, depuisqnelquesannées, surtout dans lesfeuilles populaires, à se glisser dans la seconde et la première; on en voit parfois jusque dans la a manchette », c'est-à-dire dans le titre. Il est impossible de donner une idée des prix, qui varient en raison de la place occupée, du nombre de lignes, de la page, etc. Les annonces simultanées dans plusieurs journanx sont ordinairement traitées par l'intermédiaire des agences de publicité, qui font des remises plus on moins importantes sur le tarif de chacun des journaux en particulier.

Ce qu'on appelle la « petite annonce » ne s'applique pas au commerce et à l'industrie, elle ne convient qu'aux intérêts personnels : offres ou demandes d'emplois, achats on ventes par occasion, recherche de domestique, etc.

La « réclame » consiste en quelques lignes comportant nn simple renseignement ou le rappel d'une information déjà donnée. On la place, suivant le prix, dans les « Échos » en première ou deuxième page, aux u Faits divers » ou séparément en troisième page.

Enfin l'article de vulgarisation, qui est toujours bien placé, soit à la deuxième page du journal, soit même à la première, est un exposé d'une certaine étendue, d'une à deux colonnes généralement, œuvre (1 iiQ rédacteur spécial. Les frais de cette publicité varient suivant les journaux et suivant aussi la notoriété de l'auteur, l'autorité dont il jouit dans le monde industriel ou commercial. Ils sont établis de gré à gré entre l'intéressé et l'administration dn journal.

L'Office national du Commerce extériettr, pour procurer à nos exportateurs les renseignements néicessaires à la rédaction de catalogues qui aient chance d'être lus et compris par la clientèle étranïère à laquelle ils s'adressent, vient de réunir en un volume (1901) les résultats d'une enquête effectuée dans les principaux pays avec lesquels la France entretient des relations commerciales. Pour chacun lie ces pays, on a indiqué la langue dans laquelle doivent être rédigés les catalogues, les poids, mesures et monnaies à employer, le mode d'établissement des prix préféré par les acheteurs, les droits

de douane frappant les catalogues importés en ballots, enfin le coût de l'affranchissement des imprimés à l'intérieur du pays.

En dehors des catalogues, les annonces insérées dans certains journaux quotidiens très répandus oa dans les revues techniques peuvent avoir leur ntilitë; anssi le volume renferme-til, pour un certaÎD nombre de places commerciales, des listes de journaux ou de revues susceptibles de recevoir des annonces. Autant que possible, on y a ajouté les tarifs de publicité et les noms des agences qui servent d'intermédiaires pour la réception des annonces.

PUERTO-CABELLO. Ville maritime du Venezuela, située dans l'État de Carabobo, sur une presqu'île, au pied de la chaîne qui suit la côte, à 40 kil. X.-E. de Valencia, par 10» 19' 21' lat. N. et 70* 20' of long. 0. de Paris. Pop. : 18.000 hab. env. Le port est très bien abrité, sur une des meilleures baies du monde; les plus grands navires peuvent y pénétrer. Il y a des quais. Les entrées et sorties ont été, en 1898, de 152 nav. jaugeant 218.788 t., dont 25 britanniques avec 37,000 1.

C'est le second port du Venezuela pour l'import. des marchandises étrangères (13 millions de fr. env. par an, dont 3.500.000 d'Angleterre, 3.000.000 d'Allemagne, 2.800.000 des États-Unis, 1.500.000 de France), surtout en nouveautés, produits alimentaires, quincaillerie. Les expert, consistent principalement en café, peaux, cacao, minerai de enivre, coton, indigo, blé, sucre, bois de gaïac.

Fabr. d'allumettes, de chapellerie, de chocolat, de cigares.

Agence consulaire de France. Point de départ d'un chemin de fer sur Valencia.

PCERTO-CORTEZ OU Caballos. Le meilleur des ports de la côte atlantique de l'Amérique Centrale, situé dans la République de Honduras, à 200 kil. X.-O. de Tegucigalpa, par 15» 49' 11' lat. N. et 90» 18' U' long. 0. de Paris, sur une grande baie de la mer des Antilles, très sûre et pouvant recevoir les plus forts uavires. Pop. : 2.500 hab.

Import, de cotonnades, lainages, spiritueux d'Angleterre, bois, produits alimentaires et fabriqués des Étals-Unis. C'est par Puerto-Cortez que se font les export, les plus considérables de l'État, surtout en bois d'acajou et de cèdre, en cuirs, salsepareille, bestiaux et chevaux. Point de départ du chemin de fer océanique du Honduras.

j PUERTO DE SAXTA-M AKIA. Ville de 21.000 hab. I à 11 kil. de Cadix par mer, à 33 par terre (chemin 1 de fer de Séville à Cadix). Vins très renommés, I dont la fabrication occupe la plus grande partie de la population, et dont l'étranger prend de grandes j quantités. A. B.

PUITS. (Voy. Fo.NÇAGB.) Les puits sont des excavations creusées dans le but d'atteindre des masses d'eaux naturelles, de houille, de minerais, de pétrole que renferme le sous-sol.

Les puits ordinaires ou puits à eau sont de forme circulaire et leur diamètre varie suivant l'importance du débit désiré; ils sont le plus souvent revêtus de maçonnerie.

Les puits et puisards ont été réglementés par l'ordonnance de police dn 20 juillet 1838. Nul ne peut, sans autorisation, creuser un pnits ordinaire à moins de 100 mètres des cimetières (décret du 7 mars 1808); si un puits est établi à proximité d'un mur mitoyen ou d'un mur de séparation, d'une cave on d'une fosse

Page 1