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QUIMPER

QUINCAILLERIE

QL'ILIMANK. ClieMieu du district de ce nom, sitaé dans la colonie portug^aise du Mozambique, sur une brandie du delta du Zambèze, à 30 kii. de son embouchure, à l\li2 kil. S.-O. de la ville de Mozambique, par 17°;jl'U' lat. N. et St-Si'."»' lonfç. E. de Paris. Pop. : 3.500 hab. en ISixi, 10.000 en 1899. Climat insalubre. Une barre de sable rend l'accès do port difficile; les navires calant jusqu'à 4 m. 50 peuvent la franchir. Escale des paquebots de la Natal Line et de la Deutsche Ost-.\frika Liuie.

Après avoir été le principal débouché de la grande route de Tété et du Zambèze supérieur, Quilimané a perdu de sou importance depuis que la route du Cbindé est adoptée par les marchandises empruntant la voie du Zambèze. Le commerce est en outre paralysé par le système des prazos ou divisions territoriales. La mesure qui a accordé aux détenteurs des prazos le monopole du trafic avec les indigènes a eu pour résultat le départ immédiat des commerçants Banyans de leurs établissements dans le haut pays.

Les export, consistent principalement en coprah, noix de galle moulue, graines oléagineuses, cire d'abeilles, ivoire et caoutchouc; les import., en articles de coton, châles, mouchoirs en couleur, quincaillerie, matériaax de construction.

Une ligne télégraphique relie Qnilîmané an sud de HAfriqne et à l'Europe par la vole de Chiromo et de Tété. Point de départ d'un chemin de fer sur Pretoria. . QUILLAIA OU QciLLAj.\. Les quillaïas sont des arbres appartenant à la famille des Rosacées, très répandus dans r.Amériqne du Sud, spécialement au Pérou, au Brésil et au Chili. I^ seule espèce qui nous intéresse ici est le Q. saponaria, dont l'écorce, riche en substances mucilagineuses et savonneuses, est importée en quantité considérable en Europe, où elle est vendue sous le nom d'ecorce de Panama, bois de Panama: on l'emploie surtout pour le nettoyage des étoffes de laine et de soie. La poudre constitue un sternutatoire assez énergique et elle est employée au Chili comme fébrifuge.

D"^ J. L.\UMONIEH.

QUIMI'ER. Chef-lieu du dép. du Finistère. Pop. : 10.900 hab. en 1856, 18.557 en 1898. Ville maritime an confluent de l'Odet et du Stéir, à 16 kil. de l'Océan et 590 de Paris par voie ferrée. Port de commerce, au centre des fabriques de conserves de sardines de Dooarnenez, Concarneau, Audierne, Guilvinec et rile Tudy. Faïences artistiques, poteries de terre et de grès ; savonnerie ; fabr. de chandelles, de glace, tanneries, brasseries : entrepôt de sels. Chantiers de construction pour petits navires.

- Le port d'échouage est situé sur l'Odet, au confluent do Stéir : 750 m. de long et 25 de large à l'amont, 35 à l'aval; quais verticaux sur les deux rives.

Le commerce se fait par des caboteurs de 50 à 200 1.; les navires de 47, 52 et 60 m. avec 4 m. de tirant d'eau, ne peuvent remonter dans le port qu'avec des eaux vives exceptionnelles; ceux de 3m. remontent à toutes marées.

52 navires (4.709 t.) ont débarqué en 1896 : 439 T. de son, 4.194 de houille crue, 299 de ciment, le tout provenant d'Angleterre: l.Cll T. de bois à construire provenant de Suède, et 173 T. de liège du Portugal. — 3 navires de 416 t. ont embarqué 583T.de bois à construire et poteaux de mine et 803 T. de sarrasin en grains pour r.\ngleterre.

Le mouvement du cabotage a été de 120 navires avec 3.418 t. à l'entrée, et 217 avec 4.393 t. à la sortie. Ils ont débarqué: 1.439 T. de grains et farines, 271 de matériaux, chaux, ciment, etc., 796 de pierres et terres servant aux

arts et métiers, 4.800 de phosphates, 782 de sel marin, 2.739 hectol. de vins et 331 d'eani-de-vie. Ils ont embarqué : 787 T. d'avoine, 8.448 de grains et farines de froment, 365 de glace artificielle et 34 de poteries.

Qnimper est le siège d'un tribunal et d'une Chambre de commerce. Succursale de la Société Générale. Inspection et bureau de Douane.

Stations du chemin de fer d'Orléans sur la ligne de Paris à Brest, et du chemin de fer de l'Ouest sur la ligne de Cbàteaubriant à Châteaalin. Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Qnimper (586 kil.) : G. V. 172 fr. 10, P. V. 88 f r. 60.

QUiXC.AILLERIE. Le commerce de la quincaillerie s'exerce généralement sur la ferronnerie, serrurerie, clouterie, taillanderie, ferblanterie, tôlerie, zinguerie, chaudronnerie (voy. ce mot), instruments aratoires, outils pour toutes industries, et autres produits de l'industrie métallurgique.

Ferronnerie. — Dans la ferronnerie (voy. ce mol) rentrent tous les objets destinés au bâtiment, espagnolettes, charnières, boulons, loquets, etc. Tons ces articles se fabriquent en grand dans les localités voisines de Laigle (Orne), de Charleville ( Ardennes), de Rugles (Eure), ainsi qu'à Saint-Étienne et environs.

Autrefois toute la ferronnerie se faisait en fer forgé ; depuis nu demi-siècle, l'emploi de l'acier, beaucoup plus économique et maniable, s'est généralisé dans toute la France.

Serrurerie. — La serrurerie comprend tout ce qui sert à la fermeture des meubles, des habitations, des appartements. On distingue entre serrurerie commune et serrurerie de luxe (serrures ciselées, crémones, serrurerie de style.)

Tous les genres de serrurerie, même la serrurerie la plus fine, celle destinée aux hôtels particuliers, sont fabriqués dans certaines communes de la Somme, de l'Orne et du Jura, en particulier dans les bourgs d'Escarbotin, d'.\ult, de Bettancourt, etc. Grâce à l'emploi des procédés mécaniques perfectionnés, cette industrie a fait au cours du XIX' siècle de remarquables progrès dans ces localités.

Saint-Étienne, Saint-Bonnet-le-Chàteau et Tinchebray sont des centres pour la fabrication de la serrurerie commune. L'établissement de Plancherles-.Mines (Haute-Saône) produit aussi d'abondants articles de serrurerie, ainsi que les célèbres établissements de Fisch-le Chàtel (Doubs). Paris fabrique principalement la serrurerie pour meubles et celle de luxe et de précision: serrures de sûreté, cadenas à secrets, coffres-forts, etc. Reims est connu égalelement pour ses coffres-forts, etc.

En Angleterre, Wolverhampton, Birmingham et Londres possèdent de célèbres établissements de serrurerie; les procédés mécaniques que les Anglais ont été les premiers à utiliser, les perfectionnements qu'ils ont apportés à cette industrie, ont fait leur réputation.

Quant à la serrurerie allemande, elle s'est développée considérablement dans la seconde moitié da XIX' siècle. Aujourd'hui sa concurrence est redoutable sur tous les marchés étrangers, et chaque jour elle devient plus dangereuse pour l'industrie française notamment. Les États Unis fabriquent aussi, en abondance, de la serrurerie commune et de la serrurerie de luxe. Cette industrie a pris une extension toujours croissante dans ce pays, qui exporte également beaucoup en Europe.

Clouterie. (Voy. Clous, Clouterie.) — Les produits fabriqués à la main sont d'une meilleure qua-

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lité que ceux fabriqués à la machine, car, pour la labrication du clou mécanique on se sert généralement de tôle ou de fer tendre, plus facile à façonner à froid. Le clou forgé, fait à chaud et battu à froid, est plus raide et entre mieux dans le bois. On le fait très bien en France, mais il y revient plus cher qu'en Belgique et qu'en Angleterre, à cause du prix des matières premières et de la main-d'œuvre. La Belgique excelle dans cette industrie : ses fers pour clous sont à des prix inférieurs même à ceux des fers anglais.

En France, les principaux centres de fabrication sont Charleville, dans les Ardennes; Valenciennes, dans le Nord; Laigle, dans l'Orne; Rugles, dans l'Eure, et Saint-Étienne.

Les vis à bois ont été inventées par les frères Japy. Elles sont l'objet d'une importante industrie. La vis mécanique est bien mieux faite que l'ancienne; les maisons françaises sont réputées pour cette fabrication. On compte environ 6.000 variétés de vis à bois et dérivés.

Les principaux établissements sont à Beaucourt, Grandvillars et Morvillars (Haut-Rhin), Plancherles-Mines (Haute-Saône), le Chambon (Loire), Lislesur-Doubs, Dampierre (Doubs), etc.

Avec les constructions modernes en fer, l'usage de la vis à métaux s'est de plus en plus répandu, et sa fabrication a pris une très grande importance. De même la boulonnerie, et pour la même cause. On fabrique surtout les boulons et les rivets en fer et en acier dans le Nord, les Ardennes et la Loire. Outils pour ébénistes, menuisiers, charpentiers, toxirneurs. — Autrefois c'étaient l'Allemagne, notamment Remscheid, et l'Angleterre, Sheffield, qui fournissaient la presque totalité de ces outils : ciseaux, fers de rabot, vrilles, mèches, fûts de vilebrequin, compas, étaux pour établis, pinces et tenisilles de toutes sortes, etc. Mais dans le courant du XIX* siècle cette branche de la quincaillerie a subi d'importantes transformations. La France, elle aussi, a fabriqué ces outils en grand, notamment dans le Doubs, à Besançon, Pont-de-Roide et Valentigney. Comme établissement célèbre, il faut citer celui des Peugeot, qui, concurremment avec Remscheid, fournit des pinces plates, pinces rondes et coupantes.

Les limes jouent également un rôle important dans l'industrie de la quincaillerie. Leur fabrication demande des soins tout particuliers, tant pour la taille que pour le choix de l'acier. Autrefois l'Angleterre et l'Allemagne fournissaient au reste du monde presque toutes les sortes de limes, que depuis une soixantaine d'années la France s'est mise à fabriquer. Les limes de fabrication parisienne sont excellentes, mais d'un prix relativement élevé, à cause de la cherté de la main-d'œuvre.

- Les localités les plus renommées pour l'importance et la qualité de cette fabrication sont, après Paris, Milourd (Nord), Brévannes (Haute-Marne), Lahutte (Vosges), Amboise, Orléans, Toulouse, Pamiers (Ariège), Valentigney et Montbéliard (Doubs), Saint-Étienne et le Chambon (Loire), Saint-Maur, près Paris.

La France exporte des limes en Belgique, Suisse, Italie, Espagne.

Les limes anglaises sont très recherchées. Leur qualité est incontestable.

•. La Prusse exporte des limes dites limes en paille,

parce qu'on les livre au commerce enveloppées de paille. L'excellence du minerai employé à leur fabrication a fait leur réputation.

Les scies sont également d'une fabrication délicate. Ici encore l'industrie française lutte contre la concurrence de l'Allemagne et de l'Angleterre, qui étaient autrefois seules à alimenter tout le marché. La <a<7/aHden'e comprend la fabrication des gros outils pour laboureurs, charpentiers, tonneliers, etc. Elle se fait dans un grand nombre de localités de France, et en particulier dans les Ardennes. Il faut signaler aussi Pont-de-Roide (Doubs) , Lahutte (Vosges), etc.

Le commerce de ces objets est aussi bien extérieur qu'intérieur.

La tôlerie française appartenait essentiellement autrefois à l'industrie parisienne; c'était dans le faubourg Saint-Antoine qu'étaient établis la plupart des tôliers; mais depuis une dizaine d'années la décentralisation s'est faite au profit de grandes usines qui se sont installées dans le Centre, le Cher, la Vienne, et dans l'Eure; ces usines, grâce à leur puissant outillage, arrivent à produire bien meilleur marché.

La ferblanterie, pour les articles très soignés, est restée le privilège de la fabrication parisienne; mais pour les articles plus ordinaires, de grandes fabriques se sont créées dans le Nord et la Côted'Or. Les réchauds, cafetières, bouilloires, lampes, sont des articles de Paris. (Voy. Fer-blanc, Ferblanterie.)

Ustensiles de ménage et de cuisine. — Beaucoup de ces articles, fabriqués en fer battu étamé, remplacent avantageusement ceux en fer-blanc. Le» établissements de Beaucourt, de Plombières et du Val-d'Ajol livrent à la consommation d'immensesquantités d'objets en fer battu: assiettes, plats, écumoires, louches, casseroles, marmites, qui se font remarquer par la régularité de leurs formes, leur légèreté et leur facilité à s'échauffer, qualités qui les font justement rechercher sur tous les marchés. Les ustensiles de ménage en fer battu émaillé se vendent aussi beaucoup.

L'Autriche apporte également son contingent, et le fini de sa fabrication vaut à ses produits un vrai succès.

Les Peugeot fabriquent en grand le moulin à café. Deux localités dans les Vosges, Darney et Bussang, s'occupent spécialement des couverts en fer battu.

Étaux, enclumes, bigornes, crics, etc. — Le» étaux sont fabriqués surtout à Charleville et à Sedan, mais aussi à Maubeuge, Cambrai, Saint-Étienne, Valenciennes, Toulouse, etc. Ces localités font aussi les bigornes, crics et enclumes, de même que Ambazac (Haute-Vienne), Ligny (Meuse), Pontrieux (Côtes-du-Nord), Rouen, Tours, etc. (Voy. Etau.)

Les fers à repasser rentrent également dans les articles de l'industrie ardennaise. C'est à Vrignesaux-Bois, près Charleville, que pour la première fois on les fabriqua en fonte coulée, au lieu de fer forgé. Hors des Ardennes, Saint-Étienne (Loire) et Foncine-leHaut (Jura) font aussi cette spécialité.

Les pièges pour la destruction des animaux viennent d'Allemagne surtout, et notamment de Remscheid. Il s'en fait aussi en France, dans la Normandie, à Tinchebray et aux environs (Orne), etc. Les ornements en bois doré, la soufjleterie, la

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