‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 814 sur 1134 · QUININE · texte numérisé non relu

QUININE

hroaserie (voy. ce mot) rentrent ans.si dans le commerce de la quincaillerie. Pour la France, ce n'est guère qu'à Paris qae l'on fabrique les ornements en bois doré.

La cuirrerie ponr meubles comprend tout ce qni sert à l'ornementation en cuivre du mobilier, à la décoration des appartements : patères, appliques, chapiteaux, galeries de croisées, chenets, etc. Cette industrie est surtout parisienne ; elle a son siège an faubourg Saint-.\ntoine: en .\ngleterre, on la rencontre principalement à Birmingham, en Alle- -magne à Iserlohn.

L'estampage, qui pendant un temps a remplacé presque complètement le cuivre fondu, est aujourd'hui démodé. Ed. B.wty.

Com.Mkhce. — Le mol Quincaillerie ne figure ni an Tarif des Douanes ni dans les Tableaux du Commerce de la France, mais on y trouve cens de Ouvrages en fer, Ferblanterie. Ferronnerie, Serrurerie. Tôle ouvrée de fer ou ePacier, Clous, vis et pointes de toute sorte, Houlins à café. Articles de ménage. Nous donnons à Clois, Clol- TERiE, Fer-bla.nx. Feubla.nterie, les chiffres qui se rapportent à ces spécialités. Pour les autres, nous relevons les statistiques qui suivent :

• De 1867 à 1896. par périodes décennales et moyennes an- .noelles, le mouvement d'import. et d'esport. (C. S.) de la Ferronnerie, de la Serrurerie, des Articles de ménage en fer. acier ou tôle, et des Moulins à café a été, en milliers de francs :

t^erronnerie

Imp.

Eip.

tmp.

Exp.

Imp.

Arlicles de ménage Moulins à café

Il convient de faire remarquer : 1* que la ferronnerie, .grosse et petite, a été confondue jusqu'en 1892 avec la

grosse chaudronnerie; elle en est distincte depuis lors et

divisée en : constructions métalliques et petits ouvrages ;

— 2° que les articles de ménage et autres ouvrages non

dénommés en fer ou en tôle antres que la grosse chaudron- 'nerle étaient portés en hloc sans distinction, jusqu'en 1892;

depuis lors, on les divise en : non peints, non polis ni éta- -més, — peints polis ou vernissés — étamés et émaillés ; —

3* enfin les moulins à café, presse-viandes, etc., ne sont -visés spécialement que depuis 1892.

, Les Tableaux du Commerce ne donnent à l'export., pour ,1a période 1867-76, que des moyennes communes à tous

les ouvrages en fer, fonte et acier.

Voici maintenant le détail des import, et export. (C. S.) •ponr l'année 1899, en kilog., avec le prix E. V. D. du kilog.

en francs :

Ferronnerie 1

Serrurerie

Articles de ménage :

Ni peints ni poJis

Peints, polis. Ternisses

Etamés el émaillés

Moulins àcafé, presse-viandes,

etc

1. Nous ne considérons dans la ferronnerie que les « petits ouvrages », les « constructions méulliques » ne rentrant pas dans la Quincaillerie.

Nous importons surtout de Belgique (94.200 kilog.) et d'Allemagne (92.600) les petits ouvrages de ferronnerie; ^TAngleterre ne nous en fournit que 37.600 kilog. et la Suisse 18.000. — L'.\l!emagne tient aussi la tête, avec 1(H. 800 kilog. pour la serrurerie; la Belgique ne figure qae pour 48.700 et l'Angleterre pour 33.000. — Les ar-

ticles de ménage non peints, non polis ni étamés nods viennent de Belgique (t. (66. 073 kilog.) pour les 6/7: nois en recevons 167. OIX) kilog. de l'Allemagne, 113.000 de l'Angleterre et 7.'{.600des Étals-Unis ; pources mêmes arlicles peints, polis ou vernissés, l'Allemagne reprend la tête avec 315. OUO kilog. environ, suivie de l'Angleterre avec 232.900, puis la Belgique 66.340, la Suisse 31.200, les Ktats-L'Dls 41.300; enfin pources articles étamés el émaillés, la Belgique nous fournit près du tiers du total (I .U03.225kilog.). l'.AIIemagne presque autant avec 908.937, l'Autriche-Uongrie 725.200, l'Angleterre 426.500, la Suisse 181.400, ete. — Les moulins à café et presse-viandes nous arrivent pour plus de moitié d'.\llemagne, plus d'un quart des États-Unis.

Nous exportons en Belgique le quart environ (807.800 kilog.) de nos petits ouvrages de ferronnerie, pais en A\lemagne (761.1«»),en Suisse(379 8i0), en Espagne (272.900), dans la Zone franche (201 .500); en Angleterre 167.900 kilog. seulement el 139.800 en Italie ; mais noire principal client est l'Algérie, qui nous en prend ponr 1.282.700 kilog.: nos antres colonies en achètent de 120.000 à 210.000. — Ponr la serrurerie, c'est encore la Belgique qui vient en tête avec 875.045 kilog., l'Espagne suit avec 224.700, poJs l'Egypte avec 184.100, la Turquie avec 158.000, la Suisse 142.000 et l'Allemagne 116.300 seulement; l'Algérie figure ponr 372.900 kilog. et nos autres colonies pour 320.000. — C'est rindo-Chine qui nous prend le plus d'articles de ménage non peints, non polis, ni étamés (608.250 kilog.), puis la Belgique 399.500. la Suisse 245.200, l'Algérie 237.500, l'Allemagne 195.000, etc.; les mêmes articles, peints, polis ou vernissés, sont surtout expédiés en Algérie (623.300 kilog.), en Angleterre (455.300), en Belgiqae (409.200), en Indo-Chine (404.250), en Allemagne (249.000), en Suisse (217.800), au Sénégal (188.000), etc. ; enfin ces mêmes articles étamés et émaillés vont pour près de 1/5 en Algérie (923.200 kilog.), pois en Belgiqae 856.300, en Angleterre 560.580. à .Madagascar 432.850, en .Allemagne 250.820, aa Brésil 196.300, en Espagne 192.400, en Tunisie 156.617, etc. — Quant aux moulins à café, leur export., d'ailleurs très réduite, va surlonl en Suisse et en Belgiqae (27.000 à 28.000 kilog. chacune).

Droits de Douane. — Voici, pour ces catégories d'articles de quincaillerie, les droits d'entrée en France aux deux tarifs, en fr., aux 100 kilog. (tout au net, sauf la ferronnerie au T. G.) :

Ferronnerie (Petits ouvrages)

Serrurerie sans cuivre oa laiton...

Id. avec cuivre ou laiton...

-Articles de ménage :

Non peints, non polis, non étamés.

Peints, polis

Vernisses

Emaillés unis, étamés

Emaillés avec filets el décors

Moulins à café

QUI-MXE. La quinine (C» H" Az» 0') est un alcaloïde découvert, en 1820, par Pelletier et Caventon et tiré des écorces de quinquinas, spécialement des quinquinas jaunes icalisaya et pitayo : voy. Quinquinas). C'est une poudre blanche, cristalline, inodore, à saveur extrêmement amère, peu solubledans l'eau (2 gr. o par litre), plus soluble dans l'alcool, lévogyre; elle constitue une base bi-acide et donne très facilement un grand nombre de sels, qui sont presque tous usités en thérapeutique, comme antithermiques et antinévralgiqnes puissants.

La quinine s'obtient d'abord sous forme de sulfate, par le procédé suivant: On épuise par l'acide chlorhydrique boBillant l'écorce pulvérisée de quinquina jaune, puis on traite la liqneur par de la chaux en excès, qui précipite la quinine et la cinchonine (voy. Quinquinas), des qninates et des quinotannates de chaux, ainsi que des matières colorantes. Le précipité est traité par l'alcool bouillant, qui redissont les deux alcaloïdes; on évapore à siccité.

QUINQUINAS

QUINQUINAS

et le résidu est repris par l'acide sulfurique étendu •et chaud. Par le refroidissement, le sulfate de quinine se précipite, tandis que le sulfate de cinchonine, ■beaucoup plus soluble, reste dans les eaux mères, d'où on peut ensuite le retirer. Ou purifie le sulfate de quinine en dissolvant dans l'eau, en décolorant "par le noir animal et en faisant cristalliser.

Le sulfate de quinine est la forme d'exportation la plus habituelle de la quinine; il provient en presque totalité de l'Australasie et des Indes Néerlandaises : Java en fournit les 7/10 de la production totale; il y coûte en moyenne, et suivant sa pureté, -de 20 à 26 florins le kilog., sur lieu et emballé. Depuis l'année dernière (1899), les ventes sont publiques à Batavia.

Pour obtenir la quinine pure, il existe deux mé- ■thodes : l'une directe, l'autre indirecte. La méthode directe consiste à faire macérer les poudres de quinquina avec de la chaux, puis à épuiser la matière avec des pétroles légers qui dissolvent les alcaloïdes. La méthode indirecte, qui est la plus usitée, consiste à décomposer le sulfate de quinine par l'ammoniaque: la quinine est précipitée; on redissout dans l'alcool, et, en ajoutant de l'eau, la quinine se dépose cristallisée.

La quinine est employée en thérapeutique sous lorme de divers sels, parmi lesquels il faut citer : le sulfate (basique et neutre), le bromhydrate (basique et neutre), le chlorhydrate (basique et neutre), le •chlorhydrosulfate, le citrate, lelactate, l'arséniate, le glycérophosphate, le salicylate (basique et neutre), le tannate, le tartrate, le valérianate, etc. Parmi tous ces sels, qui reconnaissent pour indication gé- •nérale l'antipyrexie, l'antipériodicité, on préfère aujourd'hui les sels solubles, notamment le lactate, le bromhydrate, le chlorhydrate et le chlorhydrosulfate, etenfinlesulfate neutre (ancien sulfate acide). Toutefois, quelle que soit la haute valeur de cet agent, il ne faut pas oublier qu'il est très toxique et que son abus détermine des accidents parfois graves, désignés sous le nom de « quinisme ».

Parmi' les dérivés industriels de la quinine, il faut citer la quinoléine, obtenue en traitant la quinine brute par la potasse. On emploie, comme colorant, le bleu de quinoléine ou cyanine.

D' J. Laumonier.

Commerce. — Notre imporr. de sulfate et autres sels de quinine est insignifiante : 25 kilog. en !898, ;J9 en 1899; j)ar contre, la valeur de notre export, dépasse 1 million de fr. par an : 20.063 kilog. en 1898 et 30.120 en 1899, à 40 fr. ie kilog. Nous exportons surtout en Espagne, 4. 152 kilog. «n 1898 et G. 683 en 1899, et en Turquie, 7.322 et 3.350, puis en Allemagne, 1.647 et 3.4i)0; en Angleterre, 2.316 -et 2.587; en Belgique, 2.830 en 1898, et en Autriche-Hongrie, 2.400 en 189!).

Droits de Douane. — Par 100 kilog. nets, 2.000 fr. T. G., 1.500 fr. T. M.

Indes néerlandaises. — Le 28 novembre 1900 a eu lieu à Batavia une vente aux enchères publiques de 3.219 kilog. ^e sulfate de quinine; en voici les résultats: 116 kilog. Oi à22florins03 le kilog.; 1.592,88 à 22fl.; 432,14 à 21,95; •-633,04 à 21,90; 383,56 à 21,85; 22,68 à 21,80 et 34,68 à 32fl. 55.

En 1901, des ventes publiques ont lieu chaque mois, pour des quantités variant de 3.500 kilog. à 5.000 (40.000 "kilog. au total), sauf en janvier, mars et août.

QUI.XOLÉINK. V. Goudron, Produits dérivés du

-GOUDRO.N DE HOUILLE, QuiNINE, QuiNQUIN.\S.

QUINQUINAS. (Syn. : Angl. : Cinchona, Jesuils Jiark. Allem, : Fieberrinde, Chinarinde. Ital. :

China-china.) Les quinquinas sont des arbres ou des arbustes toujours verts de la famille des Rubiacées [Cindionéen], qui ne croissent à l'état spontané que dans la partie des Andes comprise entre 10° lat. N. et 19° lat. S., à une altitude moyenne de 1.500 à 2.400 m. Sur ces hauteurs, les quinquinas forment une sorte de courbe, dont la concavité est tournée vers le Brésil, divisée en quatre bandes séparées, dont les deux premières, à partir du nord, ne dépassent guère les limites de la Nouvelle-Grenade et s'étendent l'une au nord de Santa-Fé-de- Bogota, vers le Venezuela, l'autre du côté de Papayan et de Pitayo, vers la République de l'Equateur ; la troisième bande occupe presque toute la longueur de cette république et comprend la localité de Loxa; enfin la quatrième s'étend dans le Pérou jusqu'à la Bolivie et fournit les quinquinas de Huanuco, de Cuzco, et les Calisayas (Planchon).

Les espèces de quinquinas sont très nombreuses, mais pour les espèces dont les écorces sont officinales, on n'admet généralement que trois types : le Cinchona officinalis, ou quinquina gris de Loxa; le C. calisaya des Andes, de Ceylan, de Malabar et de Java; C. pitayo de la Nouvelle-Grenade ou quinquina jaune, et le C. succirubra ou quinquina rouge.

En Amérique, ce sont les naturels qui exploitent les plantations de quinquinas; mais cette exploitation est faite, le plus souvent, d'une manière désastreuse, puisqu'on abat les arbres pour pouvoir en retirer toute l'écorce. Ce procédé a eu pour conséquence la diminution des plantations; certaines régions même ont été positivement dévastées et ne fournissent plus aujourd'hui que de rares produits. Une autre circonstance, du reste, a contribué à porter atteinte à la prospérité de ces exploitations : les Anglais et les Hollandais ont réussi à introduire les quinquinas dans certaines de leurs colonies, à Java, à Ceylan, sur les côtes de Malabar, dans les Indes Orientales, etc., qui sont devenues des centres de culture de plus en plus importants. Mais au lien d'exploiter les quinquinas comme les Américains, ils ont employé un procédé bien préférable, qu'on désigne sous le nom de « moussage ». Voici essen- -, tiellement en quoi il consiste :

On découpe le tronc des quinquinas, de 8 ans en«i viron, par bandes verticales régulières; on enlèv* l'une, laissant l'autre alternativement, de telle sort qu'il n'y ait que la moitié de l'écorce enlevée. Sui les bandes décortiquées on applique de la mousse cette espèce de pansement hâte la cicatrisation et paraît augmenter aussi la quantité des alcaloïdes e^ surtout de la quinine dans les écorces renouveléesj D'ailleurs, au bout de 20 à 22 mois, la nouvell écorce, formée sous le moussage, est plus épaisa que l'écorce naturelle de même âge. On enlève de nouveau cette écorce renouvelée et l'on monss comme précédemment. Puis, au bout de six moia ou d'un an, on procède à l'enlèvement des écorce demeurées primitivement en place, et ainsi de snite^ Ce procédé permet d'obtenir non seulement une qnanH tité d'écorce plus grande que dans la méthode amé-r ricaine, mais aussi une proportion beaucoup plua forte d'alcaloïdes, et surtout de quinine, comme le montrent les analyses suivantes, qui portent sur le écorces du Cinchona succirubra de Java :

Alcaloïde •/• Quinine VJ

Ecorce naturelle non moussée.. 9,28 1,16

Ecorce moussée 10,27 1 ,36

Ecorce renouvelée 10,00 4,60

QUINQUINAS

QUINQUINAS

Il en résulte que l'on s'adresse aujonrdTioi de préférence aux quinquinas d'Extrême-Orient pour obtenir les alcaloïdes et même les poudres d'écorces actives, ce qui a une grande importance au moment où le quinquina à quinine tend à disparaître de l'Amérique du Sud.

Les quinquinas, au point de vne de la vente, se distinguent en gris, jaunes et ronges : !• Les quinquinas gris proviennent presque tons du C. ofpcinalis; on distingue : le Loxa, qui vient de l'Equateur et du Pérou, et dont les écorces convolutées, couvertes de lichens, se trouvent dans le commerce sous forme de tuyaux longs de 20 à 25 cm., épais de 2 mm., à cassure nette, résineuse; le Huanuco, qui provient de Lima, est moins estimé, ses écorces sont plus volumineuses et striées; le Pahitdiana est riche en alcaloïdes (3,44 de sels quiniques et 4,7 de sels cinchoniques • ',). 2* Les quinquinas jaunes sont presque tons des C. calisaya, à écorces épaisses, peu roulées ou plates et souvent dépourvues d'épiderme. Le Pitayo {C. pitayensis) est recherché à cause de sa richesse en quinine et en quinidine; il en est de même du Carthagène (C. lamifolia). Ces derniers ne sont utilisés, comme certaines espèces acclimatées australasiatiques, que pour l'extraction des alcaloïdes. S" Les quinquinas rouges vrais, verruquenx ou non verruqueux, paraissent tons provenir du C. succirubra ; ils viennent presque exclusivement de l'Equateur.

La composition des écorces est des plus complexes, car elles renferment non seulement les matières habituelles (albumiuoïdes, amidon, cellulose, matières minérales et eau^ mais aussi de l'acide quinique en combinaison avec la chaux, la quinine, la cinchonine et les autres alcaloïdes, des quinotannates de ces mêmes alcaloïdes, du rouge cinchonique soluble et insoluble, une matière grasse (cinchocérine) colorée par la chlorophylle, etc. .Mais il s'en faut de beaucoup que ces diverses matières spéciales soient également réparties dans tontes les écorces : les quinquinas gris donnent 10 à 12 gr. p. 1.000 de sulfate de cinchonine, 6 gr. de sulfate de quinine, beanconp d'acide quinotanniqne et de ronge cinchonique ; les quinquinas jaunes, au contraire, fournissent de 25 à 40 gr. p. 1 .000 de quinine, une très petite quantité de cinchonine, d'acide quinotanniqne et de ronge cinchonique: les quinquinas ronges, enfin, tiennent le milieu et donnent 20 gr. p. 1.000 de qninine avec 10 gr. de cinchonine. Ces diverses matières, au reste, s'accumulent de préférence dans le tissu cellulaire interposé aux fibres du liber, suivant Weddell, pour la quinine, et dans les couches do périderme pour la cinchonine, suivant Howard. Dans tous les cas, ce sont les écorces des racines qui sont proportionnellement les plus riches en alcaloïdes et surtout en quinine, tandis que les graines, les feuilles et le bois des quinquinas n'en renferment pas.

On a retiré des écorces des quinquinas un grand nombre d'alcaloïdes, dont les principaux sont la quinine (C» H*' Az* 0*), la cinchonine (C- H« Az »0), la quinidine, la cinchonidine, la qninamine (C" H" Az'O'i, la cinchonamine, la paricine, l'aricine, — isomères obtenus artificiellement par Pasteur, — la quinicine iC-" H*' .Az -O'i et la cinchonicine (C" H** Az 'Ol, enfin un dérivé, la quinoléine (C H' .\z), obtenu par l'action de la potasse sur la qninine ou

qui provient des résidus impurs de la fabrication du sulfate de quinine. (Voy, Quim.ne.)

La cinchonine a été découverte par Doncan eu 1803, mais ce sont surtout les recherches de Pellelier et Caventou qui l'ont fait connaître. C'est une base biacide dont les sels sont plus solubles que ceux de la quinine et cristallisent plus facilement,, mais dont l'action thérapeutique est moins intense et l'action physiologique plus dangereuse. On l'emploie, comme la quinine, en qualité d'antipériodique et sous forme de sulfate. On l'obtient en précipitant par la sonde surtout, mais aussi par la potasse ou l'ammoniaque, les eaux-mères qui ont servi à la préparation du sulfate de qninine. On recueille et on lave le précipité, puis on purifie la cinchonine par cristallisation dans l'alcool.

Parmi les antres alcaloïdes, on n'emploie guère que la cinchonidine et la quinidine, comme succédanés de la quinine. La quinoïdine ou quinine brnte impure est peu usitée comme fébrifuge. Le quinium^ on extrait alcoolique de quinquina par la chaux, est un tonique et un fébrifuge excellent dont les usagessont un peu plus répandus.

Le quinquina est un des produits les plos importants de la matière médicale: on l'emploie commefébrifuge, tonique et astringent, sous forme de macération, d'infusion et de décoction; on en fait des extraits et des teintures, des sirops, des vins, des poudres, des saccharolés et des tablettes. (Voy. Amers, .Ahéritifs.) Malgré ses éminentes qualités toniques, l'emploi, d'une part, des alcaloïdes purs dérivés solubles et, d'autre part, de la kola, a fait baisser la vente des quinquinas en natnre. On emploie quelquefois dans l'industrie les matières colorantes, ou rouge cinchonique, du quinquina.

Essai des quinquinas. — L'essai des quinquinas se fait généralement aujourd'hui par la méthode de Berthelot. On pile 10 gr. du quinquina à analyser et on traite par l'alcool étendu de 1/10 d'eau en volume, jusqu'à ce que le liquide passe incolore; mais il convient de ne pas employer plus de 150 gr. de la liqueur. A cette liqueur on ajoute de la chaux, qui précipite les résines et les matières colorantes, tandis que la quinine reste en solution dans l'alcool. On sature par l'acide sulfurique étendu, et on con-^ centre au bain-marie. On filtre, pour séparer les matières résineuses, qui se déposent à nouveau par départ de l'alcool, on traite par l'éther et l'ammoniaque; l'éther, qui dissout la quinine, est décanté; j on évapore. Le résidu, desséché à la température ordinaire et pesé, représente la quinine brnte du quinquina essayé.

Il existe enfin des écorces désignées sons le nomde faux quinquinas, qui sont riches en matières astringentes, mais ne renferment ni quinine, ni cinchonine : tels sont les Cascarilla, les Remijia^ Candaminea, Exostema, qui fournissent les quinquinas Caraïbe, Jamaïque, Sainte-Lncie, le Khaya Senegalensis on quinquina du Sénégal, dont l'écorce est légèrement fébrifuge, le Magnolia glauca ou quinquina de Virginie, dont l'écorce est tonique et stimulante, le Fraxinus excelsior on frêne commun, appelé quinquina d'Europe, parce que soa écorce a été employée comme fébrifuge, etc.

D' J. L-^CMOMEB.

Commerce. — Les qainqaiaas sont l'objet d'an commerce assez important, soit en nature, soit par leurs défi-

la cinchonine. La quinoïdine est une quinine brnte ses (sartoot qaiaine). Java produit les 7/iO de la quinine

QUITTANCE

QUITTANCE

do monde entier. Au Pérou, l'export. des quinquinas a été en 1892 de 40.265 Icilog., en 1897 de 62.261, en 1898 de 48.099.

En 1898, l'export. péruvienne s'est répartie entre l'Angleterre (34.642 kilog.) et l'Allemagne (13.457). La France, qui était, jusqu'en ces dernières années, un des meilleurs clients du marché péruvien pour ce genre d'article, figure pour « néant » en 1898.

L'export. des Pays-Bas a été, en valeur, de 108.091.000 florins en 1890, 136.069.000 en 1893. 130.240.000 en 1896 et 223.040.0(X) en 1899; l'export. des Indes Néerlandaises, de : 846.000 florins en 1890, 1.961.000 en 1893, 1.113.000 en 1890 et 1.254.000 en 1899.

Les import. françaises(C. S.), qui étaient de 877.000 Ici log. pour 5.837.000 fr. par moyenne annuelle de 1867àl876, de 1.231.000 kilog. pour 7.985.000 fr. de 1877 àl886 et de 728.000 kilog. pour 1.717.000 fr. de 1887 à 1896, se sont élevées à 971.481 kilog. à 2 fr. en 1898 et à 1.054.388 kilog. au même prix E.V.D. en 1899. Les Pays-Bas nous fournissent les 2/3 de notre import., l'Angleterre 234.723 kilog. et l'Allemagne 55.200. Notre export., relativement insigniflante, n'est annuellement que de 40.000 à 50.000 kilog., à destination de l'Espagne pour 1/3 (soit 14.500 en 1899) ou de l'Angleterre (14.000 en 1898).

Les écorces de quinquina sont exemptes de droits à l'entrée en France aux deux Tarifs.

Les import, d'écorces de quinquinas en Angleterre ont été, suivant les provenances, dans les années 1895 à 1899 (valeur en liv. st.) :

Indes ang. Ceylan Pérou Hollande Indes Hol. 1895.... 23.675 12.420 4.465 1.414 1.051 1897.... 19.226 12.380 1.179 3.287 2.679 1898.... 54.000 9.879 6.159 8.511 4.284 1899.... 35.245 14.356 2.058 6.999 4.036

Les import, d'écorces de quinquina de Ceylan en Allemagne ont été en 1898-99 de 761.000 liv. ang. (453gr.60) et celles de Java de 1.140.900 liv. ang. ; 6.402 ballots sont venus des Indes Anglaises, 573 de l'Afrique et 4.247 de la Bolivie.

QUITO. Capitale de la République de l'Equateur, située à 2.908 m. d'alt., au pied du volcan de Pichincha, à 1.040 kil. S.-E. de Panama, 750 kil. S.-O. de Santa-Féde-Bogota, 1.360 kil. N.-O. de Lima, 160 kil. de la côte du Pacifique et 265 kil. N.-E. de Guayaquil, par 0» 14' lat. S. et 81° 5' 30" long. 0. de Paris. Pop. : 60.000 hab. en 1856, 80.000 en 1899. La temp., douce et constante, est en moyenne de 13", l£» chute des pluies de 1 m. 18. Fabr. d'étoffes de laine dites bayetas, de ponchos, de draps, tapis, dentelles, peintures et sculptures pour les églises, poteries, savons, vermicelles, chocolat; fonderies; brasseries, distilleries. École polytechnique, École des arts et métiers. Commerce de céréales, eaux-devie, farines. Siège du Banco Internacional. Consulat général de France.

QUITTANCK. (Droit fiscal.) Sommaire : I. Timbre. — § 1. Quittan'ces de de.niers puiiLics. Assujettissement à l'impôt. Quotité du droit. Exemptions et exceptions. Mode de payement. Statistique. — § 2. Quittances sous signatures privées ne RENFERMANT PAS d'autres DISPOSITIONS. Assujettissement à l'impôt. Quotité du droit. Exemptions. Recouvrement de l'impôt : timbre mobile; timbre à l'extraordinaire; payement sur états. Pénalités. Statistique.— §3. Autres

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