RACINES
tance, reçu ou décharge pour lequel le droit de timbre n'a pas été acquitté.
On a vu que le droit de timbre de 10 centimes est à la cliarge du débiteur; néanmoins le créancier qui a donné quittance, reçu ou décharge, est tenu personnellement et sans recours, nonobstant toute stipulation contraire, du montant des droits, frais et amendes.
Sont considérés comme non timbrés et, par conséquent, en contravention : 1" les actes, pièces ou .écrits sur lesquels le timbre mobile a été apposé en dehors des cas prévus; 2" les actes, pièces ou écrits sur lesquels le timbre mobile a été apposé sans l'accomplissement des conditions prescrites, ou sur lesquels a été apposé un timbre ayant déjà servi.
Statistique. — Voici, pour quelques années, le montant des droits de timbre à 10 cent, encaissés
par le Trésor : 187G, 14.774.100 fr.; 1886, 16.418.800 fr. ; 1896, 18.16o.700 fr. ; 1899, 18.938.000 fr.
§ 3. Autres Quittances. — Toutes les autres quittances sont assujetties aux dispositions de la loi organique sur le timbre; elles doivent l'impôt d'après la dimension du papier de la débite sur lequel elles sont rédigées (60 cent., 1 fr. 20, 1 fr.80, 2 fr. 40, 3fr. 60).
II. Enregistrement. — Les quittances de toutes catégories sont as.su jetlies, lorsqu'elles sont soumises à la formalité de l'enregistrement, à un droit proportionnel de 50 centimes % (62 cent. 1/2 "/„, dé-^ cimes compris). Seules, les quittances notariées^ sont assujetties à cette formalité dans un délai déterminé. Pour les autres, l'enregistrement ne devient obligatoire qu'en cas d'usage dans un autre acte o» en justice.
RAB.\T. Ville maritime du Maroc, située sur l'Océan Atlantique, à 185 kil. 0. de Fez, par 34"2'45'' lat. N., 9" 54' 54" long. E. de Paris. La popul., estimée à 60.000 liab. en 1856, n'est plus que de 36.000 en 1900. Quelques industries : tissages de tapis de laine; fabrication d'objets en cuivre, de poteries; confection d'ouvrages eu sparterie, de nattes, d'étoffes de laine, de burnous, babouclies; manufacture de tapis renommés.
Le port est sûr, mais il y a une barre à l'embouchure du Bou-Regrab; la profondeur n'est que de 2 m. à 3 m. 50; les navires mouillent souvent en rade.
En 1898, les entrées ont été de 92 nav. jaugeant ui.iiOO t., dont 30 nav. britanniques avec 23.000 t., 28 allemands avec 20.500 t.. 15 français avec G.GOO t. Escale des paquebots de la Wœrmann Linie et de la Transatlantique de Barcelone. Les import, se sont élevées à 2.796.000 fr., surtout en cotonnades, fer, thé, café, sucre, bougies, épices; les export, à 1.0C3.000fr. en bœufs, laine, maïs, tapis.
Consulats et vice-consulats : France, Allemagne, Autriclie-Hongrie, Belgique, Brésil, Espagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède.
UABETTE OU N.WETTE. V. HUILES VÉGÉTALES.
R.4C.VHOUT. C'est un aliment complexe, analeptique, renfermant, paraît-il, diverses fécules, notamment de farine de froment, de maïs et de lentilles, des glands doux et du cacao (?) et dont on attribue la paternité aux Arabes. Le racahout est assez nutritif, mais il ne présente, à ce point de vue, aucune supériorité sur les préparations similaires. Il a eu cependant jadis un moment de vogue considérable ; mais, par suite d'une concurrence souvent heureuse, la vente de ce produit a aujourd'hui beaucoup diminué. (Voy. Amidons et Fécules, Pâtes
ALIMENTAIRES
Il ne faut pas confondre le racahout avec la Revalenta arabica, dont la composition est variable et contient, avec un peu de farine d'avoine, tantôt de la farine de haricots et de maïs, tantôt de la farine de lentilles et de petits pois. Cette Revalenta n'est pas autre chose que la Revalescière, fameuse de 1860 à 1880. D'^ J. Laumonier.
RACIXES. (Syn. : Angl. : Roots. Allem.: WiirzeL Ital. : Radici.) Un très grand nombre de racines sont utilisées, soit pour l'alimentation de l'homme ou desanimaux domestiques, en raison de leur constitution charnue et succulente; soit en médecine, lorsqu'elles renferment des sucs propres à exercer une certaine action sur l'organisme; soit enfin dans l'industrie,, pour l'extraction de substances tinctoriales ou autres. Toutes les racines qui, à ces divers titres, occupent dans l'industrie et dans le commerce une place de' quelque importance, sont traitées dans ce Dictionnaire au nom de la plante à laquelle elles appartiennent. Nous nous bornons donc à reproduire les renseignements essentiels fournis par les Tableaux du Commerce et par le Tarif des Douanes relativement aux racines non dénommées. (Voy. Althea, Chicorée, Garance, Guimauve, Ipécacuanha, Réglisse, Rhubarbe, etc.)
Commerce. — Les racines médicinales autres que deguimauve et de réglisse ont donné lieu, en 1897, 1898 et 1899, au mouvement d'import. et d'e.xport. (C. S.) suivant,, en francs :
Import. Export.
Nous importons surtout : d'Italie 494.563 kilog, en 1899, d'Espagne 132.132, d'Angleterre 94.573, des Indes anglaises 73.233, de Belgique 69.304, des États-Unis 49.398, d'Allemagne 40.992. — Nous exportons surtout : aux États-Unis- 299.696 kilog. en 1899, en Angleterre 294.899, en Allemagne 76.682, en Algérie 57.498, en Suisse 52.976, aux. Pays-Bas 45.871, en Italie 43.909, au Maroc 41.198, etc.
Douanes. — Les racines médicinales non dénomméessont exemptes de droits à l'entrée en Franco, sauf quand,, étant d'origine européenne, elles sont importées d'ailleurs que du pays de production, auquel cas elles payent 3 fr.. les 100 kilog. bruts, et quand, étant d'origine extra-européenne, elles sont importées des entrepôts d'Europe, auquel cas elles sont taxées à raison de 5 fr. les 100 kilog. bruts. Ce sont notamment les racines : d'ache, d'acore odorant, d'actée en épi, d'angélique, d'anthore (dites aratissici), d'argentine, d'aristoloche (serpentaire de Virginie), d'armoise, d'arnica, d'arum, d'asclépiade ou dompte-venin, d'aspérule odorante, d'astragale, d'alhamante ou daucus-