RENNES
lames reliés en pean, lorsqu'ils n'ont pas été cousus sur nerfs; on pose les coins en peau ou en toile, s'il y a lieu ; on dore les titres et ornements du dos à l'aide de lettres, de fleurons ou de petits fers assemblés; enfin on procède à la fmissure (pose des plats en toile ou en papier à l'extérieur et des gardes en couleurs à l'intérieur), puis à la mise en presse du volume.
Pour les diverses opérations de la reliure commerciale, on emploie généralement et l'on emploiera de plus en plus des machines appropriées ; presses hydrauliques et laminoirs; machines à plier, à coudre les cahiers, à encoller, arrondir les dos, à rogner dites massicots (du nom de l'inventeur), à coller les cartons sur toile, balanciers-presses pour impression à froid ou en dorure, par estampage des couvertures à l'aide de fers spéciaux; cisailles circulaires pour couper les cartons; machines à dorer sur tranches, à parer les peaux, à arrondir les coins, etc.
La France produit la reliure dans des conditions de prix sensiblement identiques à celles des pays voisins. La reliure commerciale et le cartonnage ont pris en ces dernières années une grande extension. Depuis peu, on substitue à certains genres de reliure et de cartonnage la reliure souple en pleine peau, très séduisante et d'un prix de revient peu élevée
REiMBOURSEMENT A FORFAIT. V. DOUANES.
REMIRKMONT (Vosges). Chef-lieu d'arrondissement, situé sur la rive gauche de la Moselle, au pied des Vosges, à 21 kil. S.-E. d'Épinal, par 48° (y 58" lat. N. et 4» 15' 18' long. E. de Paris. Pop. : 5.439 hab. en 1856, 8.126 en 1881, 10.479 en 1891. Filatures et tissages de coton, fabr. de calicots, de bonneterie, de toiles, de broderies, de cylindres pour filatures, peignes et harnais pour tissage, limes, navettes, savons, huiles et graisses industrielles. Commerce de céréales, bestiaux, draps, fromages.
Remiremont est rattaché à la succursale de la Banque de France à Épinal. Station du chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée sur la ligne d'Épinal à Bussang et à Cornimont.
REMISE. V. Effets de Com.merce.
REMONTE MILITAIRE. V. Haras.
REMSCHEID. La ville et chef-lieu de district Remscheid est située dans l'arrondissement gouvernemental prussien de Dusseldorf, sur la ligne de chemin de fer Cologne -Opladen- Solingen-Remscheid-Lenneg-Brême. Entre Remscheid et Solingen se trouve le pont de chemin de fer de Mungstnen, qui est le plus haut de toute l'Allemagne. Ses arches s'élèvent à 107 m. et sont longues de 500.
Remscheid comptait en 1897 48.000 hab. Elle est le siège d'une succursale de la Banque impériale (77.536.547 M. d'affaires en 1896); elle possède une Ecole des arts et métiers, et une École supérieure pour la petite industrie métallurgique et la quincaillerie, ainsi qu'une exposition permanente des produits de l'industrie indigène.
Remscheid, centre de la petite industrie métallurgique et de la quincaillerie allemandes, fabrique surtout des limes, scies, ciseaux, patins, tenailles, couperets, etc. Cette industrie s'est particulièrement développée pendant le XIX" siècle. Les aciéries de la Montagne et la Manufacture austro-alle-
1. La Librairie, l'Édition musicale, la Presse, la Reliure et l'Affiche à l'Exposition universelle de 1900, par M. Lucien Layus, C«rcle de la Librairie, 117, boulevard St-Germain, Parii,
mande de tuyaux sans soudure sont universellement connues. Il faut citer encore : la construction des^ machines et laminoirs, les fabriques d'objets en fonte émaillée, les distilleries, les brasseries, une manufacture de rubans de soie et une savonnerie.
Remscheid est le siège de la a" section de l'Association rhénane-westphalienne des métiers de la petite métallurgie et des machines. Elle exporte en Russie, en Espagne, en Orient et en Amérique.
Un barrage, à 2 kil. et demi de Remscheid, rassemble le million 1/3 de m. cubes d'eau nécessaire à l'industrie.
A 5 kil. au nord, Lenneg (12.000 hab. en 1896), chef-lieu de district, est le siège de la Chambre de commerce de la Montagne, d'une succursale de la Banque impériale (en 1896, 44.915.141 M. d'affaires) et de la 5' section de l'Association rhénane-westphalienne des industries textiles. Fabr. de draps, filatures, moulins.
REiXAISSAKCE. Sorte d'étoffe faite avec des chiffons de laine. (V. Chiffons, Déchets, Laines.)
RENARD. V. Pelleteries : Peaux de renard.
RENNE. Le renne peuple de troupeaux les froides et vastes régions situées au delà du 58* degré de lat. N. et occupées par les Lapons et les Samoyèdes. Il y remplace le cheval, le bœuf, le mouton et le porc, qui rendent tant de services sous des latitudes plus tempérées. Il a la taille du cerf commun, mais un bois d'une autre forme, beaucoup plus grand et plus fort (voy. Cornes), qui se renouvelle chaque année. Son pelage est brun en été, d'un blond presque blanc en hiver. Les Lapons les plus pauvres ont une dizaine de rennes, les plus riches jusqu'à 700 et 800. Attelés à un traîneau, ces animaux font 4 à 5 lieues à l'heure; ils n'ont d'autre nourriture que le pâturage. Avec leurs peaux, les habitants se font des vêtements et des tentes. Les femelles fournissent de bon lait qui donne du fromage et d'autres préparations alimentaires. La chair est consommée comme viande de boucherie, surtout en hiver; en été, les Lapons se nourrissent de poisson, de laitage et d'oiseaux. Avec les os et les bois du renne, ils fabriquent divers outils et ustensiles primitifs.
Dès janvier, dans l'Alaska, les chasseurs, chaussés de patins, quittent et poursuivent le renne, qui se rapproche alors des agglomérations humaines; mais c'est surtout en février qu'a lieu la chasse. Les indigènes se bâtissent des cabanes de neige sur les bords des cours d'eaux, et là, tandis que les hommes battent la plaine, les femmes dépouillent les animaux tués, font sécher les peaux et pèchent' sous la glace. A la fin de la saison, les familles rentrent chez elles avec une provision de viande et de poisson gelés et une quantité de peaux.
RENNES. Chef-lieu du dép. d'Ille-et-Vilaine, situé au confluent de l'Ille et de la Vilaine, sur le canal d'Ille-et-Rance, par 48° 6' 55' lat. N. et 4» 0' 40* long. 0. de Paris. Pop. : 50.000 hab. en 1856, 60.974 en 1881,69.937 en 1896.
Importantes tanneries, corroieries et mégisseries, fonderies, fabr. de limes; filatures de lin et de laine; fabr. de toiles à voiles, blanchisseries renomméi scieries mécaniques; minoteries; amidonneri Grand commerce de grains, beurres et œufs, lailles dites de Janzé, cuirs, farines, miel. Tribun et Chambre de commerce.
Succursale de la Banque de France : 83.017.000 fr. d'aflaires en 1898 (la 27'), 51.555.300 fr. en 1900 (la 47'j
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