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EXERCICE

<t allumettes », se font entièrement à la méianiqne. Le fabricant de l'Oise les vend au fabricant parisien, qui y met la feuille, soit en chromolithographie, soit peinte sur peau ou sur étoffe, soit brodée -de paillettes, soit enfin en dentelle qui vient ordinairement de Belgique.

Les ouvrières monteuses réunissent la feuille et la monture, elles plissent la feuille dans des moules en carton et la collent sur les bouts. Cette feuille •est généralement doublée d'une antre formantenvers ■qui est réunie à la première par le« bord », c'est-àdire par une mince bande de papier ou de soie que la monteuse colle à cheval sur les feuilles. Le travail des monteuses est très délicat et demande un long apprentissage.

Les éventails en plumes d'autruche, de maraiwut, etc. et imitations, dont la vogue est très grande depuis une vingtaine d'années, se fabriquent ■en grand nombre en Allemagne et en Autriche. On les monte sur bois, os, celluloïd, nacre, surtout sur écailles. Peu d'éventaillistes fabriquent ce genre ; ce sont généralement les plumassiers qui les vendent •directement aux détaillants ou les montent pour les labricants. La préparation des pin mes et le montage demandent des ouvrières spéciales.

Les éventaillistes n'ont eu longtemps d'autres concurrents que les Chinois et les Japonais. L'éventail chinois, toujours fait sur le même modèle, n'est plus du tout apprécié, mais les Japonais font à des prix •excessivement bas des articles très soignés, souvent «opiés sur les modèles parisiens.

Des fabriques importantes se sont créées en Allemagne et surtout en Autriche; elles font un tort appréciable à la fabrication française pour les éventails de bas prix, en raison du bon marché de la maind'œuvre. L'Espagne, qui a été pendant longtemps un débouché pour notre fabrication, fabrique elle-même et exporte depuis quelques années les éventails ordinaires, grâce aussi à la modicité du prix de revient.

En résumé, notre fabrication souffre de la concurrence du Japon, de l'Autriche et de l'Espagne, qui copient ses modèles et les reproduisent à vil prix, ainsi que des droits excessifs mis à l'entrée dans certains pays; mais l'éventail artistique et de haute fantaisie reste toujours nu article essentiellement parisien. Georges Duvellkroy,

Président du Groupe de l'Éventail, (Chambre syndicale de la Tabletterie et de l'Éventail).

'ommerce. — Les statistiques officielles confondent les -éventails proprement dits composés de lames on de brins se repliant sar eax-mèmes, et les écrans à main, on éventails qtii ne se replient pas.

C'est dn Japon que nons viennent les 4/5 des éventails «t écrans à main importés (C. S.) en bois et papier, et en bois et étoffes oa plnmes, an prix E. V. D. de 16 fr. le kilog. j (soit 15.784 kilog. sur 20.863) pour 1897. Quant à l'import. des éventails en ivoire, en nacre, en écaille, au prix de 75 fr. le kilog. E. V. D., elle a été pour 1897, comme pour les années précédentes, absolument insignifiante.

Notre export., dans la même année 1897 (C. S.), a été, pour les éventails et écrans de la première catégorie, c'està-dire en bois et papier et en bois et étoffes ou plnmes, de 13.077 kilog. X., au prix E. V. D. de 50 fr. le kilog. Nos clients sont surtout, pour cette catégorie: les ÉtaU-lnis (malgré des droits excessifs) 1/i, et la République Argentine 1/i également, puis l'Angleterre 1/6 et l'Allemagne 1/10- Quant à la seconde catégorie (en ivoire, nacre on écaille), nons expédions en Angleterre la moitié et en Allemagne nn pen plus dn quart dn total de 6.466 kilog. N.. évalués au prix moyen de 200 fr. le kilog.

Le Tableau décennal du commerce (C. ï?.), donne (en mil-

liers de kilog. et de fr.) les chiffres suivants ponr les années 1887, 1890, 1893 et 1896:

Quant. Val. Quant. Val. Quant. Val. Quant. Val.

Éventails :

En bois 12,1 151,7 13,1 261,9 13.1 289.1 26.1 418,3

Nacre, ivoire, écaille : Moyenne décennale: 183 kilog. ponr

fr. 24.255.

EXPORTATIONS 1887 1890 1893 1896

Qoant. Val. Quant. Val. Quant. Val. Quant. Val.

Éventails :

En bois 75 2.394 53 3.827 27 1.819 18 935

Nacre, ivoire,

écaille 2 524 1 210 5 1.213 4 836

Droits de douane. — Les droits de douane sur les éventails et écrans à mains sont les suivants, par 100 kilog. N'.:

Fr. fr.

En bois et papier 350 300

En bois et étoffes ou plnmes,

montés ou non 500 400

En Ivoire, nacre on écaille,

montés on non 2.500 2.000

ÉVREUX. Chef-lieu du département de l'Eure, situé sur l'Iton, à 108 kil. de Paris, par 49» 1' 30' lat. N. et 1' ir9* long.O.de Paris. Pop: 17.766 hab. en 1896. Important marché au blé. Fonderies, moulins, fabriques de pianos, scieries mécaniques. Succursale de la Banque de France: 12.82o.000fr. d'affaires en 1897 (la 81'), 14,0 en 1898 (la 83'), dont 8,6 en effets escomptés (1,7 sur Paris, 4,3 surplace, et 2,6 sur province). Succursales du Crédit Foncier et de la Société Générale.

Station du chemin de fer de l'Ouest surLonviers, Mantes, Bernay, Dreux. Mouvement de la gare:

VOYJUiECRS MARCHANDISES

Espédiés Reçus Expédiées Reçue»

1897 » » 17.714 22.035 Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à

Évreux : G. V., 35 fr. 90; P. V., 18 fr. 25.

EXCÉDEXT. (Dou.vxES.) On désigne ainsi toute différence en plus, reconnue par la Douane, sur le poids, le nombre ou la mesure déclarés des marchandises. Les excédents sont simplement soumis aux droits quand ils n'excèdent pas 10 p. •/, du poids déclaré, s'il s'agit de marchandises autres que les métaux et taxées à 10 fr. les 100 kilog. ; pour les métaux et toutes les autres marchandises taxées à plus de 10 fr. les 100 kilog., la limite de tolérance est réduite à 5 p. '/o- Au delà de ces limites, les excédents sont passibles du quadruple droit d'import. (L. 28 décembre 1895, art. 16; Pallain, les Douanes franraises, II, n' 2619.)

EXÉCUTIOX. V. Bourses de commerce.

EXEMPTIOX DE JURIDICTION. V. CoxsCLS ET CONSUL.\TS.

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