Postes et Télégraphes
Total Liv. st. 108.150.000
De ces dépenses, celles des n"'' 1 et 2 sont payées sur un fonds connu sous le nom de « Consolidated Fund », en vertu d'une disposition permanente ; le Parlement n'a pas d'antre fonction, quant à ce fonds, que de pourvoir aux besoins; il n'a pas à en critiquer l'usage, si ce n'est par le moyen d'un bill ayant pour but d'amender la disposition permanente. Ainsi le Crédit national, les dépenses de la Maison royale, l'Administration de la justice suprême, quelques antres questions et sujets moins importants sont soustraits à des discussions d'un caractère fâcheux.
Les crédits pour les n°» 3 à 7 sont votés annuellement et payés conformément à des dispositions budgétaires valables pour une seule année ; ce qui donne au Parlement un contrôle absolu sur ces dépenses, et par là sur la politique et l'administration du gouvernement.
Les frais de la guerre sud-africaine ont amené une grande perturbation dans les finances britanniques et fait perdre le bénéfice de l'amortissement considérable de la Dette publique depuis vingt ans.
L'Éducation absorbe pour plus de moitié le crédit porté au n" o (services civils). Mais si large que soit sur ce chapitre la contribution de l'État, celle des administrations locales est bien supérieure. Il faudrait y ajouter encore les dépenses relatives aux écoles dépendant des associations religieuses, dites « écoles publiques »; celles aussi des « secundary public schools », qui sont très richement dotées, et enfin celles qui concernent une foule d'écoles particulières de tous degrés pour l'instruction des enfants dont les parents sont en situation de payer largement.
III. Le Bilan de l'Empire britannique. — La situation économique de l'Angleterre, au commencement et à la On du dernier siècle, était ainsi présentée récemment par lord Hillingdon à l'Institute of Bankers :
En 1801 En 1901
Population 16.345.646 40.599.000
Londres seulement 801.845 4.441.710
Liv. st. Liv. st.
Exportations 28.917.000 294.014.000
Importations 21.013.000 485. 076. (XK)
Dette publique 537.653.070 035.040.i)6.';
Kevenu de la poste 716.000 12.710.000
Cours des consolidés 62 98
Circulation de la Banque d'.Vngl. 13.845000 30.JJ27.700 Prix du quarter de blé 5 12 s. 8 d. 18 s. 9 d.
Sir R. Gilïen, l'un des plus éminents statisticiens de l'Angleterre, a exposé dans une conférence à l'Institut royal des Colonies, en février 1899, le bilan de l'Empire britannique depuis 1871 ; en voici le résumé :
Population. — La population.totale de l'Empire britannique s'élève à 407 millions d'habitants (dont 50 millions d'Anglais), soit le quart de la population du globe. Depuis 1871, elle a augmenté de 125 millions.
Les Anglais, c'est-à-dire les habitants de l'Angleterre, du Canada et de l'Australie, où lesracesindigènesn'e.\istent pour ainsi dire pas, ont augmenté de 12 millions 1/2, soit 33 7o sur les chiffres de 1871.
Les sujets, c'est-à-dire les habitants de l'Alriqae anglaise, de l'Inde et des petites colonies, ont augmenté de 112 millions 1/2, principalement par voie de conquête, soit 46 V..
Revenu. — Les Impôts de l'Empire produisaient en 1897 un revenu total de 6 milliards 1/2 de Ir., dont 3 milliards 700 millions fournis par les Anglais et 2 milliards 700 millions par les sujets. L'augmentation, depuis 1871, est de 3 milliards, dont les Anglais payent 1 milliard 600 millions. Les sujets payent 98 •/. et les Anglais 69 V. de plus qu'en 1871.
ROYAUME-UNI
ROYAUME-UNI
Commerce. — La somme des import. et des export, pour l'Empire entier s'élève en 1897 à 35 milliards de fr. : 2G milliards en pays anglais, 9 milliards en pays sujets. L'augmentation totale depuis 1871 est de 11 milliards: plus de 6 milliards chez les Anglais, moins de 5 milliards dans les pays sujets. Le commerce en Angleterre, dans le Canada et dans l'Australasie a augmenté de 31 7. depuis 1871 ; il a augmenté de 115 */. dans les pays sujets.
Quatre grands faits ressortent des statistiques de Sir^R. GiKen :
I" La région où les progrès sont le plus rapides en population, en revenus et en commerce, est le sud de r.\frique (augmentation du nombre d'habitants 275 7. depuis 1871, du revenu public 910 7.. du commerce 513 '/.). Malgré cet essor, l'importance de l'Afrique australe comme facteur économique est encore peu considérable (pop. : 3.750.000 hab.).
S" La région qui paraît jouer le plus grand rôle dans la vie matérielle de l'Empire est l'Inde (pop. : 300 millions d'hah. ; augmentation depuis 1871, 73 millions; revenu, 2 milliards 1/2; commerce, 5 milliards).
3* An lieu de signes de progrès, ce sont des signes de décadence qui peuvent se constater dans la plupart des petites colonies, notamment en Guyane et aux .\ntilles.
4° Enfin, le trait essentiel dans l'histoire de l'Empire depuis 1871, c'est la création d'une Afrique anglaise en dehors de l'Afrique anstrale. Cette acquisition nouvelle ajoute, sans y comprendre le Soudan, 3i millions au chiffre de la population de l'Empire britannique.
Yoy. Colonies.
IV. B.%xQUEs.— Dans le Royaume-Uni, les affaires de banque sont entre les mains d'établissements privés ou de Sociétés par actions. Les statistiques données ci-dessous s'appliquent aux deux genres de maisons, mais elles ne comprennent pas les banquiers qui, en général, ne sont pas organisés pour ouvrir au public des comptes de dépôts jouant au moyen de chèques. Ces derniers sont, en réalité, des marchands de crédit, et non des banquiers dans le vrai sens du mot. (Voy. Banques Etrangères : Angleterre, Ecosse, Irlande.)
Forniation des Banques. — Les banques privées sont d'anciennes maisons ayant un très grand prestige dans le monde financier, mais elles disparaissent graduellement devant la concurrence des banques par actions. Le tableau A^ montre que leur nombre a diminué de 267 en 1858 à 102 en 1896. Leur disparition est due, en partie, à l'absorption par les Sociétés anonymes de banque, pour l'autre partie, mais dans une moindre proportion, à la fusion de différentes banques entre elles. La responsabilité des associés dans les banques privées est illimitée.
Les banques par actions sont régies par une série de statuts, dont les uns s'appliquent aux banques seulement et les autres aux Sociétés par actions en général. Elles rentrent dans deux catégories :
a) Les banques à responsabilité limitée, formées en conformité des statuts réglant la formation des Sociétés ou Compagnies, suivant lesquels les actionnaires ne sont tenus des dettes de la banqne que jusqu'à concurrence de la valeur nominale de leurs actions. Cette limitation i ne s'applique pas toutefois à la responsabilité sur les billets en circulation. Dans le cas des banques à responsabilité limitée, le capital souscrit ne dépasse pas ordinairement la moitié du capital versé ; le public se trouve par là même assuré contre les pertes. En 1896, le montant total du capital souscrit était de 275 millions de liv. st., mais 83.000.000 de liv. st. seulement avaient été versés, en y comprenant le capital des banques privées et à charte.
b) Les banques à charte, incorporées par charte royale
1. Pour les t»ble.iui, classés par ordre alphabétique d'abord, puis par ordre numérique, voir à la fin du présent article.
ou lettres patentes. Dans le cas de ces banques, la charte fixe la responsabilité des actionnaires: ils ne sont ordinairement tenus que jusqu'à concurrence de deux (ois la valeur nominale de leurs actions.
Actuellement, le nombre des banques par actions diminue, ainsi qu'il est advenu des banques privées. Ce résultat est dû aox fusionnements. De 1858 à 1891, le nombre des banques par actions a augmenté de 122 à 143, mais en 1896, le total est tombé à Ifô; il a encore diminué depuis cette époque. En même temps, le domaine de la banque s'élargit. En 1K)8, le nombre des succursales dans le Royaume-Uni était de 2.0(X): il s'est élevé à 5.527 en 1896; l'augmentation continue encore. En 1883, il y avait en Angleterre un bureau de banque pour 11.000 habitants, en 1896 un pour 8.000. Les chiffres pour le Royaume entier étaient respectivement de 9.314 et 7.168.
Statistique. — Le tableau B montre les faits importants des affaires de banque pendant l'année 1896, dernière date pour laquelle ils ont été relevés. Les chiffres sont donnés pour 149 des 227 banques. Les comptes de 78 banques privées ne sont pas livrés à la publicité.
Voici la distribution géographique de toutes les banques reconnues :
Banques Banques privées par actions
Banque d'Angleterre » 1
Banques de Londres 24 18
Banques de Londres et de province 4 14
tiiqaes anglaises le prorigca : Nord 3 6
— Liverpool 5 5
— Manchester 4 10
— Yorkshire 7 21
— Est-Centre. ... 12 11
— Centre 2 3
— Sud-Est 2i 2
— Sud - Ouest et
Pays de Galles , 15 8
lie dé Man et lies anglo-normandes... 1 6
Ecosse » 10
Irlande 2 9
Totaux 1Ô3 l24
On peut dire que les banques privées font la plupart de leurs affaires dans les districts agricoles, tandis que les banques par actions trouvent un emploi plus fructueux de leurs capitaux dans les centres industriels et commerciaux. Il est probable que l'une des causes de la stagnation relative de l'agriculture est l'absence de ressources financières, comme celles qni sont mises sans frais à la disposition des manufacturiers et des commerçants.
Capital. — Le capital à l'usage des banques dans tout le Royaume-Uni est d'environ 84 millions de liv. st. Le capital non versé et les réserves s'élèvent à près de trois fois ce total.
Passif. — Les sommes dues an public atteignent le chiffre de 798.000.000 de liv. st., faisant ressortir une augmentation de 137.000.000 de liv. st. dans les cinq années 1891 à 1896. Ce total est probablement au-dessus de la vérité, en raison des dettes que les banques ont les unes envers les antres. M. Dick é.valae cette majoration à environ 10 '/,.
Billets de banque. (Voy. Basques étrangères : Banque d'.\ngleterre.) — Le tableau C indique le montant de la circulation des billets de banque; on y voit que, malgré l'augmentation du volume de la circulation fiduciaire, la circulation réunie des banques anglaises autres que la Banque d'.\ngleterre était tombée, en dix ans, de 6,3 7. de la circulation totale à 3,2 V.. et que les billets de la Banque d'.\ngleterre l'avaient fait remonter, la proportion des billets anglais en circulation étant la même. Le volume du commerce a cependant augmenté, et les billets écossais en circulation se sont accrus dans la proportion de 16 à 18 1/2 '!., tandis que ceux des banques irlandaises diminuaient de 17 1/2 à 15 7.. On ne se sert pas autant des chèques, pour les petits payements, en Ecosse et en Irlatide qu'en Angleterre.
Fonds totaux. — Les fonds totaux employés dans les
ROYAUME-UNI
.affaires de banque s'élèvent pour le Royaame-Uni à 930 mil- 4ions de liv. st., dont 30°/,, environ sont absorbés par les •banques faisant leurs opérations entre Londres et les villes de province anglaises; les banques parement provinciales «viennent ensuite, avec près de 23 "/., et les banques de Londres même arrivent au troisième rang avec IG %• L'actif des banques se compose de :
Liv. st. °/o
1° Les avances au public 510.19G.000 54
2' Les placements et les propriétés 243.878.000 26
S' L'encaisse, etc 193.C02.000 JO
Totaux 931.67G.000 100
Le troisième article comprend l'argent en caisse, monnaies et billon, les soldes avec la Banque d'Angleterre et autres banquiers, les sommes payables à vue et à court •délai. Il n'y a pas de chiffres indiquant la proportion de -chacun de ces comptes.
Passif envers le public. — L'argent en dépôt et les acceptations, c'est-à-dire l'ensemble des dettes envers le public, s'élève à 82G millions de liv. st. Le degré de sécurité du public se mesure par les ressources des banques, que montre le tableau suivant :
Dettes envers le public.
Effets
ïilliers
de liT. st.
PourceLtages(eiiliv.st
du nioutant
total dû au publie
Propriétés
Encaisse, etc
Capital non versé des
banques par actions...
ïotau.x
On peut y ajouter les engagements des détenteurs d'actions dans les banques à charte et l'ensemble des biens privés de tous les associés des banques privées. La sécurité des déposants est donc complète.
Profits et Dépenses d'administration. — Les renseignements sur ces articles sont moins abondants que sur les autres; le tableau D donne ceux des chiffres qui sont certains. 113 banques font connaître leurs profits, et sur ■ce nombre 63 seulement indiquent les frais d'administration. Les profits présentés sont calculés avec les pourcentages des ressources totales et montrent jusqu'à quel point les affaires se sont resserrées. Les dividendes sur les parts et les actions dans tes banques sont généralement de 10 à 20 '/. de la valeur nominale ; les cours des actions sont indiqués au tableau E.
M. Dick a estimé comme suit le profit net total des 227 banques du Royaume-Uni :
Liv. st.
113 banques indiquées dans le tableau 9.149.600
36 banques dont les bilans ne révèlent pas les profils.. 1.177.000 78 banques qui ne publient aucun compte, environ... 300.000 227 Profits nets totaux des banques dans le
Royaume-Uni 10.626.600
Les dépenses totales d'administration de 65 banques sont de 4.228.300 liv. st., et les profits totaux de 4.994.800. La proportion des dépenses est donc de 85 */. des profits nets ou 46 % des profits bruts.
La circulation des billets de la Banque d'Angleterre était, fin décembre 1900, de 29.813.280 liv. st.
BiBLioonAPiiiE.— B. P. P., C. 9.438. — J. Dick, Banking Statistics ofthe United Kingdom in 1890 {Journal of the Institute of Uankers, avril 1897). — J. B. Attlield, Engiish and Foreign lianks. — J. VV. Smith, Mercantile Law, 10* édition.
Transports. — En Grande-Bretagne, pendant les 150 dernières années, le progrès des canaux artificiels après les rivières canalisées, des tramways et chemins de fer après les canaux, ont été continus et rapides. Les principales périodes de ces développements ont été :
1" La période des rivières canalisées. — Le canal Exeter, parallèle à la rivière Exe, a été cons-
truit en 1566 et suivi de beaucoup d'autres entreprises semblables. Le dernier grand travail de ce genre a été la canalisation de la Mersey et de rirwell, en 1720; les industries croissantes du S.-E. du Laucashire y ont trouvé d'excellents moyens de tralic.
2" La période des canaux artificiels. — En 1759, le duc de Bridgewater et James Brindley lurent autorisés, par un Act du l'arlemeut, à construire un canal de Worsley à Salford, sans suivre aucun cours d'eau naturel. Cette voie ouvrit un important district houiller, et son succès amena la création d'un grand réseau de canaux reliant le district manufacturier du Laucashire et les Midlands au port de Liverpool. Elle a été rachetée récemment par le Ship Canal de Manchester. On a construit ensuite d'autres canaux mettant en communication toutes les parties du Laucashire, du Yorkshire et des Midlauds avec les principaux ports; les Acts du Parlement autorisant ces canaux sont au nombre de plus de 100.
3" Le chemin de /er fut d'abord un auxiliaire des canaux; les chevaux servaient de moyens de traction. Plus tard, on trouva que les voies ferrées demandaient moins d'entretien que les routes ordinaires et qu'eu même temps elles offraient plus de facilités; alors commença la troisième période de l'histoire des transports. En 1801, un Act autorisa la construction d'un chemin de fer de Croydou à VVandsworth.sur la Tamise. On construisit beaucoup d'autres voies semblables.
4" La loconiotice à capeur marcha, pour la première fois, en 1823, sur un chemin de fer reliant Stockton à Darliugtou, dans le district houiller du nord de l'Angleterre; les chemins de fer modernes à vapeur se sont développés constamment jusqu'à nos jours, et ils sont aujourd'hui menacés par les chemins de fer électriques, mus par les générateurs d'une station centrale.
Dans les vingt premières années de la période de la vapeur, 2.000 milles de chemins de fer furent construits; le succès des entreprises causa une manie désordonnée de spéculation : 8.500 milles furent, en effet, achevés dans les trois années suivantes. Il y eut ensuite un temps d'arrêt, et le Parlement dut voter plusieurs Acts pour libérer les spéculateurs de leur passif. La confiance revint plus tard; à la fin de 1854, plus de 8.000 milles avaient été construits, dont les trois quarts avec doubles lignes.
En 1854 et pendant les années suivantes, on procéda à plusieurs réunions de lignes existantes, et le Parlement, avant d'accorder de nouvelles autorisations, ordonna une enquête sur l'ensemble de la question des chemins de fer par des comités et des commissions. Les rapports de ces comités et commissions contiennent un grand nombre d'informations précieuses sur ce sujet.
Actuellement, le nombre des chemins de fer possédés et exploités par l'État est presque insignifiant; ils comprennent seulement quelques milles à l'intérieur des arsenaux et une ligne militaire, près de Chatham, dont l'usage n'est point public. Les chemins de fer du Royaume sont des propriétés particulières. Toutefois, l'État entre en relations avec eux et les contrôle sur les points suivants :
1. Le contrôle le plus important et le plus complet appartient au Parlement; il l'assure avec un soin jaloux. Toute nouvelle entreprise et toute extension d'une entre-
ROYAUME-UNI
prise existante ne peut être exécutée qu'an moyen de pouvoirs de contrainte votés par le Parlement. Le bill conférant ces pouvoirs est très soigneusement examiné, on pèse avec attention les avis contraires, et avant que les pouvoirs demandés soient accordés, on peut insérer et souvent CD Introduit dans le bill des clauses augmentant les commodités du public et fortifiant le contrôle administratif.
2* Le Board of Trade (Ministère du Commerce) par son bureau des chemins de fer, exerce sa surveillance sur la construction matérielle et les arrangements mécaniques se rapportant au trafic. Les travaux sont examinés, après leur achèvement, par les fonctionnaires de la section, et par conséquent toujours construits conformément à leurs propres exigences. Tout accident qui cause au public un dommage de quelque manière que ce soit, est l'objet d'une enquête de la part de cette section, qui fait des recommandations pour en prévenir le retour. La section peut, dans certains cas, fortifier ses décisions par un appel aux Cours de justice, mais il est dooteax qu'elle ait jamais usé de ces pouvoirs.
3. Il peut être rendu compte de tons les autres accidents an Board of Trade, en vertu dn règlement de l'Act des chemins de fer de 1871, même s'ils n'ont pour résultat que l'incapacité temporaire d'un employé pendant quelques heures seulement; la Chambre peut ouvrir une enquête sur le fait dont il s'agit et recommander tels changements qui peuvent être nécessaires. L'.Vct de 1900 relatif au personnel des chemins de fer autorise le Board of Trade à faire des règlements pour diminuer ou écarter les dangers des voies ferrées, au point de vue des freins, changements de voie, manœuvres de plaques, etc. Les règlements peuvent ordonner la mise en service d'un nouveau matériel, et les Compagnies doivent faciliter les expériences.
4. La Commission des chemins de fer et des canaux est un Conseil institué pour examiner et résoudre les conflits, principalement ceux relatifs à des questions de trafic, entre les chemins de fer et le public ou entre les différentes Compagnies. Mais, quand des questions compliquées d'un haut caractère technique sont traitées avec la méthode des procès judiciaires ordinaires, la procédure de ce Conseil est quelque peu confuse et coûteuse, ce qui est peut-être inévitable.
5. La poste reçoit de la loi les pouvoirs nécessaires pour le transport des lettres et des télégrammes.
6. Le .Ministère de la guerre a des pouvoirs analogues pour le transport des troupes et des munitions de guerre; il contrôle en outre les agents des chemins de fer, qui forment un corps spécial de volontaires pour les besoins de la défense. De même, en cas de danger national ou de circonstances gravement critiques, le .Ministère de la guerre peut assumer toute la direction des chemins de fer du Royaume.
7. Le Ministère des revenus publics intérieurs exerce un contrôle limité par différents impôts qui touchent directement les chemins de fer, tels que l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les voyageurs et d'antres encore.
!S. Le .Ministère du Gouvernement local assure le contrôle, par l'intermédiaire des différentes autorités locales, en ce qui concerne, par exemple, le payement des impôts, les mesures sanitaires, etc.
9. Aux garanties énnmérées pins haut s'ajoutent les tribunaux judiciaires ordinaires, auxquels toute personne peut s'adresser pour obtenir la réparation d'un dommage.
Les tableaux qui accompagnent ce texte donnent la statistique des 14 Compagnies les plus importantes de l'Angleterre, dont le capital total pour chacune dépasse 10 millions de livres sterling, et des plus grandes d'Ecosse et d'Irlande. On verra que le montant du capital et la longueur des voies ne sont pas proportionnels. Il existe trop de difiérences dans les conditions des entreprises de chemins de fer du Royaume pour qu'il en soit ainsi. Le Midland, avec 1.600 milles, absorbe un capital de 181.000.000 de livres sterling, tandis que le Great-Western, avec 1.000 milles de plus, fonctionne avec un capital d'en-
viron moitié. Ces différences et d'antres encore s'expliquent en partie par le coût de la construction et en partie par la création d'actions pour lesquelles aucun payement correspondant ne fut fait à la Compagnie (on les appelle ordinairement « water »).
Le coût de la construction paraît élevé en comparaison de celui d'autres pays. Cela est dil aux concessions considérables qni doivent être obtenues et à la protection que l'État assure aux droits des particnliers en exigeant une compensation intégrale pour le transfert obligatoire de la propriété. De pins, on veille avec le plus grand soin à la sécurité dn public, et on prend contre les erreurs, dans toutes les parties de la voie permanente, des précautions très grandes et souvent coûteuses, sans nécessité. Aux mêmes causes, bien qu'elles ne s'appliquent pas seulement à ces voies, peuvent être attribués les tarifs relativement élevés existant dans le Royanme-Uni, comparativement avec ceux des autres pays. Les dépenses de l'exploitation, telle qu'elle est organisée par tous les chemins de fer britanniques, sans aucnn subside on autre forme d'assistance gouvernementale, et les intérêts du capital sont couverts entièrement par les recettes.
Le Parlement fixe le tarif maximum du trafic, qui est rarement adopté par les Compagnies. On en fait usage pour le transport des petites quantités de marchandises ; le grand trafic est assuré à des prix très inférieurs d'ordinaire à ce maximum. Aucune préférence excessive ne peut légalement être donnée à un transporteur sur un autre, mais il résulte de l'étendue des côtes et du nombre des estuaires navigables et des rivières une concurrence très sérieuse et très efficace contre les Compagnies de chemins de fer; elles sont ainsi amenées à se contenter de profits extrêmement réduits, surtout entre certains points où l'on a accès par la mer.
Une partie du pays demande très nettement la nationalisation des chemins de fer du Royaume- Uni. On voit, à'certains signes, que les champions de cette idée grandissent en nombre et en importance: mais jusqu'à présent ils n'ont pas pris position avec une précision et une clarté suffisantes. Toutefois, il existe parmi les actionnaires des chemins de fer un sentiment croissant de malaise résultant de l'extension toujours plus grande du contrôle de l'État, et il est possible qu'avant longtemps la demande de nationalisation soit appuyée par ceux qni ont des intérêts financiers dans les entreprises de chemins de fer et qui cherchent à se soustraire au poids imposé par l'intervention du pouvoir, sachant très bien que leur dépossession serait assurée d'une compensation intégrale.
Sources. — .\cworth, the Railways and the Traders, 1891: Butterworth. Railicay Rates and Trafjic, 1899; B. P. P., C. 9.457, C. 9.396, C. 9.458.
Agriculture. — Les progrès de l'industrie manafacturière, du commerce et des entreprises de transport ont été beaucoup plus rapides dans le Royaume- Uni que ceux des industries agricoles. Au dernier recensement (1891), le nombre de personnes qu'occupait l'agriculture était d'environ 2 millions I/'2, dont 6,9 Vo de femmes.
Le tableau F indique la distribution de la population agricole du royaume en 1891 et l'importance relative de la surface cultivée. Plus de la moitié de la population agricole est fixée en Angleterre et dans le pays de Galles, et 40 */, en Irlande. Aossitôt
ROYAUMEUNI
ROYAUME-UiNI
après l'Irlande, les îles du Royaume possèdent la part la plus considérable de population agricole, près de 8%- L'importance des cultures apparaît dans le nombre moyen des personnesemployées par lOOacres.
La statistique des cultures pour 1898 est résumée dans le tableau G.
La culture est très différente dans chacune des parties du Royaume. Dans la Grande-Bretagne (tableau H), la terre arable occupe 47 % et les prairies 51 V„; en Irlande, respectivement, 24,7 % et 75 Vo ; dans les îles, 76 % et 23 %• L'Irlande est surtout un pays à production laitière, tandis que dans la Grande-Bretagne la nature de la production varie considérablement suivant les régions.
Il y a lieu de remarquer que 12.800.000 acres environ de terres en montagnes et en landes, non comprises dans les chiffres du tableau H, servent de pacages dans la Grande-Bretagne, 25.000 acres dans les îles; en Irlande 4.800.000 acres de terres incultes ont en grande partie la même destination.
Récoltes^ — Les tableaux H et J donnent les chiffres les plus intéressants des principales récoltes. Sur la surface de terre arable, les récoltes de grains occupent 48 % en Grande-Bretagne, 37 % en Irlande, 26 Vo dans les îles; la proportion pour le Royaume entier est de 45,6 Vo. Le rendement moyen des différentes récoltes est indiqué dans le tableau J.
L'Irlande a la récolte moyenne la plus élevée pour la récolte de grains. Elle réserve une grande part de ses champs aux « récoltes en vert » (pommes de terre et racines) : 29,5 Vo, contre 20 Vo en Grande- Bretagne et 22 Vo dans le Royaume entier. Les pommes de terre constituent, en grande partie, la nourriture de la population laborieuse de ce pays; les racines et les navets servent à nourrir les bestiaux pendant l'hiver. La Grande-Bretagne, avec ses 33.028.172 hab., produit 3.280.000 T. de pommes de terre, tandis que l'Irlande, avec un septième seulement de ce nombre d'hab., en produit 2.940.000 T. Les import, de pommes de terre ne corrigent pas non plus cette disproportion : des 337.000 ï. importées dans le Royaume en 1898, 135 seulement sont entrées en Irlande. Celle-ci, d'ailleurs, exporte des quantités considérables de pommes de terre en Grande-Bretagne.
Animaux de ferme. (Voy. tableau K.) — Voici la statistique des chevaux employés par l'agriculture ou pour l'élevage
Terre arable
Chevaux
Chevaux
Acres
par 100 acres
Grande-Bretagne . .
Irlande
lies
Royaume-Uni 2.040.330 19.289.209 10,5
Les nombres moyens de gros bétail et de moutons par 100 acres de terres cultivées et par 100 acres de pâturages sont les sufvants :
Terres cultivées Pâturafres
Bestiaux Moutons Bestiaux Moutons
Grande-Bretagne.... 20,4 82,3 40,0 161,1
Irlande 29,5 28,2 39,3 37,6
Iles 32,6 57,2 145,0 236,8
Royaume-Uni.. Moy. 23,3 63,1 39,8 111,1
SouncKS.— B.P. P., C. 9.304, C. 9.389, C. 9.458. Commerce extérieur et Navig.vtion. — L'échange des marchandises entre le Royaume-Uni et les autres pays se lait par les navires d'un grand nombre de nationalités. En 1898, 49.774 vapeurs et voiliers d'ensemble 34 millions 1/2 de tonnes sont entrés dans les ports du Royaume-Uni avec des cargaisons: 30.298
d'entre eux étaient britanniques, 19.476 appartenaient à d'autres nationalités. Voici les chiffres (le tonnage par milliers de tonnes) :
Pavillon
PUOVKNANCIC DfJS
pays
étrangers
possessions briUnoiques
Navires
Tonnage
Navires Tonnage
Britannique..
Norvégien. . .
Fiançais
Suédois
Allemand
Danois
Totaux. . . .
La distinction entre les arrivages provenant des pays étrangers et ceux des possessions britanniques n'est pas utile, les rapports officiels indiquant la dernière escale et non pas le voyage entier.
Les sorties de navires chargés des ports du Royaume-Uni ont été les suivantes pendant la même année (tonnage par milliers de tonnes) :
Britannique.
Norvégien. .
Français
Suédois
Allemand
Danois
Autres
Totau.\. ...
pays étrangers Navires Tonnage
A UKSTINATION DES
possessions britanniques Navires Tonnage
La grande majorité des navires figurant dans les deux tableaux qui précèdent étaient des vapeurs. Le suivant mentionne tous les bâtiments chargés et sur lest qui sont entrés dans les ports du Royaume et en sont sortis (tonnage par milliers de tonnes) :
Britanniques Étrangers Totaux
Nombre Tonnage Nombre Tonnage Nombre Tonnage
Voiliers.... 3.873 1.414 9.140 2.932 13.013 4..34G
Vapeurs.... 34.849 30.443 16.883 10.336 51.732 40.779
Totaux... 38.722 31.857 26.023 13.268 64.745 45.125
Tous les navires désirant obtenir la protection du pavillon britannique doivent être enregistrés dans quelque port du Royaume. Voici quels étaient, à la (in de 1898, les chiffres de l'enregistrement :
Nombre Tonnage total Tonnage moyen par 1.000 t. Tonnes
Voiliers 22.753 3.350 147
Vapeurs 12.247 7.110 580
Totaux 35.000 10.460
Cet enregistrement comprenant tous les bâtiments, quelle que soit leur grandeur, et par consé- À quent tous les petits caboteurs, les bateaux de ri- y vières et un nombre élevé de yachts, la grandeur moyenne est petite.
Le tableau suivant donne le nombre des navires enregistrés (à l'exception de ceux circulant sur les rivières et les canaux) par ordre de grandeur (le tonnage en milliers de tonnes) :
Voiliers Vapeurs Totaux
Nunib. Ton. Nomb. Ton. Nonib. Ton.
Au-dessous de 500 1. 6.917 481 3.384 498 10.301 979
Au-Jessusde3000t, » n^ 137 579 137 579
Totaux 8.108 2.313 7.099 6.768 15.207 9.081
La comparaison de ces chiffres avec ceux des années antérieures montre que les vapeurs remplacent rapidement les voiliers. En 1898, 683 voiliers et 483 vapeurs ont été supprimés sur le registre, tandis que 355 voiliers et 730 vapeurs y ont été ajoutés.
Importations et Exportations. — Les tableaux I et li indiquent les principaux résultats du commerce
ROYAUMEUXI
ROYAUMEUXI
extérieur du Royaume. La valeur, en 1898, était de 761.000.000 de îiv. st., en augmentation de 80 millions de Iiv. st. depuis 1894, et les import., comme d'ordinaire, dépassaient beaucoup les export. Cela est probablement dû : 1° aux payements faits au Royaume-Uni pour intérêts du capital britannique placé au dehors; 2"" aux payements concernant des navires construits en .\ngleterre pour des armateurs d'autres pays et ne Ggurant pas dans les rapports officiels de la valeur des export.: 3" aux paj'ements pour usage des câbles télégraphiques britanniqnes par des habitants d'autres pays; 4' aux frets pour transport de marchandises par navires britanniques et à d'autres causes non déterminées. Cet excès des import, sur les export, fut, en 1898, de 176.000.000 de Iiv. st.
Fait à remarquer : bien que le commerce du Royaume avec les possessions britanniques s'élève à an total très considérable, il est d'une importance tout à fait secondaire comparé au commerce avec les pays non britanniques. On doit noter aussi que le commerce avec les possessions britanniques se solde beaucoup plus étroitement que le commerce avec les autres pays. D'autre part, il semble que, tandis que la dette des pays étrangers envers le Royaume-Uni augmente d'année en année, celle des possessions britanniques varie irrégulièrement. Les chiffres suivants le montrent :
Import.
Pays étrangers
Eiport. Différence
Différence», des import.
Possessions britanniques
Les tableaux III et IV' indiquent le volume du commerce en 1898 et 1900 dans sa distribution entre les différentes possessions britanniques et les pays étrangers. On verra que, parmi les possessions avec lesquelles le commerce est le plus important, l'Inde absorbait plus qu'elle n'envoyait directement à la mère-patrie en 1898, et c'est aussi le cas pour la colonie du Cap, tandis que l'inverse a lieu avec le Canada et l'Australie; mais en 1900 l'Inde a envoyé plus qu'elle n'a reçu. La France et les États- Unis sont au premier rang pour les import. des pays étrangers: aux export., la part de l'Allemagne est plus grande que celle de la France ou des États-Unis.
Les import. du Royaume peuvent être groupées dans les catégories suivantes, les valeurs étant exprimées en milliers de Iiv. st. :
Produits vépétaui 90.292
-^ animaax 47.592
Matières premières pour
industries chimiqneN. .■16.396
Produits de la laiterie. . 29.236
MéL-iux 20.321
Thé, café, elc 16.927
Matières d'origine ani-
„n>»le 15.700
Minerais métalliques... 10.468
Fruits 10 4â3 ....
"■**' Total 363.449
Chacune des catégories ci-dessus est analvsée dans le tableau V. On remarquera que le Royaume- Uni est une des premières nations manufacturières ; en conséquence, une grande partie des import. consiste en matières premières à l'usage des fabricants. Il est toutefois impossible de distinguer, même approximativement, dans les statistiques officielles,
Vêtements 9.971
Liqueurs S.SôS
Matériaux en usaee dans le commerce de l'imprimerie 7.028
Verrerie et faïence 4.145
Aliments pour les animaux 2.842
Marctiandises diverses.. 46.103
Autres importations.... 7.317
les matières premières pour manufactures des articles fabriqués pour la consommation.
Les export, du Royaume-Uni sont présentées avec quelquesdétailsdans les tableaux VI et VII et peuvent être résumées comme suit (par milliers de Iiv, st.) :
Produits
du Royaume- Uni iœ.222 50.229
Marchandises étrangères et coloniales réexportées 19.992 3.519
Produits textiles
Métaux bruts et manufact.
Papier et matériaux d'imprimerie
Produits chimiques et matières premières
Produits animaux
— végéuux
— de la laiterie
Liqueurs
Verreries, etc
Thé, café, etc
Substances animales
Fruits
V^êtements
Articles divers
.Vutres exportations
ToUux 2:i3.359
De ces export., qui s'élèvent ensemble à 294 millions de Iiv. st., les groupes les plus importants sont (en milliers de Iiv. st.) :
Cotonnades, fils, etc 69.633
lainages, fils, etc 33!97l
Fer et acier, barres, tôles, tabès, etc 24.103
.Machines à vapeur et autres 18.389
Charbon 18. 133
Papier et matières pour la fabrication du papier. 14.317 ToUl 178.550
Le commerce britannique repose sur une base très étroite, six groupes de produits constituant 60 •/. des export, totales.
Dans les valeurs des import. et des export, indiquées ci-dessus, deux éléments importants sont omis : les métaux précieux et les navires. Voici les mouvements des premiers, en valeurs par milliers de Iiv. st.:
IMPORT. ET EXPORT. D'oR ET D'aRGE.\T EX 1898
Import. :
Or
Argent
Totaux.
E.rport. :
Or ^..
Argent....~..r Totaux .
Pays
étrangers
li.493
Possessions
britanniques
Total
Constructions navales. — Il est très difficile d'évaluer cette partie des export, du Royaume-Uni. La valeur des nouveaux bâtiments qui sortent du pays n'apparaît nulle part. La quantité, comme tonnage, est donnée ci-dessous: les fluctuations dans cette industrie étant grandes d'une année à l'autre, le tableau comprend les chiffres des cinq années 1894 à 1898. Les navires de guerre construits pour la marine britannique en sont exclus, mais ceux construits pour les marines étrangères y sont compris:
oilie
rs
Va
)eurs pour
Totaux pour
Années
pour
fii
Ti
Moyenne.
ROYAUME-UNI
ROYAUME-UNI
Le tonnage total construit en 1898 a atteint 871.000 t., dont 696.000 pour les armateurs britanniques et 175.000 pour les étrangers. A 40 liv. st. par tonne, ce dernier chiffre représenterait 7.000.000 de liv. st., qu'il conviendrait d'ajouter aux export, du pays.
Les statistiques du Lloyd donnait pour 1900 un total de 1.463 nav. construits (2.564.627 t.), contre 1.360 (2.466.000) en 1899. La Grande-Bretagne vient en tête avec 721 nav. et l.ol0.83o t., puis les États- Unis avec 249 nav. et 353.557 t., l'Allemagne avec 116 nav. et 260.751 1., la France 85 nav. et 165.348 1., enfin la Hollande, la Norvège, la Russie, l'Autriche- Hongrie, l'Italie, etc.
Le tableau VIII montre la répartition du commerce étranger avec les différents ports du Royaume- Uni. Londres est de beaucoup le plus vaste et le plus important, surtout si l'on se rappelle que les ports du Sud-Est (Douvres, Folkestone, Newhaven et autres) sont en réalité sous la dépendance du grand port métropolitain. Il est également probable que la moitié, au moins, du commerce d'Harwich fait partie du commerce de Londres. Le total du commerce centralisé à Londres s'élèverait donc à 300 millions de liv. st. environ, ou 38 % du commerce total du Royaume-Uni. Liverpool, les autres ports de la Mersey et le district avoisinant viennent ensuite avec 206 millions de liv. st. ; à la suite, les ports du
Hnmber (Hull, Goole et Grimsby), puis ceux de la Severn (Bristol, Cardiff, etc.).
Il y aurait lieu de remarquer que le rapport des import, aux export., au point de vue de la valeur, varie pour les différents ports dans de grandes proportions, les premières étant partout plus élevées, excepté dans les ports de la Tyne et du Nord-Est,, où les export, de charbon dépassent fortement ea valeur (près d'un million de livres par an) les import, de matières premières pour la grande industrie métallurgique du district.
Le tonnage des navires entrant avec des cargaisons dans les ports et en sortant est compris dans^ le tableau VIII et met encore plus en relief la différence des import, et des export.
Sous le rapport des quantités, les ports de la Severn (Cardifï, Bristol, etc.), comme les ports du Nord-Est déjà mentionnés, exportent plus qu'ils n'importent, principalement le fameux charbon pour machines à vapeur de la Galles du Sud, bien qu'en valeur les export, ne donnent pas des chiffres aussi élevés que les import, dans le même district. C'est également vrai pour Glasgow et les autres ports de la Clyde; il faut rappeler à ce sujet que les navires quittent fréquemment la Clyde à moitié chargés pour compléter leur chargement dans d'autres ports.
Sources. — B. P. P., C. 9.427; C. 9.458; C. 9.315;: C. 9.300 ; 198 of 1899. J. M'= Killop.
Tableau A. — Nombre des Banques et Bureaux de banque dans le Royaume- Uni pour les années ci-dessous.
Angleterre : banques'par actions.
— — privées
Totaux
Ecosse, banques par actions
Irlande, — —
Totaux pour le Royaume-Uni.
Banques coloniales et étrangères
— ayant des bureaux à Londres.
Nombre de ba
nques
Nombre de bi
reaux