EXPERT
vier et finit au 31 décembre de chaque année. Remarquons ici que le Budg^et d'un exercice n'est pas un Bilan dans le sens étendu qu'a ce mot en commerce. LeC. Com. impose au commerçantde dresser annuellement le bilan de .ses dettes actives et passives. Le Ministère des finances, lui, n'établit pas le Bilan des dettes actives et passives de la Nation, mais seulement le Bilan de ses recettes et de ses dépenses annuelles, ce qui ne renseigne que bien imparfaitement la Nation sur l'emploi de ses ressources et ce qui ne lui apprend rien de la situation de la fortune publique.
EXERCICE. Nom de la surveillance spéciale exercée sur les débitants de boissons par les agents de la régie des Contributions indirectes. V. Boissons (Impôt des).
EXETEU. Ville maritime du comté de Devon, située à 260 kil. S.-O. de Londres, par 50° 40' lat. N. et 3" 27' long. 0. de Greenwich. Pop. : 48.000 hab. Le port est relié à la mer par un canal ; il peut recevoir des nav. de 400 t. Les entrées ont été, en 1896, de 1.102 nav. jaugeant 89.000 t.; en 1897, de 990 nav. avec 84.186 t. La flotte du port était de 27 nav. avec 1.500 t. en 1896; de 25 nav. avec 1.538 t. en 1897. Les imp. s'élevaient en 1896 à 144.000 liv. st., en 1897 à 132.230 liv. st.; les exp. sont à peu près nulles. Brasseries de cidre renommé, fonderies. Station des chemins de fer Great-Western et SouthWestern.
KXl'ÉDlTKUR. Ainsi se nomment les négociants en comestibles, légumes, fruits et primeurs, qui les achètent aux Halles Centrales de Paris pour les réexpédier, par les voies les plus rapides, à des consommateurs des départements, des colonies et de l'étranger. Ces négociants ne doivent pas être confondus avec les commissionnaires-expéditeurs, qui n'achètent pas et ne vendent par conséquent pas à leur compte.
Les expéditeurs négociants sont au nombre d'une cinquantaine à Paris. Ils occupent près de 500 ouvriers et employés gagnant de 4 à 5 fr. par jour, salaire moyen. Le chiffre des expéditions est difficile à déterminer. Les export, se font surtout avec l'Angleterre et avec l'Allemagne, où, par exemple, telle maison expédie, pendant la saison, une moyenne de 30.000 laitues par jour.
Les expéditeurs (négociants et commissionnaires) ont réexpédié en 1898, des Halles de Paris, approximativement 201.185 kilog. de fruits de choix, primeurs, pois et haricots verts, asperges, artichauts, abricots, prunes, cerises, pêches, raisins, melons, dirigés en grande partie sur les stations balnéaires.
Les réexpéditions se sont élevées approximativement, en 1898, à 46.000 kilog. pour la volaille et 6.000 kilog. pour le gibier.
Mais la plus grande quantité des affaires faites par les expéditeurs a pour objet les légumes et fruits mis en vente sur le carreau forain des Halles. On les peut diviser en deux catégories donnant, pour 1898, les chiffres suivants : 1° réexpéditions pour la banlieue de Paris, représentant à peu près un dixième des quantités introduites sur le carreau, soit 25.209.695 kilog.; 2» réexpéditions dans les villes du nord de la France, la Belgique, l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne et la Ru.ssie, et portant surtout sur les primeurs en fruits et légumes d'automne et d'hiver, évaluées approximativement à 2.500.000 kilog.
Les réexpéditions de beurre sont faites presque entièrement par les facteurs ou mandataires et par les com missionnaires. Elles étaient, en 1898, des Halles de Paris, de 791.000 kilog. contre 820.730 en 1897. Ces réexpéditions portent surtout sur les beurres de prix. Les réexpéditions d'oeufs se font de même. Elles se sont élevées en 1898 à 863.000 kilog. contre 901.000 en 1897. De même enfin, les réexpéditions de fromages, qui ont atteint 864.000 kilog. en 1898, contre 841.140 en 1897.
V. CO.MMISSIONNAIRE, CoNTRAT DE TRANSPORT. KXl'KDITIOIVS SUR LKS DOUANES DE l'iNTÉRIEUR.
L'entrepôt existant dans quelques villes de l'intérieur, n'étant ouvert qu'aux marchandises étrangères OU réputées étrangères qui doivent être déclarées dans les ports ou à la frontière, conformément aux règlements généraux, il en résulte que les marchandises françaises renvoyées de l'étranger, les bagages des voyageurs et les objets mobiliers appartenant à des personnes venant s'établir ou résider en France, sont expédiés, lorsqu'il y a lieu, de la frontière, non point sur les entrepôts, mais sur les bureaux des douanes établis près ces entrepôts, où les formalités seront remplies.
Cette facilité, qui a pour objet de dispenser des formalités inhérentes au régime de l'entrepôt, n'est appliquée d'ordinaire qu'en vertu d'une autorisa- ■ tion spéciale de l'Administration centrale. Toutefois les chefs locaux l'autorisent d'office, lorsque la demande en est faite et paraît suffisamment justifiée.
Les objets que l'on expédie ainsi sur la douane de Paris, par exemple, sont :
Les livres el gravures; les armes; les marchandises françaises restées invendues à l'étranger et dont la réimportation est autorisée: l'argenterie et autres objets mobiliers des voyageurs ou des familles étrangères qui viennent habiter la France ; les objets adressés au chef du Gouvernement, aux membres de sa famille ou aux Ministres; ceux envoyés aux ambassadeurs ou autres membres du corps diplomatique accrédités près le Gouvernement, sauf les paquets admissibles, dans certains cas, en exemption de toute visite; cens destinés aux établissements publics de la capitale.
Les objets sont expédiés sous plomb et avec un acquit-à- caution destiné à assurer leur représentation à la douane de destination.
Il n'est pas nécessaire de signaler l'avantage que cette facilité présente notamment pour le commerce de Paris, qui fait souvent revenir ses marchandises de l'étranger. Les objets qu'on a soin de faire expédier sur la douane de Paris peuvent, après l'accomplissement des formalités, être remis aux destinataires par les bureaux des douanes établis près des gares, tandis que, dans le cas contraire, ils sont dirigés sur l'entrepôt de la Villette, d'où il résulte des retards onéreux et un surcroît de frais et de formalités. V. Boissons (Impôt des).
EXPERT. Personne qui a acquis dans un art, dans une science, ou simplement dans une branche particulière du commerce ou de l'industrie, une compétence spéciale, et que l'on consulte pour obtenir un avis, lorsque plusieurs intérêts se trouvent en présence.
Les juges, qui ne peuvent posséder toutes les connaissances techniques nécessaires pour trancher les difficultés, d'ordres si divers, soumises à leur