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des acides, et on verse ensuite avec une burette, goatle à goutte, la solution sucrée dans la liqueur enivrique, jusqu'à ce que la couleur bleue ait entièrement disparu.

A ce moment, tout l'oxyde de cuivre est précipité à l'état d'oxydule rouge. Un calcul très simple, basé sur la quantité de solution sucrée nécessaire pour décolorer nu volume déterminé de liqueur cuivriqae, donne la quantité de glucose, et, par suite, celle du sucre transformé en glucose.

Celte méthode, toujours en usage pour l'importante détermination de la quantité de glucose préexistant, est aujourd'hui abandonnée en ce qui concerne le dosage du sucre cristallisable, qui se fait uniquement par la méthode optique.

La saccharimélrie physique est fondée sur la propriété que possèdent un grand nombre de substances, et le sucre en particulier, de dévier le plan de polarisation. On a reconnu que la rotation du plan de polarisation déterminée par un liquide était proportionnelle à la longueur du trajet des rayons lumineux dans ce liquide et à la quantité du corps polarisant qu'il contient. Il sulHt donc d'employer, pour les essais, des tubes de longueur Gxe remplis d'une solution renfermant un poids de sucre à essayer calculé à l'avance. C'est sur ce principe que sont fondés les instruments appelés saccharimètres ou polarimètres; ils permettent de mesurer la déviation du plan de polarisation due à l'action du sucre et i sont d'autant plus parfaits qu'ils mesurent cet angle • de déviation avec une plus grande exactitude.

II existe de très nombreux types de saccharimètres, \ qui se rapportent à deux types différents : les uns { exigeant l'emploi d'une source lumineuse blanche j (gaz, pétrole, électricité, acétylène), les autres em- | ployant une lumière monochromatique, fournie gé- , néralement par un sel de soude placé dans la flamme d'un bec Bunsen. Ces divers instruments diffèrent aussi entre eux par les bases adoptées pour | leur graduation. Les saccharimètres les plus em- | ployés sont ceux de Laurent, Dubosc, en France, Schmidt et Haensch, en Allemagne. j

Lorsfiue le sucre à essayer transforme, en même temps que du sucre cristallisable, qui dévie à droite le plan de polarisatïon, du glucose qui dévie à gauche, on est obligé de faire une double opération : on com- 1 mence par mesurer l'angle de déviation comme à | l'ordinaire, puis on intervertit le sucre par les acides i et on fait une nouvelle lecture. Une formule due à j Clerget, et modifiée depuis, permet de déduire de celte | double opération la quantité de sucre cristallisable. i

L'emploi des méthodes saccharimétriques a complètement changé la face des industries sucrières; j ce n'est que lorsque cultivateurs et industriels ont j eu ces moyens d'analyse entre les mains, qu'ils ont : pu se rendre compte de la valeur des méthodes employées par eux, jusque-là purement empiriques, et c'est de cette époque que datent les progrès immenses accomplis dans la culture de la betterave et de la canne à sucre, dans la fabrication et le raf- | Onage du sucre. [

Ce sont ces procédés qui ont donné une très ; grande sécurité aux transactions du commerce des j sucres, dont l'importance atteint environ deux mil- ' liards et demi : ils ont substitué une base fixe et cer- ■ taine des prix aux anciennes conditions aléatoires I et trompeuses basées sur la nuance et la cristalli- ' sation du sucre. i

Il y a là un exemple très singulier et très frappant du profit que l'industrie et le commerce peuvent retirer des recherches faites dans le domaine de lascience pure, et qui paraissaient, à leur origine, lesmoins susceptibles d'une application pratique. On. eût certes bien étonné tous les gens s'occupant du sucre, au commencement de ce siècle, si on leur avait annoncé que la découverte des phénomènes de la polarisation changerait plus tard la face de leur industrie. E. Cromer.

SACCIIARIXE. iVoy. Édulcoraxts, Falsificv- Tioxs.) La loi du il janvier 1892 interdit formellement l'emploi de la saccharine, en dehors des préparations pharmaceutiques, dans tontes les industries, brasserie, confiserie, fabrication de sirops, etc., comme remplaçant partiel ou total du sucre de canneon de betterave et des glucoses.

SACS. (Syn. : Angl. et Allem.: Sack. Ital.: Sacco.) Sortes de poches faites généralement entoile on en papier, dont la partie supérieure est seule ouverte et qui servent de récipients pour certaines marchandises sèches. On emploie le papier pour les petites dimensions, la toile de chanvre ou de jute, principalement, pour les grandes.

Sacs en papier.— Les sacs de petite dimension qui sont formés d'un carré de papier roulé en cône, se nomment corners. Dans certaines contrées, la Suisse française, par exemple, le terme de cornet s'applique indifféremment à tous les sacs en papier.

Il est impossible d'établir d'une manière précise l'importance de cette industrie; la simplicité delà fabrication procure un facile gagne-pain à une foule de petits artisans, qui achètent le papier, le coupent et le collent chez eux ; ils vont ensuite vendre leurs sacs aux petits négociants et aux marchands des halles. On en fabrique aussi beaucoup à la machine^

Plusieurs institutions philanthropiques transforment en sacs le papier qu'on veut bien leur donner. C'est ainsi que l'Association Valentin-Haûy pour l'amélioration du sort des aveugles procure de petites ressources à un grand nombre de ses intéressants protégés.

Les maisons qui s'occupent spécialement de la vente au poids des sacs en papier sont au nombre d'environ 80 à Paris: mais elles ne représentent qu'une partie de ce commerce. Les plus importantes font en même temps la vente et l'achat de tous papiers, neufs ou usagés.

Quant à la forme, il y a trois variétés de sacs ea papier : les cornets, les sacs plats, les sacs écornés. La qualité dépend du papier employé (rosé, bulle, paille, parchemin, maculatures d'imprimerie, etc.) et de la nature des marchandises à envelopper : bonbons, épicerie, droguerie, tabac, chapeaux, échantillons et paquets postaux, etc. Les papiers sont coupés à la main ou à la machine et collés, à la main, avec de la colle de pûte.

La plupart des fabriques importantes de sacs en papier impriment sur les sacs le nom et l'adresse des négociants à qui le produit est destiné.

Sacs en toile. — La fabrication des sacs en toile forme une très grosse industrie. Les chiffres suivants peuvent donner une idée de son importance : l'emballage du sucre seul fait une consommation annuelle de 9 à 10 millions de sacs, et les engraischimiques n'en emploient pas moins de ii à la millions.

Les matières premières sont surtout le jute et le-

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