SABLES D'OLONNE
SACCHARIMETRIE
plus de 1 mm. de diamètre; il est dit gros lorsque ce diamètre s'élève de 1 à 3 mm.; au delà, c'est du gravier. Les ouvriers appellent itiignonnette ou moyen le sable dont les grains ont environ 2 mm.
Les graviers sont de gros sables mélangés de petits cailloux : on les obtient en passant les cailloux une seconde fois au crible, après eu avoir retiré le sable. Le gravier s'emploie pour fabriquer du béton fin; il pèse de 1.350 à 1.500 kilog. le mètre cube.
Les cailloux de moins de 5 à 6 cm. servent pour faire des routes au macadam et pour fabriquer du béton; les gros cailloux ou galets (de 1 à 5 décim.) sont employés pour le pavage et comme moellons.
Les gros sables, à grains inégaux, doivent être préférés pour les mortiers de chaux grasse; pour les mortiers de chaux hydraulique, les sables fins, pourvu qu'ils soient en grains palpables, durs et nets.
Le sable fin et sec pèse de 1.400 à 1.430 kilog. le mètre cube ; le sable fin et humide, l.'JOO kilog. ; le sable argileux, en moyenne, de 1.700 à 1.800, et le sable de rivière humide de 1.770 à 1.880 kilog.
Le sable de rivière vaut de G fr. 50 à 7 fr. oO le mètre cube, ce dernier prix lorsqu'il est tamisé; les droits d'octroi, à Paris, sont de 1 fr. 80 pour le m. cube de sable, d'argile ou de terre glaise. Sur place, le prix moyen du sable extrait des carrières de France a été de 2 fr. 70 le m. cube en 1900.
Les sables sont souvent colorés, par des oxydes métalliques, en blanc, gris, jaune, rouge, vert, etc.
Lorsque le sable fait défaut dans une région, on peut faire du sable artificiel par le broyage des pierres. Le broyeur Loizeau fabrique le m. cube de sable pour 0 fr. 04 et peut fournir 10 m. cubes par jour. La combinaison du concasseur Carr et du broyeur Blake donne le m. cube pourOfr. 89, à raison de 25 m. cubes par jour.
Statistiques.— La ville de Paris reçoit en moyenne annuelle 110.000 m. cubes d'argile, terre glaise et sable gras, ayant payé 200.000 fr. à l'octroi.
En 1899 la France a reçu 15.3.434 qx m. de sable à fabriquer le verre ou la faïence, d'une valeur de 61.373 f r. ; ce sable vient de Belgique. La même année, elle a exporté 457.511 qx de sable à fabriquer le verre ou la faïence, d'une valeur totale de 274.507 fr. : ces ventes ont été faites surtout à l'Allemagne et à l'.Vngleterre.
La France a extrait, en 1899, 3.168.725 m. cubes de sables et graviers (pour mortiers ou bétons), d'une valeur sur place de 8.215.308 fr. Cette quantité est répartie sur 78 déparlements. Le département de ttoine-et-uise tient la tête avec une production de 1.465.000 T., provenant surtout des carrières situées autour de Vigneux, Draveil, Ablon, Villeneuve-Saint-Georges, Corbeil. Le Pas-de-Calais vient ensuite avec 490.000 T., tirées en majeure partie des carrières de Labeuvrière. La Seine-Inférieure a donné 329.000 T., le Nord 317.000, la Seine 301.000, provenant notamment de Gennevilliers et de Boulogne, l'.Vin 245.000, Seine-et-Marne 243.000.
En Algérie, on a extrait, en 1899, 40.838 m. cubes de sable et gravier, valant sur place 79.135 fr., soit en moyenne Ifr. 95 le mètre cube. Paul Barré.
SABLES-D'OLOAXE. (Vendée.) Chef-lieu d'arr., situé au bord de l'Océan, sur une presqu'île, à 34 kil. S.-O. de la Roche-sur- Yon, par 46» 29' 46' lat. N. et 4» 7 26" long. 0. de Paris. Pop. : 5.980 hab. en 1856, 10.420 en 1881, 11.826 en 1896. C'est une des plus belles plages de France et des plus fréquentées.
Le port comprend : un avant-port de 2 hect., un bassin d'opérations de marée de 720 m. de long, sur une larg. moyenne de 120 m., avec 1.160 m. de quais, un bassin à flot de 4 hect. Il peut recevoir des nav. de 700 à 800 t. Gril de carénage de 65 m. de long. Docks dépendant de l'administration des che-
mins de fer de l'État, d'une sup. del.815m. carrés, 8 grues à vapeur, dont 7 de 1.500 kilog.
En 1898, les entrées ont été de 414 nav. jaugeant 73.446 t. , dont 92 nav. venant de l'étranger avec 54.343 t. et 321 ci botenrs avec 18.538 t. Le port n'entretient de relations commerciales avec l'étranger qu'à l'entrée. Les export, sont insignifiantes. Les import, se font surtout en superphosphates de chaux, engrais chimiques, matériaux à bâtir. La flottille de pêche se compose de 334 bateaux, avec un produit de 8.200 T. en 1898, d'une valeur de 1 million 719.000 fr., principalement en sardines et thons. Chantiers construisant des bateaux de 8 à 35 t.
Terminus du chemin de fer de l'État venant de Tours.
.Mouvement de la gare :
Vovageiirs Sari-handises (Tonnes;
1898 Les Sables 193.508 517 25.963
» Gare Maritime.. » 4.204 117.166
1899 Les Sables 197.453 ;)35 34.145
» Gare Maritime .. » 3.159 143.360^
SABOTS DE BÉTAIL. V. CORNE, DÉBRIS DE BOU- CHERIE, DÉCHETS u'aNIMAUX.
S.VCCIIARI.MÉTUIE. On désigne sons le nom de saa7t«n'Hie7n'e l'ensemble des procédés servant à la détermination quantitative du sucre.
Primitivement on n'avait, pour se rendre compte de la richesse en sucre dos jus et des sirops, que des instruments désignés sous le nom général de saccharoinètres, qui ne sont autre chose que des aréomètres donnant approximativement la quantité de sucre en dissolution. Nous disons approximativement, car ils sont gradués pour une solution de sucre pur dans l'eau pure. Or, comme les liquides dans lesquels ils sont employés sont toujours plus ou moins impurs, leurs indications sont toujours plus ou moins inexactes ; mais ils rendent service dans la pratique courante et sont toujours très employés en sucrerie. Ceux de Brix, Balling, qui indiquent le sucre par rapport au poids, ceux de Vivien, Barbet, qui le donnent par rapport au volume, sont les plus connus.
La science a, depuis longtemps, trouvé pour doser le sucre des métliodes exactes, qui constituent véritablement la saccharimétrie.
Il y a la saccharimétrie chimique et la saccharimétrie optique.
La saccharimétrie chimique est fondée principalement sur la propriété que possède le sucre de s'emparer de l'oxygène de certaines solutions métalliques : c'est ce qu'on appelle son pouvoir réducteur. Dans la pratique on emploie aujourd'hui exclusivement les solutions cuivriques, en raison de l'avantage que présente leur belle coloration bleue intense pour reconnaître et doser de très faibles quantités de sucre.
La solution cuivrique employée dans les laboratoires, connue généralement sous le nom de liqueur de Fehling, se prépare d'ordinaire, en France, d'après les indications suivantes dues à M. Violette : on fait dissoudre 200 gr. de sel de sei,gnette (tartrate double de potassium et de sodium) dans 500 gr. de lessive de sonde à 24° Baume. D'autre part, 36 gr. 46 de sulfate de cuivre cristallisé dans 140 gr. d'eau. On verse la deuxième solution dans la première, on agite et on complète le volume de 1 litre à la température de 15" : 10 cm. cubes de cette liqueur correspondent à 0 gr. 05 de sucre (avant inversion); cette solution peut se conserver longtemps, à la condition d'être placée dans nn endroit obscur.
Pour doser avec cette liqueur le sucre cristallisable, on transforme celui-ci en glucose au moyen
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