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SAGOU

SAiGUA

ou en baudonlière (en écolier). Prix : 7 à 20 fr., selon dimension; en cuir fort, de 2a à iw fr.

J. Fleury-Hermagis.

nVFLOR. V. Carthame.

SAFRAX. Le safran {Crocus sativus) est une plante à odeur forte, pénétrante et agréable, dont pour ces raisons on fait usage en médecine, dans la confiserie, et dans la cuisine comme assaisonnement.

On le cultive dans plusieurs contrées, mais le plus estimé est le safran d'Espagne; viennent ensuite celui du Gàtiuais, du Comtat, de l'Angoumois, du Levant (importé de Macédoine, d'Egypte, de Perse). Ce dernier est aisément reconnaissable à ce qu'il a été imbibé d'huile pour lui conserver sa couleur.

La floraison dn safran a lieu vers la fin de l'été et le commencement de l'antomne. Les fleurs sont cueillies avec soin et aussitôt épluchées, c'est-à-dire qu'on en détache les stigmates (trois par fleur). Ce sont ces stigmates, réduits en poudre, qui forment la production de la plante.

Quand ils sont séchés soit an soleil, soit au feu, on les dispose avec soin dans des boîtes, par lits séparés avec du papier. On a calculé qu'il faut environ 500.000 stigmates, soit près de 170.000 fleurs, pour faire 1 kilog. de safran sec. Ceci en explique le prix élevé.

Le safran renferme un principe colorant très riche, mais peu stable, et qui d'ailleurs est fort coûteux. (Voy. Condiments, Épices, Matières colorantes.)

SAFR.lXIXK. V. Aniline.

SAFRE. Verre coloré à l'oxyde de cobalt. (V. Bleu : Couleurs.)

SAFKOL. Élher contenu dans l'huile de sassafras et dans le camphre; on en extrait l'héliotropine, qui remplace, comme parfum, l'essence d'héliotrope, et qui revient à 99 "/o meilleur marché.

SAGAPEXU.M. V. GoMMES-RÉSINES.

SAGOU. Lesagou est une substance alimentaire, ane sorte de fécule que l'on retire de plusieurs espèces du genre SagoiUier, de la famille des Palmiers, nombreuses en Asie, en Afrique et dans l'Amérique Centrale.

Tel qu'il vient des Moinqnes, des Philippines, de la Nouvelle-Guinée, de l'Inde et des Maldives, il est en petits grains irréguliers, blancs grisâtres ou légèrement rongeàtres, durs sons le pilon, insolubles dans l'eau froide, solubles dans l'eau chaude, qu'ils rendent visqueuse, d'une saveur douce et un peu fade et qui se prend en gelée par le refroidissement. (Voy. .\midons et Fécules, Légumes.)

Le sagou du commerce provient surtout des îles de la Sonde, par Singapore. La consommation en est assez restreinte, quoiqu'il puisse être employé comme le tapioca. Il est inapte à la fermentation panaire. L'épicerie le débite généralement en paqnets de iïOgr.

On prépare quelquefois en France, sous le nom de sagou indigène, un produit de même apparence, mais dans lequel n'entre que la fécale de pomme de terre.

Commerce. — Nos import, et export. (C. S.) de sagon, salep et fécales exotiques ont été, en francs, dans les trois années 1898, 1899 et 1900 :

Import. Eiport.

1899 5.113.813 lil.160

Le prix E. V. D. da kilog. a été de 0 fr. 93 en 1898 et

Ofr. 93 en 1899 à l'import., et respectivement de 0,94 et 0,98 à l'expert.

Pour les droits de Douanes, voy. Amido.ns et Fécules.

SAHAR.\. Vaste région de l'.Xfrique Septentrionale, dans la sphère de l'influence française, bornée : an X. par le .Maroc, l'.Xlgérie, la Tunisie et la Tripolitaine; à l'E., à partir du point de rencontre du 13' 40* long. E. avec le tropique du Cancer, par le désert de Libye et le Darfour iconvention francoanglaise du 20 mars 1899); au S., par l'Oubanghi français, le Kameronn, le lac Tchad, les possessions anglaises du Niger (convention franco-anglaise du 14 juin 1898), le Soudan français, le Sénégal; à l'O., par l'Océan Atlantique et les possessions espagnoles de la région du cap Blanc (convention franco-espagnole dn 27 juin 1900). Sup. : 0.000.000 de kil. carrés env. Les principaux groupes de population sont les Touaregs , qui occupent à peu près la moitié du Sahara, les Tibbous dans le Tibesti, les Maures, etc.

Pendant le joor. la température s'élève jnsqn'à 60*^70", à l'ombre jusqu'à 45'; elle descend, pendant la nuit, à — 2° ou — 3°. Le désert s'étend sur la moitié env. de la sup. totale. .Ait. moyenne : 350 m. Massifs montagneux dausle Tibesti, le Tassili, le Hoggar, l'Aïr et l'Adrar. Tous les cours d'eau sont le plus souvent à sec, à l'exception de l'oned Draa, au S. du Maroc.

La sup.' des oasis est d'env. 200.000 kil. carrés.

Ils sont couverts de palmiers dattiers, sous lesquels

i on cultive l'orge, le blé dur, le millet, la betterave,

! les légumes, l'oranger, l'olivier, le tabac, etc. Cha-

I meaux, chevaux, bœufs, ânes, moutons. Importantes

mines de sel. Au S., forêts de mimosas et d'acacias.

Les parties du désert que le sable n'envahit pas ne

sont revêtues que de broussailles et d'une graminée,

le drin.

Les échanges de marchandises se font au moyen de caravanes. (Voy. ce mot.)

Divers tracés de chemin de fer transsaharien sont à l'étude. « Le Transsaharien, dit .M. Paul Leroy- Beaulieu, doit avoir son point de départ juste en face de Marseille, c'est-à-dire soit .Alger, soit Bougie, soit Philippeville; il doit, de l'un de ces points, courir par la voie la plus rapide et la plus plane aux environs du Tchad. Or, cette voie est très nettement indiquée : c'est celle qui, partant de Biskra, passant par Toaggourt, Ouargla, suit la vallée de l'Igharghar, longe les deux massifs montagneux da Hoggar et de l'Aïr, contrées cultivables au milieu du désert, et aboutit soit à Zinder, soit à Barrona, soit à Mao, plus à l'E. C'est cette voie qu'a suivie Flatters ; c'est aussi celle que vient de parcourir la mission Foureau-Lamy ; c'est le tracé naturel et le plus court pour aboutir an Tchad. »

S.AIGOX. V. COCHINCHINE.

L'administration des ponts et chaussées de l'Indo- Chine a arrêté (1901) le programme suivant des travaux destinés à améliorer le port de Saigon :

1* Construction d'un quai continu sur la rire droite de la rivière de Saîgon, à partir de l'usine Kien-Fat-Seng et C * (ancienne nsine Denis frères), jnsqn'aux abords da fort da Sud, soit sur nn front d'environ 1.000 m.

2* Construction de docks longitudinaux établis parallèlement à ce quai.

3* Établissement de voies ferrées le long dn quai en avant des docks, ainsi qu'en arrière de ces magasins, et soudure de ces voies à un chemin de fer se raccordant à la ligne Saîgon- -Mytho, ans abords de la gare de triage

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