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SAINT-CHRISTOPHE

SAINT-DEMS

Voyageurs au déparl

ohaussnres, de courroies inécauiques,de laminoirs en (onte pour papeteries et pâtes; grandes teintureries. Saint-Chamond est rattaché à la succursale de la Banque de France à S;tint-Ktienne. Agences du Comptoir d'Es- ■compie, du Crédit Lyonnais et de la Société Générale.

Station du chemin de fer de Lyon sur la ligne de Saiot- Étienne à Lyon. .MoQTemenl de la gare :

Mxrchandises (Tonnes) ^

Eipétlit. Récept. Eipôdit. Récept. \m\.. 2i8.8fi.5 1.227 1.325 .-«.XtO 173.127 189U.. 207.223 1.391 I.8i5 47.283 23G.0I0 Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Saint- Chamond (510 kil.) : G.V. 152 fr. 3o, P.V. 78 fr. 10.

Compagnie des Bauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de lu marine et des chemins de fer. — C'est à Saint-Cbaniond et à Rive-de-Gier que la Compafruie forge et usine son matériel de guerre. Ses autres ateliers, dans la Loire, sont : Assailly, pour tontes les sortes d'aciers destinées aux usages industriels, et Givors, qui peuvent produire annuellement 40.000 T. de fonte et 2G.000 d'acier: mais pour des motifs d'ordre économique (absence de minerais sur place et cherté des transports), on préfère demander ces produits aux forges de l'Adour, installées à proximité de l'embonclinre navigable de ce fleuve, an Boncau, où parviennent à bon compte les minerais des Pyrénées et de Biscaye, ainsi que les houilles les plus convenables.

.-V l'Exposition de 1900, la Compagnie avait accumulé les plaques de blindage, les pièces de forage, les moulages d'acier. On y voyait : un des lingots de 100 T. qu'elle emploie pour l'artillerie de marine, des tubes de canon de 320 pesant 8.300 kilog. ; un arbre deux fois coudé, type du Jurien de la Grarière; un fac-similé de la presse à forger de l'usine de Saint-Chamond, du poids brut de 85.000 kilog., 65.000 après usinage ; à cîté, le pot de presse de la même, du poids de 25.000 kilog. ; des frottes à tourillons, dont l'une de 5.000 kilog., destinée à l'artillerie de marine, etc.

SAI-\T-CllRISTOPllE (en anglais S.\int-Chris- TOPHER ou Saist-Kitts). Ilc des Autilles anglaises, l'une des Leeward Islands. Sup. : 168 kil. carrés. Pop. : 29.137 hab. en 1881, 30.876 en 1891. Point culminant : 1.313 m. Cap. : Basse-Terre, ville maritime ne possédant qu'une rade foraine, 9.097 hab. Saint- Christophe et Nevis ont un Conseil exécutif et un Conseil législatif composé de 10 fonctionnaires et de 10 antres membres.

Situation financière des deux îles, en milliers de liv. st. :

Revenns 33,1 47.2 42.8

Dépenses 39 » 46,3 47^4

Dette publique 1,2 30.4 74,4

Les principaux produits sont le sucre et le rhnm. Le mouvement maritime au long cours a été le snivant, en milliers de tonnes (entrées et sorties réunies) :

N'AVinES 1885 1892 1899

BriUnniques 366.5 447,1 479.3

Etrangers 21.4 23.2 40!9

Total 387.9 470,3 32012

Vapeurs 322,1 422» 488,3

Voici les chiffres du commerce extérieur, pour Saint- Christophe et Nevis, en milliers de liv. st., et pour le sucre en milliers de quintanx :

Import. toUles 152.8 181 ,3

» du Royaume-Uni... 64,5 87,7

Export, totales 199» 229,1

» du Royaume-Uni. .. 53.6 30,2

Cwis Cwts

» de sucre 288» 348,8

148,3 59,9 139,8 3,6 Cwts 240,2

Les droits de douane à l'import., sont, sur la plupart des produits faliriqaés, de 10 V. ad valorem, sur les vins de 23 V.- Un certain nombre de droits sont spécifiques.

Agence consulaire de France.

S.vi.\T-CLAUl>E. (Jura.) Chef-lieud'arrond.,sitné au confluent de la Bienne et du Tacon, à 390 m. d'alt. et 40 kil. S.-E. de Lons-le-Saunier, par 46"23'13' lat. X. et 3"3I'48' long. E. de Paris. Pop. : 8.216 hab. en 1881, 10.146 en 1896.

Importantes manufacturesde tabletterie renommée dite de Saint-Clande, coffrets, tabatières, boites, etc.; taillerie de diamants et de pierres fines; fabr. de pipes en bruyère, de mesures linéaires, d'étais à lunettes.

Chambre consultative des arts et manufactures.

I Bureau auxiliaire de la Banque de France dirigé par la

! succursale de Lons-le-Saulnier; en 1900, 7.480 effets mis

en recouvrement pour 2.095.000 fr. environ, 2.180 escomptés

J pour 2.383.000 fr.

Station du chemin de fer de Lyon sur la ligne de Lonsle-Saulaier à la Clnse.

SAiXT-DKXis. (Seine.) Chef-lien d'arrond., situé près de la rive droite de la Seine, à l'extrémité dn canal de Saint-Denis, branche du canal de l'Ourcq, à 33 m. d'alt., par 48"' 56' H' lat. N. et 0* 1' 21' long. E. de Paris. Pop. : 15.700 hab. en 1856, -43.895 en 1881, 54.432 en 1896. Maison pour l'éducation des filles de militaires membres de l'ordre de la Légion d'honneur.

Nombreux établissements industriels. Forges, ateliers de constructions mécaniques fabriquant des wagons et des chaudières de tous systèmes, fonderies d'acier, de fer et de cuivre. Importantes fabr. de produits chimiques, parfumeries, savonneries et stéarineries, conleurs et vernis, bâches, caoutchouc, carton-pâte, pianos, pâtes alimentaires, huiles, maroquins: grandes minoteries, verreries, distilleries. Commerce actif en produits des usines de la ville, vins, vinaigres, farines, bois, laines, impressions sur étoffes, etc.

Le mouvement du canal qui unit le port de Saint- Denis à la Seine et au canal de l'Onrcq est considérable, mais on n'a pas à son sujet de statistiques.

Soccarsale de la Banque de France : 13.674.000 fr. d'affaires en 1898, 14.833.100 eu 1900 (la 100*), dont 6.914.400 en effets escomptés. Agences da Crédit Lyonnais et de la Société Générale.

Station du chemin de fer dn Nord sur les lignes de Paris à Pontoise et à Compiègne. .Mouvement de la gare :

Voyageurs llar;kJldiseJ (Tonnes) P.V.

au départ Eif-odil. Récept.

1886 873.100 60.fi00 213.500

Ç.T. hp.ftrée.r.T.

Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Saint- Denis (7 kil.) : G. V., 3 fr. 75, P. V. 2 fr. 45.

S.AINT-DENIS. (Réunion.) Ville maritime, cap. de la Réunion, sur la pointe la plus septentrionale de l'île, par 20" 52' lat. S. et 53» 10' 30 long. E. de Paris. Pop. : 30.560 hab. en 1889, 32.8jO en 1899. Résidence du gouverneur. (Voy. Réunion.)

La rade est mauvaise. Les navires an long coars font escale dans le port de la Pointe-des-Galets, situé sur la côte N.-O. de l'île. Fabr. de chaussures, de liqueurs, de raisins secs, de îabacs, d'engrais. Saint-Denis est une station dn chemin de fer de Saint-Benoît à Saint-Pierre.

Établissements financiers : Banque de la Réaaion, Société Bourbonnaise de crédit, agence dn Crédit foncier colonial.

SAIXT-DOMIXGUE

SAINT-EÏIENNE

SAlXT-niK. (Vosges.) Clief-lieu d'arrond., situé sur la Meurthe, à 34o m. d'alt. et 40 kil. N.-E. d'Épinal, par 48° 17' 4" lat. N. et 4" 36' 47' long. E. de Paris. Fop. : 9.000 hab. eu 18o6, 15.342 en 1881, 21.396 en

Importantes fabr. de bonneterie, dite des Vosges, de tricots en coton et laine, de tissus blancs et en couleurs, de dentelles; ateliers de constructions mécaniques, fonderies de fer et de cuivre; fabr. de toiles métalliques; féculeries; grande distillerie. Chambre consultative des arts et manufactures.

Bureau auxiliaire de la Banque de France dirigé par la succursale d'Épinal : en 1900, 20.870 eflets d'ensemble H.09't.l24 iv. ont été mis on recouvrement et 19.075 eflets escomptés pour une somme do 14.785.000 tr. Agences du Comptoir d'Escompte et de la Soeiété Générale.

Station du chemin de for de l'Est sur la ligne d'Epinal à Lunéville. l'rix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à SaintDié (432 liil.) : G.V. 131 if., l'.V. 06 fr.

SAINT-I>izii:a. (Haute-Marne.) Chef- lieu de canton, situé dans l'arrond. de Wassy, à 16 kil. N. de cette ville, 00 N.-O. de Cbaumont et 134 m. d'alt., sur la Marne et sur le canal de la .Marne à la Saône. Pop. : 7.429 hab. en 18o0, 13.047 en 1896.

C'est un centre industriel très important et le marché régulateur du prix des fers du 1' groupe métallurgique. Hauts fourneaux, forges, laminoirs, aciéries Martin-Siemens et briqueterie de la Compagnie des Forges de Champagne et du Canal de Saint-Dizier à Wassy. Les forges du Closmortier, de Saint-Dizier et Éturbées réunies fabriquent des fers et aciers laminés de tous genres. Fonderies de fer, d'acier et de cuivre. Fab. de serrurerie, de quincaillerie, de clous, de roues en fer. Scieries à vapeur. Brasserie, distillerie.

Tribunal et Chambre de commerce.

Saint-Dizier est rattachée à la succursale de la Banque de France à Bar-le-Duc. Agence du Crédit Lyonnais.

Station du chemin de fer de l'Est sur la ligne de Paris à Chaumont et sur Bevigny, Wassy et Troyes.

Prix du transport, par 1.000 icilog., de Paris à Saint- Dizier (231 kil.) : G.V. 73 fr. 10, P.V. 37 fr. 15.

S.VI.XT-DOMI.XGUI-: (Sa.nto-Domi.ngo OU RÉPU- BLIQUE Dominicaine). République des Antilles, comprenant la partie orientale de l'île d'Haïti, bornée : au S. par la mer des Antilles, à l'E. par le détroit de Mona, large de 130 à 160 kil., qui la sépare de Porto-Rico, au N. par l'océan Atlantique, à l'O. par la république d'Haïti, sur une longueur de 225 kil. Sup. : 43.200 kil. carrés. Pop. : 610.000 hab. au recensement de 1888, la plupart d'origine espagnole. Cap. : Santo-Domingo, 14.150 hab. en 1892; port principal : Puerto-Plata, 4.500 hab. Quatre chaînes parallèles traversent le pays du S.-E. au N.-O. ; point culminant : la Loma Tina, 3.140 m. Nombreux cours d'eau : la Yuna est navigable sur près de 30kil. Climat salubre, froid sur les hauteurs.

La République, fondée en 1844, est régie par la Constitution du 18 novembre 1844, modifiée en 1865, 1879, 1880, 1881 et 1887. Elle est divisée en 0 provinces et 3 districts maritimes. Le pouvoir législatif appartient à un Congrès national de 22, députés élus pour 2 ans. Le Président de la République est nommé pour 4 ans. Le Ministère comprend 5 départements : intérieur et police, finance et commerce, justice et instruction publique, guerre et marine, travaux publics et affaires étrangères. Cour suprême et 11 districls judiciaires ayant chacun son tribunal de 1" instance. Les revenus, qui pro-

viennent surtout des droits de douane, se sont élevés de 652.000 dollars or en 1892 à 1.550.000 en 1898. Les dépenses ont atteint 1.351.000 dollars en 1895. En 1897 la dette publique était de 105.918.000 fr., comprenant 68.418.000 fr. en rentes 2 3/4 % et ' 37.500.000 en 4 "/„.

40.145 kil. carrés env. sont cultivables. Les montagnes sont couvertes de forêts de pins; acajou, gaïac, campèche. Après la canne à sucre, les principales cultures sont celles du tabac, du café, du cacao et des bananes. Bêtes à cornes, chevaux, ânes et mulets. Nombreuses usines à sucre, fabr. de cigares et de cigarettes, de chocolat, de savons, de bougies ; ateliers de constructions mécaniques, scieries. Mines d'or, d'argent, d'étain, de cuivre, de cliarbon, de sel ; elles ne sont pas exploitées.

Commerce extérieur.— Les iraport. ont baissé de 1 million 702.000 dollars or en 1897 à 1.696.000 en 1898, en produits alimentaires et objets manufacturés, dont 45 V. venaient des États-Unis, 12 °/« des Antilles Danoises, 11 V. de l'Angleterre et de ses colonies, 7 % de l'Allemagne, 7% de la France. Les expert, sont passées de 4.G75.O0O dollars or en 1897 à 5.789.000 en 1898; elles consistent surtout en: sucre 49.300 T. en 1898, tabac 7.535, bois de campèche 2.182, café 1.185, cacao 3.132, acajou, banane.-, peaux, cire, miel, dividivi, rhum.

Navigation. — En 1898, 354 nav. sont entrés dans port de Santo-Domingo. Puerto-Plata est une escale mensuelle du service de la Compagnie Transatlantique du Havre à Port-au-Prince. (Pour les droits de port, voy. Ann. du Com. Ext., Enquête sur la marine marchande.) Voies de communication.— Le pays manque de bonnes routes: la seule praticable et la plus fréquentée est celle qui unit Santiago, centre de la culture du tabac, à Puerto- Plata. Les chemins de fer en exploitation ont une longueur de 186 kil.

Le mouvement des 23 bureaux de poste a été, en 1897, de 342.000letti'es, imprimés, etc., pour l'intérieur, et de 286.000 i avec l'étranger. On comptait 708 kil. de lignes télégraphiques. Des câbles sous-marins relient Saint-Domingue à Port-au-Prince, Curaçao, la Guayra, la Martinique, les Guyanes et le Brésil.

Banque, Monnaies et Change.— La Banque Nation:i en retour des avances faites au Gouvernement, a le dide vendre du papier timbré et des timbres-poste et de percevoir un droit de 5 V„ sur les import.

Le dollar d'or des États-Unis a été adopté comme étalon en 1897, mais la circulation ne se compose que de monnaies d'argent et de billets dépréciés. Elle comprenait. ■ 31 mars 1899, 2.200.000 dollars de pièces d'argent, 600.' d'anciens billets de banque et 3.600.000 de nouveaux bilb :

En 1898-99 le taux commercial du change, très supérieur an taux officiel, a été de 10 dollars de monnaie nationale pour un dollar en or : d'où beaucoup de gêne dans les affaires.

Pour les poids et mesures, voy. Mesures et Poids. Usages commerciaux. — Les mêmes qu'en France. Le Code de commerce dominicain est la reproduction du Code français.

Les factures consulaires doivent être rédigées en langue espagnole, en 6 exemplaires, et visées au port d'embarquement: le coût du visa est de 5 fr. au minimum pour des valeurs de 5 à 250 fr., de 10 fr.de 231 à 1.000, del5fr. de l.OOl à 5.000, de 20 fr. de 5.001 à 10.000.

Consulat de France à Santo-Domingo. Agences consulaires à Puerto-Plata et à Macoris.

Régime douanier. — Les droits sont très élevés. Le tarit en vigueur est celui de 1888-1890. (Voy. Ann. du Com. Ext., 10' fasc, 1890.) Abel Ravier.

BiiiLioonAPiiiE. — Abad : la Re'publica Dominicana, Santo-Domingo, 1889.

SAliVï-ÉTlKKXE. Chef-lieu du dép. de la Loire, sur le Furens, affluent de droite de la Loire, à 10 kil. eav. de ce fleuve, à 523 m. d'alt., au pied de monts

sAlM-ETIENNE

SAl.NT-GALL

(leGOO à 1.000 m., par W 2tJ' 9' lat. X. et 2» 3' 20' long. E. de Paris. Pop. : 94.432 liab. en l«i9, 123.813 en 1881, 136.0:i0en 18%. Importante École des mines, dont la fondation remonte à 1816; il en sort près de 72 % des ingénieurs dirigeant l'exploitation des mines en France. École régionale des arts industriels, école pratique d'art et d'industrie, école professionnelle pratique d'industrie. Sociétés de l'industrie minérale, d'agriculture, industrie, sciences, d'économie politique.

Un des premiers centres manufacturiers de la France, Saint-Étienne a pour principales industries les exploitations houillères, la rubanerie et la métallurgie, surtout la fabrication des armes.

Les concessions de mines de bouille appartenant au bassin dit de Saint-Étienne et Rive-de-Gier sont au nombre de 15. Les plus productives, pour Saint- Étienne, sont celles de Firminy et Roche-la-Molière, Montrambert, la Béraudière, Beaubrun, le Treuil, Bérard, Montcel, la Porchère.

Rubanerie. — Saint-Étienne est le plus grand centre du monde pour cette fabrication. Sous la dénomination de rubanerie sont compris non seulement les rubans de soie proprement dits, mais les rubans de velours, les articles de passementerie ou de mercerie, tels que galons, ceintures, cravates, cordons, fils à coudre, lisérés pour la fabrication desquels la soie est la matière première. La pureté des eaux du Furens est très favorable an décreusage de la soie. (Voy. Soiekies.)

La condition des soies de Saint-Étienne, fondée en 1808, occupe le troisième rang après celles de Milan et de Lyon. 12,33 ° , des soies présentées en 1898 à la condition venaient de France, 33,77 % de Shanghaï, 10,85 V» de Canton, 20,21 °/„ du Japon, 11,23 Vo de Syrie, 4,21 V, d'Italie, 2,71 " „ de Brousse, 2,21 Vo de Bengale, 2,04 ° „ d'Espagne.

200 établissements euv. traitent les matières premières, savoir : 160 manufactures de rubans, parmi lesquelles 35 font aussi le velours soie, 12 fabriques de galons et de passementeries, 8 de bourdalous et taBetas, 5 de lisérés, 3 de lacets, 23 pour apprêt, cylindrage et moirage, 10 dévidages de soie. En 1896 il y avait 16.740 métiers, dont 2.627 actionnés par des moteurs mécaniques. 50.000 personnes env. vivent de cette industrie. (Voy. Rubans.)

Dans la ville de Saint-Étienne, le chiffre d'affaires de l'industrie textile a été, en 1898, de 84.731.000 fr. répartis comme suit (en milliers de francs) :

Ruùaus noirs soie

» » mélangés

» unis couleurs soie

» » » mélangés

» façonnés soie

» » mélangés

Cravates pure soie

» tissu mélangé

Velours tout soie

>> mélangé

» envers satin, tout soie

Velours envers satin ou armure mélangé

Passementeries, galons et tresses. ..

Articles de chaiiellerie

Etoffes tissu mélangé

Tissus élastiques

?niit- CoiSMialisD tip«r-

tioi iii^rieore Uti»

Après la France, où Saint-Étienne vend 64 '/t, de sa production, les principaux débouchés sont : l'Angleterre pour 20.770.000 fr., les États-Unis 3.584.000, la Suisse 1.000.000, l'Allemagne 504.000, l'Espagne 458.000.

Il y a une vingtaine de maisons de teinture oc-

cupant 1.100 ouvriers et 150 ouvrières, 17 fabr. de métiers à tisser, 17 fabr. de peignes à tisser, 7 fabr. de navettes.

Slétallurgie. — Les établissements métallurgiques de Saint-Étienne et des environs emploient 3.200 ouvriers et font près de 18.500.000 fr. d'affaires, dont 10 à 12 millions pour les usines de la Compagnie des Fonderies, Forges et Aciéries de Saint-Étienne, qui occupent 1.700 ouvriers. On fabrique surtout des tôles de fer et d'acier, dont la production atteint 17.000 T. Les aciers Ans de la Loire sont supérieurs à tons autres; ils se vendent : l'acier cémenté, de 50 à 60 Ir. les 100 kilog. ; l'acier corroyé, de 100 à 130 fr. ; l'acier fondu en barres, de 100 à 200 fr. Grands ateliers de constructions mécaniques; fabr. de clous et de quincaillerie; fonderies.

Armes. — L'industrie des armes, d'origine très ancienne, est représentée par deux catégories d'établissements : i" la Manufacture nationale d'armes de guerre (monopole de l'État), qui occupe actuellement 5.000 ouvriers, en emploie parfois 10.000 et a pu livrer, en une année, 480.000 fusils Lebel; 2" 55 fabr. d'armes de commerce, occupant 4.500 ouvrierset produisant pour 6 millions de fr.

Les armes de luxe et de chasse fabriquées à Saint- Etienne sont universellement renommées. La production a été, en 1894, de 59.808 fusils, en 1895 de 62.783, en 1896 de 63.056, en 1898 de 6.100.000 fr. La fabrication des revolvers varie entre 3.500 et 4.800 pièces et celle des carabines Klobert de 3.000 à 5.000. En 1889, sur 35.683 canons de fusils fabriqués, il s'est fait 10.829 canons lisses. Le banc d'épreuves des armes à feu est placé sous la direction de la Chambre de commerce.

Les autres principales industries sont : des fabr. de tissus élastiques en caoutchouc (production : 3 millions de fr. env. par an), de câbles en chanvre (800.000 fr.l, de cartouches, de produits chimiques, de briques réfractaires, de chocolat; la minoterie stéphanoise, au capital de 900.000 fr. ; une verrerie.

Tribunal et Chambre de commerce. Entrepôt réel des Douanes.

Succursale de la Banque de France : 126.122.000 fr. d'atlaiies en 1898 (la 14*); 142. 624. 520 en 1900 (la 14*), dont 100.065.420 en effets escomptés. Succursale dn Crédit Foncier, agences dn Comptoir d'Escompte, du Crédit Lyonnais et de la Société Générale.

Station dn chemin de fer de Paris-Lyon-.Méditerranéesnr Lyon, Roanne, Clermont-Ferrand et Firminy.

Monrement de la gare :

Voyageurs G. V. P. V.

au départ Eipéd. Récept. Expéd. Récept.

Point de départ de tramways à vapeur pour Rive-de- Gier, Saint-Chamond, Firminy. etc.

Prix du transport, par 1.000 Isilog.. de Paris à Saint- Étienne (500 kil.) : G.V. 149 fr. 50, P. V. 75 fr. 50.

SAI.\T-G.VLL. (Suisse.) Chef-lieu du canton du même nom, siège d'une direction de chemin de fer et d'une direction des postes fédérales. Population : 32.000 hab., 45.000 avec ses faubourgs. Centre de l'industrie de la broderie mécanique, au crochet et à la main, à 85 kil. de Zurich, à 12 du lac de Constance, sur le chemin de fer qui relie celui-ci au lac de Genève. Saint-Gall est en communication avec le canton d'Appenzell par un chemin de fer à crémaillère (Saint-Gall-Glaris) et par une voie étroite avec-

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