SAINT-NAZAIRE
de la maison André. En 1898, il a été introduit 4.031 T. d'iiniles de pétrole brutes, 2.947 d'huiles raffinées et 11.693d'iiuiles lourdes, et exporté 5.226 T. Les autres principales industries sont : le salin do Garouyas, l'usine des produits agglomérés de la Compagnie des Mines de la Grand'Combe (production en 1898 : 15.183 T. de briquettes de houille), un entrepôt de briques réfractaires, à base de silice, pour le polissage des métaux, le salin de Giraud et la fabr. de produits chimiques y attenante. (Voy. Sa-
LINDRES.)
Terminus de l'embranchement du chemin de fer de Lyon se détachant à Arles, de la ligne de Paris à Marseille.
SAIXT-LOns-DU-SÉXÉGAL. Ville de la côte occidentale d'Afrique, chef-lieu de la colonie française du Sénégal, dans une île du Sénégal, à 18 kil. de son embouchure, par 16"0'48" lat. N., et 18» 5.3' 54" long. 0 de Paris. Pop. : 12.000 hab. en 18.56,20.173 en 1891, dont 16.119 sédentaires, 23.000 en 1900. Résidence du gouverneur, siège du conseil général et de la cour d'appel.
Centre du commerce avec les pays arrosés par le Sénégal et avec une partie du Cayor. L'entrée du fleuve étant obstruée par une barre, la navigation au long cours se porte aujourd'liui vers le port plus accessible de Dakar (voy. Dakar), surtout depuis qu'un chemin de fer relie cette ville à Saint-Louis. Le principal établissement financier est la Banque du Sénégal; elle étendra procliainement ses opérations sous le nom de Banque de l'Afrique Occidentale. Un câble télégraphique relie Saint-Louis à Bordeaux : 12 jours de navigation.
S.VIXT-JIALO. (lUe-et-Vilaine.) Clief-lieu d'arr. à 64 kil. N.-O. de Rennes et 456 kil. 0. de Paris par chemin de fer, sur l'île d'Aron, par 48"39'0" lat. N. et 4" 21' 47' long. 0. de Paris. Pop. : 10.8œ hab. en 1856, 11.212 en 1881, 11.476 en 1896. Bains de mer fréquentés. Tribunal et Chambre de commerce.
L'entrée du port est commune à Saint Mato et à Saint-Servan, qui, bien que formant deux villes distinctes, ont une seule gare et un même avant-port. Les mouillages voisins du port sont au nombre de 4 : 1" la rade de Saiut-Malo, comprenant la grande rade, qui a 700 m. de long, sur 600 m. de larg. et 9 m. au moins de profondeur en basse mer de vive eau maxima, et la petite rade, sur 500 m. de long, et 400 m. de larg. avec un fond de 5 m. 50 à 8 m. au minimum; 2° la rade de Dinard, ayant une prof, minima de 5 m. 50 à 9 m., 1.200 m. de long, et 300 m. de larg.; 3" la rade de Solidor, chenal de 80 m. de larg. et 600 m. de long, avec 4 à 5 m. de profondeur minima; .4" les mouillages intérieurs de la Richardais et du Montmarin, dans la Rance, offrant des fonds de 7 m., mais sur une étendue très restreinte. Le port de marée a 300 m. de long., 2;J0 m. de larg. et 785 m. de quais. Il y a 2 grues à bras, 8 à vapeur et 2 grils de carénage. La longueur totale des voies ferrées est de 10.850 m. Le port est desservi par la Rance maritime, prolongée au-delà de Dinan par le canal d'Ille-et-Rance, lequel est en communication à Rennes avec la Vilaine canalisée, le port de Redon et le canal de Nantes à Brest. Entrepôt réel.
En 1898 les entrées ont été : à Sainf-.Malo, dn 1.438 nav. avec 248. 4o9 t., coinpionant 772 nav. avec 204.481 t. venant de l'étranger, 15 venant des ports français avec 2.164 t. pour déchargement et C71 caboteurs avec 41.814 t.; à Saint-
Servan, de 5i5l nav. avec :i2.1l3 t., dont lijl venant de l'étranger avec 19.i:i;> t.
Les relations de Saint-Malo avec l'étranger par le long cours restent bornées à quelques import, de bœufs, de chevaux, de bois et de froment venant d'Amérique. En cabotage international, la navigation est assez active, surtout avec les pays du Nord pour les bois et avec l'Angleterre pour les houilles. En 1898 les import, ont été de 214.951 T. et les export, de 50.033. Saint-Malo n'étant pas un port de transit ou de transbordement, les variations du trafic à l'entrée sont presque uniquement subordonnées aux besoins des industries locales, lesquelles consistent en: une scierie mécanique, une fabr. d'agglomérés de houille, une Compagnie de tramways à vapeur et une fonderie consommant une grande quantité de charbon de terre, une fabr. d'engrais récemment établie. Les export, varient suivant le rendement plus ou moins satisfaisant des récoltes.
.\u 31 décembre 1898, l'effectif de la marine marchande du port était de 10 vapeurs jaugeant 130 t. et de 17G voiliers avec 11.183 t. Principales lignes de navigation fréquentant le port: Clievillote frères, de Dunkerque à Brest;'! Le Gualès de Mézaubran, du Havre au Légué; Rouxel, de Bordeaux à Saint-Malo; London and South-Western Railway Company, de Southampton et .lersey à Saint-Malo; Piprell, de (luernesey à Saint-Malo. En outre, le port est desservi par plusieurs lignes de vapeurs pour le transport , des houilles; la plus régulière (G voyages par mois) est celle de Cardift à Saint-Malo. J.a pêche côtière est pea importante. Les chantiers de construction travaillent activement, surtout pour les ports armant pour la pêche de la morue; en 1898, il a é'é lancé 9 trois-màts jaugeant 3.570 1.
Le I)ureau auxiliaire de la Banque de France, dirigé par la succursale de Rennes, a mis en recouvrement, en IflioO, 31.311 effets d'ensemble 12.600.542 fr., et escompté 3.918 effets pour 4.451.100 fr. Agence de la Société Générale.
Station terminus du chemin de fer dî l'Ouest se détachant à Rennes de la ligne de Paris à Brest.
Mouvement de la gare :
MarelianJiscs (Tonnes)
Kxpédilions Réceptions
Voyageurs Aii(iéparl A l'.Triivée 123.950 123.543 177.537 181.746
Prix du transport., par 1.000 kilog., de Paris à Saint- Malo : r>. V. 116 fr. 45, P. V. 58 fr. 85.
SAINï-AAZAlRE. (Loire-Infér.) Chef-lieu d'arr., ville maritime à l'embouchure de la Loire et à 60 kil. 0. de Nantes, par47» 16' 18" lat. N. et 4" 32'5' long. 0. de Paris. Pop. : 8.000 hab. en 1856, 19,626 en 1881, 30.813 en 1896. Tribunal et chambre de commerce.
Le port est situé sur la rive droite de la I.,oire et très près de son embouchure; il communique avec la rade par un chenal de 230 m. de long, et de 64 m. de larg. à son origine. Il n'existe pas d'avant-port; la rade est tellement sûre, même par les plus gros vents, qu'elle permet de s'en passer. Le bassin à flot, d'une sup. de 10 hect. 54 ares, est profond de 6 m. 20 à 7 m. 50 en morte eau ; sa profondeur sera portée à 8 m. 50; les quais ont 1.580 m. de long., dont 860 pour le commerce et 310 pour la Compagnie Transatlantique. Le bassin de Penhoët a une sup. de 22 hect. 45 ares et 2.145 m. de quais; c'est dans ses eaux que s'effectue le déchargement de la presque totalité des charbons et des bois. 11 y a 3 formes de radoub, longues de liJO, 140 et 120 m., un entrepôt réel des douanes et des magasins libres servant d'entrepôts fictifs.
En 1898, les entrées, ont été de 1.867 nav. jaugeant 902.000 t., savoir : 792 nav. venant de l'étranger avec
SAINT-MCOLAS
SAINT l'ALL
oit.OOO t. (doiil CM d'Angleterre avec ioG.OOO t., 48 d'Es- [Ki.sne avec iC.OOO t., 22 des Ktals-Lnis, côte de l'Océan Ailantiqne, avec ;}3.000 t.): 13 nav. venant des ports fiançais pour déchargement avec 11.000 t., 2^» ponr char- ^.'.iiient avec «3.000 t.; 1.037 caboteurs avec 197.000t. An 31 décembre 181)8, la flotte marchande du port était de :;i vapeurs de JC.4X8 t. et de 27 voiliers do 1.206 t.
L'ensemble du trafic avec l'étranger, qui était, en 1837, (le 30.000 T. de marchandises à l'import. et de 8.000 à l'export., atteint aujourd'hui l.liS.OOO T. à l'entrée et 130.375 à la sortie. En 1898, le port a reçu 2.365.000 qx métriques, dont: l.liti.OOO en houille et coke, 352.000 en '-riins et farines de froment, 96.000 en terres et pierres
; vaut aux arts et métiers, 78.000 en bois communs; il a .pédié 569.000 qx métriques, dont 116.000 en matériaux a bâtir, 58.000 en fers et aciers, 42.000 en vins, 40.000 en bols communs.
Les principales lignes de navigation ayant lenr point de départ à Saint-Xazaire, ou y faisant escale, sont les lignes : du Mexique, de la Colombie, des .\ntilles (services postaux de la Compagnie Transatlantique), de la Guyane, de Madagascar, de la Réunion ou de la Nouvelle-Calédonie, de l'Allemagne, de la Belgique, de r.A.ngleterre, du Portugal, du Maroc, de la Tunisie, de l'Algérie et des ports français de la Méditerranée et de l'Océan.
Saint-Nazaire possède des industries prospères. Il y existe deux chantiers de constructions navales appartenant, l'un à la Société des Ateliers et Chantiers de la Loire, l'autre à la Compagnie Transatlantique : ils ont lancé 2 navires jaugeant 6.004 t. en 1897 et 3 nav., d'ensemble 10.966 t., en 1898. — Les Forges de Trignac, qui occupent 1.600 ouvriers, importent annuellement 1.240. (XX) qx de minerai de fer, 40.000 de fonte brute d'affinage et 6.000 de silico-spiegel et de ferro-manganèse; leur production moyenne est de 400.000 qx de rails en acier, 310.000 de tôles, 180.000 de fonte brute, 110.000 de lingots d'acier, 75.000 de fers en barres et 50.000 de cornières et profilés d'acier. — 4 usines à briquettes ont fabriqué 170.000 T. d'agglomérés. En outre, o scieries mécaniques, ateliers de constructions mécaniques, fonderies, une minoterie, une usine pour ! agglomération des minerais.
En 1900, le bureau auxiliaire de la Banque de France, dirigé par la succursale de Nantes, a mis en recouvrement 21.075 effets pour 8.460.000 fr. et escompté 272 effets pour .(iXI.OOO fr. Agence de la Société Générale.
Station du chemin de fer d'Orléans sur la ligne de Paris an Croisic. .Mouvement de la gare :
Voyageurs Marchandises (Tonnes)
Au dépnrt A l'arrivée lixpédit. Récept.
ISsr, 135.220 132.008 267.683 68.097
lîSlW 218.085 217.281 338.675 80.627
Saint-Nazaire est relié à Châteanbriant par une ligne du chemin de fer de l'Ouest.
Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Saint- Xazaire : C. V. 133 fr.80, P. V. 59 fr.90.
BiuLiOGUAPHiE. — Direction générale des Douanes : Tableau de la navigation. Notice sur le port de Saint-Nazaire, 1899. — Chambre de commerce de Saiot-Nazaire : Compte iciidu des travaux, annuel.
SAIXT-XICOLAS. Ville industrielle de la Belgique. Chef-lieu d'arrond. de la Flandre orientale, principale commune de ce jardin qui porte le nom de Pays de Waes. Elle est reliée aux grandes lignes de chemins de fer par le service de l'État Gand- Anvers, par le pays de Waes, par les chemins de fer Termonde-Saint-Nicolas et Malines-Ternenzen. La ville de Saint-Nicolas a une étendue territoriale de 2.757 hect., doat 121 bâtis. Sa pop. était en
1856 de 21.780 hab., en 1899 de :{0.152. Elle a des fabr. de cheviottes, de draps, de flanelles et de châles foulés et gaufrés, occupant 1.800 ouvriers; les produits s'exportent surtout en .Angleterre et en Hollande. 6 fabr. avec 1.200 ouvriers produisent des étoiles d'ameublement, des tapis de table et des courtepointes pour le pays et pour l'étranger. La bonneterie occupe beaucoup de femmes. 3 fabr. de tapis donnent du travail à 300 ouvriers.
La fabr. des cigares a fait des progrès considérables depuis 25 ans. Elle y a été introduite à la suite des grèves d'Anvers. Là, les exigences des ouvriers ont obligé les industriels à chercher ailleurs une population ouvrière plus soucieuse de l'harmonie des intérêts des employeurs et des employés. On installa des fabr. à Saint-Nicolas; il y en a aujourd'hui un grand nombre, dont 4 occupant 2.000 ouvriers.
La saboterie d'orme et de saule exporte en Hollande et en Allemagne. Saint-Nicolas possède quelques fabriques travaillant pour le Congo et fournissant des tissus de coton, des fantaisies, des conserves alimentaires: on y trouve aussi un atelier de construction d'automobiles, etc. L. S.
S.VIXT-OMER. (Pas-de-Calais.) Chef-lieu d'arr. situé sur l'Aa, à l'embouchure du canal de Nenflossé, à 23 m. d'au, et 63 kil. N.-O. d'Arras, par 50" 44' 53* lat. N. et 0» 5' 3' long. 0. de Paris. Pop. : 21.556 hab. en 1881, 21.481 en 1896.
Raffineries de sel : fabr. de savons, de chaussures, de pipes, de sucre indigène, grandes fabr. de lingerie; brasseries, distilleries. Tribunal et Chambre de commerce.
.Succursale de la Banque de France, ouverte en 1899 : 15.280.000 fr. d'affaires (la 96*), dont 5.526.000 en effets escomptés, 16.458.800 en 1900 (également la 96'), dont 5.690.400 en effets escomptés.
Station du chemin de fer du Nord sur la ligne de Lille à Calais, sur Boulogne et Bergiiette. Mouvement de la gare :
Voyageurs Marchandises (Tonnes
au départ Exp. G.V. Exp.etrécept. P.V.
Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Saint- Omer (267 kil.) : G. V. 86 fr. 30, P. V. 42 fr. 55.
SAiXï-OL'EX. Ville industrielle du départ, de la Seine, près de la rive droite de la Seine, à 2 kil. N.-O. de Paris, 2 kil. S.-O. de Saint-Denis et 35 m. d'au. Pop. : 30.715 hab. en 1896. Port actif: docks importants. Saint-Ouen est rattaché à la succursale de la Banque de France à Saint-Denis.
.\teliers de constructions mécaniques, de serrurerie, d'ébénisterie ; fabr. de savons, de parfumerie, de produits chimiques, de vernis, de bâches et toiles cirées, decaoutchouc, d'encre d'imprimerie,de feutre; verrerie ; distilleries. La grande raffinerie de sucre de Saint-Oueu est fermée (mars 1901).
Stations du chemin de fer du Nord pour la Plaioe-Saint- Denis et Clichy. .Mouvement des gares en 1899 :
ToTa;ears larckiodises (Toiies) au départ Expédit. hf. dtietfU S'-Ouen-les-Docks et garage G- V. p. v.
de S'-Onen (Seine) 56.371 » 585.000
S'-Onen-les-Docks quai de
Seine 72.433 i s
Pont-de-Saint-Ouen 78.351 » »
S'-Ouen-les-Docks transit.. » ■ 91.200
SAIXT-PAUL. Ville des États-Unis, capitale de l'État de Minnesota, sur le Mississipi, à la tête de la navigation, à 3.540 kil. en amont de l'embouchure, à ^4 m. d'au, et 1.450 kil. N.-O. de Wa-