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Principes d'Économie politique, ch. IV

SALAIRES

SALAIRES

1\. le Salaire intégral et le Surtravail. — C'est une conséquence de la loi da snrtravail de Karl .Marx. Je cite textnellement' :

Le capital constant consoinnié dans l'acte de la prodaction sous forme d'usure de machines, de matières auxi- j liaires et de matières premières, reparaissant dans le pro- ; doit sans lui ajouter de nouvelle valeur, peut être éliminé dans le calcul pour trouver le taux de la plus-value. Le capital variable consacré à l'achat de la force de travail étant au contraire le créateur de la plus-value, il est évident que c'est le rapport de la plus-value au capital variable qui détermine le taux de cette plus-value : on p/v, p représentant la plus-value et t; le capital variable.

Nous avons vu que l'ouvrier, pendant une partie du temps qu'exige une opération productive donnée, ne produit que la valeur de sa force de travail, c'est-à-dire la valeur des subsistances nécessaires à son entretien. Le milieu dans lequel il produit étant organisé par la division spontanée du travail social, il produit sa subsistance, non pas directement, mais sous la forme d'une marchandise particulière, sous la forme de filés, par exemple, dont la valeur égale celle de ses moyens de subsistance ou de l'argent avec lequel il les achète. La partie de sa journée de travail qu'il y emploie est plus ou moins grande, suivant la valeur moyenne de sa subsistance journalière ou le temps de travail moyen exigé chaque jour pour le produire. Lors même qu'il ne travaillerait pas pour le capitaliste, mais seulement pour lui-même, il devrait, toutes circonstances étant égales, travailler en moyenne, après comme avant, la même partie aliquote du jour pour gagner sa vie. .Mais comme, dans la partie du jour où il produit la valeur quotidienne de sa force de travail, soit 3 fr., il ne produit que l'équivalent d'une valeur déjà payée par le capitaliste, et ne fait ainsi que compenser une valeur par une autre, cette production de valeur n'est en fait qu'une simple reproduction. Je nomme donc « temps de travail nécessaire» la partie de sa journée où cette production s'accomplit et « travail nécessaire» le travail dépensé pendant ce temps: nécessaire pour le travailleur, parce qu'il est indépendant de la forme sociale de son travail; nécessaire pour le capital et le monde capitaliste, parce que ce monde a pour base l'existence du travailleur.

La période d'activité qui dépasse les bornes du travail nécessaire coûte, il est vrai, du travail à l'ouvrier, une dépense de force, mais ne forme aucune valeur pour lui. Elle forme une plus-value qui a pour le capitaliste tous les charmes d'une création ex nihilo. Je nomme cette partie de la journée de travail, temps extra, et le travail dépensé en elle snrtravail. S'il est d'une importance décisive pour l'entendement de la valeur en général de ne voir en elle qu'une simple coagulation de temps de travail, que du travail réalisé, il est d'une égale importance pour l'entendement de la plus-value de la comprendre comme une simple coagulation du temps de travail extra, comme du travail réalisé. Les différentes formes économiques revêtues par la société, l'esclavage, par exemple, et le salariat ne se distinguent que par le mode dont ce snrtravail est imposé et extorqué au producteur immédiat, à l'ouvrier.

Le taux de la plus-value est donc l'e.xpression exacte dn degré d'exploitation de la force de travail par le capital ou du travailleur par le capitaliste.

Et dans un exemple qu'il cite il conclut : « Pour une journée de dis heures, le travail nécessaire = 3 h. 21 33 et le surtravail = 6 h. 12 33. »

Conclusion simple: plus l'ouvrier travaille longtemps, plus le patron gagne.

Par conséquent, pour réduire l'exploitation de l'ouvrier par le patron, le législateur doit « réduire les heures de travail, de manière à les ramener au travail nécessaire ».

Les faits sont tellement en contradiction avec ces affirmations, qu'Engels, lui-même, a été obligé de reconnaître que « la valeur n'apparaît pas dans

1. Karl Marx, le Capital : extraits faits par Paul Laiargue (Guillaumin, édit.).

l'échange des marchandises suivant le mode capitaliste. Ce n'est pas nn phénomène empiriqae, mai»un phénomène logique, un phénomène de pensée ». En un mot, la théorie de Karl Marx ne repose sar aucune base objective. Ce n'est qu'une couceptioD subjective.

Cette conception de Karl .Marx est traduite de la manière suivante par le socialiste qui vent prouver que a le patron est un voleur » :

— Si, après avoir fait une paire de souliers, je veux la racheter pour le prix qui m'a été payé, cela m'est impossible. La part de bénéflce est prélevée sur mon salaire. Le patron me vole. C'est un parasite qui vit à mes dépens.

Le socialiste compte ce que prélève le patron sur le salaire de chaque ouvrier; et, par ce calcul, il établit qu'il suffit d'avoir beaucoup d'ouvriers pour avoir de gros bénéflces.

Si l'industrie était réduite à cette donnée si simple, il suffirait d'y engager des capitaux et d'embaucher le plus grand nombre d'ouvriers possible pour y faire fortune à coup sûr.

Pourquoi donc les industriels ne cessent-ils de s'efforcer de substituer la machine au travail humain ?

Pourquoi donc y a-t-il des industriels, même gros capitalistes, qui se minent, tandis que d'autres prospèrent?

X. Limitation des heures de travail et Slinimuui de salaires. — Cette conception théorique aboutit à deux solutions pratiques : la limitation des heures de travail et la fixation d'un minimum de salaires. (Voy. Tr.vv.\il.)

Les ouvriers belges ont obtenu la flxation de ce minimum de salaires dans les travaux exécutés pour le compte des municipalités ou de l'État. En France, après des efforts pour le faire fixer par le cahier des charges de la ville de Paris, on est arrivé aux décrets du 10 août 1899 sur les Conditions du travail dans les marchés passés au nom de l'État, des départements et des communes.

L'art. 1" dit que les cahiers des charges devront contenir des clauses par lesquelles l'entrepreneur s'engagera, entre autres, u à payer aux ouvriers un » salaire normal, pour chaque profession, et dans » chaque profession pour chaque catégorie d'ou- » vriers, au taux couramment appliqué dans la ville » ou la région dans laquelle le travail est exécuté ».

Si on analyse cette stipulation, on constate qu'elle revient à dire que les entrepreneurs devront payer à leurs ouvriers un salaire sans lequel ils ne pourraient en trouver. Ce décret impose un truisme. Il stipule une condition que les entrepreneurs étaient obligés d'observer, en vertu de la loi de l'offre et de la demande, et qu'ils continueront d'observer pour le même motif.

Seulement, l'art. 3 oblige l'administration à faire des tarifs: ces tarifs pourront être révisés, et « une révision correspondante des prix du marché ponrra être réclamée par l'entrepreneur » : de sorte que le caractère forfaitaire de l'adjudication disparait et que les devis primitifs sont soumis aux aléas résultant « des revisions de salaires ».

Si le cahier des charges fixe le taux du salaire, logiquement il devrait fixer aussi le taux d'achat des matériaux : on n'est pas encore allé jusque-là.

Yves Gcyot.

Bibliographie.— Y'res Gnyot, la Science économique.

SALFORD

SALICYLATES

l'Économie de l'effort. — Paul Beauregard, Théorie du salaire. — Schloss, Methods of industrial remnneratiov.. — Scliœnhof, Politics of high salaries. — Statistiques (lu salaire pnliliées par l'Office du travail. — Tlie Labour Gazette (Angleterre).— Tlw Bulletin of Department of labour (États-Unis).— Annual abstract of foreign Labour Statistics (lioard of ïrade. Labour departiDcnt).

S.VLAiSONS. On donne le nom de salaisons aux viandes ou autres parties des animaux qui, lortement salées, se conservent ainsi un temps assez long. (Voy. Conserves alimentaires. Viandes salées.) On désigue plus spécialement comme fabricants de salaisons les industriels qui s'occupent de la préparation eu grand de la viande de porc. (Voy. Jambons, Laud.)

SALEl'. (Voy. Amidons et Fécules, Légumes.) Substance végétale alimentaire qu'on tire des tubercules de plusieurs Orchis et qui se présente couramment dans le commerce en bulbes desséchés.

Quand on veut s'en servir, on pulvérise ces bulbes en les humectant légèrement et on délaye en faisant bouillir cette poudre dans du lait ou du bouillon. Ou l'ordonne souvent aux malades et aux convalescents, en potages ou bouillies. On le vend aussi, comme aliment reconstituant, mélangé au chocolat. Le salep vendu en poudre est souvent additionné d'une autre fécule; on le reconnaît à une moins grande facilité de se prendre en gelée consistante, comme le fait le salep de bonne qualité, même avec une quantité d'eau relativement grande.

Pour le commerce, voy. Sagou, les statistiques officielles conlondant le sagou, le salep et autres fécules exotiques.

S\LFOUl). Ville située sur la rive gauche de de l'Irwell, unie à Mauchester, dont elle fait pratiquement partie, par 12 ponts; de nombreuses communications sont établies entre Salford et Manchester (voy. ce mot) ; la Cité et le Borough ont eu grande partie les mêmes intérêts, les mêmes occupations et les mêmes affaires. Les principales industries de Salford sont la filature et le tissage du coton: il y a également de grands établissements pour les travaux d'ingénieur. Dans Chapel Street, on voit une belle rangée de maisons de commerce appartenant à la Bouding Warehousing Co Ld, audessous sont de vastes celliers pour vins et spiritueux. La plupart des dépendances sont à l'épreuve du feu et toutes sont agencées, pour l'entrepôt des marchandises passibles de droits, conformément aux exigences des inspecteurs de la Douane.

Le marché de Salford pour la vente en gros du bétail est aussi un des plus importants du pays. Le « Salford Royal Technical Institute», ouvert eu 1896, est une belle et vaste construction, érigée par la (i Corporation » et qui a coîité oo.OOO liv. sterling. Plusieurs laboratoires et ateliers fournissent une instruction complète; on y enseigne les principes scientifiques des principales industries du district; les classes ont lieu le jour et le soir. En 1897, il y avait l.oOO étudiants réguliers.

La population de Salford était en 1871 de 124.801 hab., en 1881 de 176.233, et en 1891 de 198.136.

Salford est relié à toutes les parties de l'Angleterre par les chemins de fer du London and Northwestern, du Lancashire and Forbeshire et de l'East Lancashire, et le transport par eau est assuré par le canal de Bolton et Bury, l'Irwell et le canal de Manchester, qui possède de vastes docks à Salford.

L'Union Bank de Manchester et Salford Bank, Manchester and Liverpool District Banking Company Ld et la Paris-Bank ont des succursales à Manchester.

Salford possède une « Corporation » qui administre les affaires municipales, contrôle les impôts et la police. Fréd.-L. Dawson.

SALICOQUE. Sorte de crevettes, dont le corps est arqué et comme bossu, à téguments minces et peu résistants. Une fois salées, elles font l'objet d'un commerce appréciable. (Voy. Homards, Palémons.) SALICYLATES. Sels de l'acide salicylique. L'acide salicylique, ou acide orthoxybenzoïque {C H^O') se rencontre dans les fleurs du Spira^a ulni aria et dans l'essence de wintergreen ou huile de gaulthérie, sous forme d'éther méthylique ou salicylate de méthyle. C'est un acide phénol que l'on retirait autrefois de l'essence de wintergreen en saponifiant par la potasse et décomposant par un acide le salicylate de potasse ainsi obtenu. Aujourd'hui on l'obtient en grand en faisant agir, sous pression, l'acide carbonique (CO*) sur le phénate de sodium; il se forme du salicylate de sodium que l'on traite par l'acide chlorhydrique; l'acide salicylique se dépose, et on le purifie par distillation à l'70" ctg. dans un courant de vapeur d'eau, qui ne l'attaque pas; il fond à 159" ctg. et se présente sous forme de longues aiguilles cristallines. (Voy. Essences chimiques. Essences de parfumerie.)

Dans le commerce, on le rencontre à l'état pulvérulent, blanc, à odeur aromatique faible, à saveur styptique et brûlante; il est très peu soluble dans l'eau froide, uu peu plus dans l'eau chaude, soluble dans l'alcool et l'éther; chauffé brusquement vers 230° ctg., il se décompose en acide carbonique et phénol. Son réactif et celui des salicylates est le chlorure ferrique, avec lequel il donne une coloration violette intense. L'acide chlorhydrique et l'azotate d'argent donnent un précipité blanc.

L'acide salicylique fournit : avec les bases, des salicylates, dont les plus employés sont les salicylates de soude, de litliiue, de bismuth, d'ammoniaque et de quinine; avec les alcools, des éthers, comme le salicylate de méthyle de l'huile de gaulthérie; avec les phénols, des éthers aussi, comme le salicylate de phényle ou salol. Parmi les autres dérivés il faut mentionner : la combinaison d'acide acétique et d'acide salicylique, ou acide acétyl-salicylique, couuu sous le nom û' aspirine, et la combinaison de cet acide acétyl-salicylique avec l'antipyriue, ou acétylsalicylate d'antipyrine, connu sous le nom d'acélopyrine, etc.

L'acide salicylique, les salicylates et les dérivés divers sont employés en grand en médecine comme antiseptiques, antipyrétiques et analgésiques, et en chirurgie (sous forme de salol surtout) pour le pansement des plaies et l'antisepsie des régions et cavités. Toutefois, malgré l'énorme consommation qui a été faite de ces produits, on tend aujourd'hui, en raison de leur toxicité, de leur action dangereuse sur les reins et le tube digestif, à leur préférer des médicaments moins nocifs.

On a beaucoup employé, de 187ii à 1887, l'acide salicylique en vue d'assurer la conservation des matières alimentaires. (Voy. Conserves allmentaires. Lait.) D'abord au prix de 300 fr. le kilog., il était tombé à 2ii fr., lorsque par voie de synthèse on était arrivé à en produire facilement de grandes quantilés. Mais le Comité consultatif d'hygiène de France

SALIXDRES

SALMONIDÉS

ImportatioDs. J ^^""l- ExporUUons. j ^Jf^'

a condamné à plasiears reprises le salicylage des matières alimentaires (octobre !8T7, novembre 1880, août 1882, jain 1883 et juin 1885), de même qae l'Académie de médecine, qui en a demandé la prohibition en 1887. D' J. L.\cmomer.

SALIN DE BETTERAVES. Le $alin de b^terate est le produit de la calcination des vinasses oa résidus de la distillation des mélasses de betterave. Il contient à la fois da carbonate et du sulfate de potasse, du chlorure de potassium et do carbonate de soude. On en extrait ces sels par des procédés appropriés. La production annuelle en est évaluée à plus de 30.000 T. pour la France seule.

Commerce. — Voici les cbillres d'imporU et d'export. (C S.) des salins de betteraves pour les années 1896, iS99 et 1900, en kilog. et fr. :

âi.6i2 1(6.352 42.156

Les 1/3 de nos import. Tiennent de Belgique, le reste d'.\llemagBe : nos export, sont, dans les mêmes proportioBS à pen près, à destination des mêmes pay?.

Douanes. — I^ salin de bellerare paye à l'entrée en France 0 fr. 13 les 100 kilo;, brats. y compris la taxe de compensation des frais de sarreillance des fabriques de sonde.

SALLXDRES (Gard), à 9 kil. d'AIais et 6Si de Paris, sur la ligne du Teil à .\.Iais. Pop. : 2.562 hab. en 1900. Siège central de la Compagnie des Produits chimiques d'AIais et de la Camargue, qui a son siège social à Lyon et dont les établissements industriels consistent en : 1* on salin à Giraod (Camargue^, avec usine pour le traitement des eaux-mères; 2* une usine de produits chimiques à Salindres; 3» une usine électro-métallurgique à Caljpso, près Saint-Micbel-de-.Maurienne, pour la fabrication de l'aluminium. La Compagnie possède en Camargue pins de 20.000 hect., dont 5.000 sur la rive droite du Grand-Rhône, en face de Port-Saiat-Loois-da- Rbône, forment le salin de Girand, la plus grande unité salinière des côtes méditerranéennes. La Société Solvay a installé sur des terrains contigns ane usine de fabrication de la soude à l'ammoniaque, à laquelle le salin de Girand fournit le sel sous forme de saumure. A côté de ses salins, la Compagnie a planté ^0 hect. de vignes. Elle a créé là, depuis 1860, un centre industriel de 2.000 hab., et motivé la construction, dans cette région jadis déserte, de chemins de fer en exploitation depuis 1893. he salin de Girand produit depuis plusieurs années 150.000 T. de sel par an, et c'est le seul, en France comme à l'étranger, qui poursuive l'industrie salinière jusqu'à l'extraction industrielle des sels de potasse et de magnésie par les procédés Balard.

Par ces procédés, les eanx-mères du sel marin fournissent du sulfate de magnésie, du chlorure de potassium et du chlorure de magnésium. Lorsque les eaux de la mer sont arrivées à 25*6 B., elles sont saturées de sel marin, qu'elles déposent en continuant à s évaporer; mais elles se saturent en même temps des autres sels qu'elles renferment. Jusqu'à 35* B., le dépôt est formé de sel marin seul ; mais alors les eaux sont également saturées de sulfate de magnésie, et à partir de 32* B., elles déposent du sel marin pendant le jour et du sulfate de magnésie pendant la nuit, .\insi se formentlescoucbessalines successives qu'on appelle sel Hiûrfe.Qnand le liquide a atteint 35* B., il constitue les eaux-mères, ma-

tière premièrede la fabrication du chlorure de potassium, dont elles contiennent 40 grammes par litre.

On obtient ce chlorure de potassium par on procédé spécial : concentration dans on foor Porion à la temp.de 90', précipitatioo do sulfate de magnésie à l'état anhydre par addition de chlorure de magnésium concentré et chaud, dédoublement do chlorore de magnésiom et de potassium qoi restait dans le liquide, et obtention du chlorure de potassium sous forme de précipité greno très dense. Ce procédé a rendu possible et rémonératrice l'extraction du chlorure de potassium des eaux de la mer, malgré la concorreoce des mines de Slassfort. Voy. Potasse (Sels de). La prodoction de ce chlorure à Giraod, qui est en 1901 de 1.800 T. par an, va être portée à 2.500.

L'usine de Salindres est une fabriqoe de sonde travaillant parle procédé Leblanc (voy. Soude Sel$ de) ; elle utilise l'acide chlorhydrique pour la fabri:rationdo chlorore de chaux et des chlorates. Elle obtient le chlore par l'application de la réaction Deacon (combostion, par l'oxygène de l'air, de l'hydrogène de l'acide chorhydrique,, mais avec on modui operandi on peo différent. La fabrication des chlorates atteint 1.200 T. par an.

La même usine produit du soufre par un procédé spécial de traitement des marcs de sonde et des « eaux jaunes » qu'ils abandonnent par exposition à l'air et à la ploie, et qui contiennent du polysulfore de calciom et de l'hyposulGte de chaux. Ces e eaux jaones », portées à la temp. de 80*, sont traitées par insufflation d'air d'abord, puis par l'acide chlorhydrique. La quantité de soufre ainsi régénéré est de 3.500 kilog. par jour, soit 1.^0 T. par ao.

Salindres produit aussi, depuis 5 on 6 ans, plus de 3.000 T. de sulfate de cuivre par an.

Cet établissement avait le monopole de la fabrication de l'alominiom par la voie chimique (procédé H. Sainte-Claire Deville) ; mais, en 1889, l'électrolyse permit d'obtenir ce métal beaoconp plus économiquement. (Voy. .\LCMiMCM, EUKCTRO-CHDnK.)

Aussi la Compagnie a-t-elle acqois, en 1897, l'osine de Calypso, près Saint-Michel-de-Maurienne; celleci possède une force aménagée de 3.600 chevaux, qoi va être portée à 12.000 ou 15.000. On y produit l'aluminium suivant le procédé de Hall, c'est-à dire par l'électrolyse de l'alomine pore dissoote dans on bain de floorores tenus en fusion par la chalenr de l'arc électriqoe. Qoant à l'alomine pore, on la prépare en attaquant le baoxite (hydrate d'alomine ferrifère que l'on trouve notamment à Baux i'Bonches-dn-Rhône) par le carbonate de soude, en lessivant la masse et en précipitant par l'acide carbonique l'alumine hydratée, qui est ensuite calcinée au rouge.

SALLXES. Lieux d'où Ton extrait le sel, soit mines de sel gemme, soit marais salants.

On désigne aussi commercialement sons ce nom certaines espèces de salaisons, en particulier de poissons : morue salée en vert ou sêcbée, harengs salés, harengs saurs ou fumés, maquereaux et saumons salés, sardines et anchois salés et pressés. Nous renvoyons à ces divers mots, puis à CoNSEaves

ALUIEXTAIRES, PÈCHES, PoiSSONS.

SALIXOMÈTRE. V. .ARÉOMÈTRE.

S.UJIOXIDÉS. (Voy. SAtsios.) Les Salmonidés sont des poissons malacoptérygieiui abdominaux. Lear existence est en partie maritime et en partie

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