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SALVADOR

Commerce extérieur.— Les import, se sont élevées de 37 366.000 fr. en 1898 à 5i.599.000 en 1899, donl 13.350.000 de la Grande-Bretagne, 13.370.000 d'.Vntriche-Hongrle, 10.383.000 de France, 6.729.000 d'IUlie, 2.200.000 d'.\llemagne: sartout en : fils et lissns (24 millions), prodoils de l'industrie métallargique (5.921.000), farines (4.505.000, dont 3.542.000 de France), sncre (3.383.000), alcools (1.334.000).

Les export, ont été de 17.818.000 fr. en 1898, snrtont en : céréales 6.300.000 fr., peanx 3.103.000, opium 2 millions 700.000. cocons 2.600.000, farines et sons 1.200.000, Ubacs 520.000, graines de pavot 450.000. La part de la France a atteint 2.166.000 fr., dont : 521.000 en cocons, 269.000 en blé, 246.000 en fenoail, 242.000 en peaux, 146.000 en œufs, 127.000 en son. En 1899, les export, se sont élevées à 32 millions 715.000 fr., dont 6.000.000 en peaux, 2.640.000 en blé, etc.

Tribunal français. Chambre de commerce.

Point de départ d'nn chemin de fer pour la grande ligne de Constantinople à l'Europe Centrale.

Établissements financiers.— Succursale de la Banque Impériale ottomane. Banque de.Salonique, au capital do 4 millions de fr.

Usages commerciaux. — «Se soldent : an comptant contre livraison des connaissements: les sucres, cafés, riz, indigo, cochenille, colon filé, c'est-à-dire les produits coloniaux; par crédit ouvert auprès d'éUblissements financiers de l'étranger, à trois mois de la présentation du document : les cuirs secs et en général tous les articles extra-européens ; par acceptation de 3 à 6 mois de terme, suivant la solvabilité du client, payable au cours d'échange à vue sur Paris : les objets manufacturés, les lainages, ^■es soieries, etc.

» Dans le cas où, pour le règlement d'un différend survenu entre l'expéditeur et le destinataire, l'affaire devrait aller en justice, elle serait portée devant les tribunaux ottomans si le défendeur est indigène, et devant le tribunal du consulat dont celui-ci relève, s'il est étranger. Pour éviter les inconvénients d'un procès, il est d'usage, lorsqu'une contestation s'élève, de recourir à un arrangement moyennant une bonification proportionnée à la perte subie ; si ce procédé ne donne pas satisfaction an destinataire, on soumet le litige à un arbitrage amiable qui fixe, en dernier ressort, le montant de l'indemnité à accorder on de la réduction qu'il y a lieu d'opérer. Pour suivre ces négociations, il est indispensable à nos exportateurs d'avoir sur place un représentant. En ce qui concerne les recouvrements, il est préférable de les faire opérer par l'intermédiaire des banquiers. » {Ann. Comm. Ext.)

Les succès obtenus par nos concurrents viennent surtout de l'habitude qu'ils ont adoptée d'établir leurs prix franco-bord Salonique, alors que la plupart des maisons françaises s'obstinent à ne traiter que pour livraisons faites à l'usine ou aux dépôts du vendeur. {Mon. off. du Com. du 22 novembre 1900.) Abkl Ravier.

S.VUPÈTRE. V. NiTR.\TES, Poudres.

S.\LSEP.\REILLE. Plante de la famille iesSmilacées, dont on distingue diverses espèces : la S. officinale, du bord du fleuve des Amazones, la S. médicinale, de la Vera-Cruz; la S. syphilitique, de l'Amérique tropicale; la S. papy racée: la S. parampuy, enfln quelques espèces européennes employées sous le nom de S. d'Italie. L'analyse des cendres de la salsepareille donne du carbonate, du snlfate et du phosphate de potasse, du chlorure de potassium, du carbonate de chaux, des phosphates de fer et d'alumine, etc. On a retiré de l'écorce une substance particulière que l'on a nommée salseparine ou sucilanine (Ô* H'^ 0').

La racine de salsepareille a été, autrefois, très employée comme sndoriOque. On l'administre en poudre, en tisane, en sirop, en vin, en extrait.

SALVADOR (République du). Un des cinq Étals de l'Amérique Centrale. Limites : au N.-E., républ.

de Honduras; an S.-O., l'océan Pacifiqoe; aa N.-O., répub. de Guatemala. Longueur 2ffî kil., largeur moyenne 85; sup. : 19.000 kil. carrés; pop. : 800.000 hab., de caractère enjoué, hospitalier, plein d'initiative. Quoique le plus réduit comme territoire de toute r.\mérique, ce paysen est le plus dense (50 hab. env. par kil. carré). Climat : chaud (28* moy.) à la côte du Paciûque, tempéré (18* moy.) sur les chaînes de l'intérieur, sain partout. Le cours do plus grand rio, le Lempa, est de 180 kil. Saisons : été, sèche (nov. à avril): hiver, pluvieuse (mai à oct.).

Nombreux gisements miniers, pour la plupart irrégulièrement exploités. Culture assez régulière de tous produits tropicaux et tempérés; progrès dans celle du caoutchouc, des céréales et du coton (ce dernier primé par le Gouvernement d'une piastre argent pour chaque quintal de bonne qualité exporté : minimum exporté, 100 qx).

Le mouvement commercial est très actif, snrtont au moment de la récolte du café (production de 1900 : 464.000 qx de 46 kilog. : provinces de Santa- Ana, Santa-Tecla, Santiago-de-Maria) et de celle de l'indigo (production annuelle, 6.000 snrons de 75 kilog. : foires annuelles de Chalatenango, San-Vicente, San- Miguel et Sensnntepeque).

Import. : cotonnades, farines, quincaillerie, vins, comestibles, spiritueux, drogueries, papier, articles de bureau, provenant d'.\ngleterre (40*/o), France (17V.), États-Unis (16 3 4 •/.), Allemagne (16 1/4V.), Italie, Espagne, Mexique, etc. (10V,),ponr une valeur (en 1896) de 5.144.720 pesos ou piastres (de i fr. 30), en décroissance actuellement. Le tarif douanier d'octobre 1900 est plus favorable aux produits français. Export, (en 1891) : total, 7.072.578 pesos, dont : 4.806.428 de café, 890.093 d'indigo, 246.013 de tabac, 243.945 de sncre, 884.095 de baume (voy. ce mot) destiné à Hambourg; cuirs, caoutchouc, riz, maïs, amidon, barres et minerais d'or et d'argent, bois jaune, acajou, rebozos, etc., à destination : des États-Unis, d".\ngleterre, de France, d'.\llemagne, d'Italie, d'Espagne: elles décroissent un peu (1900). Les douanes d'.\cajntla, la Libertad, la Union rendent environ 4 à 5 millions de piastres par an.

Bndget annuel pour 1900 : dépenses : 5.201.720 pesos; recettes : 4.992.520: déficit prévu : 209.200. La dette publique intérieure est d'environ 4.000.000 de pesos; la dette publique extérieure est éteinte, mais une subvention annuelle de 24.000 Uv. st. est due, de 1900 à 1920, à la C" du Salvador Railroad de Londres, constructrice du chemin de fer à Santa-.\na. Banques installées à San-Salvador, Santa-.\na, San-Miguel, etc. : London Bank of Central .America limited (siège : Londres, cap. aut. 600.000 liv. st.). Banco Salvadoreûo (siège : San-Salvador, cap. aut. 6.000.000 de pesos). Banco Occidental (siège : Santa- Ana, cap. aut. 1.000.000), Banco agricola comercial (siège: San-Salvador, cap. aut. 5.000.000). Tontes les monnaies du monde, en or et argent, ont en principe cours au Salvador, sauf celles d'argent titrant moins de 900 millièmes: mais en fait celles du Chili, du Pérou, du Guatemala et du Honduras y circulent seules; pas de papier-monnaie à cours forcé: le seul billet de banque en circulation est remboursable à présentation, en argent: la seule monnaie légale, l'étalon monétaire, est le peso ou piastre de 25 gr. aux 900 millièmes, subdivisé en 4 réaux, 2 réaux, 1 réal et médio réal : il en a été frappé 5 millions 1/2.

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