SANGSUE
lion 133.000, îles du Pacifique 938.000, Belgique 633.000, États de l'Est de l'Union 3.885.000.
Les import, consistent surtout en: soiebrute,9.742.000dn Japon et 4.975.000 de Chine en 1899, sucre des îles Hawaï 11.164.000, café de l'Amérique Centrale 2.265.000, charbon de la Colombie Britannique 447.000, riz 49.217.000 liv. angl., coton, etc. ; les export., en blé, farine, orge, avoine, vins, fruits, bois.
Les import, en numéraire et métaux précieux ont été de 37.492.000 dollars en 1898 et 17.267.000 en 1899, dont 12.454.000 d'Australie et 2.845.000 du Mexique ; les export., respectivement, de 14.073.000 et 13.615.000, dont 7.087.000 à Hong-Kong et 2.836.000 à Honolulu.
Les import, françaises sont passées de 1.373.000 dollars (de 5 fr. 18 ) en 1891 , à 630.000 en 1897, 530.000 en 1898 et 908.000 en 1899, principalement en objets d'art, soieries, dentelles, cotonnades, vins de Champagne, eaux-de-vie et liqueurs, livres, gants, plumes, métaux. Les export, pour laFrance ont fléchi de483.000 dollars en 1897 à 11.000 en 1898 et 2.000 en 1899.
Navigation. — Le port est accessible aux nav. du plus fort tonnage. Il y a 36 wharfs et 10 quais d'embarquement formant ensemble une longueur totale de 7 milles environ et recevant annuellement près de 5 millions de T. de marchandises; il existe en outre 4 bassins de radoub.
Les entrées ont été : en 1898 de 317 vapeurs avec 576.000 t. et de 456 voiliers avec 482.000 t., en 1899 de 437 vapeurs avec 799.000 t. et de 423 voiliers avec 437.000 t. Voici le classement à l'entrée, en 1899, par principaux pavillons : américain 646.000 t., anglais 402.000, hawaïen 61.000, norvégien 56.000, japonais 44.000, français 23.000, allemand 18.000, autrichien 15.000. Service mensuel de la ligne Kosmos avec Hambourg par Yalparaiso, de la Pacific Mail 3 fois par mois avec New-York et 2 fois avec Yokohama-Hong-Kong, de la Pacific Coast avec les ports du Pacifique, de l'Oceanic Steamship une fois par mois avec Sydney par Honolulu et avec Papeete en 11 jours, de l'American Hawaïan Steamship avec Honolulu et New- York. Les droits de port sont à l'entrée, pour un navire chargé, de 29 fr. 65. (Voy. Ann. du Com. Ext., Enquête sur la marine marchande.)
Industrie. — Les chantiers de constructions navales ont lancé, en 1898, 47 nav. jaugeant 10.332 t. et, en 1899, 20 nav., dont 13 vapeurs, d'ensemble 3.701 t. L'établissement métallurgique des « Union Iron Works » occupe actuellement 4.000 ouvriers. Ateliers de constructions mécaniques, fonderies. Raffineries de sucre. Fabr. de chaussures, de savons, d'orgues et pianos, de lainages, de broderies. Distilleries, brasseries.
Crédit et Banque. — La ville de San-Francisco est un grand marché financier, le seul situé à l'O. des montagnes Rocheuses. Elle possède 31 banques : 18 commerciales, 4 nationales et 9 d'épargne. Les ressources des 18 banques commerciales s'élevaient, en 1899, à 74.918.000 dollars, et l'actif des 4 banques nationales à 33.024.000.
Les 86 Compagnies dont les actions sont cotées en bourse de San-Francisco ont distribué, en 1899, pour 10.452.000 dollars de dividendes. Le montant des transactions du « Clearing-House » a été de 892.426.000 dollars en 1891, 813.153.000 en 1898, 971.015.000 en 1899. San-Francisco occupe le sixième rang pour ces opérations après New- York, Boston, Chicago, Philadelphie, Saint-Louis et Baltimore.
La Monnaie de San-Francisco a frappé, depuis sa fonda tlon en 1854, pour une valeur de 1.235.244.740 dollars, dont 1.076.344.507 dollars de pièces d'or et la balance en pièces d'argent. Il y a été frappé, en 1899, pour une valeur de 56.341.000 dollars de pièces d'or et 3.768.954 dollars de pièces d'argent.
Voies de communication. — En dehors des deux
Compagnies transcontinentales qui possèdent San- Francisco comme tête de ligne, la « Southern Pacific » et la «Santa Fé», ce port a des ramifications avec les principales voies ferrées des États-Unis.
Il y a deux Compagnies télégraphiques: la « Postal Telegraph Company », qui transmet les càblogrammes à destination de l'Europe par les lignes Mackay-Bennett, et la « Western Union Telegraph Company ». Le tarif par mot à destination de la France est fixé à 37 cents. Il est question d'établir un câble transpacifique entre San-Francisco, les Philippines, l'Asie et le Japon, avec une ligne secondaire qui gagnerait l'Australie.
Consulat de France.
Usages commerciaux. — La vente au comptant est généralement préférée. Beaucoup d'affaires importantes sont traitées par crédit de banque. Abel Ravier.
Bibliographie.— Bapport sur la situation économique, industrielle et commerciale de la Californie en 1899. (Supplément au Mon. Off. du Comm. du 14 mars 1901.)
SANG. Le sang des animaux abattus soit pour la boucherie, soit pour l'équarrissage, est recueilli et livré au commerce sous diverses formes pour des usages variés. (Voy. Abattoirs et Débris d'animaux.)
SANG-DRAGOIV. Résine solide, d'un brun rougeàtre, qu'on tire de plusieurs végétaux très différents : le Calamus draco, le Fterocarpus draco, etc. Les fruits du Calamus draco, qui en fournissent, sont traités par deux procédés : le secouement prolongé dans un sac de toile rude à travers laquelle passe la résine en poudre, ou la décoction dans l'eau bouillante. Le P^erocarpits de l'Amérique Méridionale et des îles de la Sonde laisse couler la résine par des incisions.
Dans le commerce, on connaît quatre sortes de sang-dragon : en baguettes de 30 à 30 cm. de longueur sur 2 à 3 de diamètre, enveloppées de feuilles de Licuala et réunies en bottes au moyen de lanières de rotang ; en olives, de 18 à 20 mm. d'épaisseur, enfilées en chapelets; en galettes ou pains de 8 à 11cm. de diamètre, légèrement transparents; en masses, sous forme de larmes agglomérées irrégulièrement. Sous toutes ces formes, le sang-dragon est d'un rouge brun ou sanguin; il brûle facilement en répandant une odeur aromatique; il est très friable et cassant.
On l'emploie dans l'industrie pour la coloration des vernis, et quelque peu dans la pharmacie comme astringent.
S.VKGSUE. Les sangsues ou Hirudinées sont de plusieurs espèces, dont une très commune dans nos eaux douces de France, où elle se nourrit des vers aquatiques, forme le genre Aulastome; elle a de 6 à 9 cm. de longueur, le dos noir et le ventre gris verdâtre. On la confond souvent avec la sangsue de cheval, qui s'en différencie cependant par sa longueur (de 8 à 12 cm.) et sa couleur (brun roussâtre en dessus, bords orangés, ventre noirâtre plus foncé que le dos), et qui habite les eaux douces de l'Europe Méridionale et de l'Afrique.
Les sangsues d'un bon emploi sont vives et actives, s'aplatissent en ruban lorsqu'elles s'allongent et prennent la forme d'une olive lorsqu'on les fait contracter en les roulant doucement sous le doigt. On ne les jette plus maintenant comme jadis après un premier emploi : on les fait dégorger par des procédés divers, dont un des meilleurs est de les plonger dans ane solatiOD de 160 gr. de sel ordi-