SARDINE
par les anciens minéralogistes, cyanite on rhoetizite par les Allemands, disthérie, par Hafiy, béryl feuilleté par d'antres, et souvent assimilé à tort an saphir par les Hindous, c'est nne pierre de pen de valeur, composée par fractions à pen près égales de silice et d'alumine avec traces de fer et de potasse, que l'on rencontre dans les différentes parties du monde et, en Europe, au Saint-Gothard.
G. -Roger Sandoz.
SAPiimiNE. Variété d'agate. (Voy. ce mot.)
SAPIX iBois db). V. Bois.
SAPPAUE. V. Saphir.
SARAGOSSE. Ville de 98.247 hab., cap. de la prov. du même nom et ch.-l. de la région aragonaise, sur les bords de l'Èbre, à 341 kil. de .Madrid, par ch. de fer. Grande production de céréales, de fruits, de vin et d'huile d'olive. L'industrie s'y développe : on y compte 5 sucreries de betterave. Saragosse est en communication par ch. de fer avec Barcelone par Lérida et par Reus, avec la France par Huesca et Jaca, avec Bilbao par Logroûo et Miranda, avec Pampelune et Saint-Sébastien; il y a encore une ligne à Carinena et une à Puebla de Hijar. Commerce actif avec la France, qui y a un vice-consulat.
Le bassin minier est assez riche, mais à peine exploité. L'exploitation la plus importante est celle du sel, qui dépasse 4.000 T. Minerais de fer et de plomb. André Barthe.
SAR.WEVO. Cap. du gouvernement de Bosnie et Herzégovine, sur la Migliatziia. Pop. : 28.000 hab. env. Cour d'appel. École de commerce et des arts et métiers. Fabr. de tapis, draps, tabac, ustensiles en cuivre, ivoire et bois incrusté: brasseries, distillerie. Établissements financiers : Banque privilégiée du pays de Bosnie et Herzégovine, Banque nationale de Bosnie et d'Herzégovine. — Consulat de France.
Point de départ d'nn chemin de fer sur Brood. La ligne sera prolongée au sandjak deXovi-Bazar. Elle présente un grand intérêt par la perspective d'un raccordement avec la ligne de Salonique-Mitrovitza.
S.\RAW.\K. Principauté delà côte N.-O. de l'île de Bornéo (voy. ce moti, sous le protectorat de r.\ngleterre. Elle est limitée an X. par le sultanat de Brouni, à l'E. et au S. par les possessions hollandaises, à ro. parla mer de Chine. Sup. : 130.000 kil. carrés env. Les côtes ont 640 kil. de longueur. Pop. : oOO.OOO hab. Villes principales : la capitale Koutching et Sibu. Montagnes de 2.000 à 2.300 m. Nombreux cours d'eau navigables. Climat sain pour les Européens. En 1899 les revenus ont été de 851.438 dollars (de 2 fr. 50 à 3 fr.) et les dépenses de 843.230.
Mines d'or, d'argent, d'antimoine, de charbon, (produit 130 T. par jour à Sadong, 40 T. à Brooketon). Les principales productions sont : le caoutchouc, le bilian (bois dur), les cannes, rotins, camphre, sagou, tapioca, poivre, gambier, thé et café, cultivé dans les plantations du gouvernement. De 1885 à 1899 les import, se sont élevées de 1.202.083 dollars
Les entrées de navires dans les ports de Sarawak ont été, en 1891, de 35.794 t. Depuis cette époque la statistique n'a pas été publiée. Services de paquebots, tous les 15 jours, avec Singapour et entre Labonan. Brooketon et Limbang.
Il y a des droits d'import. sur les vins (50 cents par douzaines de quarts), les liqueurs (1 dollar ou
2 fr. ;)0), le tabac, le sel, l'huile de kérosine, etc., et des droits d'export. sur le sagou, le gambier, le poivre, le bilian et les antres bois.
S.\RCOCOLLE. V. Gommes-Résixes.
SARD-AGATE, S.VRDE, SARDOIXE, S.IRDO- Wx. Variétés d'agate. (Voy. ce mot.)
SARDIXE. (Syn. : Angl. : Pilchard. Allem. : Sardelle. Ital. : Sardine.) Alosa sardina (famille des Clnpées). Elle prend le nom de hareng de Bergu^s sur les côtes de Normandie, de royan dans la Charente-Inférieure. Elle atteint dans l'Océan jusqu'à 26 cm., dans la Méditerranée elle ne dépasse pas 18. La pins grande sardine se montre en hiver; on trouve dans la .Méditerranée, jamais dans l'Océan, des espèces mesurant seulement ^ mm. Elle est souvent confondue avec le harengtiet on sprat des côtes de la mer du Nord; elle est en tout semblable, sauf une moindre taille, an pilchard des Anglais. (Voy. Poissoxs.)
Les filets qu'on emploie sur les côtes de Bretagne se composent de pièces ayant 400 mailles de largeur et 4 mailles par 5 cm. carrés.
On pèche principalement la sardine snr certaines
côtes de r.\ngleterre, sur celles de Bretagne, de
Vendée, de Gascogne, d'Espagne, de Portugal, et
dans quelques parages de la Méditerranée. Sur les
côtes de Bretagne, la pèche a lien en trois périodes
1 pendant lesquelles on pèche snccessivement : la sar-
I dine d'été ou de rogne, la sardine de dérive et la
sardine d'hiver, sauvage ou œuvée. \'oy. Pèches.)
i La sardine est vendue fraîche, pour la consomma-
I tion immédiate, ou livrée pour la plus grande part
aux fabriques de conserves. Une faible partie est
pressée, c'est-à-dire passée dans des appareils qui
en expriment nne huile employée pour l'éclairage,
puis salée ou fumée et vendue en barils. Tout le
reste est préparé à l'huile, qui doit être très pure.
(Voy. Conserves alimentaires.)
Cette industrie est très aléatoire; car la sardine peut ne faire que de très rares apparitions, pois tout d'un coup arriver en masse.
En 1878, les pécheurs de Douarnenez usèrent de la seine Belot : on la leur interdit. Les usiniers et commerçants réclamèrent la liberté absolue de la pêche : l'autorisation fut accordée le 9 avril 1885. Aussitôt les pêcheurs se plaignirent. On s'émut d'antaut plus qu'on avait pris des quantités de sprat (petit poisson de 8 cm. et pesant 3 gr.), dont on s'était servi comme engrais. Le sprat n'est pas de la sardine.
Le Ministre rapporta l'arrêté le 8 mai. Le rapporteur du Comité consultatif des pêches, M. Bouchon-Brandely, fit un rapport tendant à proscrire la seine Belot. {Journal Officiel, octobre 1887.) En 1875 ou avait pris 1 milliard de sardines, 2 milliards en 1878, 1.800 millions en 1879; ces chifires étaient tombés à 628 millions en 1880, à 372 en 1881 ; s'ils s'étaient relevés à 1. 100 millions, c'était pour retomber à 494. La sardine était exterminée par l'ontillage perfectionné. Sur 157 usines créées, 57 avaient dû fermer : « \ l'unanimité, le comité des pèches déclarait qu'il fallait protéger ce poisson, u
A peine le rapport du 15 mars 1888 venait-il de paraître dans le Journal Officiel (5 juin 1888), que la sardine arrivait plus abondante qu'on ne l'avait jamais vue. L'année précédente elle valait 30 fr. le mille; elle tomba à 3 fr.
Le pécheur doit dépenser de 12 à 15 fr. de rogne