SAXE
années. Les export, de savons communs commencent à donner des chiffres notables : 25.000 qx en 1898, 30. 000 en 1899. L'export. des savons parfumés est à destination de l'Afrique et de l'Amérique du Sud.
Egypte. — L'Egypte importe en moyenne de 4.500.000 à 6.000.000 de kllog. de savon par an, pour une valeur de 2.500.000 à 3.500.000 fr., surtout en savon commun, venant principalement de Turquie, puis de France, d'Angleterre, d'Italie et d'Autriche. L'import. française varie entre 55.000 et 75.000 fr., en qualités souvent inférieures; Marseille expédie des quantités relativement importantes de savons mous, mais l'Angletterre en fournit davantage encore.
Canada. — Le Canada, qui n'importait que pour 114.000 dollars de savons en 1889, en a reçu pour 384.200 dollars en 1899. Le traité franco-canadien (octobre 1895) a réduit de 2 cents à 1 cent par liv. anglaise (de 450 gr.) le droit de douane sur les savons français; aussi notre import, a-t-elle augmenté : de 135.932 liv. angl., en 1889, pour 5.300 dol., elle s'est élevée à 563.400 liv. pour 28.000 dol. en 1899, presque tout en savon de Marseille, qu'on appelle là-bas savon de Castille (Castile Soap). Le prix d'import. de ce savon en caisse, droits de douane payés, varie de 5 cents 1/2 à 7 cents la liv. angl., selon le pourcentage d'huile contenue.
L'import. totale de savon commun a été, en 1899, de 3.568.8G2 liv. angl., dont 3. 117. 140 d'Angleterre et 439.670 des États-Unis. Celle des savons parfumés ou de toilette, a été de 375.820 liv. angl. pour 83.220 dol., dont 281.908 des États-Unis, 84.404 d'Angleterre, 7.388 seulement de France. Ces savons parfumés payent un droit de douane de 33 V. ad valorem.
Chine. — La ("^hine importe surtout des savons de lessive à bon marché, presque toujours de provenance anglaise. Ils doivent être livrés en barres régulières, dont un nombre donné doit peser exactement 50 liv. angl. Les expéditions se font par 50 liv., dans de petites caisses appropriées au transport par mer, portant, imprimé en caractères chinois, sur chaque caisse, le nom de la maison étrangère, établie en Chine, qui sert d'intermédiaire. Les savons de toilette doivent être empaquetés, par deux ou trois savonnettes, dans un carton revêtu d'une image répondant au goût chinois, ou bien placés, par unité, dans de petites boîtes rondes ou carrées en métal émaillé. L'acheteur chinois atlache une grande importance à l'emballage, qui doit répondre à ses goûts et même à ses su- •perstitions.
SAVON VÉGÉTAL. V. Quillau.
SAVONNIER. Les savonniers, plantes exotiques de la famille des Sapindacées, sont des arbres communs dans toute la zone intertropicale, qui donnent un fruit charnu parfois divisé en 2 ou 3 lobes. La pulpe du fruit du savonnier usuel (Sapindus saponaria], mêlée à l'eau, la rend mousseuse comme l'eau de savon et comme elle propre à dégraisser le linge. Ce fruit offre à peu près l'aspect d'une cerise, mais sa saveur est amère. Au Sénégal et au Brésil (prov. de Minas Geraes), certaines espèces sont à fruits comestibles recherchés par les indigènes.
SAXE (RoY.\UME DE.) Le royaume de Saxe, situé entre 50» 10' —28» lat. N. et ll»oO' — 14»40' long. E., a une sup. de 14.992,9 kil. carrés ; il est limitrophe de la Silésie prussienne, de la Bohème, de la Bavière, de Reuss, Saxe-Weimar, Saxe-Altembourg, Saxe prussienne. Pop. : 4.199.738 hab. en 1900, 3.787.688 en 1895, 3.183.000 en 1885.
Le commerce, les mines et l'industrie occupent davantage la population que l'agriculture. La sur- ;face ensemencée en 1899 a été de : 61.173 hect. en froment, ayant produit 113.475 T., 108.200 en seigle .avec 264.600 T., 30.000 en orge avec 45.464 T., 188.345 en avoine avec 312.485 T., 124.146 en pommes de terre avec 1.055.287 T. La valeur annuelle des 'récoltes en seigle, froment, orge et avoine a été
évaluée en moyenne, de 1891 à 1898, à 117 millions de marks.
En 1882,602.000 personnes étaient employées dans l'agriculture, 565.000 en 1895, soit une diminution assez sensible. En 1895, 14 "/o des exploitations agricoles (755 personnes et 140.000 hect.) étaient supérieures à 100 hect., 30 »/„ (9.868 personnes et 304.000 hect.) variaient entre 20 et 100 hect., 40 »/„ (37.318 personnes et 402.000 hect.) entre 5 et 20 hect. La Saxe est donc un pays où domine la moyenne culture.
En 1897, on comptaitl61.317chevaux,681.000tétes de gros bétail, 498.000 porcs, 79.000 moutons.
346 distilleries agricoles distillaient des pommes de terre ; 13 agricoles et 9 industrielles, les céréales; 1, la mélasse; 9, d'autres matières : la production totale a été de 129.000 hectol. 4 fabriques de sucre ont travaillé 133.000 T. de betteravi s et produit 18.861 T. de sucre.
Les forêts de la Saxe comprennent 214.000 hect. appartenant aux particuliers, 166.000 à l'État. Les richesses minérales sont considérables, notamment en plomb, cuivre, zinc, cobalt, nickel, fer. La production du minerai de fer, qui était, en moyenne, de 27.000 T. en 1880-1886, est tombée à 5.671 T. en 1898. La production de la houille et de l'anthracite est d'environ 4 millions 1/2 de T., celle du lignite dépasse 1.180.000 T. ; 30.000ouvriers travaillent dans les mines de Saxe.
L'industrie du fer, en Saxe, est surtout une industrie de transformation : tuyaux, machines, fers du commerce, rails, tôle. La production totale a progressé de 208.100 T. valant 32.630.000 marks à 338.000 T. valant 65 millions de M.
L'industrie textile est très développée : filature, tissage, tricots de coton, de lin, de laine, tissus mélangés avec apprêt, teinture et impression. Les centres principaux sont : Kemnitz, Plauen, Glauchau, Meerane, Bautzen, Zwickau.
Fabriques de papier, poteries et porcelaines, verres et glaces, pianos, horlogerie, instruments de musique. La fabrique royale de porcelaine de Meissen est célèbre.
Le siège principal de l'édition et de la librairie en Allemagne est Leipzig. (Voy. Leipzig, Librairie.)
L'organisation du crédit en Saxe est très complète. A côté de la Banque de Saxe, qui possède le privilège de l'émission, il faut citer la Dresdner Bank, au capital de 130 millions de M., avec succursales à Berlin et Nuremberg, la Banque de Leipzig et un grand nombre d'établissements de crédit.
Le commerce extérieur de la Saxe comprend : à l'export., de la houille, des minerais, des tissus, de la bonneterie; à l'import., des matières premières pour l'industrie, des produits exotiques et des céréales.
Le réseau des chemins de fer de l'État est de 2.935 kil., représentant un capital de 841 millions de M. L'État exploite, en outre, 67 kil. appartenant à des Compagnies particulières; l'industrie privée figure pour 5 kil. 1/2. On a compté, en 1898,61 millions de voyageurs, le transport des marchandises a été de 25 millions de T., dont 43 »/„ en combustible (32 »/„ d'origine saxonne). Les recettes du réseau de l'État ont été, la même année, de 126 millions de M., les dépenses de 92 millions.
La flotte fluviale comprend, outre 73 bateaux à vapenr pour voyageurs, 52 navires à vapeur et re«
SCHAPPE ET FANTAISIE
SCHAPPE ET FANTAISIE
morqneurs de commerce et 489 péniches : ensemble, 140.000 t. de jauge. Le moavement sur l'Elbe, en Saxe, comprend plus de 2 millions de T. à la descente et 903.000 à la montée sur 21.000 nav.
La longueur des routes de l'État est de S.fôo kil.
Le réseau électrique, en 1899, était de ^9 kil., avant transporté 140 millions de voyageurs.
La Saxe est une monarchie constitutionnelle depuis 1831, avec deux Chambres; elle fournit à l'Empire le 12* corps d'armée. Son budget est de 178 millions de M., dont 64 proviennent des impôts directs, 77 des chemins de fer. La dette s'élève à 781 millions de M., avec 45 millions d'intérêts et 15 d'à-:, mortissement.
Université à Leipzig: écoles des beaux-arts, polytechnique, des arts décoratifs à Dresde ; école des beaux-arts à Leipzig: école supérieure des arts et métiers à Chemnitz : école des forêts à Tharandt ; école des mines à Freiberg. A. R.
SC.%JI.HONÉE. V. Gommes RÉSINES.
SCII.VI.VK. Nom donné en Rulgarie à une sorte de drap On de fabrication indigène.
SCHAPPE ET FA.XTAISIE (FiLS DB>. Le fil de déchets ou de bourres de soie est le produit de la filature de filaments non continus, longs ou courts, peignés ou cardés, dressés, rapprochés, liés ensemble par la torsion sur le métier à filer. (Voy. Soie.)
La filature à la mécanique des déchets de soie a été faite, dans les premiers temps, avec le matériel soit de la filature de coton, soit de la filature de la laine ou du lin : mais les exigences des consommateurs forcèrent les dateurs à tâcher d'obtenir de meilleurs produits. On en vint à construire des métiers de préparation et de filature tout à fait appropriés à la nature particulière de la matière.
Les filatures donnent deux sortes de produits : les fils de fantaisie et les fils de schappe. Il n'y a pas d'utilité à distinguer aujourd'hui la filature en long de la filature en court, et l'on ne fait pour ainsi dire plus de filature en coupé.
La fantaisie est le produit de matières décreusées et cuites, c'est-à-dire soumises à l'action de l'eau de savon portée à l'ébullition.
La schappe est le produit des matières rouies, à chaud ou à froid, c'est-à-dire macérées, désagrégées par l'effet d'une fermentation.
On peut faire de la fantaisie et de la schappe avec toutes sortes de déchets, suivant que les déchets sont décreusés ou rouis; néanmoins, les fi lateurs éclairés par l'expérience emploient de préférence, quand ils le peuvent, certaines matières, et toujours les mêmes, pour obtenir les qualités de fil dont ils ont fait leur spécialité. Les matières décreusées ou rouies sont peignées, divisées en barbes, et ces barbes sont ensuite filées.
On ne connaît guère de nos jours que les fils de schappe et les fils de fantaisie. En France, on fait principalement des fils de schappe ; en Angleterre, on produit beaucoup de fils de fantaisie ; en Suisse, on fait les deux sortes de fils, et les fils de schappe en plus grande quantité.
Le peignage, appelé improprement cardage, des déchets de soie, est souvent une industrie séparée,' soit que les déchets aient été décreusés, soit qu'ils aient été rouis. La filature des déchets de soie est organisée d'une façon générale comme l'est la filature de la laine peignée ou celle du lin peigné.
Ce ne sont pas seulement les déchets du premier
degré qu'on met en valeur, ce sont aussi les déchets du peignage de ces déchets du premier degré, les bourreltes. On trouve à présent, dans le commerce, deux sortes de bourrettes : les unes qui sont encore filées à la main dans les g'ros numéros; les autres, dites muUjenny, plus fines et meilleures.
Les fils de schappe et de fantaisie remplacent la soie dans bien des cas. Cette industrie est fortement organisée en France, en Suisse et en Angleterre; elle dispose dans ces trois pays d'un ensemble de machines portées an plus haut degré de perfection pour le peignage et la filature. La conduite de la préparation et celle du matériel sont diflaciles, et il faut apporter un très grand soin dans la direction d'opérations délicates.
Les fils simples de schappe ou de fantaisie sont ouvrés comme les fils de coton ou de laine; les fils simples envidés et livrés snr canettes sont employés pour trames. On les double et on les assemble avec torsion pour s'en servir comme chaînes. On en fait de plus des fils retors ou des cordonnets destinés à la couture ou à la passementerie.
Les fabriques d'étoffes consomment une grande quantité de fils de schappe ou de fantaisie, qui remplacent souvent la soie. La demande en est plus on moins active, suivant les préférences des modes. Ces fils servent, à Lyon, an tissage des velours, des peluches, des foulards, des étoffes pour robes et pour doublures, des étoffes mélangées. Les fabriques de Roubaix, de Tourcoing, de la Picardie, de Saint- Pierre-lès-Calais en absorbent aussi une notable quantité. On en emploie beaucoup pour les rubans, pour la passementerie, la bonneterie et les soies à coudre.
Production et Consommation. — La quantité des Echappes peignées entrées en filature en France aarait été, en 1892 de i.529.0U0 kilog., en 1893 de 1.467.000, et en 1897 de 1.407.000; mais il ne fant compter, snirant nous, qne snr 1. 200. 000 à 1.300.000 kilog. dans les dernières années. La moyenne da déchet de la schappe peignée poar produire un kilog. de fil retors est de 4 à 5 */,.
Pour notre commerce en fils de schappe et de fantaisie avec l'étranger, voy. Soie.
La production de fil par broche est naturellement variable, elle dépend surtout de la natnre et de la finesse. On l'estime de 6 à 13 kilog., en moyenne à 10 kilog. On compte aujourd'hui en Europe 484.000 broches, qui donneraient 4.810.000 kilog. environ. On admet qu'il faut 3 kilog. de matière première pour obtenir 1 kilog. de fil. La filature absorberait donc 14.500.000 kilog. de déchets. La consommation totale des fils de déchets serait de 6.973.000 kilog., dont 2.320.000 en Estrême-Orient et 3.973.000 en Europe.
La France a un outillage de 120.000 broches de filature (plus 30.000 broches de retordage), qui représente, dit-on, arec les retordages, un capital de 35 millions et une puissance productive de 1.500. 000 kilog. de fils, le produit variant à raison de la finesse des numéros des fils et da retordage. L'export. est d'environ 230.000 kilog. de fils en écrn ; le complément nécessaire à notre consommation est fourni par la Suisse (130.000 broches, 50.000 de retordage) et l'Angleterre (200.000 à 230.000 broches).
La France consomme à elle seule près de 1.800.000 à 2.000.000 de kilog. de fils de schappe ou de fantaisie, près de 1.300.000 kilog., rien que pour les tissus; voici quelle parait être la demande dans les principales fabriques (en
Roubaix 230.000
Picardie SO.OOO
Calais et Candry.
Saint-Etienne. '.
.\utres fabriques.
C'est en France que la consommation de ces fils est la plus considérable. On estime qu'elle est en Europe et aux États-Unis de 4.3p0.000 kilog.