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SCIAGE, SCIES

Voici quelle serait la part de chacun des autres pays (en kilog.) :

Allemagne

Grande-Uretagne

Autriche-Hongrie. 210.000

Suisse 120.000

Espagne et Portugal 40.000

Numérotage. — Ces {ils sont numérotés comme fils de laine cardée, l'unité de titre étant le kilog., la longueur étant variable. Le fil le plus fin qui entre dans la consommation est le n° 2/300, dont il faut 300.000 m. simples pour faire le poids d'un kilog. et qui correspond comme grosseur à une soie titrant 1 gr. 70 ou 32 deniers. On en fait en Allemagne des tissus pour doublures ou pour parapluies. On a filé, du n" 2/400, mais cette finesse est encore sans emploi. Autrefois, quand on filait les déchets de soie à la main, on ne faisait pas de fil plus. fin que le n» 80; c'était la grosseur d'une soie grège titrant 6gr. 20 ou 117 deniers. Natalis Rondot.

SCHISTE (Huile de). L'huile de schiste est le produit de la distillation des schistes bitumineux, sortes de minéraux dont un des plus connus est l'ardoise (voy. ce mot); en France, les schistes bitumineux d'Autun sont spécialement exploités pour cet usage. Ils sont réduits en petits fragments que l'on soumet à la distillation. L'huile qui en résulte est employée pour l'éclairage; elle a l'inconvénient de conserver une odeur désagréable que l'épuration chimique qe parvient pas à lui enlever.

La principale huile de schiste étrangère, dont on importe des quantités notables, est l'huile anglaise dite deboghead,ân nom du schiste dont on l'extrait. Le produit immédiat de la distillation du boghead et des autres schistes est un liquide épais, brun foncé, nauséabond. Il se solidifie vers 10" ou même à une température plus élevée, par suite de la cristallisation de la paraffine qu'il contient. Il donne, par une seconde distillation, des huiles épurées de densités diverses et laisse un résidu goudronneux consistant en huiles lourdes chargées de paraffine.

Les schistes bitumineux sont généralement composés de 77 % de matières bitumineuses, 20 % de silicate d'alumine, 1,67 % de cliaux, magnésie et traces de fer, 0,83 % d'eau.

Les Tableaux du commerce confondent les huiles de schiste, soit brutes, soit raflinées, avec les huiles de pétrole. (Voy. Pétrole.)

SCïlLESTADT. Ville d'Alsace-Lorraiue, située sur l'Ill, à 180 m. d'altitude et 43 kil. S.O. de Strasbourg, par 48" 15' 39" lat. N. et o"6'50 long. E. de Paris. Pop. : 10.000 hab. env.

Importantes fabr. de toiles métalliques. Usines à cuivre et laiton.

Station du chemin de fer de Strasbourg à Bâle, sur Sainte-Marie-aux-Mines et Saverne.

SCllvvEli\FUUT-SL'u-LE-MEL\ est une ville industrielle du royaume de Bavière ; elle compte 14.000 hab. Elle possède deux fabriques de billes d'acier pour vélocipèdes et autres emplois mécaniques. L'une de ces fabriques (la Deutsche Gussstahikugelfabrik), fondée au capital de 2.250.000 M., occupe 600 ouvriers; c'est, dit-on, la plus grande d'Europe en ce genre; elle a produit en 1897 2 millions de grosses de billes d'acier (la grosse est de 12 douzaines). Dèa» sa première année d'existence, elle a distribué 30"/» de dividende, tout en mettant 20 % de ses bénéfices au fonds de réserve. L'autre fabrique est « l'Erste automatische Gusskugelfabrik », fondée au capital de 1.250.000 M.; elle occupait 300 ouvriers en 1897

et produisait par semaine 6.000 à 7.000 grosses de billes, dont elle avait exporté, du 1" avril au 31 décembre 1897, environ 200.000 grosses représentant 210.000 M. (les 2/3 à destination d'Angleterre),

Environ 95 "/„ de ces billes sont utilisées actuellement par l'industrie vélocipédique, mais on compte leur trouver bientôt d'autres emplois industriels^

SCIAGE, SCIES. (Syn. : Angl. : Saw. Allem. : Sage. Ital. : Sega.) Le sciage ou débitagedes bois en poutres, madriers, planches, la préparation des bois de construction, menuiserie et tonnellerie, s'efiectuent à l'aide de scies et de machines-outils .spéciales. Le débitagedes os et de la nacre s'exécute le plus souvent avec des scies de formes diverses; le sciage de la pierre, avec une scie sans dents pour la pierre tendre; celui du sucre, au moyen d'une scie circulaire qui divise le pain, dans le sens de sa largeur, en 8 ou 10 parties, dont chacune est ensuite soumise à l'action d'un appareil formé de 8 lames de scie verticales et accouplées, qui la convertissent en autant de parallélipipèdes allongés, qu'un couteau débite enfin en morceaux d'un calibre déterminé.

On scie le marbre avec des scies en fer, sans dents, et dans les usines à l'aide de châssis ou grands rectangles de bois garnis de plusieurs lamesqu'on espace suivant l'épaisseur prévue des plaques de marbre. Comme le sciage ne donne pas de surfaces parfaitement planes, celles-ci sont dressées par frottement sur une plaque de fonte en mouvement: le doucissage et le polissage, qui se font avec une plaque garnie de tampons de chanvre, terminent l'opération.

Pour scier le diamant, on se sert d'un fil de laiton capillaire, bandé sur un petit arc d'acier ou de bois et enduit d'égrisée (poudre de diamant) et d'eau ou d'huile.

La scie est un outil composé essentiellement d'une lame d'acier mince, dentelée sur un de ses côtés et montée sur un châssis en bois. Ou distingue les scies à main et les scies mécaniques.

Les scies à main, dont se sers^ent le plus souvent les menuisiers et les ébénistes, sont : la scie à refendre ou scie allemande, à lame large et bien régulière; la scie à chantourner, a lame étroite, qui découpe et débite suivant des surfaces courbes; la scie à araser, ou scie à tenons des charpentiers, qui est de grande dimension et ordinairement maniée par deux hommes; celle des ébénistes, légère, petite, à lame fine, employée pour les ajustages; la scie à demande, montée sur goupilles et pouvant tourner en tous sens.

Les dents de toutes ces scies sont ou droites, on crochues, ou inclinées, ou en triangle équilatéral.

Les scies mécaniques servent surtout à débiter les bois : elles sont à mouvement rectiligne alter-

1. En 189G, le nombre des fabriques de billes d'acier était en Europe :

De 5 en Allemagne produisant 1.500.000 grosses de billes; De 4 en France — 300.000 —

De 4 en Angleterre — 250.000 —

En 1897, ce nombre était :

De 25 en Allemagne produisant 4.500.000 grosses de billes; De 14 en France — 900.000 —

De 7 en Angleterre — 500.000 —

L'emploi des billes dans l'industrie n'a pu répondre à ce cliiifre énorme de production, et les prix ont baissé de 65"/» en un an, tandis que les salaires augmentaient de 38 à 42 °/- Ces maisons ont d'ailleurs à lutter aujourd'hui non seulement entre elles, mais contre l'import. améric;iine. Plusieurs usines des fttats-Unis ont en effet créé des dépt>ts à Berlin et h Hambourg, d'où elles fournissent 1 grand nombre de lubriques de bicyclettes.

SCOKIES DE FORGE

SECRET DE FAHHIul E

natif, soit verticales, soit liodzootales ; ou à mouvement continu, soit circulaires, soit à ruban.

Les scies verticales, le plus généralement employées, se composent essentiellement d'un châssis avec plusieurs lames animées d'un mouvement vertical de va-et-vient. On pousse la pièce à débiter contre les lames, qui entrent dans le bois et le scient d'une manière continue. La pièce est amenée au contact des lames par un chariot mobile dont le mécanisme moteur est relié à celui du châssis. La forme des dents dépend de la nature des bois.

C'est surtout pour les bois de placage qu'on se sert de la scie horizontale, qui nediUère sensiblement de la scie verticale ni comme mécanisme, ni comme travail. Le porte-lames se meut horizontalement et le chariot à bois verticalement.

La scie circulaire est un disque d'acier dont la circonférence est garnie de dents et qui est monté sur un arbre de fer tournant rapidement. La scie sort d'une fente pratiquée dans une table dont elle dépasse le niveau; on fait glisser le bois sur cette table et on le pousse contre la scie, qui opère avec une vitesse régulière. Plusieurs lames sont souvent montées sur le même arbre. L*s scies circulaires donnent un travail beaucoup plus rapide que les scies alternatives et suppriment la fatigue de l'ouvrier, qui n'a plus qu'à surveiller la machine et à pousser la pièce de bois, quand cette poussée ne s'effectue pas mécaniquement.

La scie à ruban, surtout employée pour les bois en grume, se compose d'une longue lame dentée tournant sur deux poulies, comme une courroie sans fin. La pièce de bois est déplacée mécaniquement ou à la main pendant que la lame la sectionne verticalement.

On donne le nom de sauteuses à des scies à découper formées d'une lame très mince et très étroite; l'extrémité supérieure en est fixée à un ressort dont le support est lui-même fixé au plafond de l'atelier, tandis que l'extrémité inférieure est reliée à une bielle qui tend à l'abaisser au moyen soit d'une pédale, soitd'une manivelle automatique: on obtient ainsi un mouvement vertical alternatif. La lame traverse une table sur laquelle s'appuie la pièce à découper. On emploie surtout la sauteuse pour les travaux de marqueterie et les découpages proprement dits. (Voy. DÉC0UP.4GE.)

On scie rapidement les bois les plus durs avec un fil de platine rougi par un courant électrique.

Les scies à drap n'ont pas de dents. Ce sont des lames sans fin, aiguisées comme un couteau. Elles peuvent découper 20 ou 30 cm. d'épaisseur de draps on d'étoffes superposées.

SCIURES. V. DÉCHETS.

SCORIKS l>E FORGE. Les scories de forge (appelées aussi crasses ou crassm) sont des silicates de fer qui se forment pendant l'alfinage des fontes et qui constituent, par suite, un résidu de la fabrication des fers bruts. Les scories de forge proviennent, soit de la fabrication des fers au bois dans les feux d'affinerie, soit de la fabrication des fers puddlés (scories de puddlage), soit du réchauffage des fers dans les fours à chauffer (scories de réchauffage). Lorsque ces scories contiennent une proportion suffisante d'oxyde de fer, on les utilise comme minerais de fer. Certaines de ces scories sont d'origine très ancienne : on leur donne alors le nom de sornes, sarazins, etc. ; elles contiennent le fer à l'état de silicate.

Douanes. — Les scories de forge sont exemptes de droits d'entrée, comme les minerais, à moins qu'elles ne renferment ane proportion de grenailles de fonte, pouvant être séparées par le broyage ou le bocardage, sa|)érieare an cinquième da poids total. Dans ce cas, elles acquittent les I droits des fontes.

I Scories Besse.mer. — Les scories de convertisj seurs fournies par le procédé Ressemer sont sans va- I leur, à moins qu'elles ne proviennent du traitement de fontes très phosphoreuses, auquel cas elles sont ntilisées par l'agriculture sous le nom de scories phosphatées, ou phosphates métallurgiques, ou scories de déphospîioration. (Voy. Exgr.\is et Phosphates.) Leur teneur en acide phosphorique varie de 10 à âO"/,; elles sont livrées par les usines soit en vrac sous forme de masses irrégulières, dures, légères et spongieuses, soit en sacs, sous forme de poudre plus ou moins fine. Les scories Ressemer et Martin ont une couleur plus claire et une apparence moins vitreuse que les scories de forge. Elles ne sont pas, d'ailleurs, désignées généralement sous ce dernier nom.

Douanes. — Les scories phosphatées suivent, au point de voe de la perception des droits à l'entrée en France, le régime des engrais chimiques, à la condition de ne pas renfermer des grenailles de fonte en proportion snpérieore à 20 V. de leur poids.

Commerce. — Les Tableaux statistiques des Douanes réunissent sous la même rubrique le mâchefer et les scories de forge : voici les chiffres relatifs aux années 1898, 1899 et 1900 (C. S.) (en quintaux métriques et en francs) : Importations Exportations

Quant. V.nleur Quant. Valetir

G. DUMOXT.

SÈCHE OU Seiche. Céphalopode dont l'espèce type, Sepia offlcinalis, est commune dans tontes les mers d'Europe. Elle présente intérieurement une lamelle dorsale très épaisse, sépiostaire ou os de sèche, qui contient 85 '/. de carbonate et de phosphate de chaux et qui fait l'objet d'un commerce assez important. L'os de sèche, en effet, se place dans les volières, afin de permettre aux oiseaux d'y aiguiser leur bec et d'y puiser une partie de la chaux nécessaire à la nutrition des os et à la formation de la coquille de leurs œufs. La poudre d'os de sèche est quelquefois employée comme dentifrice.

La sèche possède une poche à encre qui renferme un liquide noirâtre, contenant environ 78 % de mélaïne. La mélaïne est une substance insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther, dans l'acide chlorhydrique, l'acide acétique et les carbonates alcalins, mais soluble dans l'acide nitrique et l'acide sulfnrique concentrés; elle donne avec la potasse un liquide brun. Le liquide de la poche à encre de la sèche, après diverses préparations, fournit la conlenr employée en peinture sous le nom de sépia. (Voy. Rhu.ns.)

Le Japon exporte des sèches en quantités considérables : pour 1.229.000 yen (de o fr. 39), en 1890, '. 1.427.000 en 1893, 1. loi. 000 en 1896, 1.362.000 en

1899. D' J. L.\L.MOXIER.

1 SECRET DE FABRIQUE. La révélation des secrets d'une fabrique par ceux qui ne les détiennent qu'en raison de l'emploi qu'ils remplissent dans cette

I fabrique constitue un délit spécial que prévoit et

j punit l'art. 418 du Code Pénal : « Tout directeur, commis, ouvrier de fabrique, qui aura communiqué

1 ou tenté de communiquer à des étrangers ou à des

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