SELLERIE
En 1S99, le prix moyen dn sel ponr l'export. à Lirerpool a été, selon la qualité, de :
Sel en bloc ordinaire...
— concassé....
— taniisv
Sel en ponJre ordinaire.
Sel pour sa(ai$on à bord.
Sh. d.
Sel de manuf.iclure 12 6
Sh. d.
Sel pour bearre 15 0
Sel dit Calcutta 12 6
Sel 1" ch. pour poisson. 17 6
Sel en pains carrés 22 0
Sel de manufacture en
sacs 20 0
Ces prix sont sojets à des escomptes variant de 15 à 23 */., selon ijoalilé et destination.
Allemagne. — La circonscription de l'Inspection des mines de Breslan est une des pins importantes de r.\llemagne an point de vae de la prodaction do sel ; les statistiques distinguent le sel gemme et le sel de cuisine; voie ((uelle a été la production de l'on et de l'autre, en 1898 et 1899, dans cette circonscription (en tonnes et marks) : 1898 1809
Quant. Valeur Quant. Valeur
Sel gemme 3t).825 309.001 1 33.57G 370.236
Sel de cuisine... 18.187 391.679 | 20.183 432.983
Les salines de la Lorraine ont produit, pendant l'exercice 1898,703.730 qx m. de sel. dont 698.596 ont été vendus, l-a production a été supérieure de 19.129 qx m. et la vente de 33.338 à celles de 1897. Le sel lorrain se vend, en dehors de r.\lsace-Lorraine, principalement dans' la Prusse rhénane, le Palatinat et le Luxembourg. L'export. à l'étranger est insignitlante.
Bulgarie. — Import, de sel (gemme et marin) : en 1890 pour 1.070.000 fr., en 1893 ponr 1.690. 000, en 1896 pour 1.433.000, en 1897 pour 1.631.000, en 1898 pour 1.100.000, en 1899 pour 899.000.
Espagne. — L'Espagne exporte chaque année de 220.000 à 260. 000 T. de sel: la statistique suivante montre que cette export, est stationnaire, avec même nne tendance à la diminution :
Années
T'innes 238.030 223.770 2.32.234 234.803
Pesetas 3.870.431 3.386.562 3.303.312 3.822.032
Années
Tonnes 236.693 219.300
Pesetas 3.550.409 3.826.000 3.366.000
Norvège.— La Norvège a importé : en 1890 pour 2 millions 30.000 couronnes (de 1 fr. 33) de sel, en 1893 pour 2.332.000, en 18^ pour 1.735.000, en 1896 pour 1.392.000, en 1897 pour 2.337.000, en 1898 pour 1.808.000. Ces import, viennent pour près des 2/3 d'Italie, puis d'Espagne, d'Angleterre, de Portugal, enfln d'.VIlemagne. La France, dont les import, atteignaient, vers 1880, 500.000 hectol., ne figure plus maintenant dans cette statistique, vu l'absence de communications régulières entre nos ports et la Norvège, tandis qu'une ligne de navigation à vapeur subventionnée par cet Etat favorise les échanges avec les pays ci-dessus, auxquels la Norvège expédie de grandes quantités de morues.
Suède. — La Suède a importé : en 1890 ponr 2.188.000 couronnes (de l fr. 33) de sel autre que raffiné, en 1893 ponr 1.727.000, en 1896 pour 1.178.000, en 1897 pour 1.524.000, en 1898 pour 1.494.000.
Russie. — D'après les statistiques dn Déparlement des mines, la production totale du sel en Knssie d'Europe et Russie d'Asie a été : en 1894 de 79.000.000 de ponds (de 16 kilog. 380), en 1893 de 93.400.000, en 1896 de 82.600.000, en 1897 de 93.100.000, dont moitié provenant des dépôts lacustres, un quart des mines et un quart de l'évaporation des eaux marines.
Les quantités de sel importées de l'étranger pendant les onze premiers mois des six années 1894 à 1899 ont été : en 1894 de 603.000 ponds, en 1893 de 387.000, en 1896 de 577.000, en 1897 de 481.000, en 1898 de 369.000, en 1899 de 464.000. On constate une tendance générale à la diminution des import, étrangères; les chiffres suivants, qui concernent les import, du seul port de Riga, la font encore beaucoup mieux ressortir: en 1866-1870 la moyenne d'import. annuelle était de 3.074.474 ponds, en 1871-75 de 2.367.333, en 1876-80 de 1.447.619, en 1881-85 de 826.142 en 1886-90 de 103.630, en 1891-95 de 48.727, enfin en 1899 de 14.308 ponds.
Riga reçoit annuellement de 1.800.000 à 2.000.000 de ponds de sel blanc de Crimée; Reval,de 1.400.000 à 1 million 300.000; Liban, 1.000.000 en moyenne.
De puissantes conches de sel ont été reconnues dans plasienrs régions des goav. d'Orembourg, d'Ékatbérinostaw, d'Érivan et de la prov. de Kars; on estime que dans chacune de ces régions le sel gemme à extraire suffirait à la consommation du monde entier pendant de longnes années. .Mais ces mines sont négligées pour la plupart, parce qu'on obtient le prodoit à bien meilleur compte dans les dépôts salins des lacs et par l'évaporation des eaux : cinq d'entre elles, dans les gouv. d'Erivan et de Kars, ont produit 1.432.300 ponds en 1896 et i. 506.300 en 1897. La plus grande partie dn sel extrait en Russie provient des dépôts salins lacustres des gouv. d'.\strakhan et de Tauride ; le sel d'évaporation vient principalement du gouv. de Perm.
Soudan. — Il s'expédie de France au Soudan des barres de sel aggloméré de forme rectangulaire (environ 30 cent, sur 0 m. 10 de côté), dont la consommation au Soudan peut être évaluée de 2 à 300 T. par an, tandis qu'on y consomme environ 2.000 T. de sel en sac. La valeur do sel varie, suivant les régions, de 100 à 130 fr. la T.
Indes anglaises. — La quantité de sel produit aux Indes est en moyenne d'un million de T. par an ; mais il y a d'une année à l'autre des variations souvent importantes qui résultent des conditions climatériques. Dans les présidences de Bombay et de .Madras, dans le Sind, la Basse- Birmanie et à .\den, on a établi des salines le long des côtes et le sel est retiré des eaux de la mer. Dans l'intérieur des terres, la principale production se fait dans le Rajputana, ou sont des lacs et des puits salés ; le sel gemme y est extrait d'une colline désignée sous le nom de « Panjab sait Ranges. Quelques puits salés sont exploités dans la Hante-Birmanie.
La consommation des Indes s'élève à environ 1.300.000 T. par an; on pourvoit à l'insuffisance de la production par l'import. de sels provenant principalement de Liverpool, de Hambourg, et par transbordement de Port-Saïd et d'.\den ; dans ces dernières années, on a importé an Bengale une certaine quantité de sel de Diégo-Suarez. Les seuls poris des Indes par lesquels se fait l'import. dn sel sont Calcutta et Rangoon.
Cette import, a été : en 1890 de 893.000 liv. st.. en 1893 de 377.000, en 18% de 633.000, en 1898 de 869.000 et en 1899 de 661.000 liv, st.
Uruguay.— Impôt t. du sel : en 1890 ponr 227.000 piastres (de3fr.36), en 1893 pour 224.000, en 1896 pour 211.000, en 1898 pour 169.000.
SEL DE MTRE. V. NiTRATBS.
SÉLÉMUM. Corps simple, d'aspect semblable à celui de la mine de plomb, mais de couleur ronge brique; il a chimiquement de grandes analogies avec le soufre, qu'il accompagne assez fréquemment. Sa propriété singulière de perdre à la lumière sa résistance à la conductivité électrique lui vaut d'être employé dans la construction de certains appareils. Il coûte actuellement 220 fr. le kilog.
Son emploi peut s'étendre à la fabrication des verres colorés, par simple addition du mélange colorant à la pâte dans le creuset. On obtient un verre rose avec le sélénium seul ; un verre rouge orangé, avec un mélange de sélénium et de sulfure de cadmium, qui donne la teinte jaune.
SELLERIE. La sellerie comprend la fabrication de la selle et du harnais de luxe ou de service bourgeois. On désigne encore sous le nom de sellerie tout ce qui fait partie de l'équipement du cheval, tel que brides, bridons, couvertures, licols, sangles.
Cette industrie se subdivise en cinq spécialités principales : 1" la fabrication des harnais de Inxe; 2" la fabrication de la selle ; 3' la fabrication de la bride et des accesssoires de selles et d'écurie; 4* la fabrication de l'équipement militaire; 5* la garniture de la voiture.
L'ouvrier « harnachenr », c'est-à-dire celui qui confectionne le harnais, réside à Paris et dans les
SELS AMMONIACAUX
grandes villes où l'on fabrique principalement le harnais de luxe. L'ouvrier « sellier à la selle » labrique spécialement la selle et réside surtout à Paris. C'est un artiste dans son genre : il faut, pour faire un bon sellier, des aptitudes particulières et un long apprentissage. L'ouvrier « bridier » confectionne la bride, les accessoires de la selle et ceux d'écurie. L'ouvrier « équipeur » est celui qui travaille à l'équipement militaire, soit au harnachement pour chevaux d'artillerie et de cavalerie, soit à l'équipement du soldat. L'ouvrier « garnisseur » confectionne les tabliers, les garde-crotte, les ailes et les capotes de voitures, etc.
On n'emploie dans la sellerie que des outils à main, à l'exception cependant de la machine à coudre.
On compte à Paris 50 à 60 selliers harnacheurs, faisant ensemble un chiffre d'affaires d'env. 7 millions de fr. La plupart d'entre eux occupent une dizaine d'ouvriers, dont le salaire est de 6 à 7 fr. par journée de dix heures de travail. Il y a en province 2.000 à 3.000 selliers harnacheurs, dont le chiffre d'affaires varie de 15.000 à 30.000 fr. et qui emploient chacun de 3 à 6 ouvriers.
On a importé pour 308.731 fr. de sellerie fine en 1895, pour 288.946 fr. en 1896, 268.830 fr. en 1897, 251.937 en 1898, 262.681 en 1899 et 230.100 en 1900. Dans ces chiffres figurent en moyenne, annuellement, de 500 à 650 selles, d'une valeur moyenne de 80 fr. l'une (E.V.D.). Les autres articles sont évalués à raison de 18 fr. 75 en moyenne par kilog.
Les droits de douane sont : au Tarif général, de 15 fr. pour la selle d'homme, de 18 fr. pour la selle de femme et de 22 fr. par kilog. pour les autres articles de sellerie fine; au Tarif minimum, de 10 fr. pour la selle d'homme, 12 fr. pour la selle de femme et 18 fr. le kilog. pour les autres articles de sellerie.
Les selles et autres articles de sellerie fine importés viennent généralement d'Angleterre et s'adressent à la classe des sportsmen. Ces produits sont incontestablement bons, mais nos fabricants peuvent faire et font tout aussi bien.
A l'export. le mouvement d'affaires est plus grand qu'à l'import., quoiqu'il ne soit plus ce qu'il était il y a quelques années. Beaucoup de marchés se sont restreints et d'autres se sont fermés complètement. On a exporté pour 1.728.431 fr. de sellerie fine en 1895, pour 2.959.261 fr. en 1896, pour 1.159.237 fr. en 1897, pour 3.813.943 en 1898, 1.768.635 en 1899 et i. 747.000 en 1900. Les chiffres de 18% et 1898 dépassent sensiblement les autres, mais c'est par suite d'un ensemble de circonstances particulières et exceptionnelles.
La valeur moyenne de la sellerie fine à l'export. est calculée par la Commission permanente des valeurs de douane sur la base de 77 fr. 50 par selle et de 12 fr. 50 par kilog. pour les autres articles.
La sellerie fine trouve ses principaux débouchés en Algérie, au Mexique et dans l'Amérique du Sud.
Nota. — Il existe à Madrid, au Palais-Royal, un musée de sellerie merveilleux et unique au monde.
J. S.WOY.
SELS AMMONIACAUX. On trouvera au mot Ammoniaque les renseignements chimiques et industriels concernant les divers sels ammoniacaux ; nous donnons seulement ici quelques indications sur le mouvement commercial au C. S, (en milliers de kilog. et de fr.) :