au cours moyen de
En 1899, la valeur nette du commerce de Shanghaï était estimée par les Douanes impériales au chiffre de 124.604.719 haïkwan-taëls (de 3fr. 70), ce qui constitue une augmentation de 41 "/« sur le chiffre de 1898, qui était de 88. 644.295 hk.-t.
Les droits perçus par l'administration des Douanes impériales maritimes chinoises se sont élevés, pendant cette même période, à :
Taëls... 0.371.552 5.881.945 Francs. 35.043.5:36 .'9.292.086
En 1898, ces droits ont été de 6.307.194 hk.-t. (de 3 fr. 70) et en 1899 de 8.120.844 hk.-t.
Exportation du Thé en 1896 (en piculs)
Thé noir Thé vert Totaux
Pour les pays étrangers 124.007,27 215.052,26 339.059,53
— les ports chinois 27.842,82 2.373,02 30.215,84
Totalgénéral 151.850,09 217.425,28 369.275,30
La part de la France a été de. . 905,16 1.249,44 2.154,67
Le chiffre des affaires traitées par les grandes Exportation de la Soie en 189G
maisons françaises de commerce s'est élevé dans ces dernières années à une moyenne de 35 millions de fr. par an, dont 27 pour achats de soies et déchets de soies et 8 pour autres matières premières : cuirs, peaux, tresses de paille, musc, ramie, etc.'.
L'import. des cotonnades et des farines américaines en Chine, surtout par Shanghaï, s'accroît considérablement. De 35 millions de yards en 1806, les cotonnades américaines passent de 115 millions en 1898 à 221 millions en 1899, pour les seuls ports ouverts. Quant aux farines, les États-Unis en ont vendu 1.725.000 barils (de 145 litres) en 1899 contre 1 million 240.563 en 1898.
Usages. — Le commerçant établi à Shanghaï reçoit par son « comprador » les demandes qui lui sont adressées par les indigènes, le plus souvent sur le vu d'échantillons, et fait parvenir ces commandes soit à l'agent qui le représente en Europe, soit directement au fabricant. Celui-ci, en envoyant la marchandise, tire sur l'importateur une traite, généralement à 60 jours de vue pour les import. d'Angleterre, mais à 30 jours, 60 jours, 90 jours et 120 jours de vue pour celles du continent, qu'il remet à sa banque avec les documents qui l'accompagnent (factures, connaissements, police d'assurances) et que la banque envoie à l'encaissement en Chine: ou bien le fabricant remet les documents au représentant européen de l'importateur, qui lui en règle le montant à des conditions débattues d'avance : à l'arrivée des documents en Chine, la traite est acceptée par le tiré et les documents lui sont délivrés si la traite est stipulée documents contre acceptation (D/A.); si celle-ci est stipulée documents contre payement (D/P.), ce n'est qu'à l'échéance de la traite qu'il recevra la marchandise que la banque se charge de faire débarquer et emmagasiner dans l'intervalle. Les banques prennent généralement Ofr. 30% pour le recouvrement des factures, (le picul est d'environ 60 kilog.)
Pour les pays étrangers
— les ports Chinois
Total général
La part de la France a été de
Pour les pays étrangers
— les ports Chinois
Total général
La part de la France a été de
Soie grège
Bâties Piculs
Soie jaune
Bâties Piculs
Soie redévidée
Bâties Piculs
Soie provenant defilaturesà vap.
Bâties
Balles Piculs
Soie grège sauvage
Bâties Piculs
Balles Picul
Déchets de cocons
Bâties Piculs
Voyez en outre, et aussi pour le mouvement de la navigation, l'article Ports a Traité.
SHASI. Shasi est un des ports ouverts au commerce étranger par le traité de Simonosaki en 1895, mais la déclaration officielle de l'ouverture ne date que du 1" octobre 1896. Il est situé dans la province du Houpeh, sur le Yang-Tzé-Kiang, à 100 kil. audessous d'Itchang et juste au point de jonction des deux voies les plus importantes du commerce central de la Chine. La ville s'étend au-dessous du niveau du fleuve, contre lequel elle est protégée par une digue de plusieurs kilomètres, dont la construction remonte à près de 14 siècles.
Shasi a une pop. d'env. 80.000 hab., c'est le plus important marché de la Chine centrale pour la toile de coton indigène ; il existe de nombreuses filatures, tant dans la ville qu'aux environs. La plus grande partie du produit de ces filatures est dirigée sur le Ssé-Tchuen, le Kouéi-Tchéou et le Yun-Nan. L'in-
digo est cultivé en grand dans les districts environnants et sert à la teinture des toiles fabriquées sur place.
Voyez l'article Ports a Traité.
Sll.vw SAVILL AND ALBlo\. Compagnie anglaise de navigation à vapeur. Siège social à Londres. Flotte : 12 nav. jaugeant 64.033 t. Service postal mensuel de Gravesend à la Nouvelle-Zélande, avec escales à Plymouth, Téuériffe, Capetovvn et Hobart..
SHEFFIELD. Ville manufacturière d'Angleterre (comté d'York), sur le Don, affluent de l'Ouse, branche
1. « La plupart des Français arrivent à Shanghaï avec fort peu de chose, comme employés de maisons déjà établies. Grâce à leurs économies et à la vie rangée qu'ils mènent ici, ils peuvent, au bout d'un certain temps, créer pour leur propre compte des maisons de commerce. Mais, dès qu'ils ont réalisé un bénéfice de 200 à 300 mille francs, ils n'ont plus qu'une idée : rentrer en France. Us viennent à peine d'obtenir le capital de roulement nécessaire au développement normal de leurs affaires qu'ils se retirent, enlevant ainsi à leur ancien fonds de commerce la majeure partie des capitaux qui faisaient marcher l'entreprise. » (Rapport consulaire, 1899.)
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du Humber, à 62 kil. S. de Leeds, o9 S.E. de Manchester et 276 N. de Londres par le Midland Raihvay, 260 par le GreatXorthern. Pop. : 110.891 hab. en 1841, 187.157 en 1861, 239.947 en 1871, 284.308 en 1881, 324.243 en 1891, 361.169 en 1899.
Renommée pour ses importantes usines d'acier et de coutellerie en tous genres, cette ville a aussi la spécialité des grosses pièces de forges, telles que : plaques de blindage, arbres de couche, grosses pièces d'artillerie de marine et de forteresse, obus ordinaires et de rupture et matériel de chemin de fer. En 1898, les trois plus importantes aciéries de .Sheffield ont fourni au Gonvernement britannique les plaques de blindage pour 9 grands cuirassés et ^ croiseurs de 1" classe à tourelles. ShefHeld possède, en outre, des ateliers de machines-outils et des fabriques de bijouterie qui, malgré la concurrence que leur fait Birmingham, sont fort prospères. Un bureau d'essai a été inauguré en 1898. Il y a des fabriques d'instruments d'optique, de brosses, des fonderies.
La coutellerie seule occupe à ShefBeld de 16.000 à 18.000 ouvriers. La faveur dont elle jouit tient à la fois à la qualité des produits et à la modération <les prix; deux conditions qui dérivent : de l'abondance de la houille et des matières premières; de ■ la découverte, en 1740, de la fabrication de l'acier fondu par un simple ouvrier, Benjamin Hnntsman, qui établit une usine à Atterclifie, au N. de Sheffield: enfin du grand développement pris depuis nn demi-siècle par l'industrie sidérurgique. La proximité de Hull et Grimsby, ports de mer qui ont des rapports constants avec la Suède, riche en minerais -de fer, a été pour Sheffield une autre circonstance favorable.
A la coutellerie proprement dite se rattachent quelques autres professions, comme celle des tourneurs qui travaillent l'ivoire et la corne. On trouve d'ailleurs dans le voisinage de Sheffield les meilleures pierres à aiguiser. (Voy. Coutellerie.)
Chambre de commerce, .\gence consniaire de France. -Etablissements fînanciers : Birmingham District and Counties Co, London and Midland Bank, London and Yorkshire, Sheffield Banking Company.
Centre de chemins de fer sor Londres, Leeds, Manchester, Grimsby.
SUODDY. Matière résultant de l'effilochage des articles de bonneterie et des chiSons de tissus peu feutrés.
Sno-YOU. Le sho-you est une sauce japonaise dont on se sert avec à peu près tous les mets, légumes et viandes. On compte au Japon plus de 60 marques commerciales de sho-you, logé dans des flacons de verre ou des pots de grès; telle maison en produit jusqu'à 30.000 hectol. par an. Pour le préparer, on fait un mélange, par parties égales, de graines ou haricots de soya (voy. ce mot) et de froment ordinaire; on y ajoute de l'eau et on laisse fermenter : cette fermentation dure des mois; on filtre ensuite le liquide après avoir écrasé la masse pâteuse. Il se conserve fort bien.
C'est, en somme, un condiment agréable, dont les Japonais font déjà des export, considérables en Amérique; son goût est relevé, mais moins fort que celui des sauces anglaises, car, s'il y entre du sel, il n'y a point de piment.
SLŒ (RovALME DE). Situé au fond du golfe de ■Siam, entre la mer, la Birmanie et le Cambodge, il
est séparé des possessions anglaises par les montagnes de la Salonen et de l'Indo-Chine française par la vallée ouverte dn Mékong. Bangkok est la cap. depuis 1782.
La pop. est de 6.3â0.000 bab., ainsi répartis : Siamois, 2 millions; Chinois, 2 millions; Cambodgiens, 400.000; Malais, Birmans, Pégouans, 900.000; Laotiens, 1.000.000; Annamites, 20.000.
Depuis 1893, les Laotiens, Annamites et Cambodgiens sont protégés français. L'esclavage existe encore dans l'intérieur du pays. Les étrangers y soDt de nationalités variées : les Français ne sont pas plas d'une cinquantaine. Climat chaud, bumideet pénible. Le Gouvernement est une autocratie absolue. Petite armée de terre mal organisée. Une flottille à vapeur.
Le revenu est de 37 millions de fr. et les dépenses de 31, dont 1.008.000 fr. pour la solde de 90 fonctionnaires étrangers, anglais, danois et allemands'. — L'impôt personnel est de 9fr. par an pour les Siamois et de 1 fr. 50 pour les Chinois. — L'impôt foncier consiste en taxes de cultures : 0 fr. 60 par 17 ares dans les régions dépeuplées et 0 fr. 40 par 17 ares pour toutes terres dans les régions peuplées. Les maisons payent 9 •/, ad valorem. La plupart des revenus indirects sont affermés : l'opium rapporte 4.500.000 fr., l'alcool de riz 3 millions.
L'import. du riz est tombée de 775.000 T. en 1893 à 319.200 en 1898 et à 428.661 en 1899, et en valeur de 66 millions à 55.725.000 fr. : tous les moulins à décortiquer le riz sont devenus chinois à cause de la main-d'œnvre. 11 y a près de Bangkok 30 usines à riz, dont 15 aux mains de protégés français. Le poivre fournit de 880 à 850 T.
Par ordre d'importance, les pays fournisseurs de charbon pour le Siam peuvent être classés dans l'ordre suivant : le Japon, l'Angleterre, les Indes et l'Australie.
La navigation absorbe presque tout le stock de charbon importé à Bangkok. La Compagnie siamoise des chemins de fer ne consomme pas de ce combustible, dont le prix est trop élevé; les foyers des locomotives ont été aménagés de façon à brûler des bûches; des dépôts de bois sont échelonnés sur une longueur de plus de 50 kil.; le prix de revient dn combustible est ainsi réduit à 2 ticaux (de 1 fr. 50) par mètre cube.
Le principal produit est le bois de teck. Les entreprises sont anglaises on américaines; mais les ouvriers sont tous des protégés français venant de Luang-Prabang. On a exporté 62.000 T. de teck va-lant 7 millions en 1895, 22.692 T. valant 4.213.000 fr. en 1898 et 36.616 T. valant 8.096.000 fr. en 1899, pour Singapour et Hong-Kong. Les prix ont augmenté de 25 Vo d'une année à l'autre.
Les pêcheries rapportent 150.000 fr.
Des voies ferrées vont de Bangkok à Paknam et par Ayuthia jusqu'à Korat. Le matériel et le personnel sont anglais, bien que la ligne atteigne le territoire réservé à la France depuis 1896. Une ligne est projetée de Saigon à Bangkok par Phnômpenh et Battambang.
La capitale est desservie par nne ligne télégra-
1. Les Allemands et les Danois développent considérablement leurs intérêts dans le Siam. Le NorJdeutscher Lloyd a ncheté (1900) les deux principales lignes de vapeur qui vont de Bajigkok à la baie du Meinam ; lea Danois possèdent la ligne qui relie Bangkok à l'Europe.
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phique franco-siamoise de Saigon à Bangkok et par une ligne anglo-siamoise récente de Bangkok à Pinang et Singapour. Bangkok a des tramways et l'éclairage électrique.
La Compagnie française des Messageries fluviales de Saigon dessert deux fois par mois Bangkok et Chantaboun. Un nouveau service postal à vapeur français dessert chaque semaine Bangkok et Singapour, en correspondance avec les malles françaises, anglaises ou allemandes. La flotte de la Compagnie Océan Steamship a été achetée par des syndicats allemands, mais les agents à Bangkok sont des protégés français.
Les antres Compagnies qui envoient leurs navires à Bangkok sont : the Scottish Oriental Steamship C, 13 bateaux; Impérial German Mail steamers (Norddeutscher Lloyd Bremen), service bimensuel; the East Asiatic C° lim. 4 bateaux, service mensuel; agence de la Compagnie the Tanju Line of steamers, 3 bateaux.
Monnaies. — La monnaie de compte pour le commerce avec l'étranger est la piastre mexicaine (valant, au rapport de 151/2, 3fr.43 et perdant (mars 1901) 521/2 7.), divisée en 100 cents et acceptée à raison de 3 piastres pour 5 ticaux.
Dans le Laos, le Cambodge et dans la presqu'île, on se sert des monnaies indigènes, dont la principale est le tical ou « bat », divisé en 4 salungs à 2 fuangs, à 4 pies, à 2 atts. On divise le tical aussi en 32 pies ou 64 demi-pies ou atts, ou 128 demi-atts.
L'att et le pie sont en cuivre, le fuang, le salung et le tical sont en argent. Autrefois, on employait également de petits coquillages appelés cauris (voy. ce mot), dont 800 étaient comptés pour un fuang; mais depuis quelques années déjà les monnaies de cuivre les ont remplacés.
Pour de fortes sommes on compte par certains multiples du tical, qui constituent simplement des monnaies de compte, savoir : 1 cattie = 80 ticaux, 1 tamlang = 4 ticaux, 1 chang = 20 tamlings, 1 hap ou picul = 50 changs,
1 tara := 100 piculs.
Le système monétaire repose sur l'argent : les monnaies d'or sont très rares. Quelques pièces de monnaies anciennes ont la forme d'un anneau régulier marqué de
2 ou 3 poinçons; cependant la Monnaie lleaton (de Birmingham) a fourni au pays des monnaies frappées en disques, et depuis 1876 la Monnaie de Bangkok, pourvue de machines anglaises, ne frappe plus d'antres monnaies que sur le modèle de nos pièces.
L'étalon de poids est la monnaie dont le tical est l'unité (45 gr.). Le chang est la centième partie du picul chinois de 62 kilog., évalué souvent 60 kilog. 500.
Mesures diverses: 22 niv = 1 kup (pied) = Om.243, 2 kup = 1 sauk = 0 m. 487, 4 sauk = 1 wah = 1 m. 948, 20 wah = 1 sen = 38 m. 968, 400 sen = 1 yot = 13.587 m. 240.
Les bois s'achètent au yot, qui vaut en longueur 64 sauks, en largeur 1 sauk et équivaut à 10 anciens pieds cubes de France. Le boisseau ou tang = 20tan an ^23 litres, Isat = 25 tan an, 80 sat = 100 tang = 1 coyan.
C'est le picul qui est le plus en usage, puis le coyan pour divers produits d'export., comme les riz, sésames, peaux.
Le Siam est un pays minier. Le Trésor exige lOVo du produit brut. L'or est exploité à Watana et à Kabin. Dans cette dernière mine, les ingénieurs français ont récemment cédé la place aux Anglais; mais la Compagnie e.st en liquidation. En 1894, l'e^am a fourni 4.000 T. valant plus de 13 millions. A Chantaboun, que nous occupons, on trouve des saphirs et rubis qu'on envoie à Calcutta.
Toutes les communications se font par eau, bien qu'on puisse dans la saison sèche voyager à éléphant ou en char à bœufs.
Le mouvement maritime en 1899 a été de 442 vapeurs, dont 67 Vo sont anglais et 17 % allemands.
Le commerce extérieur a atteint en 1890 une valeur de 60 millions de piastres (ou 150 millions de fr.), dont 1.889.000 seulement pour le pavillon français: import. 26.316.301 piastres, export. 33.659.888, avec une diminution totale de 3.500.000 piastres sur 1898. 75 à 80 Vo des import, proviennent des ports anglais.
Saigon envoie des tissus, des liquides, produits d'alimentation, vins, eaux minérales. Il y a place pour nos soies et soieries, sacs d'emballage, cotonnades, sucre, parfumerie, quincaillerie et coutellerie; le pétrole vient de Russie, Sumatra et San-Francisco, pour une valeur de 375.000 fr. ensemble.
Les principaux tissus de coton employés par les Siamois sont le « panoung », — partie inférieure du vêtement national, — qui se subdivise en : «palais», imprimés et glacés; «papouns», tissés de la façon ordinaire, et «patas» de tissu croisé; puis le «sarong», que portent tous les Malais, et enfin le «slendang», sorte d'écharpe ou de chàle étroit. Cette import, spéciale a représenté un total de 5.721 .000 fr. en 1898, de 10.609.000 en 1899; 43»/» viennent de Singapore, 17 d'Angleterre, 14,50 de l'Inde, 9,50 de la Suisse, etc.
Le chiffre total des export, a atteint en 1897 la somme de 32 millions de piastres mexicaines; Singapore en a reçu pour 12 millions et Hong-Kong pour 10. Le fret d'export. est soumis à de nombreuses fluctuations. La navigation est libre; la direction du port de Bangkok se contente de prélever sur chaque bateau un droit fixe de 1 p. 1/2 par tonne de registre. Il n'y a pas d'entrepôts publics; chaque Compagnie a ses magasins privés, où la douane se transporte souvent pour effectuer ses opérations.
La Banque de l'Indo-Chine a fondé une succursale à Bangkok. Les droits de douane sont de 3 Vo ad valorem, et les recettes douanières varient de 7 millions 500.000 à 10 millions.
Le Siam est placé sous le régime du traité de 1893 avec la France et du traité anglo-français de janvier 1896. Le traité de commerce prévu en 1893 avec la France n'a pas été conclu. Ces conventions assurent une protection spéciale aux indigènes originain de rindo-Chine française.
Centres principaux : Bangkok. — .\près avoir dépassé le port de Paknam et l'île de Koh-Si-Chang, on franchit la barre du Ménam et l'on accède à la capitale du Siam, située par 14° de lat. X. et 98° de long. E. C'est une ville de 600.000 hab. A côté d'une avenue de 2 kil. de long éclairée à la lumière électrique, les autres voies sont des canaux ou klongs bordés de maisons flottantes. Nous y avons un ministre-résident, des consulats à Korat, Nan, etc. Bangkok est le siège de légations russe, anglaise, allemande, japonaise, américaine et hollandaise.
Une mission, un évêché, des séminaires, des écoles sont dirigés par des prêtres français et des religieuses françaises. Le principal journal, le Siam free Press, est possédé et dirigé par un Français.
Tout le commerce du Siam se centralise dans la capitale. Il est surtout aux mains des Cliinois et des Anglais. Mais le commerce français y a des intérêts indirects importants : nous y avons construit la ligne télégraphique internationale depuis 1882 ; des Compagnies françaises ont créé une banque, des entreprises minières, une agence des Messageries de Saigon, qui dessert Chantaboun, que nous occupons.
Il y a à Bangkok 20 à 30 usines ou établissements industriels : la Société d'Éclairage électrique, celle
SIDÉRURGIE