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SIROPS

SKIPTON

(20 7o) ; cotonnades, quincaillerie, riz et opium de l'Inde ; thé et soieries de Chine; sucre, café et tabac de Java et de Sumatra. — L'exporl. se fait en: étain 33.500.000 fr. en 1898, gambier 12.500.000, gutta-percha 7.500.000, coprah 7.500.000, sagou, tapioca, poivre, gomme, café, caoutchouc. Le commerce est presque entièrement en transit. Chambre de commerce.

Navigation. — Le nouveau port a des quais et des jetées. Il est accessible aux navires d'un tirant d'eau de 19 à 24 pieds. 4 bassins de radoub. Ateliers de constructions et de réparations de nav. Grands magasins et hangars. Les droits de phare et de pilotage sont fixes; pour le remorquage, le chargement, le déchargement, l'entrepôt, etc., les arrangements se font entre le capitaine et les Compagnies qui s'occupent de ces diverses opérations.

Escale des paquebots de la Peninsular and Oriental (Londres à Yokohama), des Messageries Maritimes (Marseille à Yokohama et Singapour à Batavia, Samarang et Saïgon), du Lloyd Autrichien (Trieste à Yokohama), du Norddentscher Lloyd (Bremerhaven à Shanghaï, à l'Australie et à la Nouvelle-Guinée), de la Navigazione Générale Italiana (Bombay à Hong-Kong), de la Transatlantique de Barcelone (Barcelone à Manille), de la Nippon Y'usen Kaïsha (Yokohama à Londres et Bombay), de la Kingsin Linle (Hambourg à Yokohama), de la British India (Calcutta à l'Australie), de la Société Royale de Services postaux dans les Indes Orientales (Batavia à Singapour), etc. Plus de 50 lignes régulières de bateaux à vapeur font escale à Singapour.

En 1897, les entrées ont été de 5.033 nav. jaugeant 4.541 .000 t., dont 117 nav. des Messageries Maritimes avec 151.000 t.

Succursales de la Hong-Kong and Shanghai Banking Corporation, de la Bank of China and Japan, de la Chartered Bank of India, Australia and China.

Consulat de France.

Pour les monnaies, poids et mesures, voy. Détkoits (Établissements des). Abel Ravier.

SINGE. V. Pelleteries : Peaux de singe.

SINNAMARY. V. Guy.ane fr.\NÇAISE.

SIRIH. V. Bétel.

SIROP CRISTAL. Produit de la saccharification de l'amidon ou de la fécule au contact de l'acide sulfurique. (V. Amidon et Fécules.)

SIROPS. (Syn. : Angl. et Allem. : Syrups. Ital. : Sciroppi.) (Voy. Conserves Allmentaires, Fruits.) Les sirops sont généralement formés d'une dissolution de sacre ou de glucose à laquelle on ajoute le plus souvent soit des sucs de fruits, essences ou parfums, soit des substances médicamenteuses.

Le sirop simple ou sirop de sucre se prépare par dissolution, suivie de clarification si le sucre n'était pas absolument pur. La clarification constitue une double opération : l'introduction dans le sirop en ébullition d'une certaine quantité d'albumine qui s'y coagule et ramène à la surface les impuretés en suspension, que l'on enlève; la liltration à travers une chausse de laine pour débarrasser le sirop des impuretés qui pourraient y rester encore.

Cela fait, on le cuit pour l'amener au degré de concentration voulu, ce que l'on reconnaît en plongeant dans le liquide bouillant un aréomètre qui doit marquer 30° Baume. Au-dessous de ce degré, le sirop, trop clair, demeurerait fermentescible; au-dessus, trop saturé, la cristallisation se produirait, abaissant le degré de concentration jusqu'au-dessous de 30° B.

Le sirop de sucre ordinaire est la base des sirops parfumés; on l'emploie beaucoup aussi en confiserie, pour la préparation des fruits glacés, des confitures genre Auvergne, des conserves de fruits, etc.

Exportations

Quant. Valeur

Les sirops de consommation courante sont les sirops de gomme, d'orgeat, de groseille, de grenadine, etc. Le vrai sirop de gomme contient dans dix litres de sirop de sucre une dissolution d'un kilog. de gomme arabique dans un litre et demi d'eau. Les sirops de groseille, de grenadine, etc., sont préparés comme le sirop simple, auquel on ajoute le jus ou le parfum voulu.

La préparation du sirop d'orgeat est un peu plus compliquée. On réduit en pâte des amandes douces mondées, additionnées d'un quart d'amandes amères. On délaye cette pâte dans 3 fois son poids d'eau, on l'exprime fortement, puis on la passe. On fait dissoudre à cliaud dans le liquide ainsi obtenu une quantité de sucre représentant à peu près six fois le poids des amandes, on passe une dernière fois et l'on ajoute une petite quantité de fleurs d'oranger.

Les fabricants remplacent souvent, dans une proportion assez forte, le sucre par le glucose; mais, d'après les règlements de police, les étiquettes des flacons doivent dans ce cas porter, en caractères bien apparents, les mots : « Sirop de fantaisie. »

CoM.MEUCE.— Les Tableaux du Commerce confondent les sirops et bonbons: voici les chiflres des import, et des export. (C. S.), en kilog. et fr., pour les années 1898, 1899 ef 1900:

Importations Quant. Valeur

Voici pour 1899 le détail des import, et des export, en kilog. (C.S.) :

Importations (au prix E. V. D. de 1 fr. 75 le kilog.) : Suisse, 150.398 kilog.; Angleterre, 58.539; Allemagne, 10.344; Espagne, 7.394; Italie, 6.459; Turquie, 3.088, etc.

Exportations (au prix E. V. D. de 1 fr. 75 le kilog.) : Algérie, 459.595 kilog. ; Angleterre, 139.915 ; Sénégal, 89.431; Belgique, 78.891; Turquie, 64.949; Brésil, 54.956; Egypte, 43.114; Tunisie, 33.161; République Argentine, 31.390; États-Unis, 30.758; Suisse, 25.091; etc.

Douanes. — Les sirops, bonbons, fruits confits au sucre payent aux 100 kilog. nets, au T. G. : 60 fr. quand ils sont importés directement des colonies et possessions françaises, 76 fr. quand ils viennent de pays étrangers; au T. M., ils payent 72 fr. indistinctement.

SIVAS. Ville de Turquie d'Asie, chef-lieu de la province de Sivas, à 715 kil. S.-E. de Constantinople, 372 S.-E. d'Angora et 1.302 m. d'alt., par 39° 45' lat. N. et 34» 40' long. E. de Paris. Pop. : 43.000 hab. env.

Placée au point de rencontre de plusieurs grandes routes de caravanes entre la mer Noire, l'Euphrate et la Méditerranée, Sivas est un centre commercial important pour les céréales, les tapis, les peaux, etc. Fabr. de tapis renommés imitant ceux de la Perse, de bas et chaussettes de laine, de coutellerie fine, d'ouvrages en filigrane d'argent et d'articles pour fumeurs.

Vice-consulat de France.

Station du chemin de fer de Samsoun sur Adana- Yourmourtalik et sur Angora-Scutari.

SKIPTON. Centre agricole et marché, dans l'Ouest du Yorkshire, à 26 milles N.-O. de Leeds par le Midland Railway. Pop. : 10.376 hab. en 1891. Il est également bien situé sur le canal unissant Leeds à Liverpooi, à 64 milles de cette dernière ville. Les excellents moyens de communication que possède Skipton ont contribué à la création de plusieurs industries prospères, dont la principale est la filature du coton. La grande manufacture de l'English

SMVRXE

SMYRXE

wiag Cottou Company, Lim. oecup<? environ 1.300 personnes. Il y a aussi plusieurs établissements de moindre importance pour le tissage da coton.

Aux environs de la ville se trouve une carrière de pierre calcaire, d'où l'on extrait près de 1.000 T. par semaine; les grandes cités manufacturières da Yorkshire en emploient une forte partie.

1^ marché hebdomadaire aux bestiaux, qui se lient les lundis, est un des plus importants de l'Ouest du Yorkshire. Foire annuelle pour les chevaux, le 2,3 août.

Banques : Craren Bank. Lim.; Yorkshire Banking Company Lim.. London and Midland Bank Lim.

Walter E.M.M.

SKU.NGS. V. Pelleteries et Fourrures : Peau de singe.

SL.\.OLlE. Imitation d'huile d'olive pour la table, dont on fabrique régulièrement des quantités importantes à Delft (Pays-Bas), en grande partie avec les arachides.

SMALT. Verre bleu. (V. Arsexic.)

S.MYRNE ou IsMiR, La seconde ville, d'après son importance commerciale.de l'Empire ottoman, située sur la côte occidentale de l'Asie-Miueure, au fond du golfe de son nom, à 436 kil. S.-S.-O. de Constantinople, par 38<'2d'28' lat. \., 24''48'6' long. E., avec une population de 150.000 à 160.000 hab., composée de Turcs, Grecs, Arméniens, Juifs et Européens. Chef-lieu du vilayet d'Aïdin. C'est l'un des plus grands entrepôts du commerce levantin et l'escale principale d'.Anatolie, remarquable par son export, de graines de vers à soie, poils de chèvre, laines, cire, noix de galle, raisins secs, figues sèches, huile, opium, tapis, éponges, etc. Toute l'export. de l'Asie- -Mineure occidentale se fait par Smyrne.

Le golfe de Smyrne, long de 50 kil. et large de 19, forme une jolie rade, bien abritée par le mont Mimao.

La ville est sale, avec des rues étroites et mal pavées, des maisons basses. Chaque nationalité y forme un petit groupement: elle est ainsi divisée en trois quartiers bien distincts: le quartier turc, dans la haute ville, le quartier israélite, et le quartier européen, le plus beau, voisin de la mer, où l'on parle français. On commence à y construire des maisons confortables: les casinos et quelques musichalls font le principal ornement des quais. Toutes les grandes puissances européennes y ont des consuls et des chambres de commerce.

Les campagnesenvironnantes sont principalement cultivées en vignes (150. OOOhect.) où, ces dernières années, le phylloxéra a fait des ravages. En 1894, une loi spéciale a exempté de la dîme, pendant dix années consécutives, les \ignobles créés postérieurement; en outre, le Gouvernement a organisé trois pépinières de plants américains.

Les apports de l'intérieur, qui se faisaient jusqu'ici à dos de chameau, auront lieu bientôt par chemin de fer, et dès lors le port de Smyrue sera en communication directe avec le centre de la Turquie d'.\sie, avec les riches plateaux qui produisent en abondance les céréales, avec les régions où se fabriquent les tapis d'Orient. D'autre part, la ligne de Smyrne-Cassaba se rattachant, à AfBoun-Karahissar, ani chemins de fer d'Anatolie, Smyrne se trouvera en correspondance directe avec Constantinople.

Il parait à Smyrne quatre journaux bi-hebdomadaires français et une revue commerciale, trois journaux grecs, un journal arménien, un journal israélite et deux journaux turcs.

Les Compagnies maritimes françaises qni desservent le port, sont : les .Messageries Maritimes, Fraissinet, Paquet, la Compagnie Havraise Péninsulaire, et une Compagnie indigène, E.Olivier et C. Il y a de plus des Compagnies anglaises, autrichiennes, allemandes, russes, hollandaises et italiennes, sans compter les quelques Sociétés indigènes qui font le cabotage sur la côte et les îles de l'Archipel.

Les cotons, la laine, les raisins, la soie, bien d'autres matières premières auraient donné lien à des entreprises industrielles, si celles-ci jouissaient d'une sécurité suffisante.

Les droits de douane sont de 8'/, à l'entrée et de IV. à la sortie pour l'étranger.

Le mouvement du port est d'environ 2.000 vapeurs, 3.500 voiliers (surtout grecs et turcs), avec un tonnage voisin de 2 millions de tonnes.

Commerce.— Le commerce général de Smyrne a été en 1898 de 1 1.587.500 qx turcs (de 56 kilog.), contre 11.705.000 en 1897, évalués à 400 millions de francs; déduction faite des marchandises en transit ou en transbordement, il restait en 1897 pour le commerce spécial 9.117.000 qx évalués 320 millions de f r.. contre 10.673.000 qx et 350 millions en 1896. Dans ce total de 1897 les export, figurent pour G. 222. 000 qx turcs (i. 747. 313 seulement en 1898) valant environ 183 millions de fr. : les principaux pays de destination sont : l'Angleterre, IWllemagne et r.\utriche, l'Amérique, la France, la Belgique et l'Italie.

A la suite des droits qu'elle a établis sur les raisins secs, la France a perdu le second rang qu'elle occupait encore il y a quelques années dans l'ensemble des esport. de Smyrne: tombé de 11 millions de fr. en 1889 à 5.458.000 fr. en 1896, son chiffre s'est relevé en 1897 à 9 millions environ, mais par suite d'un fait exceptionnel : les mauvaises récoltes d'.\lgérie et de Tunisie, qui ont obligé nos brasseries du Nord à s'approvisionner en Orient, et particulièrement à Smyrne, des orges nécessaires à leur consommation.

Nos achats de raisins secs, principalement de raisins noh-s de distillerie, qui étaient de près de 13 millions de fr. (an prix moyen de 50 fr. les 100 kilog.) en 1885 et 1886, de 13.600.000 en 1887- 1888, sont tombés à 7.390.000 fr. en 1889, 850.000 en 1896, pour diminuer encore; cependant, en 1897, les .Messageries maritimes avaient encore transporté près de 46.000 sacs de raisins à destination de Marseille, Nantes et Bordeaux. L.a valeur totale de l'expert, annuelle des raisins secs de toute sorte (sultanines, noirs et ronges de distillerie) est d'environ 20 millions de fr.

Smyrne fait aussi an commerce important en vallonées: 1.106.900 qx turcs en 1898 (pour une valeur totale de 14.750.000 fr.), 1.080.000 en 1897, dont 1.020.500 de vallonée travaillée, an prix moyen de 48 piastres (de 100 à la livre turque) le quintal de 56 kilog. Les pays de destination sont : l'Angleterre, 25.000 T. ; l'Autriche. 10.500; la Bussie, 3.000: la Belgique, la Hollande. l'Europe du Nord. 3.700 ensemble; la France, 1.600, etc. Les Messageries .Maritimes ont transporté en France, en 1897, 17.600 sacs de vallonée (en général de la catégorie des vallonées refus, on non travaillées), dont 9.800 pour le Havre, 3.400 pour Marseille et 4.400 pour Dunkerque.

Quant aux figues, l'export. en 1897 a été de 366.400 qx (de 56 kilog.), dont 1 18.000 de figues « refus », le tout évalué à 6.800.000 fr. Cette export, va en grande partie en Angleterre, puis en .\mériqne; la France a importé en 1897 pour environ 800.000 fr. de ce produit. La récolte de 1898 a été très mauvaise dans la région : on évalue toat au plus à 15.000 charges de chameau (de 250 kilog.) les quantités transportées à Smyrne des lieux voisins de production ; le chiffre moyen est annuellement de 70.000 charges.

« Smyrne n'est visitée que par nn très petit nombre de voyageurs français. Dans les hôtels, on en relève à peine deux ou trois, contre quinze ou vingt Italiens ou .\llemands. Ceux-ci arrivent avec une collection complète d'échantillons, très souvent composée « d'articles de Paris » fabriqués dans leur pays, restent à Smyrne trois ou quatre

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