SOISSONS
152.331.000 en 1899. Limport. des soieries étrangères en baisse est de 10 à 12 millions.
Turquie d'Europe et d'Asie. — La fabrique de soieries n'a pas de centres bien définis, elle est dispersée dans une foule de villes et bourgs : il y a des lissages domestiques à Salunique, .\ndrinople, où se font des étofles légères pour la consommation locale ; en Syrie, dans les vilayets de Smyrne, Brousse, Trébizonde, Diarbékir, on fait des tissus soie et coton unis, dits hamdiè, aladja, des gazes soie et coton, des foulards de soie dits koulfies, des tapis de prière, des châles. La valeur totale de cette production est à peu près de 10 millions de fr. L'import. européenne en Turquie représente environ 15 millions.
I'avs d'Asie: Afghanistan et Détouchistan.— Les métiers de Kaboul et d'Hérat transforment environ 50.000 kgr. de soie en tissas légers, rayés, à carreaux, valant 3 millions. ■ Chine. — La Chine, pays de la soie, a une production de tissus des plus importantes; les tissages sont disséminés sur toute la surface do pays, les principaux centres sont : Chang-King, Tchang-Tou-Fou , Kiating , Paling, Tché-Fou,Soochou, Shanghaï, Canton. Tons les tissus sont produits en Chine. On évalue à 3 millions et demi de kilog. la soie consommée. L'export. a donné les chiffres suivants (en milliers de taëls-haïkwan de 3fr.79) de 1890 à 1899. pour la soie en pièces, pongees et autres tissus :
L'import. est de 5 millions de taëls.
Corée. — Beaucoup de tissages domestiques, dont les centres principaux sont : Séoul (pour les étoffes brodées), Pien-Ham (pour les gazes). L'export. est nulle. L'import. a été de 548.500 piastres (de 5 fr. 40) en 1897 et de 573.500 en
Indo-Chine. — La Birmanie, principalement, renferme de nombreux tissages domestiques (Mandalay). Il en existe aussi dans les environs de Hué (Annam). Les tissus produits sont des taffetas et des foulards légers. La soie consommée par les tissages indigènes représente 1 million de kilog. L'Indo-Chine exporte pour 3 millions de tissus dans l'archipel Indien et aux Indes. Les import, sont d'environ 5 millions, provenant surtout d'.Angleterre.
Indes Anglaises. — Tissages domestiques très nombreux dans les vallées du Gange et de l'indus (Bénarès, Delhi, Lahore) et dans les environs de Bombay, de .Madras, de Mysore, etc. On y fabrique des passementeries, des tissus d'or et d'argent, des tnssahs et des corahs (qui sont exportés). La consommation de ces tissages indigènes absorbe 1.500.000 kilog. de soie. Les export, s'élèvent à 3 millions de fr. environ. Les import, ont varié, de 1890 à 1899, de 32 à 45 millions de fr., avec maz. en 1894 et minimum en 1898.
Japon. — Comme en Chine, mais avec plus d'intensité, la fabrique de tissus indigènes a produit des tissus en tous genres. Les fabricants japonais se font remarquer par leur science technique très avancée, par l'harmonie des couleurs, l'arrangement des motifs décoratifs. Les principaux centres de fabrication sont : Kioto, Guifu, Fukni, Kobé, etc. La production peut être évaluée à 150 millions de fr. L'export., qui se fait surtout en .Amérique, en France et en Angleterre, est en progrès rapide, comme le montrent les chiffres suivants (en milliers de yen de 3 fr. 39) :
Le Japon importe néanmoins pour 2 à 3 millions de yens de soieries européennes, et il est probable que cette importation augmentera.
Jusqu'à présent le tissage à bras a été exclusivement appliqué au Japon ; le tissage mécanique y est à peu près inconnu. Le Gouvernement a pris (avril 1901) l'initiative de la création d'une manufacture nationale, pour initier les Japonais à ce nouveau mode de tissage. Il a demandé à la Diète un crédit de 900.000 yen, à répartir sur trois à quatre
ans, OQtre une dotation permanente : 152.000 yen seraient attribués pour l'année fiscale 1901-1902.
Perse. — L'industrie des soieries a un caractère domestique : les châles, tapis, velours, rubans, produits à .Mesched, Ispahan, Tauris, Chiraz, Kecht, qui représentent 10 à 12 millions de fr., sont consommés dans l'intérieur du pays.
Pays d'.Akkiqle : Algérie, Tunisie. — La soie consommée par les tissages Indigènes représente environ 50.000 kilog. On fait des haïks de femme, des foulards, des turbans, des tissus mêlés d'or et d'argent. Les centres de production sont Tunis et Sousse.
Afrique Centrale. — L'Afrique Centrale compte de très nombreux tissages domestiques, principalement en soies sauvages et en coton, produisant surtout des pagnes.
Egypte. — Dans la Basse-Egypte (au Caire et à Damiette) on fait des tissus légers pour robes et chemises. Production : env. 10 millions; import. 5 millions, venant surtout de France (3 millions).
Maroc et Tripolitaine. — Prodaciion 1.200.000 à 1 mll- 500.000 fr. par métiers domestiques. Principaux centres : Tripoli, Fez, .Maroc et Tétuan. On fait des hatks pour femmes, des turbans et des tissus mêlés d'or et d'argent.
Madagascar. — Les métiers tissant la soie sauvage et la soie du marier sont assez nombreux. Ils produisent des llambas, tissus unis qui servent de draperie pour vêtements.
Pays d'Amérique : États-Unis de l'.imérique du Nord. — La fabrique américaine est une des plus puissantes du monde. Elle s'étend dans neuf États : New-Jersey (Paterson), New-York, Connecticut (South-.Manchester), Illinois, Massachussetts (Northampton), Michigan, Pensylvanie (Philadelphie), Rhode-Island, Virginie, Caroline du Nord.
La fabrique de soieries date, dans ce pays, du premier quart du XIX' siècle; elley lut créée de toutes pièces avec le moulinage,la teinture ; les Américains prirent aux fabriques européennes, an prix de l'or, personnel et outillage perfectionné, et marchèrent sans hésitation. En 1900, la fabrique des États-Unis compte 48.246 métiers (dont 30.000 métiers mécaniques) contre 20.822 en 1890.
Sa production est de 380 à 400 millions de fr. ; elle consiste en tissus unis et armures, soie pure et mélangée, rubans, passementeries. Elle n'exporte pas, vu les droits énormes qui la protègent et surenchérissent ses produits. Au contraire, elle importe bon an mal an pour 120 à 130 millions de soieries étrangères.
Mexique. — .V Puebla et à .Mexico on tisse des écharpes et des rubans pour environ 3 à 600.000 fr. L'import. est de 2 à 3 millions. JoANXY Pey.
SOIES DE PORC ET DE SANGLIER. (Voy. PoiLS.) Leipzig est en Europe le centre principal du commerce des soies de porc, dont la plus grande partie vient de Russie, le reste des Indes et de Chine. L'.\ngleterre et les États-Unis sont les clients les plus importants pour cet article, dont on fait surtout des brosses et des pinceaux : les fabricants français et allemands font aussi chaque année des achats considérables. L'import. des soies de porc en .Allemagne est annuellement de 30.000 à 35.000 doubles quintaux (de 50 kilog. le quintal simple) évalués de 15 à 18 millions de M. ; l'export., de 18.000 à 20.000 doubles quintaux estimés 16 à 18 millions de M. L'augmentation de valeur de l'export. sur l'import. provient du tri et des préparations que subissent les soies de porc en .\llemagne, et notamment à Leipzig.
Les soies de porc de provenance chinoise sont généralement employées à la fabrication des brosses; elles sont expédiées par petits paquets dont chacno ne contient que des poils ayant tous exactement la même longueur. La seule export, de Tien-Tsio est d'env. 600.000 kilog. par an.
SOISSOXS. (Aisne.) Ch.-lien d'arr., sur l'Aisne, à 49 m. d'alt. et 30 kil. S.-O. de Laon, par 49*2i' 53' lat. x\. et 0*59' 18* long. E. de Paris. Pop. : 11.112 hab. en 1881, 12.373 en 1896. Tribunal de commerce.
SOLDATS DE PfcÇ)MB